Le Conseil de sécurité sanctionne trois leaders Houthis

L'assaut sur la région pétrolifère de Marib a commencé en février et s'est intensifié ces dernières semaines. (Photo, Reuters)
L'assaut sur la région pétrolifère de Marib a commencé en février et s'est intensifié ces dernières semaines. (Photo, Reuters)
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Publié le Jeudi 11 novembre 2021

Le Conseil de sécurité sanctionne trois leaders Houthis

  • Le trio a été ciblé pour son implication dans l'orchestration d'attaques contre Marib et l'Arabie saoudite, et pour avoir violé le droit international
  • Leurs activités illégales comprennent la contrebande d'armes et la saisie des biens des détenus pour financer la milice

NEW YORK: Le Conseil de sécurité de l'ONU a imposé mardi des sanctions à trois leaders de la milice houthie.

Les individus ont été ciblés pour avoir «menacé directement la paix, la sécurité et la stabilité du Yémen» en raison de leur rôle dans l'offensive contre Marib et les attaques contre l'Arabie saoudite, et pour avoir violé le droit international en s'appropriant des biens publics afin d’armer la milice.

Le Conseil de sécurité a déclaré que Saleh Mesfer Saleh al-Chaer, le ministre houthi adjoint de la Défense chargé de la logistique, a aidé la milice à faire passer des armes en contrebande pour s’armer. Le Conseil a ajouté qu'en sa qualité de «gardien judiciaire», il a également été directement impliqué au cours des trois dernières années dans la pratique répandue consistant à confisquer illégalement des biens des personnes détenues dans les prisons houthies ou celles contraintes de fuir le pays.

Al-Chaer «a usé de son autorité et d'un réseau basé à Sanaa comprenant des membres de sa famille, un tribunal pénal spécial, le bureau de la sécurité nationale, la banque centrale, les services d'enregistrement du ministère yéménite du Commerce et de l'Industrie, et certaines banques privées, afin de déposséder arbitrairement de leur patrimoine certaines personnes et entités privées, sans procédure judiciaire régulière ni possibilité de recours», a ajouté le Conseil de sécurité de l’ONU.

Mohammed Abed al-Karim al-Ghamari, le chef d'état-major de l'armée houthie, a également été ajouté à la liste des sanctions en raison du rôle de premier plan qu'il a joué dans l’orchestration des attaques de la milice Houthie. Le Conseil a indiqué qu'en plus de constituer une menace directe pour la paix, la sécurité et la stabilité au Yémen, notamment à Marib, Al-Ghamari est aussi impliqué dans des attaques transfrontalières contre l'Arabie saoudite.

Le troisième individu visé par les sanctions est Youssef al-Madani, commandant des forces houthies à Hodeidah, Hajjah, Al-Mahwit et Raymah, qui a été affecté pour mener l'offensive contre Marib, cette année.

Le Yémen est ravagé par la guerre civile depuis que les Houthis, soutenus par l'Iran, ont pris le contrôle de Sanaa en 2014. Ils ont rejeté à plusieurs reprises les appels au cessez-le-feu.

L'assaut sur la région pétrolifère de Marib a commencé en février et s'est intensifié ces dernières semaines. Il a provoqué le déplacement de millions de personnes qui y ont trouvé refuge après avoir fui les combats dans d'autres régions du pays.

Le gouvernement yéménite et les responsables saoudiens ont averti que si Marib tombait aux mains des Houthis, elle pourrait devenir un tremplin pour de nouvelles frappes contre les infrastructures pétrolières de l'Arabie saoudite et d'autres cibles civiles.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.


L'Iran dit avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats

L'armée iranienne a dit jeudi avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats arabes unis, après des frappes des Etats-Unis sur son territoire. (AFP)
L'armée iranienne a dit jeudi avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats arabes unis, après des frappes des Etats-Unis sur son territoire. (AFP)
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  • "Ce matin, l'armée a frappé au moyen de missiles et de drones les systèmes de communication par satellite, les dépôts d'équipement et les hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït"
  • Aux Emirats, "les systèmes radar de l'armée américaine" ont été visés sur la base aérienne al-Minhad par des missiles et drones, a ajouté cette source

TEHERAN: L'armée iranienne a dit jeudi avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats arabes unis, après des frappes des Etats-Unis sur son territoire.

"Ce matin, l'armée a frappé au moyen de missiles et de drones les systèmes de communication par satellite, les dépôts d'équipement et les hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", indique un communiqué militaire relayé par la télévision d'Etat.

Aux Emirats, "les systèmes radar de l'armée américaine" ont été visés sur la base aérienne al-Minhad par des missiles et drones, a ajouté cette source.