Pèlerinage de l’Omra rétabli par étapes

Sur cette photo des archives en date du 25 mai 2019, des fidèles musulmans font le tour de la Kaaba, le bâtiment cubique de la Grande Mosquée, lors du petit pèlerinage, dit Omra, dans la sainte ville musulmane de La Mecque, en Arabie saoudite. (Photo, AP)
Sur cette photo des archives en date du 25 mai 2019, des fidèles musulmans font le tour de la Kaaba, le bâtiment cubique de la Grande Mosquée, lors du petit pèlerinage, dit Omra, dans la sainte ville musulmane de La Mecque, en Arabie saoudite. (Photo, AP)
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Publié le Mardi 22 septembre 2020

Pèlerinage de l’Omra rétabli par étapes

  • Dans les phases I et II, les services fonctionneront à 40% et 75% de leur capacité ; les pèlerins d'outre-mer reviendront dans la phase trois
  • L'application I’tamarna facilitera également la prise de réservations des pèlerins.

MAKKAH: La suspension de l’Omra en Arabie saoudite, mise en place pour empêcher la propagation du COVID-19, sera levée par étapes, ont annoncé lundi les autorités saoudiennes.

Le ministre du Hajj et de l’Omra Mohammed Saleh Benten a déclaré que si la santé publique reste la première priorité du Royaume, son ministère étudie un plan articulé en trois étapes pour le rétablissement progressif du pèlerinage.

Au cours de la première phase, citoyens saoudiens et expatriés résidant au Royaume sont autorisés à effectuer le petit pèlerinage. Les services relatifs à l’Omra fonctionneront cependant à 40 % de la capacité normale. Ce chiffre s’élève à 75% durant la deuxième phase, tandis que la troisième phase prévoit la restauration de la pleine capacité et l’autorisation accordée aux pèlerins de l'extérieur du Royaume d’accéder au site.

Au cours des trois phases, a déclaré le ministère, de strictes précautions sanitaires seront appliquées.

Benten a déclaré que le ministère reste solidaire des investisseurs et travailleurs impliqués dans le secteur pendant cette période de transformation institutionnelle. Il veut, a-t-il ajouté, permettre aux entreprises et aux organisations connexes de se transformer en entités économiques fortes qui fournissent des services de haute qualité via l'application I’tamarna, application facilitera également la prise de réservations des pèlerins.

Benten a déclaré que plus de 30 entreprises locales et internationales fourniront des services aux pèlerins via une plate-forme électronique qui permettra aux prestataires de services d'effectuer le suivi nécessaire tout en servant les pèlerins. Il a ajouté que les entreprises et institutions de l'Omra servent plus de 16 millions de pèlerins du Royaume, de la région et du reste du monde.

Il a également souligné l'importance de l'enregistrement préalable, et a déclaré que les entreprises sont chargées de mener des études pour identifier les besoins des pèlerins, y compris ceux qui arrivent par les pays de transit. Les citoyens de 80 pays peuvent désormais visiter le Royaume pour l’Omra sans avoir besoin de visa, et ce nombre va augmenter a ajouté Benten.

Abddulfattah Mashat, le vice-ministre du Hajj et de l’Omra, a déclaré qu'un forum avait été organisé, intitulé «Gérer le changement institutionnel et la transformation dans le secteur», dans le but d'enrichir l'expérience des pèlerins. L'économie du Hajj et de l’Omra ne se limite pas aux services fournis aux pèlerins, mais comprend également de nombreux autres services optionnels et logistiques, a-t-il ajouté.

Le ministère s'efforce de gérer efficacement la transformation institutionnelle, d'améliorer les services, d'enrichir l'expérience et de renforcer la durabilité du secteur pour servir plus de pèlerins.

Mashat a déclaré qu'en 2019, 5,3 millions de citoyens saoudiens, 6,4 millions d'expatriés, 1,2 million de résidents des pays du Conseil de coopération du Golfe et 7,5 millions de personnes d'autres régions du monde ont pratiqué l’Omra.

Il a déclaré que les pèlerins étrangers doivent passer par un agent et une société certifiée pour obtenir un visa, ainsi que prendre d'autres dispositions. Le ministère prend toutefois des mesures pour améliorer l'ensemble du système, a-t-il ajouté.

Dans le cadre de la transformation imminente du secteur, Mashat a déclaré qu'une société de l'Omra pourra acquérir des sociétés existantes, soit en fusionnant avec elles, soit en transigeant sous une nouvelle bannière.

Face à cette transformation du secteur, il a souligné la nécessité pour les entreprises de changer le concept des services qu'elles fournissent et de développer de nouveaux modèles économiques

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.

