Chine: le PC en conclave pour faire le «ménage» dans l'Histoire

Comme à l'accoutumée, ce plénum se déroule à huis clos, loin du regard des médias étrangers. Dans une brève dépêche, l'agence Chine nouvelle a simplement annoncé que le conclave avait démarré lundi matin. (Photo, AFP)
Comme à l'accoutumée, ce plénum se déroule à huis clos, loin du regard des médias étrangers. Dans une brève dépêche, l'agence Chine nouvelle a simplement annoncé que le conclave avait démarré lundi matin. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Lundi 08 novembre 2021

Chine: le PC en conclave pour faire le «ménage» dans l'Histoire

  • Au pouvoir depuis neuf ans, Xi Jinping, l'homme fort de Pékin s'apprête dans un an à obtenir un troisième mandat à la tête du PCC
  • Xi Jinping «va-t-il faire à Deng ce que Deng a fait à Mao en critiquant les excès de la politique de réformes et d'ouverture ?»

PEKIN : Quatre jours pour un siècle d'Histoire: le Parti communiste chinois (PCC) a entamé lundi sa plus importante réunion de l'année, qui doit inscrire dans le marbre la vision historique du président Xi Jinping.


Au pouvoir depuis neuf ans, l'homme fort de Pékin s'apprête dans un an à obtenir un troisième mandat à la tête du PCC -- renforçant encore sa stature de dirigeant le plus puissant du pays depuis le fondateur du régime communiste, Mao Tsé-toung, au pouvoir de 1949 à 1976.


Sans attendre le XXe Congrès de l'automne 2022, le PCC rassemble jusqu'à jeudi son Comité central, son "parlement" qui ne s'est pas encore réuni cette année. 


Comme à l'accoutumée, ce plénum se déroule à huis clos, loin du regard des médias étrangers. Dans une brève dépêche, l'agence Chine nouvelle a simplement annoncé que le conclave avait démarré lundi matin.


A l'ordre du jour: une résolution sur l'histoire du Parti, qui a fêté en juillet dernier son centième anniversaire. Xi Jinping a "expliqué" le contenu de cette résolution devant le Comité central, selon Chine nouvelle.


"Cette résolution s'inscrit à l'évidence dans la démarche de Xi Jinping visant à prolonger sa présence à la tête du parti après le XXe congrès", observe Alice Ekman, analyste responsable de l'Asie à l'Institut d'études de sécurité de l'Union européenne (EUISS). 


D'où la nécessité pour lui d'imposer sa vision du pouvoir: renforcer l'autorité du Parti afin de lui éviter le sort du régime communiste dans la défunte Union soviétique.

Le privé remis au pas
Xi Jinping pourrait profiter de cette résolution pour "faire le ménage dans les moments de l'histoire qu'il n'aime pas", notamment les excès des réformes économiques lancées à la fin des années 1970, suppose dans un podcast le sinologue Chris Johnson, du Center for Strategic International Studies, un centre de réflexion de Washington.


Durant son siècle d'existence, le PCC n'a adopté que deux résolutions sur l'histoire: l'une en 1945, quatre ans avant la prise du pouvoir par Mao, et l'autre en 1981, lorsque Deng Xiaoping lança les réformes qui ont fait de la Chine la deuxième puissance économique mondiale. 


Deng en avait profité pour tourner la page du maoïsme en critiquant les excès de son prédécesseur, comme l'industrialisation à marche forcée du "Grand bond en avant" et le chaos de la "Révolution culturelle".


Xi Jinping "va-t-il faire à Deng ce que Deng a fait à Mao en critiquant les excès de la politique de réformes et d'ouverture?", s'interroge Chris Johnson.


Cela s'inscrirait dans la logique de la mise au pas du secteur privé ces derniers mois, comme l'économie numérique ou l'immobilier, dont l'un des grands noms, le promoteur Evergande, est au bord de la faillite à la suite d'une nouvelle réglementation gouvernementale sur l'endettement.


