Les réductions du financement britannique met l'Unrwa «au bord de l'effondrement»

Des employés de l'Office de secours et de travaux des Nations unies (UNRWA) participant à une manifestation contre les suppressions d'emplois, dans la ville de Gaza, le 19 septembre 2018. (Reuters)
Des employés de l'Office de secours et de travaux des Nations unies (UNRWA) participant à une manifestation contre les suppressions d'emplois, dans la ville de Gaza, le 19 septembre 2018. (Reuters)
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Publié le Samedi 06 novembre 2021

Les réductions du financement britannique met l'Unrwa «au bord de l'effondrement»

  • Le commissaire général de l'Agence de secours de l'ONU pour la Palestine a déclaré, début novembre, qu'il n'avait plus «rien» sur son compte bancaire
  • Le Royaume Uni était le troisième contributeur de l'UNRWA avant de réduire son budget d'aide durant la pandémie

LONDRES: Les réductions dans le financement de l'Agence de secours de l'ONU pour la Palestine qui comprend une subvention du gouvernement britannique signifient que l'agence est maintenant proche de l’effondrement, a déclaré le directeur de l'agence à The Guardian.

Le Royaume-Uni a réduit de plus de la moitié son financement accordé à l'agence, passant de 42,5 millions de livres sterling (1 livre sterling = 1,17 euro) en 2020 à 20,8 millions de livres sterling en 2021.

Philippe Lazzarini, commissaire général de l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine, a expliqué que les Palestiniens, en Cisjordanie et à Gaza, ainsi qu’en Jordanie, en Syrie et au Liban, sont en plein désarroi face aux coupes budgétaires qui grèvent le budget de l'agence.

L'UNRWA fait face à une crise existentielle en raison d'un déficit budgétaire de 100 millions de dollars, a déclaré Lazzarini.

Il a affirmé qu’un sentiment de profonde détresse accompagnée de désespoir prévalait parmi les Palestiniens. Lorsque l'agence des Nations unies lutte financièrement pour assurer les services les plus essentiels, cela crée un profond sentiment d'abandon, a-t-il ajouté.

Londres était auparavant le troisième donateur le plus important de l'agence des Nations unies, mais les réductions budgétaires de l'aide étrangère entreprises en raison de la pandémie ont fait que Londres a réduit le montant du financement humanitaire qu'elle fournissait à tous les niveaux.

«Il s’agit d’une conséquence direct de cette décision politique qui consiste à réduire le budget de l'aide de l'équivalent de 0,7% du revenu national brut à 0,5%», a précisé Lazzarini à The Guardian. «Cela a des conséquences humanitaires. Cela a des conséquences sur le développement humain. Cette diminution de l'aide correspond à l’équivalent de plus de 70 000 garçons et filles dans nos écoles.»

À Londres, pour tenter de réunir des fonds pour l'organisation, Lazzarini a également répondu aux critiques qui soutenaient que l'agence – qui dispose d'un budget de base de 800 millions de dollars – avait beaucoup de fonds.

Avec cet argent, l'UNRWA gère près de 700 écoles accueillant 550 000 enfants, ainsi que des centres de santé, et fournit une protection sociale aux réfugiés palestiniens et à leurs descendants.

«Nous avons les mêmes ressources qu'en 2013, et pourtant, au fil des ans, nous avons reçu de nombreuses demandes et n'avons donc pas eu d'autre choix que d'opter pour des mesures d'austérité drastiques pour maintenir les services», a-t-il affirmé.

Il a averti qu'une série de réductions de financement provenant d'autres sources ont exacerbé les problèmes financiers auxquels l'agence est confrontée.

«Il ne s’agit pas d’un problème à court terme. Notre modèle de financement actuel conduit l'agence à l'effondrement», a déclaré Lazzarini. «Il est devenu si instable qu'il constitue une menace existentielle pour l'organisation. Nous nous retrouvons, année après année, dans une situation de plus en plus grave.»

«En ce moment, début novembre, je n'ai plus rien sur mon compte bancaire. Je ne sais pas comment je vais couvrir les coûts et les salaires de milliers d'enseignants et de milliers d'agents de santé, et cela signifie la perte de services essentiels dans un environnement particulièrement instable.»

«Nous avons commencé cette année avec un manque de fonds. Je ne peux pas imprimer de l'argent. Je ne peux pas en emprunter. Tout ce que je peux faire, c'est retarder les échéances et colmater les brèches.»

En ce qui concerne l'instruction des réfugiés palestiniens, l'UNRWA est «irremplaçable», a déclaré Lazzarini.

«Chaque année, des dizaines d'écoles sont récompensées par le British Council pour la qualité de leur enseignement. En investissant dans l'éducation de plus de 500 000 garçons et filles dans la région, nous investissons non seulement dans l'avenir mais dans la stabilité de la région.»

