Les bracelets de Marie-Antoinette vendus pour plus de 7 millions d'euros

Les bracelets de l'ancienne reine de France ont déjà été vendus (Photo, AFP).
Les bracelets de l'ancienne reine de France ont déjà été vendus (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 10 novembre 2021

Les bracelets de Marie-Antoinette vendus pour plus de 7 millions d'euros

  • C'est la première fois que ces bracelets de l'épouse de Louis XVI, composés au total de 112 diamants, étaient mis aux enchères
  • Avant de tenter de fuir la France avec Louis XVI et ses enfants à la suite de la Révolution française, Marie-Antoinette envoya ses bijoux à Bruxelles

GENEVE: Des bracelets ayant appartenu à l'ancienne reine de France Marie-Antoinette ont été vendus pour plus de 7 millions d'euros mardi par Christie's, mais les amateurs de pièces historiques pourront tenter d'acquérir mercredi des bijoux impériaux russes, proposés par Sotheby's.

C'est la première fois que ces bracelets de l'épouse de Louis XVI, composés au total de 112 diamants, étaient mis aux enchères.

Le lot des deux bracelets a été adjugé au bout de cinq minutes 6,2 millions de francs suisses (prix au marteau), soit près de 7,5 millions CHF avec la commission (7 millions d'euros), alors que son estimation la plus haute était de 4 millions CHF (3,7 millions d'euros).

"Il y avait de multiples enchérisseurs. (...) La première enchère était de 5 millions de francs, c'est dire l'enthousiasme des collectionneurs pour essayer d'acquérir un véritable morceau d'histoire qui est resté dans la même famille pendant 200 ans", a déclaré à l'AFP Rahul Kadakia, directeur du département Bijoux chez Christie's.

Avant de tenter de fuir la France avec Louis XVI et ses enfants à la suite de la Révolution française, Marie-Antoinette envoya ses bijoux à Bruxelles, d'où ils furent ensuite transmis à des proches en Autriche, sa patrie d'origine.

"Le marché des bijoux est très porteur en ce moment, très dynamique. On a vu après le Covid que beaucoup de gens souhaitent acheter des bijoux. Il y a une grande demande surtout de la part des clients d'Asie pour les bijoux historiques", a commenté auprès de l'AFP Olivier Wagner, Olivier Wagner, expert chez Sotheby's.

"Les gens veulent s'identifier aux personnes qui les ont possédés à l'époque et sont prêts à payer un prix pour une provenance, pour une histoire, qui dépasse de beaucoup la valeur intrinsèque de l'objet", a-t-il dit.

Romanov et Kobe Bryant

Sotheby's va d'ailleurs proposer mercredi une broche et une paire de boucles d'oreilles à clips ayant appartenu à la famille du dernier tsar de Russie, de la dynastie des Romanov.

Cette parure en saphirs et diamants était la possession de la tante du tsar Nicolas II, la grande-duchesse Maria Pavlovna (1854-1920), qui l'avait fait sortir de Russie à la suite de la révolution de 1917 qui mit fin au régime tsariste.

Elle confia ses bijoux à un homme de confiance, le diplomate anglais Albert Henry Stopford (1860-1939), qui s'est chargé de les mettre en sécurité à Londres.

"La grande-duchesse a été une des dernières Romanov à quitter le pays, en 1919. C'est seulement en 1920 qu'elle a retrouvé toute sa collection de bijoux à Londres", peu avant sa mort, a raconté M. Wagner.

Le saphir au centre de la broche fait plus de 26 carats, tandis que ceux des boucles d'oreille pèsent respectivement plus de 9 et plus de 6 carats.

En 2009, ces bijoux avaient déjà été mis aux enchères par Sotheby's. Ils avaient alors été achetés par une famille princière européenne pour presque 500.000 dollars.

"Aujourd'hui, l'estimation est entre 300.000 et 500.000 dollars, une estimation très conservatrice vu que le marché des saphirs a aussi beaucoup progressé dans les dix dernières années", a analysé M. Wagner.

Maria Pavlovna, qui avait fui la Russie devant l'avancée des forces bolcheviques, est morte en septembre 1920 dans la station thermale de Contrexéville, dans l'est de la France.

Lors de la vente mercredi à Genève, Sotheby's va aussi proposer deux diamants de taille carrée absolument identiques, pesant chacun 25,88 carats et montés en boucle d'oreille. Le lot est estimé entre 4,4 million et 5,4 millions de dollars.

Une bague sertie d'un diamant rose-orange devrait également faire grimper les enchères. Pesant 25,62 carats, il est évalué entre 3,8 et 5,8 millions de dollars.

Dans un tout autre genre, Sotheby's met également en vente en ligne, jusqu'au 11 novembre, diverses paires de baskets dont une portée par la légende américaine Kobe Bryant lors de la victoire des Lakers sur les Clippers le 17 mars 2004.


Le 12e Festival du film saoudien reporté à juin

Initialement prévu du 23 au 29 avril, le 12ᵉ Festival du film saoudien se tiendra désormais du 25 juin au 1er juillet. (Fournie)
Initialement prévu du 23 au 29 avril, le 12ᵉ Festival du film saoudien se tiendra désormais du 25 juin au 1er juillet. (Fournie)
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  • Le 12ᵉ Festival du film saoudien se tiendra du 25 juin au 1er juillet à Dhahran, avec pour thème « Cinéma du Voyage »
  • L’événement inclura des compétitions, projections, focus sur le cinéma coréen et programmes de développement pour les cinéastes

DHAHRAN : Initialement prévu du 23 au 29 avril, le 12ᵉ Festival du film saoudien se déroulera désormais du 25 juin au 1er juillet.

Organisé par l’Association du Cinéma en partenariat avec le Centre Roi Abdulaziz pour la Culture Mondiale (Ithra) et soutenu par la Commission Saoudienne du Film, le siège d’Ithra à Dhahran accueillera à nouveau l’événement.

Le festival de cette année explore le thème du « Cinéma du Voyage », présentant une sélection soignée de films arabes et internationaux — courts et longs métrages — qui mettent en avant le voyage et le mouvement comme éléments essentiels de la narration.

Comme lors des éditions précédentes mettant en lumière le cinéma non saoudien, le festival proposera un « Focus sur le Cinéma Coréen ».

À cette occasion, Ahmed Al-Mulla, fondateur et directeur du Festival du film saoudien, a déclaré : « Le festival de cette année crée une atmosphère riche en inspiration, en échanges d’idées et en apprentissages partagés. C’est une célébration de la créativité cinématographique pour tous. »

Tariq Al-Khawaji, directeur adjoint du Festival, a ajouté : « À Ithra, nous sommes fiers de notre partenariat de longue date avec l’Association du Cinéma. Cela a permis la croissance et la diversité thématique du festival année après année, ce que nous voyons clairement dans la manière dont nous soutenons les cinéastes et créons des opportunités d’engagement avec le cinéma mondial. »

Depuis son lancement en 2008, le Festival du film saoudien est un moteur clé du cinéma saoudien et du Golfe et constitue le plus ancien festival de cinéma du Royaume. Après plusieurs interruptions, il est désormais devenu un événement annuel.

Le festival réunit des compétitions de films de fiction et documentaires, des programmes de développement professionnel, un marché de production et des concours de projets. Et, bien sûr, de nombreuses projections sur les écrans d’Ithra, avec de nombreuses stars foulant le tapis rouge et des producteurs de films en quête de talents. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 


Liban: 39 sites culturels placés sous protection renforcée de l'Unesco en raison de la guerre

Un homme inspecte les destructions sur le site d'une frappe aérienne israélienne ayant visé Baalbek, dans la vallée de la Bekaa à l'est du Liban, avec le temple romain de la cité antique en arrière-plan, le 7 novembre 2024, dans le cadre de la guerre en cours entre Israël et le Hezbollah. (AFP)
Un homme inspecte les destructions sur le site d'une frappe aérienne israélienne ayant visé Baalbek, dans la vallée de la Bekaa à l'est du Liban, avec le temple romain de la cité antique en arrière-plan, le 7 novembre 2024, dans le cadre de la guerre en cours entre Israël et le Hezbollah. (AFP)
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  • L’UNESCO place 39 sites culturels au Liban sous protection renforcée face aux risques liés au conflit
  • Des sites majeurs comme Baalbeck, Tyr et Byblos bénéficieront d’un soutien technique et financier

PARIS: L'Unesco a placé mercredi sous protection renforcée 39 sites culturels au Liban par crainte de dégâts causés par les bombardements auxquels fait face le pays après un mois de guerre.

