Les forces de la coalition ciblent des positions militaires houthies à Sanaa et Saada

Des gens inspectent le site de la frappe aérienne de la coalition dirigée par l'Arabie saoudite à Sanaa, au Yémen, le jeudi 11 novembre 2021. (Photo, AP)
Des gens inspectent le site de la frappe aérienne de la coalition dirigée par l'Arabie saoudite à Sanaa, au Yémen, le jeudi 11 novembre 2021. (Photo, AP)
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Publié le Vendredi 12 novembre 2021

Les forces de la coalition ciblent des positions militaires houthies à Sanaa et Saada

  • L'émissaire de l'ONU au Yémen visite la province de Taïz
  • Grundberg a appelé les factions belligérantes du pays à désamorcer les tensions et à se conformer aux efforts de paix

AL-MUKALLÂ : Des avions de guerre de la coalition arabe ont frappé mercredi soir des sites militaires contrôlés par les Houthis dans la capitale yéménite Sanaa et la province de Saada, alors que les forces gouvernementales sur le terrain se battaient pour repousser les milices de la province de Marib.

Le porte-parole de la coalition, le général de brigade Tourki Al-Malki, a déclaré que des sites militaires étaient pris pour cibles à Sanaa et à Saada, où des missiles balistiques, des armes et des drones chargées d’explosives sont stockés et assemblés. Il a promis de lancer davantage de frappes aériennes si les Houthis n'arrêtent pas leurs attaques transfrontalières.

«Les attaques transfrontalières de la milice sont ridicules et nous continuons à faire preuve de retenue», a déclaré Al-Malki.

Les habitants de Sanaa ont affirmé que de grandes explosions ont secoué la ville au moment où les avions de guerre frappaient la base militaire d'Al-Sawad et d'autres endroits.

Les Houthis ont récemment intensifié leurs attaques de missiles et de drones contre les zones contrôlées par le gouvernement au Yémen et en Arabie saoudite.

Mercredi, trois missiles ont frappé la ville de Mocha, dans l'ouest du Yémen, pendant que des responsables locaux se préparaient à rencontrer l'envoyé de l'ONU au Yémen.

Les défenses aériennes saoudiennes ont intercepté des drones chargées d’explosives et des missiles balistiques tirés par les Houthis vers le Royaume.

Le bombardement aérien de la coalition contre des cibles houthies est intervenu alors que les troupes se battaient mercredi et jeudi dans des points chauds à l'extérieur de la ville centrale stratégique de Marib.

Le ministère yéménite de la Défense a révélé que des troupes de l'armée et des tribus alliées avaient attaqué des rassemblements et des renforts militaires houthis dans des zones contestées au sud et à l'ouest de la ville de Marib, comme Al-Kasara.

Des dizaines de Houthis auraient été tués ou blessés lors de contre-attaques du gouvernement pendant que des avions de guerre de la coalition frappaient l'équipement militaire et les emplacements des Houthis dans la province de Marib.

À Marib, l'Unité exécutive du gouvernement pour les camps de déplacés à l’intérieur a signalé que le nombre de personnes déplacées des districts du sud de Marib était passé à 90 000 depuis septembre, lorsque les Houthis ont commencé à attaquer Abedia, Juba, Rahabah et Hareb.

La semaine dernière, le même organisme gouvernemental a indiqué que plus de 70 000 personnes avaient été contraintes de quitter leurs maisons et les camps de déplacés dans ces districts et de se réfugier dans la ville de Marib et le district d'Al-Wadi.

L'émissaire de l'ONU au Yémen, Hans Grundberg, a souligné jeudi qu'il avait été témoin de l'impact des combats et du blocus des Houthis sur les civils dans la ville assiégée de Taïz.

Il a appelé les factions belligérantes du pays à désamorcer les tensions et à se conformer aux efforts de paix.

«Ces visites m'ont donné une expérience directe de l'impact du conflit sur les civils à Taïz, notamment les difficultés auxquelles ils sont confrontés dans leur vie quotidienne», a dévoilé Grundberg, après avoir visiter les zones contrôlées par le gouvernement yéménite dans la province de Taïz. «Cela m'a également donné l'occasion d'entendre directement des hommes, des femmes et des jeunes yéménites sur la façon dont un processus politique dirigé par l'ONU peut aider à résoudre la situation à Ta’izz dans le cadre d'une solution durable au conflit yéménite».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 

 


Une délégation saoudienne à Damas pour signer plusieurs accords économiques

Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
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  • Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords afin de soutenir l’économie syrienne et renforcer le partenariat bilatéral
  • Les contrats couvriront l’aviation, les télécommunications, les infrastructures et le développement immobilier, avec des ministres et hauts responsables saoudiens présents

DAMAS : Une délégation économique saoudienne est arrivée au Secrétariat général de la Présidence de la République à Damas pour signer plusieurs accords destinés à soutenir l’économie syrienne et inaugurer une nouvelle phase de partenariat global entre les deux pays.

Les contrats, qui devraient être signés entre les parties syrienne et saoudienne, porteront sur les secteurs de l’aviation, des télécommunications, des services d’infrastructure et du développement immobilier.

La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement Khalid Al-Falih et comprend le ministre des Communications et des Technologies de l’Information Abdullah Al-Swaha, le président de l’Autorité générale de l’aviation civile Abdulaziz Al-Duailej, ainsi que plusieurs représentants de ministères saoudiens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les États-Unis dénoncent une attaque des FSR contre un convoi humanitaire au Soudan

Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
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  • « Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant »

WASHINGTON : Les États-Unis ont condamné vendredi une attaque de drone menée par les Forces de soutien rapide (FSR) contre un convoi du Programme alimentaire mondial (PAM) dans l’État du Kordofan du Nord, au Soudan, qui a fait un mort et trois blessés.

« Les États-Unis condamnent la récente attaque de drone contre un convoi du Programme alimentaire mondial dans le Kordofan du Nord, qui transportait de la nourriture destinée à des populations menacées par la famine et qui a tué une personne et blessé plusieurs autres », a écrit sur X Massad Boulos, conseiller principal américain pour les affaires arabes et africaines.

« Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant », a-t-il ajouté.

« L’administration Trump a une tolérance zéro pour cette destruction de vies humaines et de l’aide financée par les États-Unis ; nous exigeons des comptes et présentons nos condoléances à toutes les personnes affectées par ces événements inexcusables et cette guerre terrible », a-t-il poursuivi.

Le Réseau des médecins soudanais a indiqué que le convoi avait été frappé par des drones des FSR dans la zone d’Allah Karim alors qu’il se dirigeait vers des personnes déplacées à El Obeid, capitale de l’État.

Le réseau a qualifié l’attaque de « violation flagrante du droit international humanitaire », avertissant qu’elle compromet les efforts visant à acheminer une aide vitale aux civils dans un contexte de détérioration rapide de la situation humanitaire à travers le pays.

Aucun commentaire immédiat n’a été émis par le groupe rebelle.

Sur les 18 États que compte le Soudan, les FSR contrôlent l’ensemble des cinq États de la région occidentale du Darfour, à l’exception de certaines parties du Darfour du Nord qui restent sous contrôle de l’armée. L’armée contrôle la majorité des zones des 13 autres États du sud, du nord, de l’est et du centre du pays, y compris la capitale, Khartoum.

Le conflit entre l’armée et les FSR, qui a éclaté en avril 2023, a fait des milliers de morts et déplacé des millions de personnes.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Chef de la diplomatie française : il faut donner à l’armée libanaise les « moyens » de désarmer le Hezbollah

Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
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  • La France appelle à renforcer l’armée libanaise pour lui permettre de désarmer le Hezbollah et restaurer le monopole de l’État sur les armes
  • Paris prépare une conférence de soutien à l’armée libanaise le 5 mars, alors que la deuxième phase du désarmement doit débuter au sud du pays

BEYROUTH: Il faut donner à l'armée libanaise les moyens de désarmer le Hezbollah pro-iranien, a affirmé à l'AFP le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot, attendu vendredi à Beyrouth dans le cadre d'une tournée régionale.

"La vision de la France au Liban, c'est celle d'un État fort, souverain, disposant du monopole des armes (...). La première étape pour accomplir cette mission, c'est de donner aux forces armées libanaises les moyens de poursuivre le travail de désarmement du Hezbollah", a déclaré le ministre.

Jean-Noël Barrot a indiqué se rendre à Beyrouth "pour préparer la conférence consacrée au soutien aux forces armées libanaises" que Paris accueille le 5 mars.

Seul groupe libanais armé, le Hezbollah est sorti affaibli de sa dernière guerre avec Israël, qui a pris fin en novembre 2024.

Conformément à l'accord de cessez-le-feu, l'armée libanaise a annoncé début janvier avoir achevé la première phase de son plan de désarmement du Hezbollah, qui couvre la région entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, une trentaine de kilomètres plus au nord.

"Le gouvernement libanais a pris ses responsabilités en engageant et en menant jusqu'à son terme la première phase de ce plan de désarmement", a souligné Jean-Noël Barrot.

"C'est la deuxième phase qui doit désormais s'ouvrir et le plan associé à cette deuxième phase doit être présenté dans les prochains jours, et en tout état de cause avant que la conférence ne se tienne", a-t-il poursuivi.

La deuxième phase du plan concerne le secteur entre le Litani et le fleuve Awali, à une quarantaine de km au sud de Beyrouth. Le Hezbollah affirme refuser de remettre ses armes au nord du Litani.

Le ministre français des Affaires étrangères doit rencontrer vendredi les principaux responsables libanais à Beyrouth, dernière étape d'une tournée qui l'a mené en Syrie et en Irak.