Israël: un tribunal militaire condamne une Espagnole pour financement du FPLP

La condamnation de Mme Rashmawi intervient alors que le gouvernement israélien a placé à la mi-octobre six ONG palestiniennes sur sa liste des «groupes terroristes» (Photo, AFP).
La condamnation de Mme Rashmawi intervient alors que le gouvernement israélien a placé à la mi-octobre six ONG palestiniennes sur sa liste des «groupes terroristes» (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 11 novembre 2021

Israël: un tribunal militaire condamne une Espagnole pour financement du FPLP

  • Juana Rashmawi a proposé une peine de 13 mois de prison et une amende de 14000 euros dans le cadre d'un accord de négociation de peine
  • De nombreux militants palestiniens optent pour ces accords afin d'éviter des peines plus longues au terme de procédures qu'ils jugent illégitimes et biaisées à leur égard

JERUSALEM: Un tribunal militaire israélien a condamné mercredi à 13 mois de prison une Espagnole pour avoir détourné des fonds au profit d'un groupe palestinien considéré comme "terroriste" par Israël, dans le cadre d'un accord de négociation de peine.

En détention depuis avril dernier, Mme Rashmawi a admis, selon les autorités israéliennes, que l'ONG palestinienne pour laquelle elle travaillait "Health work committees" était la "branche civile du FPLP", le Front de libération de la Palestine, mouvement palestinien d'obédience marxiste.

D'après la décision de justice consultée par l'AFP, Juana Rashmawi a proposé une peine de 13 mois de prison et une amende de 50.000 shekels (14.000 euros) dans le cadre d'un accord de négociation de peine, une procédure courante dans les tribunaux militaires israéliens en Cisjordanie, territoire occupé depuis 1967 par Israël. 

De nombreux militants palestiniens optent pour ces accords afin d'éviter des peines plus longues au terme de procédures qu'ils jugent illégitimes et biaisées à leur égard.

La condamnation de Mme Rashmawi intervient alors que le gouvernement israélien a placé à la mi-octobre six ONG palestiniennes - dont al-Haq, Addameer et Bisan - sur sa liste des "groupes terroristes" en raison de liens supposés avec le FPLP, une désignation fustigée par Amnesty International, Human Rights Watch et de nombreuses organisations israéliennes.

"La communauté internationale doit oeuvrer avec Israël afin d'empêcher des organisations terroristes d'opérer sous un couvert civil, et des fonds de financer des organisations terroristes", a déclaré le chef de la diplomatie israélienne Yaïr Lapid, en soulignant que l’organisation de Mme Rashmawi servait "comme" les six ONG de "versant civil" au FPLP. 

Le gouvernement israélien tente de "lier" l'affaire Rashmawi aux six organisations jugées illégales par l'Etat hébreu pour "justifier" sa décision contre ces ONG et ce, "sans fournir de preuve", a dénoncé l'ONG israélienne anticolonisation B'Tselem.

Un rapport de 74 pages du service secret intérieur israélien, le Shin Beth, sur cette affaire, consulté par l'AFP, offre toutefois peu d'éléments pour étayer des relations entre le FPLP et les ONG.

Le dossier s'appuie entre autres sur des entretiens avec un ex-employé du "Health work committees", qui ne fait toutefois pas partie des six ONG dans la mire des autorités israéliennes. 

Les téléphones portables de six membres de ces ONG ont été infiltrés par le logiciel espion Pegasus de la société israélienne NSO --placée la semaine dernière sur une liste noire américaine des sociétés menaçant la sécurité d'Etat-- avant que ces organisations ne soient qualifiées de "terroristes" par Israël, ont révélé cette semaine des groupes de défense des droits humains. 


Environ 180 Palestiniens ont quitté Gaza vers l'Egypte en une semaine

Environ 180 Palestiniens ont quitté la bande de Gaza, assiégée par Israël, depuis la réouverture très limitée de la frontière avec l'Egypte le 2 février, ont annoncé dimanche des responsables dans le territoire. (AFP)
Environ 180 Palestiniens ont quitté la bande de Gaza, assiégée par Israël, depuis la réouverture très limitée de la frontière avec l'Egypte le 2 février, ont annoncé dimanche des responsables dans le territoire. (AFP)
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  • La réouverture du poste-frontière dimanche a permis le départ de 44 Palestiniens, "parmi lesquels 19 malades et leurs accompagnateurs", a déclaré à l'AFP le directeur de l'hôpital Al-Chifa de Gaza-ville, Mohammed Abou Salmiya
  • Le Croissant-Rouge palestinien a confirmé ces chiffres et une source du côté égyptien a elle aussi fait état de 44 départs dimanche

RAFAH: Environ 180 Palestiniens ont quitté la bande de Gaza, assiégée par Israël, depuis la réouverture très limitée de la frontière avec l'Egypte le 2 février, ont annoncé dimanche des responsables dans le territoire.

Israël avait accepté de rouvrir le passage de Rafah, seule porte vers le monde extérieur à ne pas passer par Israël pour les habitants du territoire palestinien, mais qui était fermée depuis mai 2024, en limitant les entrées et sorties aux seuls habitants de Gaza, soumis à de très strictes conditions.

