Des membres du jury militaire demandent la clémence pour un détenu de Guantanamo

Dans une lettre dévoilée par le New York Times, les sept militaires, qui faisaient partie du jury de huit personnes lors du procès de M. Khan, dénoncent ce traitement comme «une tache sur la fibre morale de l'Amérique». (Photo, AFP)
Dans une lettre dévoilée par le New York Times, les sept militaires, qui faisaient partie du jury de huit personnes lors du procès de M. Khan, dénoncent ce traitement comme «une tache sur la fibre morale de l'Amérique». (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 01 novembre 2021

Des membres du jury militaire demandent la clémence pour un détenu de Guantanamo

  • Majid Khan a été condamné vendredi à 26 ans de prison, après avoir plaidé coupable pour son aide apportée à Al-Qaïda en 2002
  • La veille de sa condamnation, cet homme de 41 ans avait raconté dans une lettre lue lors de l'audience comment il avait été violé, battu et soumis à des interrogatoires brutaux

WASHINGTON : Des officiers de l'armée américaine ont appelé à la clémence à l'égard d'un Pakistanais détenu dans la prison de Guantanamo et qui a décrit les tortures qu'il a subies pendant trois ans aux mains de la CIA.

Majid Khan a été condamné vendredi à 26 ans de prison, après avoir plaidé coupable pour son aide apportée à Al-Qaïda en 2002.

La veille de sa condamnation, cet homme de 41 ans avait raconté dans une lettre lue lors de l'audience comment il avait été violé, battu et soumis à des interrogatoires brutaux.

Dans une lettre dévoilée par le New York Times, les sept militaires, qui faisaient partie du jury de huit personnes lors du procès de M. Khan, dénoncent ce traitement comme "une tache sur la fibre morale de l'Amérique".

"Les membres du jury énumérés ci-dessous recommandent la clémence dans le cas de Majid Shoukat Khan", déclarent les officiers, dont six officiers de l'armée de terre et de la marine et un Marine, qui ont signé la lettre avec leur numéro de juré, restant ainsi anonymes.

"M. Khan a commis des crimes graves contre les États-Unis et leurs partenaires. Il a plaidé coupable de ces crimes et a assumé la responsabilité de ses actes. En outre, il a exprimé des remords pour l'impact sur les victimes et leurs familles", écrivent-ils.

L'impact éventuel de cette lettre n'est pas clair, mais la position adoptée par tous les membres du jury, à l'exception d'un seul, est inhabituelle.

Sur la base d'un accord de plaidoyer antérieur - dont les jurés n'avaient pas connaissance - M. Khan pourrait être libéré dès l'année prochaine, après avoir passé 19 ans en détention aux États-Unis.

"M. Khan a été soumis à des abus physiques et psychologiques bien au-delà des techniques d'interrogatoire renforcées approuvées", déplorent les militaires dans leur lettre. "Ces mauvais traitements n'ont eu aucune valeur pratique en termes de renseignements ou de tout autre avantage tangible pour les intérêts américains".

"Aujourd'hui, à l'âge de 41 ans, il a des remords et ne représente plus une menace extrémiste", ajoutent-ils. 

"Je ne suis plus le jeune enfant impressionnable et vulnérable que j'étais il y a 20 ans", a déclaré le prisonnier de Guantanamo à la cour. "Je rejette Al-Qaïda, je rejette le terrorisme." 

Son témoignage sur la torture est étayé par la propre enquête du Sénat américain sur l'utilisation de la torture par la CIA après les attentats du 11 septembre 2001.


Rejoindre le Conseil de la paix reflète l’engagement saoudien à mettre fin au conflit à Gaza, affirme le prince Faisal

Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
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  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères signe la charte fondatrice de l’initiative menée par les États-Unis lors d’une cérémonie au Forum économique mondial de Davos
  • L’Arabie saoudite fait partie des huit pays arabes et islamiques ayant annoncé mercredi leur adhésion à l’initiative, qui vise à stabiliser et reconstruire Gaza

​​​​​​DAVOS : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a signé jeudi la charte fondatrice du « Conseil de la paix » du président américain Donald Trump.

Cette décision de participation reflète le soutien du Royaume aux efforts visant à instaurer une paix durable à Gaza, a-t-il déclaré.

L’Arabie saoudite figure parmi les huit pays arabes et islamiques qui ont annoncé mercredi leur adhésion à cette initiative, dont l’objectif est de stabiliser et de reconstruire le territoire palestinien ravagé par la guerre.

Le prince Faisal a signé le document lors d’une cérémonie organisée en marge du Forum économique mondial de Davos, où le président Donald Trump a lancé la charte à l’occasion d’un événement réunissant plusieurs autres pays fondateurs, dont la Turquie et le Qatar.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a indiqué que la signature du document témoignait de « l’engagement du Royaume à soutenir le conseil de la paix en tant qu’organe transitoire visant à mettre fin au conflit à Gaza, conformément à la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies ».

Cette initiative reflète également le soutien de l’Arabie saoudite à la reconstruction de Gaza et sa volonté de promouvoir une paix durable, tout en saluant les efforts de paix du président Trump, a ajouté le ministère.

Le président américain a contribué à la médiation d’un accord de paix en septembre, qui a largement mis fin à la guerre de deux ans menée par Israël contre Gaza, un conflit qui a dévasté le territoire et coûté la vie à plus de 70 000 Palestiniens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump signe la charte fondatrice de son «Conseil de paix» à Davos

 Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
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  • "Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt
  • Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza

DAVOS: Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies.

"Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche, lors de cette cérémonie en présence d'un parterre d'une vingtaine de dirigeants ayant accepté l'invitation de Washington à rejoindre le "Conseil".

Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais sa "charte" prévoit un mandat bien plus vaste lui assigne une mission beaucoup plus vaste, censée l'impliquer dans la gestion d'autres conflits.

Gaza est l'endroit "où le Conseil de paix a vraiment débuté (...) Je pense que nous pourrons l'étendre à d'autres choses à mesure que nous réussirons à Gaza", a fait valoir Donald Trump.

“Une fois que le Conseil sera complètement formé, nous pourrons faire à peu près ce que nous voulons et nous le ferons en coordination avec les Nations unies", a-t-il ajouté, reprochant de nouveau à l'Onu de n'avoir "pas utilisé" le "formidable potentiel" dont elle dispose.

 


Etats-Unis et Danemark vont renégocier leur accord de défense de 1951 sur le Groenland 

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
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  • Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland
  • "La position du Danemark et celle du Groenland sont identiques, et aucune négociation n'a eu lieu hier avec l'Otan au sujet de notre souveraineté", a déclaré la Première ministre, Mette Frederiksen, à la télévision danoise

DAVOS: Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland, a indiqué jeudi à l'AFP une source proche des discussions ayant eu lieu la veille à Davos entre Donald Trump et le chef de l'Otan Mark Rutte.

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions.