Egypte: 5 ans de prison pour Ziad el-Elaimi, figure politique de la «révolution» de 2011

Cette combinaison d'images créée le 24 novembre 2020 montre une vue générale de la place Tahrir du Caire le 18 février 2011 alors qu'elle est remplie de manifestants célébrant l'éviction de l'ancien président Hosni Moubarak; et la même vue presque dix ans plus tard le 11 novembre 2020. (Photo, AFP)
Cette combinaison d'images créée le 24 novembre 2020 montre une vue générale de la place Tahrir du Caire le 18 février 2011 alors qu'elle est remplie de manifestants célébrant l'éviction de l'ancien président Hosni Moubarak; et la même vue presque dix ans plus tard le 11 novembre 2020. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 17 novembre 2021

Egypte: 5 ans de prison pour Ziad el-Elaimi, figure politique de la «révolution» de 2011

Cette combinaison d'images créée le 24 novembre 2020 montre une vue générale de la place Tahrir du Caire le 18 février 2011 alors qu'elle est remplie de manifestants célébrant l'éviction de l'ancien président Hosni Moubarak; et la même vue presque dix ans plus tard le 11 novembre 2020. (Photo, AFP)
  • Un tribunal d'exception a condamné mercredi à cinq ans de prison l'ex-député de l'opposition et figure de la «révolution» égyptienne de 2011, Ziad el-Elaimi
  • Le jugement a été annoncé par le tribunal d'urgence de la Sûreté d'Etat seulement après que les prévenus et les familles ont quitté la salle

LE CAIRE: Un tribunal d'exception a condamné mercredi à cinq ans de prison l'ex-député de l'opposition et figure de la « révolution » égyptienne de 2011, Ziad el-Elaimi, pour « diffusion de fausses nouvelles » et « trouble à l'ordre public », a indiqué sa mère, Ikram Youssef.  

A ses côtés, les journalistes Hicham Fouad et Hossam Moniss ont été condamnés à quatre ans d'emprisonnement, tandis que les militants Mohamed Bahnassi et Hossam Abdel Nasser se sont vu infliger trois ans de prison assortis de travaux forcés, dans un jugement contre lequel aucun appel ne peut être interjeté, a-t-elle ajouté.  

Le jugement a été annoncé par le tribunal d'urgence de la Sûreté d'Etat seulement après que les prévenus et les familles ont quitté la salle, a précisé Mme Youssef.  

En détention provisoire depuis juin 2019, l'ancien député et avocat Ziad el-Elaimi est par ailleurs poursuivi dans une affaire connue sous le nom de la « Coalition de l'espoir », pour avoir tenté de former une alliance d'opposition pour se présenter aux élections législatives de 2020. Il est accusé d'appartenir aux Frères musulmans, une organisation considérée comme « terroriste » par Le Caire depuis 2013.  

Il y a trois semaines, le président Abdel Fattah al-Sissi avait levé l'état d'urgence, en vigueur depuis plus de quatre ans en Egypte. Mais l'ONG Human Rights Watch (HRW) avait estimé que cette décision était « loin d'être suffisante » dans un pays qui compte 60 000 détenus d'opinion, pour beaucoup incarcérés sur ordre de tribunaux militaires et d'exception.  

Depuis l'arrivée au pouvoir de M. Sissi en 2013, les manifestations sont interdites, et il n'est pas rare que les autorités usent des lois antiterroristes ou de celles encadrant la répression des rumeurs et autres « fausses informations » pour faire taire toute forme d'opposition.   

De plus, de nombreux militants arrêtés dans le cadre de l'état d'urgence se trouvent toujours sous le coup de ses lois d'exception et leur détention préventive se poursuit au-delà des deux années autorisées, alors que leurs procès traînent en longueur. 


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.

 


Un accord de sécurité avec Israël doit précéder toute rencontre avec Netanyahu déclare Joseph Aoun

Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
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  • L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu
  • Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir.

M. Aoun a réitéré que "le moment n'était pas approprié pour une réunion" avec le dirigeant israélien, selon un comuniqué de la présidence.

"Il faut parvenir d'abord à un accord de sécurité" et obtenir "l'arrêt des agressions israéliennes" contre le Liban, a-t-il ajouté.

Il a cependant assuré que la décision d'engager des négociations avec Israël, rejetée par le Hezbollah, était "sans retour", répétant que le processus visait à obtenir "le retrait israélien des territoires libanaise occupés et le retour des prisonniers" libanais.

Une troisième session de "discussions préliminaires" en vue de ces négociations est attendue "ces prochains jours", a indiqué le communiqué de la présidence.

L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu dans la guerre entre Israël et le mouvement Hezbollah pro-iranien.

Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné.

Les ambassadeurs d'Israël et du Liban aux Etats-Unis se sont rencontrés à deux reprises à Washington au cours des dernières semaines, pour la première fois depuis des décennies, en vue de l'ouverture de négociations directes entre les deux pays, en état de guerre depuis 1948.

Le chef du Hezbollah Naïm Qassem a répété lundi son opposition à des négociations directes avec Israël, estimant qu'elles seraient "une concession gratuite, sans résultat".

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en lançant une attaque contre Israël, qui poursuit ses frappes sur le pays malgré la trêve.

Cette guerre dévastatrice a fait près de 2.700 morts et plus d'un million de déplacés.


Reprise des frappes iraniennes contre les Emirats

Une vue d'ensemble de la 5e édition du salon « Make it in the Emirates » à Abu Dhabi, le 4 mai 2026. (Photo : FADEL SENNA / AFP)
Une vue d'ensemble de la 5e édition du salon « Make it in the Emirates » à Abu Dhabi, le 4 mai 2026. (Photo : FADEL SENNA / AFP)
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  • Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus
  • Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que des missiles de croisière avaient été tirés vers "différentes zones du pays"

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont annoncé avoir été visés lundi par une attaque de drones iraniens et avoir intercepté des missiles de croisière, dans les premières frappes de Téhéran en plus d'un mois, qui fragilisent la trêve dans la guerre au Moyen-Orient.

Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus, voie maritime stratégique au coeur des tensions entre les Etats-Unis et l'Iran. Trois personnes ont été blessées dans cette attaque, selon les autorités locales.

Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que des missiles de croisière avaient été tirés vers "différentes zones du pays". "Trois ont été interceptés au-dessus des eaux territoriales, tandis qu'un est tombé en mer", a-t-il poursuivi dans un message sur ses réseaux sociaux.

"Ces attaques représentent une escalade dangereuse et une transgression inacceptable", a réagi le ministère émirati des Affaires étrangères, ajoutant que le pays "se réservait pleinement le droit légitime de répondre à ces attaques".

Les autorités émiraties ont diffusé plusieurs alertes sur téléphones portables, une première depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu irano-américain le 8 avril, qui avait stoppé les attaques iraniennes menées dans le Golfe, en représailles à l'attaque israélo-américaine du 28 février contre Téhéran.

Deux personnes ont par ailleurs été blessées dans l'attaque d'un immeuble résidentiel dans la ville côtière de Bukha, à Oman, sur le détroit d'Ormuz, a rapporté un média d'Etat, sans préciser l'origine ou la forme de l'attaque.

Alliés de Washington aux portes de l'Iran, les Emirats ont été ciblés par plus de 2.800 missiles et drones depuis le début du conflit, essuyant l'essentiel des salves iraniennes.

A Fujaïrah, qui abrite un important port, un oléoduc et d'autres installations permettant de contourner le détroit d'Ormuz, les équipes de secours s'employaient en début de soirée à maîtriser l'incendie, selon le bureau des médias de l'émirat.

Trois travailleurs indiens ont été hospitalisés pour des blessures modérées, a-t-il précisé.

Ces attaques surviennent au lendemain de l'annonce par Donald Trump du lancement d'une opération américaine visant à permettre une reprise de la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Elles interviennet aussi alors que les Emirats accueillent à Abou Dhabi une importante conférence consacrée à l'industrie nationale et à la résilience économique.

Signe de l'impact du conflit sur l'économie, les autorités ont indiqué que le trafic de passagers à l'aéroport de Dubaï, grand hub international, avait chuté des deux tiers en mars sur un an.

Un pétrolier émirati a par ailleurs été touché par des drones dans le détroit d'Ormuz tard dimanche, suscitant une vive condamnation du ministère des Affaires étrangères.