Entre lundi et jeudi, 135 personnes, la plupart des malades et leurs accompagnateurs, ont été autorisées par Israël à quitter la bande de Gaza par Rafah, tandis que 88 autres sont rentrées d'Egypte avant la fermeture du passage vendredi et samedi pour le week-end, selon le service de presse du gouvernement de Gaza, placé sous l'autorité du Hamas.

"Les chiffres officiels des passages par le poste de Rafah entre le lundi 2 et le jeudi 5 février montrent une sévère restriction des déplacements", a déclaré à l'AFP le chef du service de presse, Ismaïl al-Thawabteh.

L'ONU et les organisations humanitaires réclament depuis des mois la réouverture totale de la frontière avec l'Egypte, prévue dans le cadre du plan du président américain Donald Trump visant à mettre fin définitivement à la guerre entre Israël et le Hamas, afin de permettre l'afflux de l'aide humanitaire.

La réouverture du poste-frontière dimanche a permis le départ de 44 Palestiniens, "parmi lesquels 19 malades et leurs accompagnateurs", a déclaré à l'AFP le directeur de l'hôpital Al-Chifa de Gaza-ville, Mohammed Abou Salmiya.

Le Croissant-Rouge palestinien a confirmé ces chiffres et une source du côté égyptien a elle aussi fait état de 44 départs dimanche.

Ces chiffres portent à 179 le nombre total de départs en sept jours.

Dimanche, selon des images tournées par l'AFP, plusieurs familles palestiniennes se sont rassemblées dans un centre du Croissant-Rouge à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, pour accompagner leurs proches en attente d'évacuation vers l'Egypte.

"Mon fils a été blessé pendant la guerre et une plaque métallique a été posée dans sa jambe pendant un an et demi. On nous a dit qu'il fallait la retirer pour éviter des complications", a raconté Rajaa Abou al-Jadian, la mère d'un garçon sur le point d'être évacué.

Selon Mohammed Abou Salmiya, environ "20.000 patients, dont 4.500 enfants", ont actuellement "un besoin urgent de soins" dans le territoire dévasté par deux ans de guerre.


Une délégation saoudienne à Damas pour signer plusieurs accords économiques

Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
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  • Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords afin de soutenir l’économie syrienne et renforcer le partenariat bilatéral
  • Les contrats couvriront l’aviation, les télécommunications, les infrastructures et le développement immobilier, avec des ministres et hauts responsables saoudiens présents

DAMAS : Une délégation économique saoudienne est arrivée au Secrétariat général de la Présidence de la République à Damas pour signer plusieurs accords destinés à soutenir l’économie syrienne et inaugurer une nouvelle phase de partenariat global entre les deux pays.

Les contrats, qui devraient être signés entre les parties syrienne et saoudienne, porteront sur les secteurs de l’aviation, des télécommunications, des services d’infrastructure et du développement immobilier.

La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement Khalid Al-Falih et comprend le ministre des Communications et des Technologies de l’Information Abdullah Al-Swaha, le président de l’Autorité générale de l’aviation civile Abdulaziz Al-Duailej, ainsi que plusieurs représentants de ministères saoudiens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les États-Unis dénoncent une attaque des FSR contre un convoi humanitaire au Soudan

Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
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  • « Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant »

WASHINGTON : Les États-Unis ont condamné vendredi une attaque de drone menée par les Forces de soutien rapide (FSR) contre un convoi du Programme alimentaire mondial (PAM) dans l’État du Kordofan du Nord, au Soudan, qui a fait un mort et trois blessés.

« Les États-Unis condamnent la récente attaque de drone contre un convoi du Programme alimentaire mondial dans le Kordofan du Nord, qui transportait de la nourriture destinée à des populations menacées par la famine et qui a tué une personne et blessé plusieurs autres », a écrit sur X Massad Boulos, conseiller principal américain pour les affaires arabes et africaines.

« Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant », a-t-il ajouté.

« L’administration Trump a une tolérance zéro pour cette destruction de vies humaines et de l’aide financée par les États-Unis ; nous exigeons des comptes et présentons nos condoléances à toutes les personnes affectées par ces événements inexcusables et cette guerre terrible », a-t-il poursuivi.

Le Réseau des médecins soudanais a indiqué que le convoi avait été frappé par des drones des FSR dans la zone d’Allah Karim alors qu’il se dirigeait vers des personnes déplacées à El Obeid, capitale de l’État.

Le réseau a qualifié l’attaque de « violation flagrante du droit international humanitaire », avertissant qu’elle compromet les efforts visant à acheminer une aide vitale aux civils dans un contexte de détérioration rapide de la situation humanitaire à travers le pays.

Aucun commentaire immédiat n’a été émis par le groupe rebelle.

Sur les 18 États que compte le Soudan, les FSR contrôlent l’ensemble des cinq États de la région occidentale du Darfour, à l’exception de certaines parties du Darfour du Nord qui restent sous contrôle de l’armée. L’armée contrôle la majorité des zones des 13 autres États du sud, du nord, de l’est et du centre du pays, y compris la capitale, Khartoum.

Le conflit entre l’armée et les FSR, qui a éclaté en avril 2023, a fait des milliers de morts et déplacé des millions de personnes.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com