"Le poids du PCC dans l'économie s'est renforcé très rapidement ces trois dernières années. Le processus de libéralisation engagé par les dirigeants précédents est fondamentalement remis en cause", observe Alice Ekman, auteur de "Rouge vif, l'idéal communiste chinois".

«Une nuit blanche»
Il ne fait guère de doute que Xi Jinping cherche à accroître encore son influence dans le pays, le premier frappé il y a bientôt deux ans par l'épidémie de coronavirus.


Les médias chinois répètent à l'envi que la politique de "zéro Covid" suivie depuis par les autorités est la bonne, malgré les résurgences épidémiques constatées dans plusieurs régions.


Dans une très longue dépêche diffusée samedi, l'agence Chine nouvelle rapporte que le président a passé "une nuit blanche" en janvier 2020 juste avant d'imposer une quarantaine à Wuhan (centre), la ville à l'épicentre de l'épidémie.


"Le temps a montré que cette approche stricte était la seule option viable", écrit l'agence de presse officielle.


Pour Chine nouvelle, M. Xi est "un homme déterminé et actif, un homme de réflexion et de sentiments profonds, un homme qui a hérité d'une histoire mais n'hésite pas à innover et un homme qui a une vision d'avenir et est décidé à travailler sans répit".


Une vingtaine de blessés après qu'un homme a pulvérisé une substance dans un centre commercial de Tokyo

Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers. (AFP)
Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers. (AFP)
Short Url
  • A la mi-journée, quelques rues autour du bâtiment, situé dans le quartier commerçant de Ginza qui abrite de nombreuses marques de luxe, ont été bloquées après l'incident et des camions de pompiers et des ambulances se sont alignés le long de la rue
  • En revanche les passants, essentiellement des touristes, continuaient à déambuler, filmant et photographiant sur les trottoirs de l'autre côté de la rue, et certains sortaient même tranquillement par les autres accès du bâtiment

TOKYO: Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers.

Le porte-parole de la police de Tokyo, Yusuke Koide, a expliqué à l'AFP qu'un homme avait pulvérisé une substance près d'un distributeur automatique au rez-de-chaussée du bâtiment, tandis qu'un responsable local des pompiers a précisé qu'une "vingtaine de personnes ont été blessées" après un signalement faisant état d'une "odeur" dans ce quartier très touristique.

A la mi-journée, quelques rues autour du bâtiment, situé dans le quartier commerçant de Ginza qui abrite de nombreuses marques de luxe, ont été bloquées après l'incident et des camions de pompiers et des ambulances se sont alignés le long de la rue.

En revanche les passants, essentiellement des touristes, continuaient à déambuler, filmant et photographiant sur les trottoirs de l'autre côté de la rue, et certains sortaient même tranquillement par les autres accès du bâtiment.

"Pour le moment, 19 personnes ont été transportées à l'hôpital", a dit aux journalistes le responsable des pompiers, Ryosuke Kobayashi.

Un journaliste de l'AFP sur place a vu deux personnes sur des brancards être installées dans une ambulance, tandis que des pompiers et des responsables vêtus de combinaisons de protection chimique faisaient sortir des personnes du centre commercial pour les examiner dans des véhicules spécialisés.

"Ma gorge me grattait" 

"Quand je suis arrivée, l'agitation avait déjà commencé, et j'ai pensé qu'il y avait peut-être eu un petit incendie ou quelque chose comme ça. Une fois entrée dans le coin des distributeurs, ma gorge me grattait, presque engourdie", a témoigné auprès de la chaine de télévision NHK une femme de 70 ans qui se trouvait dans le centre commercial.

NHK a indiqué que les blessures semblaient légères.

Selon une source proche de l'enquête citée par NHK, la substance pulvérisée contiendrait de la capsaïcine, un composant actif du piment qui provoque une sensation de brûlure.

L'enquête de police a rapidement débuté, a déclaré un officier des pompiers présent sur les lieux, sans donner plus de détails.

La capitale japonaise reste marquée par l'attaque au gaz sarin dans le métro de Tokyo, perpétrée en mars 1995 par la secte Aum et qui avait fait 14 morts et plus de 5.800 blessés.

