Le consulat américain à Jérusalem suscite la controverse

Sur cette photo d'archive du 4 mars 2019, à Jérusalem, le drapeau américain flotte devant le bâtiment de l'ancien consulat américain. (AP)
Sur cette photo d'archive du 4 mars 2019, à Jérusalem, le drapeau américain flotte devant le bâtiment de l'ancien consulat américain. (AP)
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Publié le Lundi 08 novembre 2021

Le consulat américain à Jérusalem suscite la controverse

  • Dimanche dernier, les Palestiniens ont fustigé l’opposition d’Israël à la réouverture du consulat américain à Jérusalem
  • Le Premier ministre israélien, Naftali Bennett, a fait remarquer que Jérusalem ne pouvait accueillir une seconde mission américaine

TEL-AVIV : Dimanche dernier, les Palestiniens ont fustigé l’opposition d’Israël à la réouverture du consulat américain à Jérusalem. Cette mesure, si elle était adoptée, aurait remis à la disposition des Palestiniens la principale mission diplomatique américaine dans la ville contestée.

Samedi, en fin de journée, le Premier ministre israélien, Naftali Bennett, a fait remarquer que Jérusalem ne pouvait accueillir une seconde mission américaine.

L'administration Trump avait fermé le consulat américain de Jérusalem, qui, pendant de longues années, a fait office d'ambassade de facto pour les Palestiniens. Le secrétaire d'État, Antony Blinken, s'est engagé à le rouvrir. Israël estime que cette décision remettrait en cause sa souveraineté sur la ville. Toutefois, en restaurant son consulat à Jérusalem, les États-Unis pourront renouer des liens avec les Palestiniens rompus sous la présidence de Donald Trump.

Le ministère palestinien des Affaires étrangères a déclaré dans un communiqué que la réouverture de ce consulat s'inscrivait dans le cadre des engagements pris par la communauté internationale pour mettre un terme à la longue occupation par Israël des territoires dans lesquels les Palestiniens souhaitent créer leur État à l'avenir.

«Jérusalem-Est fait partie intégrante du territoire palestinien occupé et représente la capitale de l'État palestinien. En sa qualité de puissance occupante, Israël n'a pas le droit de poser son veto à cette décision prise par l'administration américaine», précise le communiqué.

Interrogé au sujet du consulat lors d'une conférence de presse, M. Bennett a réitéré la position d'Israël sur Jérusalem.

«Il n'y a pas de place pour un second consulat américain à Jérusalem», affirme-t-il. «Jérusalem est la capitale d'un seul État, celui d'Israël.» Le ministre israélien des Affaires étrangères, Yaïr Lapid, a proposé d'ouvrir le consulat dans le siège administratif palestinien de Ramallah, en Cisjordanie. Les Palestiniens s'opposent à cette idée: ils pensent qu'elle compromettrait leurs revendications relatives à Jérusalem.

En effet, Jérusalem constitue pour Israël la capitale éternelle et indivise. De leur côté, les Palestiniens réclament comme capitale de leur futur État la partie orientale de la ville qu’Israël a occupée en 1967 et qu’il a annexée à ses terres par la suite.

La question du consulat américain apparaît comme un nouveau défi auquel sont confrontés le gouvernement de Bennett et l'administration Biden. Cette dernière s'efforce de rétablir la politique étrangère que les États-Unis menaient à l'égard des Palestiniens et d'Israël auparavant, avant que l'administration Trump se range du côté d'Israël sur les questions liées au conflit.

En 2018, Donald Trump a transféré l'ambassade des États-Unis de Tel-Aviv dans la Ville sainte. Il a donc placé les opérations du consulat sous la supervision de son ambassadeur en Israël. Indignés par le transfert de l'ambassade, les Palestiniens ont rompu la plupart de leurs liens avec l'administration Trump.

M. Blinken n'a pas fourni la date précise de la réouverture du consulat. En outre, des responsables américains ont suggéré que l'opposition d'Israël à cette mesure risquait de freiner le processus.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Liban: des frappes israéliennes tuent deux personnes dans le sud du Liban

Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
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  • Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël
  • Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie

SAIDA: Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024.

