Désespérée, l'épouse de Sheikh Talal, détenu au Qatar, lance un appel à l’ONU

L'épouse de Cheikh Talal a déclaré que les autorités qatariennes l'ont piégé avec des accusations mensongères de défaut de paiement de dettes et l'ont condamné à 22 ans de réclusion. (Capture d'écran)
L'épouse de Cheikh Talal a déclaré que les autorités qatariennes l'ont piégé avec des accusations mensongères de défaut de paiement de dettes et l'ont condamné à 22 ans de réclusion. (Capture d'écran)
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Publié le Mardi 22 septembre 2020

Désespérée, l'épouse de Sheikh Talal, détenu au Qatar, lance un appel à l’ONU

  • Asma Arian, épouse du cheikh Talal bin Abdul Al-Thani, fait appel au Conseil des droits de l'homme de l'ONU pour la libération de son mari
  • La déclaration coïncide avec un rapport sur la détention arbitraire qui critique vivement le Qatar

LONDRES: L'épouse d'un membre de la famille royale qatarie, enfermé dans une prison de Doha, a lancé un appel désespéré au Conseil des droits de l'homme de l'ONU lundi pour la libération de son mari.

Cheikh Talal bin Abdul Al-Thani, petit-fils de l'ancien émir Sheikh Ahmad bin Ali Al-Thani, est en prison depuis sept ans.

Son épouse, Asma Arian, dit qu'il est torturé et maltraité par les autorités qatariennes, et qu’il se voit refuser des soins médicaux alors que sa santé se détériore.

Arian s’est adressée au Conseil dont le siège est à Genève, en s’appuyant sur un rapport du Groupe de travail sur la détention arbitraire au Qatar qu’une délégation de l’institution onusienne a visité l'année dernière.

«Il a été arbitrairement détenu au Qatar pendant plus de sept ans - des années de souffrance pour nos enfants et moi, et de torture et de désespoir pour lui», a déclaré Arian, qui vit en Allemagne avec ses quatre enfants.

«Il est détenu au secret et souffre de conditions médicales graves qu'il a développées en prison.

«Mon mari a besoin de soins médicaux urgents et d'un avocat qu'il aura lui-même choisi».

Arian dit que son mari a été arrêté en 2013 après avoir demandé son héritage au gouvernement. Elle ajoute que Cheikh Talal a été dupé en signant des chèques de garantie qui, selon elle, couvraient des projets commerciaux par le biais desquels il devait être payé.

«Leurs projets se sont révélés fictifs, uniquement conçus pour piéger mon mari avec des accusations mensongères de défaut de paiement de dettes», a-t-elle déclaré.

Il a été condamné à 22 ans de prison sans procès équitable.

Le rapport du groupe de travail de l’ONU critique ouvertement Doha d’avoir emprisonné un grand nombre de personnes pour cause de défauts de paiement, et de permettre les «chèques de garantie» pour garantir des prêts.

«Nous appelons le Qatar à se conformer aux recommandations du groupe de travail, à libérer mon mari immédiatement et à respecter ses droits durant sa détention», a déclaré Arian.

Le rapport contient une série de recommandations à l’intention du Qatar, tel que la hausse de l’âge minimum de la responsabilité pénale, actuellement fixé à 14 ans, et l’abolition du système de tutelle masculine sur les femmes.

Le sort de Cheikh Talal est lié aux décennies de luttes intestines au sein de la famille royale qatarie.

Son grand-père, qui a régné de 1960 à 1972, a été déposé par son cousin Cheikh Khalifa bin Hamad, grand-père de l’émir actuel du Qatar, Sheikh Tamim.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Rubio poursuit à Bahreïn sa tournée pour rassurer les alliés de Washington dans le Golfe

  • Avant son étape au Koweït, Marco Rubio avait assuré depuis Abou Dhabi le président émirati de l'engagement de Washington en faveur de la sécurité de son pays
  • Il a ensuite rallié Bahreïn pour une réunion jeudi du Conseil de coopération du Golfe (CCG)

MANAMA: Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio est jeudi à Bahreïn, poursuivant sa tournée destinée à rassurer les pays du Golfe sur la volonté des Etats-Unis de protéger leurs intérêts dans les discussions avec l'Iran.

Mercredi au Koweït, le secrétaire d'Etat américain avait assuré que les Etats-Unis entendaient "discuter avec eux de chaque décision prise concernant" les négociations en cours avec Téhéran.

Les pays du Golfe ont payé un lourd tribut à l'offensive américano-israélienne lancée le 28 février contre l'Iran. Ils accueillent des bases militaires américaines et ont été visés par des missiles et drones iraniens en représailles.

Avant son étape au Koweït, Marco Rubio avait assuré depuis Abou Dhabi le président émirati de l'engagement de Washington en faveur de la sécurité de son pays. Il a ensuite rallié Bahreïn pour une réunion jeudi du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

En parallèle, des discussions sur une réconciliation entre les pays du Golfe et l'Iran sont prévues en Arabie saoudite, à une date encore indéterminée, a indiqué à l'AFP un diplomate.

