L'Irak verse au Koweït $490 millions de réparations de guerre

Suite à la défaite des troupes irakiennes, Saddam Hussein a donné l'ordre de mettre les puits de brut koweitiens en feu, provoquant une des pires pollution dans la région. (Photo, Archives/AFP)
Suite à la défaite des troupes irakiennes, Saddam Hussein a donné l'ordre de mettre les puits de brut koweitiens en feu, provoquant une des pires pollution dans la région. (Photo, Archives/AFP)
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Publié le Mercredi 03 novembre 2021

L'Irak verse au Koweït $490 millions de réparations de guerre

  • Le 2 août 1990, l'armée de Saddam avait déferlé sur l'émirat pour l’annexer, avant d'en être chassée par une coalition internationale conduite par les USA
  • Ces 30 dernières années, l'Irak a versé au Koweït $50 milliards, mais Bagdad a demandé un délai pour payer les $3,8 milliards restant
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Des artificiers britanniques neutralisent un champ de mines installé par les troupes irakiennes avant leur retraite. (Photo, Archives/AFP)

 

Plus de 30 ans après l'invasion irakienne, le Koweït continue de recevoir des réparations de guerre de Bagdad, qui lui a récemment versé 490 millions de dollars (422 millions d'euros), a indiqué l'ambassade irakienne dans ce pays du Golfe.

"L'Irak a versé le 26 octobre 490 millions de dollars au Koweït et va travailler au versement des réparations de guerre pour l'année 2022, soit environ 629 millions de dollars (543 millions d'euros)", a affirmé lundi l'ambassade dans un communiqué.

Le 2 août 1990, l'armée irakienne de Saddam Hussein avait déferlé sur l'émirat du Koweït et annexé ce petit territoire riche en pétrole, avant d'en être chassée sept mois plus tard par une coalition internationale conduite par les Etats-Unis.

En 2018, Bagdad avait repris les versements au Koweït en débloquant 90 millions de dollars, une première depuis 2014, date à laquelle les réparations avaient été suspendues en raison de la crise sécuritaire en Irak, liée à la présence du groupe jihadiste Etat islamique.

Ces 30 dernières années, l'Irak a versé au Koweït 50 milliards de dollars de réparations de guerre. Mais, en difficulté financière en raison de la pandémie et de la chute des prix du pétrole, Bagdad a demandé un délai pour payer les 3,8 milliards de dollars restant.

Les fonds, validés par la Commission de compensation des Nations unies établie en 1991, proviennent d'une taxe prélevée sur les ventes de pétrole et de produits pétroliers d'Irak.

Les compensations sont distribuées à des personnes privées, des sociétés, des organisations gouvernementales et d'autres organisations qui ont subi des pertes directement causées par l'invasion et l'occupation irakiennes.

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L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.


Le Conseil des ministres saoudien condamne les attaques iraniennes et affirme le droit du Royaume à se défendre

La session du Conseil des ministres, présidée par le prince héritier Mohammed bin Salmane par visioconférence. (SPA)
La session du Conseil des ministres, présidée par le prince héritier Mohammed bin Salmane par visioconférence. (SPA)
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  • Les ministres ont également salué la performance des défenses aériennes du Royaume qui ont intercepté et détruit des missiles

RIYAD : Le Conseil des ministres d’Arabie saoudite a fermement condamné mardi les attaques iraniennes visant le Royaume, les États du Golfe et d’autres pays de la région, affirmant qu’elles menacent la sécurité régionale et violent le droit international.

La session du Conseil, présidée par le prince héritier Mohammed bin Salmane par visioconférence, a réaffirmé le droit de l’Arabie saoudite de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger sa sécurité, sa souveraineté et son intégrité territoriale.

Les ministres ont également salué la performance des défenses aériennes du Royaume qui ont intercepté et détruit des missiles et des drones ayant tenté de viser des sites et des installations dans le pays.

Le prince héritier a informé le Conseil des récents entretiens téléphoniques qu’il a eus avec les dirigeants de plusieurs pays dans le cadre de consultations en cours sur les évolutions régionales et leurs répercussions sur la stabilité régionale et internationale.

Dans une déclaration à l'agence de presse saoudienne, le ministre de l’Information Salmane bin Yousef Al-Dossari a indiqué que le Conseil avait également examiné les efforts de l’Arabie saoudite pour renforcer la coordination et la coopération avec ses partenaires du Golfe et du monde arabe afin de faire face aux défis régionaux actuels.

Le Conseil a salué les déclarations issues des récentes réunions entre le Conseil de coopération du Golfe et l’Union européenne, ainsi que celles de la Ligue arabe, qui ont condamné les attaques iraniennes. 

Le Conseil a également évoqué la prochaine Journée du drapeau saoudien, célébrée le 11 mars, la décrivant comme un symbole de l’histoire du Royaume, de son identité nationale et de ses principes fondateurs.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com