«La question de savoir ce qui arriverait à ces enfants si nous ne pouvons pas leur offrir une éducation et si les écoles ferment est une bonne question. Il y aura un vide. Nous entrerions en terrain inconnu et la question consisterait à savoir qui comblerait cette lacune dans des lieux comme Gaza et les camps de réfugiés au Liban. Nous n'en avons pas la réponse.»

Il a déclaré que la raison fondamentale des problèmes actuels avec l'UNRWA était l'absence d'une solution politique à la question de l'État palestinien.

«Ce n'est pas l'UNRWA qui perpétue le statut de réfugié. Le statut de réfugié est perpétué par l'absence de solution politique et je vous promets qu’aucun Palestinien ne voudrait rester un réfugié après un si long temps.»

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre saoudien des AE aborde les développements régionaux avec ses homologues omanais et français

Le ministre saoudien des affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane. (SPA)
Le ministre saoudien des affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane. (SPA)
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  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a eu un entretien téléphonique avec le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr ben Hamad Al-Busaidi, jeudi, a rapporté l'agence d'Etat saoudienne SPA.
  • Ils ont discuté des derniers développements de la situation régionale et de leurs implications pour la sécurité et la stabilité de la région

RIYAD: Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, a eu un entretien téléphonique avec le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr bin Hamad Al-Busaidi, jeudi, a rapporté l'agence d'Etat saoudienne SPA.

Les deux responsables ont passé en revue les derniers développements régionaux et ont discuté des efforts conjoints pour renforcer la sécurité et la stabilité dans la région

Le ministre a également eu un entretien avec le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, au cours duquel ils ont discuté des derniers développements de la situation régionale et de leurs implications pour la sécurité et la stabilité de la région.


Le ministre saoudien de la défense annonce un programme de développement de 1,9 million de SR pour le Yémen

Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane, a rencontré mercredi le président du Conseil présidentiel du Yémen, Rashad Al-Alimi. (SPA)
Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane, a rencontré mercredi le président du Conseil présidentiel du Yémen, Rashad Al-Alimi. (SPA)
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  • Le Prince Khalid ben Salmane déclare que le financement vise à construire un avenir meilleur pour le Yémen et son peuple
  • L'enveloppe comprend la construction d'hôpitaux et d'écoles, la restauration de l'aéroport d'Aden et la construction d'une usine de dessalement

RIYAD: L'Arabie saoudite va investir 1,9 milliard de francs suisses (506 millions de dollars) dans des projets de développement au Yémen, a déclaré mercredi le ministre de la Défense du Royaume, le prince Khalid ben Salmane.

Le soutien comprend 28 projets dans les secteurs de la santé, de l'énergie, de l'éducation et des transports, a rapporté l'agence de presse saoudienne.

Le paquet comprend une nouvelle subvention de dérivés du pétrole pour faire fonctionner les centrales électriques à travers le Yémen.

L'annonce a été faite lors d'une réunion avec le chef du Conseil présidentiel du Yémen, Rashad Al-Alimi, le premier ministre du Yémen, Salem Saleh ben Braik, et le gouverneur d'Aden, Abdulrahman Sheikh Al-Yafai.

Ce financement permettra au programme saoudien de développement et de reconstruction pour le Yémen de travailler avec le gouvernement yéménite et les autorités locales pour soutenir les institutions et les services clés à Aden, Hadramaout, Al-Mahrah, Socotra, Marib, Shabwa, Abyan, Dhale, Lahij et Taiz.

Les projets comprennent la construction d'une usine de dessalement, la restauration de l'aéroport d'Aden - la principale plate-forme aérienne du pays dans le sud -, l'ouverture d'un hôpital sur l'île de Socotra, ainsi que la construction et l'équipement de 30 écoles.

Le prince Khalid a déclaré que ce programme "incarne l'engagement du Royaume à renforcer la sécurité et la stabilité et à contribuer à la construction d'un avenir meilleur pour le Yémen et son peuple".

La réunion a également porté sur les relations entre l'Arabie saoudite et son voisin, sur l'évolution de la situation au Yémen et sur les efforts déployés pour mettre fin à la crise yéménite par le biais d'une solution politique globale.

"Nous avons souligné l'importance de poursuivre les efforts, en ce qui concerne l'avenir de la question du Sud, dans le cadre de la conférence de Riyad, afin de trouver une vision globale pour des solutions justes", a déclaré le prince Khalid.éroports, aux ports et à d'autres installations.


