Liban: Mikati affirme être parvenu à une « feuille de route » pour juguler la crise

Le Premier ministre libanais Najib Mikati s'exprimant lors d'une conférence de presse à Beyrouth le 4 novembre 2021 Dalati et Nohra montre. (Photo Dalati et Nohra)
Le Premier ministre libanais Najib Mikati s'exprimant lors d'une conférence de presse à Beyrouth le 4 novembre 2021 Dalati et Nohra montre. (Photo Dalati et Nohra)
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Publié le Jeudi 04 novembre 2021

Liban: Mikati affirme être parvenu à une « feuille de route » pour juguler la crise

  • «Nous sommes déterminés à régler le dossier des relations avec l'Arabie saoudite et les pays frères du Golfe sur des bases saines»
  • Le Premier ministre libanais Mikati a implicitement appelé à la démission du ministre George Cordahi, qui avait critiqué l'intervention militaire saoudienne au Yémen

BEYROUTH : Le Premier ministre libanais Najib Mikati a appelé jeudi les partis politiques à mettre fin à leurs divergences qui ont paralysé son gouvernement et prendre les mesures nécessaires pour régler à la grave crise diplomatique avec l'Arabie saoudite. Il a également affirmé être parvenu à un accord sur une feuille de route avec le président de la République Michel Aoun pour mettre un terme à la crise. 


La semaine dernière, Ryad a rappelé son ambassadeur au Liban et demandé le départ de l'ambassadeur libanais pour protester contre des propos d'un ministre du gouvernement Mikati, critiquant l'intervention militaire du royaume au Yémen.


"Nous sommes déterminés à régler le dossier des relations avec l'Arabie saoudite et les pays frères du Golfe sur des bases saines", a déclaré M. Mikati à Beyrouth, à son retour de Glasgow où il a rencontré plusieurs dirigeants internationaux en marge de la COP26.


"J'appelle tout le monde à accomplir les pas nécessaires pour contribuer à une solution", a-t-il ajouté, exhortant une nouvelle fois le ministre de l'Information George Kordahi, à l'origine de la crise, "à privilégier l'intérêt national et prendre la décision adéquate", dans un appel implicite à sa démission.


La crise avec l'Arabie et trois autres pays du Golfe a fragilisé encore plus le cabinet, formé en septembre et qui est paralysé depuis trois semaines en raison de l'exigence du Hezbollah pro-iranien et de ses alliés de remplacer le juge chargé de l'enquête sur l'explosion meurtrière au port de Beyrouth, qui a fait plus de 200 morts en août 2020.


M. Mikati a souligné dans ce cadre que "le gouvernement ne se mêle pas du travail de la justice".


Une manifestation du Hezbollah et de ses alliés contre le juge a dégénéré le 14 octobre en violences qui ont fait sept morts.


Le chef du gouvernement a ajouté que le cabinet, qui doit notamment s'attaquer à la grave crise économique dans le pays, "doit se remettre au travail et rattraper le temps perdu".


Le Premier ministre sunnite a également critiqué sans le nommer le puissant Hezbollah chiite, qui refuse la démission de M. Kordahi, affirmant que "le pays ne peut être gouverné par le langage du défi et de l'arrogance".


"Ceux qui pensent qu'ils peuvent imposer leur opinion par la force du blocage et de l'escalade verbale se trompent", a-t-il ajouté.


Poids lourd de la politique libanaise, le puissant mouvement est armé et financé par l'Iran chiite, grand rival régional de l'Arabie saoudite sunnite.


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.