"Ces 39 biens culturels bénéficient désormais du niveau de protection juridique le plus élevé contre les attaques et les usages à des fins militaires", écrit l'Unesco dans un communiqué.

Parmi ces biens figurent les sites archéologiques de Baalbeck et de Tyr, le musée national de Beyrouth ou encore le site de Byblos.

La convention de la Haye de 1954 oblige à préserver les biens culturels en cas de conflit armé.

Les 39 sites "recevront une assistance technique et financière de l'Unesco pour renforcer leur protection juridique, améliorer les mesures d'anticipation et de gestion des risques ainsi que fournir une formation supplémentaire aux professionnels de la culture et au personnel militaire de la zone", détaille l'Unesco.

"La protection renforcée permet également d'envoyer un signal à l'ensemble de la communauté internationale quant à l'urgence de protéger ces sites", ajoute l'organisation qui explique avoir convoqué mercredi une "réunion extraordinaire (...) à la suite d'une demande" du Liban.

Ces sites bénéficieront également d'une "aide financière internationale de plus de 100.000 dollars américains pour les opérations d'urgence sur le terrain", ajoute l'Unesco.

Située à une vingtaine de kilomètres de la frontière avec Israël, Tyr, ville inscrite sur la liste du patrimoine mondial en 1984, a été la cible de plusieurs frappes israéliennes depuis le début de la guerre avec le Hezbollah pro-iranien le 2 mars.

Encore en construction, un musée sur le site a subi quelques dommages. Mais ni la nécropole des IIe et IIIe siècles ni l'arc de triomphe monumental, les aqueducs ou encore l'hippodrome qui s'élèvent sur le site, n'ont été atteints.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient déclenchée le 28 février par des frappes américano-israéliennes sur l'Iran, "d'autres biens dans des pays voisins" ont subi des dégâts, écrit l'Unesco, sans détails.


Découverte : Blossom Space à Djeddah

(Photo: Arab News)
(Photo: Arab News)
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  • Blossom Space excelle dans les articles de papeterie, proposant carnets, encres et autres objets soigneusement sélectionnés

DJEDDAH : À Djeddah, Blossom Space combine charme, convivialité et créativité dans un seul et magnifique lieu. Dès que vous franchissez la porte, on a l’impression d’entrer dans les pages d’un livre d’histoires — un monde doux et rêveur, à mi-chemin entre une bibliothèque confortable et une boutique-cadeaux fantaisiste.

Le personnel est exceptionnellement gentil et accueillant, ajoutant une touche personnelle qui élève toute l’expérience.

L’extérieur est déjà séduisant, avec une façade en verre élégante et une enseigne lumineuse qui suggèrent un espace moderne et légèrement haut de gamme — discret mais intrigant, plutôt « trésor caché » qu’une boutique clinquante.

Une fois à l’intérieur, l’atmosphère se transforme en chaleur et charme. Des étagères en bois et un éclairage doux créent une ambiance apaisante, rappelant un coin lecture tranquille.

Les détails décoratifs — mini-carrousels, accents vintage, papeterie délicate — évoquent un sentiment nostalgique, presque de livre d’histoires. Les plantes suspendues apportent vie et fraîcheur, tandis que les présentoirs pastel offrent un rendu visuel plaisant, féminin et digne d’un tableau Pinterest.

Blossom Space brille dans la papeterie, proposant carnets, encres et autres objets soigneusement sélectionnés. Pour ceux qui cherchent une expérience plus interactive, l’espace coloriage à l’étage est parfait pour se détendre et se ressourcer, offrant une échappée thérapeutique pour adultes et enfants.

Les activités de coloriage coûtent SR35 (9 $), et les expériences de décoration à la main SR65.

J’y suis allé deux fois. La première visite était agréable, même si certaines peintures étaient sèches et le café gratuit pouvait être meilleur. La deuxième fois, je suis venu avec un ami mais je ne voulais pas peindre, et on m’a demandé de payer l’entrée. Je comprends la politique, mais cela a été un peu décevant, surtout que l’endroit était vide.

Que vous soyez amateur de livres, passionné de papeterie ou simplement en quête d’une sortie différente et mémorable, Blossom Space ne déçoit pas.

Organisé, propre et débordant de charme, j’y retournerai sans hésiter. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com