L'Unrwa déplore des financements «insuffisants»

Une femme palestinienne et son enfant se tiennent à côté d'une fenêtre d'un centre de distribution d'aide géré par l'Unrwa dans la ville de Gaza, le 16 septembre 2021. (Photo, AFP)
Une femme palestinienne et son enfant se tiennent à côté d'une fenêtre d'un centre de distribution d'aide géré par l'Unrwa dans la ville de Gaza, le 16 septembre 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 17 novembre 2021

L'Unrwa déplore des financements «insuffisants»

  • Pour ses trois activités principales, éducation, santé et protection sociale, l'Unrwa avait annoncé début octobre chercher à obtenir 800 millions de dollars par an
  • L'organisation a toujours besoin de trouver 60 millions de dollars pour boucler son budget 2021

BRUXELLES : L'agence de l'ONU pour l'aide aux réfugiés Palestiniens (Unrwa) a annoncé avoir obtenu mardi des promesses de dons totalisant 614 millions de dollars, très en-deçà des besoins de financement de l'organisation, qui peine à boucler son budget annuel.

Lors de sa conférence annuelle des donateurs, organisée à Bruxelles, "huit Etats membres (de l'agence) ont annoncé des promesses cumulant plus de 614 millions de dollars, via des accords pluriannuels nouveaux ou renouvelés, courant sur des périodes de deux à cinq ans", a précisé l'Unrwa dans un communiqué.

Pour autant, ces fonds restent "insuffisants": "La combinaison de ces annonces et des promesses existantes, si elles se concrétisent entièrement, n'équivaudrait qu'à 40 % des besoins du budget de base de l'agence pour 2022", a-t-elle regretté.

Pour ses trois activités principales - éducation, santé et protection sociale -, l'Unrwa avait annoncé début octobre chercher à obtenir 800 millions de dollars par an.

Et en dépit de contributions supplémentaires de fin d'année s'élevant à 38 millions de dollars, l'organisation a toujours besoin de trouver 60 millions de dollars pour boucler son budget 2021, au risque de devoir cesser certains programmes.

"L'Unrwa continue de subir des manques de fonds catastrophiques et répétés, qui menacent d'accroître la vulnérabilité de son personnel et des millions de personnes qu'elle aide, en les privant des besoins de première nécessité", ont averti dans une déclaration commune le ministre jordanien des Affaires étrangères Ayman Safadi et son homologue suédoise Anne Linde, co-présidents de la conférence.

Ils ont appelé mardi "la communauté internationale à réformer structurellement le modèle de financement de l'agence", notamment avec des engagements de longue durée.

L'objectif avancé des 800 millions de dollars doit permettre de garder ouvertes les quelque 700 écoles gérées par l'organisme onusien, où sont scolarisés 550 000 filles et garçons, comme les centres de santé et continuer à fournir une protection sociale aux réfugiés palestiniens, avait précisé début octobre le commissaire général de l'Unrwa, Philippe Lazzarini.

À ces 800 millions de dollars, s'ajoute la nécessité de fonds pour l'aide humanitaire assurée par l'agence, estimés pour 2022 à un demi-million de dollars, avait ajouté le responsable.

"Nous continuons aujourd'hui à nous battre, à courir après du cash" et "je ne sais jamais à l'avance si je vais être en mesure de payer les salaires des quelque 28 000 employés" de l'Unrwa, avait-t-il déploré.

L'Unrwa fournit une aide à plus de cinq millions de réfugiés palestiniens enregistrés auprès d'elle, dans les Territoires palestiniens, en Jordanie et au Liban.


Deux militaires des Émirats arabes unis tués, l'Iran poursuit ses frappes dans le Golfe

Le 8 mars 2026, des immeubles de grande hauteur se dressent sous un ciel couvert le long de la corniche de Doha. (File/AFP)
Le 8 mars 2026, des immeubles de grande hauteur se dressent sous un ciel couvert le long de la corniche de Doha. (File/AFP)
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  • De fortes explosions ont été entendues à Doha
  • Les défenses aériennes des Émirats arabes unis ont déclaré avoir détecté 15 missiles balistiques.