Trump refuse tout péage 

L'Iran et les Etats-Unis ont signé le 17 juin un protocole pour mettre fin aux hostilités, ouvrant la voie à 60 jours de négociations en vue d'un règlement durable.

Une réunion technique avec la délégation iranienne est prévue les 29 ou 30 juin en Suisse, a précisé Marco Rubio.

Mais de nombreuses divergences subsistent, comme le nucléaire ou le détroit d'Ormuz. Et les critiques se multiplient aux Etats-Unis sur les concessions accordées par Donald Trump, soucieux de mettre un terme au plus vite à cette guerre impopulaire.

La Maison Blanche a dû demander aux parlementaires américains une rallonge budgétaire de près de 88 milliards de dollars, notamment pour reconstituer ses stocks de munitions après la guerre.

Le protocole d'accord a "la valeur d'une déclaration de défaite pour l'Amérique", s'est prévalu mercredi le négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf.

Si le texte prévoit une réouverture du détroit d'Ormuz, après des mois de blocage qui ont fait flamber les cours de l'or noir, l'Iran a dit vouloir imposer des frais de service, assurant que cette voie maritime stratégique ne retrouvera pas son fonctionnement libre d'avant-guerre.

"AUCUN PEAGE, AUCUN FRAIS D'ASSURANCE ET AUCUN AUTRE FRAIS" ne sera accepté par Washington, a tonné Donald Trump sur sa plateforme Truth Social.

Aucun pays autre que l'Iran ne soutient l'imposition de frais pour son passage, a assuré pour sa part Marc Rubio.

Pour l'heure, les cours du baril de pétrole Brent continuent leur décrue. Le Brent de la mer du Nord, référence internationale, est brièvement retombé jeudi sous son niveau d'avant-guerre. Durant le conflit, la flambée des cours du brut avaient provoqué une poussée d'inflation mondiale et des pénuries de carburant dans certains pays.

Sur le volet nucléaire, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a assuré mercredi que des inspections en Iran auraient bien lieu, sans fixer de date.

Téhéran a toujours nié vouloir se doter de la bombe atomique, mais campe sur son droit à une filière civile complète.

"Comme le phénix" 

Sur le Liban, dont l'Iran a imposé l'inclusion dans le protocole d'accord, Mohammad Bagher Ghalibaf a estimé que la fin de la guerre y était "aussi importante" que la fin des hostilités dans son propre pays.

Or le Hezbollah libanais a accusé mercredi Israël d'une nouvelle "violation" du cessez-le-feu après qu'un drone israélien a fait deux morts dans le sud du pays. Deux autres personnes avaient été tuées par des tirs israéliens la veille.

L'Iran a par ailleurs accusé jeudi l'Otan, de "complicité" dans la guerre déclenchée contre lui par les Etats-Unis et Israël, reprochant notamment à l'Italie et à la Roumanie d'avoir permis à des avions américains d'utiliser leurs bases pendant le conflit.

"Il s'agit là d'un aveu clair et accablant de la complicité active de l'Otan dans une guerre d'agression illégale", a écrit sur X le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï.

 


Le ministre libanais de la Défense reçoit l'ambassadeur saoudien à Beyrouth

Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
  • L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth
  • Les parties ont discuté des développements récents et des moyens de renforcer les relations bilatérales

BEYROUTH : L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth.

Les deux parties ont évoqué les derniers développements et les moyens de renforcer les relations bilatérales, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Par ailleurs, le prince Saud bin Naif bin Abdulaziz, gouverneur de la Province de l’Est, a reçu lundi à Dammam l’ambassadeur du Kenya auprès du Royaume, Joseph Masila. Ils ont eu des entretiens cordiaux et ont abordé des questions d’intérêt commun.


L'ex-ministre égyptien Nabil Fahmy officiellement nommé à la tête de la Ligue arabe

La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne. (AFP)
La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne. (AFP)
  • L'ancien haut diplomate de 75 ans a dirigé les Affaires étrangères égyptiennes de juin 2013 à juillet 2014
  • Il deviendra le huitième Egyptien à la tête de l'organisation panarabe basée au Caire, en succédant à Ahmed Aboul Gheit, en poste depuis 2016 (deux mandats)

LE CAIRE: La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne, lors d'une réunion à Amman en Jordanie des ministres des Affaires étrangères de l'organisation, a-t-elle indiqué lundi dans un communiqué.

Nabil Fahmy, qui avait été nommé secrétaire général à l'unanimité en mars, prendra ses fonctions début juillet et pour cinq ans.

L'ancien haut diplomate de 75 ans a dirigé les Affaires étrangères égyptiennes de juin 2013 à juillet 2014. Il deviendra le huitième Egyptien à la tête de l'organisation panarabe basée au Caire, en succédant à Ahmed Aboul Gheit, en poste depuis 2016 (deux mandats).

La Ligue arabe, qui compte 22 membres n'a eu qu'un seul secrétaire général non égyptien depuis sa création: le Tunisien Chedli Klibi dans les années 1980, après que l'Egypte a été suspendue de l'organisation pour avoir signé un traité de paix avec Israël.

Fondée en 1945, la Ligue arabe est la principale organisation régionale dédiée à la concertation politique au sein du monde arabe.