La première frappe a visé une voiture près de Saïda, principale ville de la zone, tuant un homme, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël.

Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie.

Une deuxième frappe a également visé une voiture à Bazourieh près de la ville de Tyr, faisant un mort, selon le ministère.

Dans deux communiqués séparés, l'armée israélienne a affirmé avoir "visé des terroristes du Hezbollah".

Malgré un cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre avec le Hezbollah, l'armée israélienne continue de mener régulièrement des frappes sur le territoire libanais, affirmant viser la formation pro-iranienne qu'Israël accuse de se réarmer.

L'aviation israélienne avait visé lundi "des structures militaires du Hezbollah", dont des tunnels, dans une série de raids sur le sud du pays.

Ces frappes interviennent alors que l'armée libanaise a indiqué début janvier avoir achevé le désarmement du Hezbollah dans la partie du sud située entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Zahrani se situe au nord du Litani et Bazourieh au sud du fleuve.

Israël a jugé que les efforts de l'armée libanaise pour désarmer le Hezbollah constituaient "un début encourageant" mais étaient "loin d'être suffisants".


Le président syrien « ne participera finalement pas » au Forum de Davos, selon des sources

La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
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  • Les participants souhaitaient entendre Ahmed Al-Chareh, mais comprennent les défis internes auxquels le pays est confronté

DAVOS : Le président syrien Ahmed Al-Chareh a annulé sa participation à la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos cette semaine, selon un haut responsable de l’organisation.

Arab News s’est entretenu avec de nombreux participants au Centre des congrès, qui ont exprimé leur déception face à cette décision. La présence du président dans des sessions de haut niveau consacrées à la diplomatie et à l’économie aurait marqué la première participation d’un chef d’État syrien au forum.

Beaucoup espéraient entendre Al-Chareh s’exprimer sur les réformes jugées impressionnantes et sur les opportunités d’investissement en Syrie, tout en comprenant les défis internes auxquels Damas est actuellement confrontée.

« Avec tout ce qui s’est passé ces dernières semaines au Moyen-Orient, on s’attendait à ce qu’Al-Chareh ne puisse probablement pas venir », a confié un participant à Arab News.

Les forces gouvernementales syriennes ont intensifié leurs opérations contre les Forces démocratiques syriennes dans plusieurs gouvernorats — notamment Alep, Raqqa et Hassaké — avec des échanges de tirs fréquents signalés, même lorsque des trêves temporaires sont négociées.

L’an dernier, le ministre syrien des Affaires étrangères récemment nommé, Asaad Al-Shibani, s’était rendu à Davos dans le cadre des efforts du forum visant à réintégrer la Syrie dans les discussions politiques et économiques mondiales après des années d’isolement sous le régime d’Assad.

L’annulation du déplacement d’Al-Chareh à Davos intervient après plusieurs semaines de pressions diplomatiques et militaires. Son gouvernement de transition, arrivé au pouvoir après le renversement de l’ancien dirigeant Bashar al-Assad fin 2024, cherche activement une reconnaissance internationale, obtenant un allègement progressif des sanctions et renforçant son dialogue avec les partenaires occidentaux.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et le Premier ministre palestinien évoquent Gaza à Davos

(Photo: SPA)
(Photo: SPA)
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  • Le prince Faisal ben Farhane et Mohammed Mustafa se sont entretenus en marge du Forum économique mondial

LONDRES: Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, et le Premier ministre palestinien, Mohammed Mustafa, ont discuté mardi des derniers développements de la situation à Gaza.

La rencontre s’est tenue en marge de la réunion annuelle du Forum économique mondial, à Davos, en Suisse. Les deux responsables ont également passé en revue les relations bilatérales ainsi que les perspectives de coopération, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Plusieurs responsables saoudiens ont assisté à cet entretien, parmi lesquels l’ambassadeur du Royaume en Suisse, Abdulrahman Al-Dawood, le directeur général du bureau du ministre des Affaires étrangères, Waleed Al-Ismail, ainsi que Mohammed Alyahya, conseiller du ministre des Affaires étrangères.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com