Le 20 mars 1995, vers 08H00 du matin, cinq disciples de la secte Aum ont quasi simultanément déposé des sacs en plastique remplis de ce gaz liquéfié, un virulent agent neurotoxique, dans des rames de métro de différentes lignes avant de les percer avec la pointe d'un parapluie et de s'enfuir.

La criminalité violente est relativement rare au Japon, qui affiche un faible taux d'homicides, et ses lois sur les armes à feu sont parmi les plus strictes au monde.

Cependant, des attaques au couteau et même des fusillades se produisent occasionnellement, comme lors de l'assassinat de l'ancien Premier ministre Shinzo Abe en juillet 2022.

En décembre dernier, quatorze personnes ont été blessées lors d'une attaque au couteau dans une usine du centre du Japon, au cours de laquelle un liquide non spécifié avait également été pulvérisé.


Le chef de l'armée pakistanaise Munir est en Chine avec le Premier ministre Sharif 

Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi. (AFP)
Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi. (AFP)
Short Url
  • Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois
  • M. Munir était à Téhéran vendredi et samedi avec le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, dans le cadre des efforts de médiation en cours visant à mettre fin durablement à la guerre en Iran

ISLAMABAD: Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi.

M. Munir était à Téhéran vendredi et samedi avec le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, dans le cadre des efforts de médiation en cours visant à mettre fin durablement à la guerre en Iran.

La Chine a déclaré vouloir travailler avec le Pakistan afin de "contribuer de manière positive au rétablissement rapide de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient".

Shehbaz Sharif a commencé samedi sa visite officielle en Chine dans la ville de Hangzhou, dans la province du Zhejiang (est).

Le Pakistan multiplie ses efforts de médiation dans le conflit entre les États-Unis et l’Iran. Le pays avait accueilli en avril des pourparlers historiques en face-à-face qui n’ont pas abouti à un accord durable.

La Chine joue un rôle plus discret, facilitant des appels téléphoniques et des réunions avec des responsables des pays du Golfe concernés.

S’adressant aux dirigeants chinois à Pékin aux côtés de M. Munir, M. Sharif a déclaré que "le monde traverse un moment critique", selon les images de la télévision pakistanaise PTV.

"Le Pakistan a joué un rôle sincère de médiation entre les États-Unis et l’Iran. Le maréchal (Munir) était à Téhéran et ne voulait pas manquer cette grande visite", a-t-il ajouté.

"Les choses vont dans la bonne direction. Je voudrais remercier la Chine pour son soutien à la promotion de la paix", a-t-il encore déclaré.


Pakistan: un accident de bus fait 17 morts et 10 blessés

Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités. (AFP)
Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités. (AFP)
Short Url
  • Les passagers sont descendus du véhicule et attendaient à proximité lorsqu'une camionnette a perdu le contrôle et a percuté la foule ainsi que le bus en stationnement
  • "Au moins 17 personnes ont été tuées et plus de 10 blessées", a déclaré à l'AFP Bilal Ahmad Faizi, un responsable des secours, ajoutant que trois des blessés étaient dans un état critique

PESHAWAR: Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités.

L'accident s'est produit lorsqu'un bus de passagers reliant le district de Swat à Peshawar, dans le nord du pays, a subi une panne mécanique et s'est arrêté sur le bord de la route.

Les passagers sont descendus du véhicule et attendaient à proximité lorsqu'une camionnette a perdu le contrôle et a percuté la foule ainsi que le bus en stationnement.

"Au moins 17 personnes ont été tuées et plus de 10 blessées", a déclaré à l'AFP Bilal Ahmad Faizi, un responsable des secours, ajoutant que trois des blessés étaient dans un état critique.

Muhammad Ali, un médecin d'un hôpital local accueillant les victimes, a également confirmé le bilan.

De nombreux passagers rentraient chez eux à l'approche de l'Aïd, l'une des fêtes religieuses les plus importantes du calendrier musulman.