DUBAI : Les défenses aériennes du Qatar et des Émirats arabes unis ont intercepté des missiles et des drones lundi, alors que le conflit avec l'Iran continue de se propager dans le Golfe, les autorités des deux pays faisant état d'explosions et d'interceptions aériennes.

Les Émirats arabes unis ont déclaré que deux membres des forces armées ont été tués à la suite du crash d'un hélicoptère dû à une défaillance technique alors qu'ils exerçaient leurs fonctions dans le pays lundi.

Le ministère de la défense a présenté "ses plus sincères condoléances et sa sympathie aux familles".

Le ministère de la défense du Qatar a indiqué que les forces armées avaient intercepté une attaque au missile.

Des témoins de l'agence Reuters et des journalistes de l'AFP ont également rapporté avoir entendu de fortes explosions à Doha.

Les défenses aériennes des Émirats arabes unis ont déclaré avoir détecté 15 missiles balistiques, dont 12 ont été détruits, tandis que 3 missiles sont tombés en mer.

Au total, 18 drones ont également été détectés, dont 17 ont été interceptés, tandis qu'un autre est tombé à l'intérieur du territoire national.

Depuis le début de la guerre, les Émirats arabes unis ont déclaré avoir intercepté 233 des 253 missiles balistiques, 1 359 des 1 440 drones et détruit 8 missiles de croisière.

Ces attaques ont fait 4 morts parmi les ressortissants pakistanais, népalais et bangladais, et 117 personnes ont été légèrement blessées.


Un mort après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël

 Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave. (AFP)
Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave. (AFP)
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  • Des images tournées par l'AFP ont montré des équipes de secouristes et forces de sécurité déployées dans une rue de la localité de Yehud, dans le centre d'Israël, allant ensuite inspecter un bâtiment voisin
  • Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un monte-charge explosé sous l'effet d'un impact, qui a touché selon les secouristes une structure bétonnée encore en construction

YEHUD: Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave.

Des images tournées par l'AFP ont montré des équipes de secouristes et forces de sécurité déployées dans une rue de la localité de Yehud, dans le centre d'Israël, allant ensuite inspecter un bâtiment voisin.

Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un monte-charge explosé sous l'effet d'un impact, qui a touché selon les secouristes une structure bétonnée encore en construction.

"Immédiatement après l'activation des sirènes", des équipes de secours ont été dépêchées "sur plusieurs sites du centre d'Israël", parmi lesquels le chantier de Yehud, a déclaré le Magen David Adom (MDA), l'équivalent israélien de la Croix-Rouge.

Deux hommes "souffrant de blessures graves provoquées par des débris" ont été dégagés des décombres, et l'un est décédé peu après, a ajouté le MDA.

"La situation était difficile. Les deux victimes gisaient inconscientes et souffraient de graves blessures dues à des débris", a témoigné Liz Goral, une ambulancière paramédicale du MDA, citée dans un communiqué.

Le chef de l'opposition israélienne, Yaïr Lapid, qui s'est rendu sur les lieux, a affirmé aux journalistes que "l'Iran visait des civils de manière délibérée".

"Voyez-vous des installations militaires autour de vous?", a-t-il dit, "ce qu'ils essaient de faire, c'est de transformer cette guerre, d'une guerre entre armées en une guerre contre les civils".

Dans une rue de Bat Yam, une autre localité frappée au sud de Tel-Aviv, un photographe de l'AFP a vu une voiture écrasée alors que les forces de sécurité inspectaient les lieux.

L'armée a indiqué que des soldats menaient des recherches sur plusieurs sites touchés dans le centre d'Israël.

Selon les services de secours, 11 personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées, dont trois grièvement, après des tirs de missiles en Israël depuis le début de la guerre avec l'Iran, le 28 février, déclenchée par une offensive israélo-américaine massive contre la République islamique.

 

 


L'émir du Koweït condamne l'attaque «brutale» de l'Iran contre son pays

L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
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  • "Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien"
  • Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février

KOWEIT: L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes.

"Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien, ni de nos côtes pour aucune action militaire contre lui, et que nous le leur avons répété à maintes reprises par nos canaux diplomatiques", a déclaré l'émir, Mechaal al-Ahmad Al-Sabah, dans un discours télévisé.

Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février.