 


Un accord de sécurité avec Israël doit précéder toute rencontre avec Netanyahu déclare Joseph Aoun

Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
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  • L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu
  • Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir.

M. Aoun a réitéré que "le moment n'était pas approprié pour une réunion" avec le dirigeant israélien, selon un comuniqué de la présidence.

"Il faut parvenir d'abord à un accord de sécurité" et obtenir "l'arrêt des agressions israéliennes" contre le Liban, a-t-il ajouté.

Il a cependant assuré que la décision d'engager des négociations avec Israël, rejetée par le Hezbollah, était "sans retour", répétant que le processus visait à obtenir "le retrait israélien des territoires libanaise occupés et le retour des prisonniers" libanais.

Une troisième session de "discussions préliminaires" en vue de ces négociations est attendue "ces prochains jours", a indiqué le communiqué de la présidence.

L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu dans la guerre entre Israël et le mouvement Hezbollah pro-iranien.

Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné.

Les ambassadeurs d'Israël et du Liban aux Etats-Unis se sont rencontrés à deux reprises à Washington au cours des dernières semaines, pour la première fois depuis des décennies, en vue de l'ouverture de négociations directes entre les deux pays, en état de guerre depuis 1948.

Le chef du Hezbollah Naïm Qassem a répété lundi son opposition à des négociations directes avec Israël, estimant qu'elles seraient "une concession gratuite, sans résultat".

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en lançant une attaque contre Israël, qui poursuit ses frappes sur le pays malgré la trêve.

Cette guerre dévastatrice a fait près de 2.700 morts et plus d'un million de déplacés.


Reprise des frappes iraniennes contre les Emirats

Une vue d'ensemble de la 5e édition du salon « Make it in the Emirates » à Abu Dhabi, le 4 mai 2026. (Photo : FADEL SENNA / AFP)
Une vue d'ensemble de la 5e édition du salon « Make it in the Emirates » à Abu Dhabi, le 4 mai 2026. (Photo : FADEL SENNA / AFP)
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  • Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus
  • Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que des missiles de croisière avaient été tirés vers "différentes zones du pays"

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont annoncé avoir été visés lundi par une attaque de drones iraniens et avoir intercepté des missiles de croisière, dans les premières frappes de Téhéran en plus d'un mois, qui fragilisent la trêve dans la guerre au Moyen-Orient.

Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus, voie maritime stratégique au coeur des tensions entre les Etats-Unis et l'Iran. Trois personnes ont été blessées dans cette attaque, selon les autorités locales.

Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que des missiles de croisière avaient été tirés vers "différentes zones du pays". "Trois ont été interceptés au-dessus des eaux territoriales, tandis qu'un est tombé en mer", a-t-il poursuivi dans un message sur ses réseaux sociaux.

"Ces attaques représentent une escalade dangereuse et une transgression inacceptable", a réagi le ministère émirati des Affaires étrangères, ajoutant que le pays "se réservait pleinement le droit légitime de répondre à ces attaques".

Les autorités émiraties ont diffusé plusieurs alertes sur téléphones portables, une première depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu irano-américain le 8 avril, qui avait stoppé les attaques iraniennes menées dans le Golfe, en représailles à l'attaque israélo-américaine du 28 février contre Téhéran.

Deux personnes ont par ailleurs été blessées dans l'attaque d'un immeuble résidentiel dans la ville côtière de Bukha, à Oman, sur le détroit d'Ormuz, a rapporté un média d'Etat, sans préciser l'origine ou la forme de l'attaque.

Alliés de Washington aux portes de l'Iran, les Emirats ont été ciblés par plus de 2.800 missiles et drones depuis le début du conflit, essuyant l'essentiel des salves iraniennes.

A Fujaïrah, qui abrite un important port, un oléoduc et d'autres installations permettant de contourner le détroit d'Ormuz, les équipes de secours s'employaient en début de soirée à maîtriser l'incendie, selon le bureau des médias de l'émirat.

Trois travailleurs indiens ont été hospitalisés pour des blessures modérées, a-t-il précisé.

Ces attaques surviennent au lendemain de l'annonce par Donald Trump du lancement d'une opération américaine visant à permettre une reprise de la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Elles interviennet aussi alors que les Emirats accueillent à Abou Dhabi une importante conférence consacrée à l'industrie nationale et à la résilience économique.

Signe de l'impact du conflit sur l'économie, les autorités ont indiqué que le trafic de passagers à l'aéroport de Dubaï, grand hub international, avait chuté des deux tiers en mars sur un an.

Un pétrolier émirati a par ailleurs été touché par des drones dans le détroit d'Ormuz tard dimanche, suscitant une vive condamnation du ministère des Affaires étrangères.