Toute menace contre la sécurité du Royaume est une « ligne rouge », affirme l’envoyé saoudien

Le représentant permanent du Royaume d'Arabie saoudite auprès des Nations Unies, Abdulaziz Alwasil. (Fourni)
Le représentant permanent du Royaume d'Arabie saoudite auprès des Nations Unies, Abdulaziz Alwasil. (Fourni)
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  • Abdulaziz Alwasil déclare devant le Conseil de sécurité de l’ONU que la situation dans le sud du Yémen est « une cause juste aux dimensions sociales et historiques » qui ne peut être résolue que par le dialogue
  • Les récentes activités militaires dans le sud ont été unilatérales, entraînant une escalade qui nuit aux intérêts du peuple yéménite et sape les efforts visant à résoudre les problèmes du sud, affirme-t-il

​​​​​​NEW YORK : Toute tentative de menacer la sécurité nationale de l’Arabie saoudite constitue une « ligne rouge » et fera l’objet d’une réponse décisive, a déclaré mercredi l’ambassadeur du Royaume auprès des Nations unies devant le Conseil de sécurité.

S’exprimant lors d’une réunion consacrée au Yémen, Abdulaziz Alwasil a estimé que la situation dans le sud du pays est « une cause juste aux dimensions sociales et historiques » qui ne peut être résolue que par le dialogue.

« Nous soulignons que toute tentative de menacer notre sécurité nationale est une ligne rouge, et nous n’hésiterons pas à prendre les mesures et actions nécessaires pour y faire face et la neutraliser », a-t-il ajouté.

Alwasil a réaffirmé le soutien de l’Arabie saoudite au président yéménite Rashad Al-Alimi, au Conseil présidentiel de direction et au gouvernement yéménite dans leurs efforts pour parvenir à la sécurité, à la stabilité, au développement et à la paix, tout en préservant l’unité nationale.

Il a indiqué que les activités militaires menées par les forces du Conseil de transition du Sud dans le Hadramaout et l’Al-Mahra le 2 décembre 2025 étaient unilatérales, n’avaient pas reçu l’approbation du Conseil présidentiel de direction et n’avaient pas été coordonnées avec la Coalition pour le rétablissement de la légitimité au Yémen.

Ces actions ont entraîné une escalade injustifiée qui a porté atteinte aux intérêts du peuple yéménite, sapé les efforts visant à traiter les problèmes du sud et contredit les objectifs de la coalition, a-t-il ajouté.

Le Royaume, en coordination avec ses partenaires de la coalition, le Conseil présidentiel de direction et le gouvernement yéménite, a pris des mesures pour contenir la situation en envoyant une force militaire chargée de coordonner les dispositions avec le Conseil de transition du Sud à Aden, a-t-il déclaré.

L’objectif était d’assurer le retour des forces du Conseil de transition du Sud à leurs positions précédentes en dehors du Hadramaout et de l’Al-Mahra, ainsi que la remise des camps aux forces gouvernementales légitimes et aux autorités locales, conformément aux procédures convenues, a ajouté Alwasil.

Il a exprimé son regret face aux opérations militaires menées dans le Hadramaout et l’Al-Mahra, à proximité de la frontière sud de l’Arabie saoudite, estimant qu’elles constituaient une menace directe pour la sécurité nationale du Royaume, ainsi que pour la sécurité du Yémen et la stabilité régionale. De telles actions sont extrêmement dangereuses, a-t-il souligné, et vont à l’encontre des principes fondateurs de la Coalition pour le rétablissement de la légitimité au Yémen.

Alwasil a salué l’accord d’échange de prisonniers et de détenus signé à Mascate le 23 décembre, qu’il a qualifié de mesure humanitaire importante pour soulager les souffrances et renforcer la confiance.

Il a félicité le sultanat d’Oman pour avoir accueilli et parrainé les consultations, ainsi que pour son soutien aux négociations, et a salué les efforts de l’envoyé spécial de l’ONU pour le Yémen, Hans Grundberg, du Comité international de la Croix-Rouge et de tous ceux qui ont contribué au processus.

S’agissant des efforts politiques pour résoudre la crise, Alwasil a déclaré que l’Arabie saoudite accueillait favorablement l’appel du président Al-Alimi à la tenue d’une conférence inclusive à Riyad, réunissant toutes les parties prenantes afin de discuter de solutions justes à la situation dans le sud du Yémen.

Les préparatifs de cette conférence ont commencé, a-t-il précisé, en coopération avec le gouvernement yéménite et des représentants du sud, reflétant les liens étroits entre les deux pays et leur intérêt commun pour la stabilisation du Yémen.

Il a exhorté l’ensemble des acteurs du sud à participer activement et de manière constructive aux discussions afin de parvenir à des solutions globales et équitables répondant aux aspirations légitimes du peuple du sud du Yémen.

Alwasil a enfin appelé toutes les forces et parties prenantes yéménites à coopérer et à intensifier leurs efforts pour parvenir à un règlement politique durable garantissant la sécurité et la stabilité.

Il a qualifié la question du sud de « cause juste aux dimensions sociales et historiques », soulignant que « la seule manière d’y répondre passe par le dialogue menant à une solution politique globale », fondée sur des références approuvées aux niveaux national et international. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com