Le bénéfice d'Alibaba plombé par le tour de vis en Chine contre la tech

Un panneau d'Alibaba est visible devant le bureau de l'entreprise à Pékin, le 13 avril 2021. (Photo, AFP)
Un panneau d'Alibaba est visible devant le bureau de l'entreprise à Pékin, le 13 avril 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 18 novembre 2021

Le bénéfice d'Alibaba plombé par le tour de vis en Chine contre la tech

Un panneau d'Alibaba est visible devant le bureau de l'entreprise à Pékin, le 13 avril 2021. (Photo, AFP)
  • Le groupe fondé par le fantasque Jack Ma a depuis été condamné au printemps à une amende de 2,3 milliards d'euros
  • Le faux pas de la start-up indienne a fait perdre jeudi à Alibaba plus de 5% à la Bourse de Hong Kong

PÉKIN: Jeudi noir: le géant chinois du commerce en ligne Alibaba a annoncé un bénéfice trimestriel en baisse de 81%, plombé par le durcissement réglementaire en Chine qui ébranle les géants de la tech.   

Longtemps considéré comme un modèle de réussite pour les entreprises chinoises, Alibaba a été le premier à subir la vindicte des autorités.  

Il y a un an, le pouvoir communiste avait coupé les ailes du groupe privé, en stoppant la gigantesque entrée en Bourse de sa filiale de paiement Ant Group à Hong Kong, 48H avant l'événement.  

Présentée alors comme la plus grosse levée de fonds de tous les temps, l'opération aurait dû lui rapporter 27,4 milliards d'euros.   

Le mois suivant, Alibaba était visé par une enquête pour entrave à la concurrence.   

Le groupe fondé par le fantasque Jack Ma a depuis été condamné au printemps à une amende de 2,3 milliards d'euros.   

Et les autorités ont ensuite étendu leur durcissement réglementaire à d'autres secteurs lucratifs (cours de soutien privés, livraison de repas, divertissement, jeux vidéo), faisant perdre des milliards de yuans de capitaux.   

Jeudi, Alibaba a fait état d'un très fort ralentissement de son bénéfice au deuxième trimestre de son exercice décalé.  

Plongeon de Paytm  

Il s'élève à 5,37 milliards de yuans (741,3 millions d'euros) pour la période de juillet à septembre, contre 28,7 milliards de yuans un an plus tôt, soit un repli de 81%.  

Son chiffre d'affaires, en revanche, est en hausse de 29% sur un an, à 155 milliards de yuans (21,4 milliards d'euros).   

L'entreprise dit s'attendre à une progression de ses ventes de l'ordre de 20 à 23% cette année, tout en avertissant de « risques et incertitudes » qui pourraient pénaliser ses activités.  

Ces résultats trimestriels sont publiés le jour où Paytm, pionnier du paiement en ligne en Inde et dont Ant et Alibaba sont actionnaires, a plongé à la Bourse de Bombay lors de sa première journée de cotation.   

Le titre a perdu jeudi plus de 25% en quelques minutes, les investisseurs s'inquiétant de la capacité de Paytm à devenir rentable même s'il a réalisé la plus grosse levée de fonds de l'histoire en Inde.   

Le faux pas de la start-up indienne a fait perdre jeudi à Alibaba plus de 5% à la Bourse de Hong Kong.   

Profil bas  

Depuis un an, Jack Ma fait profil bas après des critiques publiques à l'encontre du régulateur chinois, qui semblent avoir valu à son groupe d'être dans le viseur de Pékin.  

Le quotidien hongkongais South China Morning Post (SCMP), propriété d'Alibaba, affirmait le mois dernier que Jack Ma était en Europe pour une série de réunions d'affaires.  

Ce premier déplacement à l'étranger laisse à penser que Jack Ma, qui a quitté en 2019 la direction d'Alibaba, ne fait pas l'objet de poursuites.  

Dans le cadre d'enquêtes, la Chine empêche parfois certaines personnes de quitter le territoire.  

Alibaba se fait également plus discret qu'à l'accoutumée, notamment pour sa « Fête des célibataires », qui donne lieu à des réductions monstres en ligne.  

Pendant des années, ces soldes étaient accompagnées d'une intense campagne médiatique de la part d'Alibaba, avec écran géant montrant en direct, l'évolution du montant des transactions réalisées sur ses plateformes.   

Mais cette année le 11 novembre, point de tambours ni trompettes ou de commentaires triomphants de la part de responsables d'Alibaba.  

Lancée par Alibaba il y a une décennie, la « Fête des célibataires » tombe chaque année le 11 novembre (11/11), en raison de la succession de « 1 » dans la date qui symbolisent le célibat.   

JD.com, principal concurrent d'Alibaba en Chine, a de son côté annoncé jeudi 2,8 milliards de yuans de pertes trimestrielles (386,6 millions d'euros).  

La firme, qui n'a pas fourni d'explications, avait réalisé un an plus tôt 7,6 milliards de yuans de bénéfices. 


Alimentation durable: les principaux distributeurs français «à la traîne» 

Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation. (AFP)
Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation. (AFP)
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  • Du côté de la France, Carrefour est la seule "à avoir publié une feuille de route pour atteindre ses objectifs à court terme", tandis que "les plans climat de E.Leclerc et d'Intermarché ne sont pas encore concrets", estiment les auteurs de l'étude
  • Les Suisses Denner et Migros se classent respectivement 9e et 10e, devant le britannique Tesco (11e) et le suédois ICA (14e)

PARIS: Les principaux supermarchés français "sont à la traîne" sur le changement climatique et la transition vers une alimentation plus durable et végétale comparé à leurs homologues européens, Néerlandais en tête, selon un classement publié mardi par le centre de réflexion Questionmark.

Deux axes ont été retenus pour évaluer 27 enseignes: les actions engagées pour réduire les émissions de CO2 conformément à l'Accord de Paris sur le climat de 2015, et celles visant à rééquilibrer les ventes de protéines vers davantage d'aliments d'origine végétale plutôt qu'animale.

Aucune des trois françaises étudiées n'intègrent le Top 10: Carrefour se classe 12e et Intermarché 20e, tandis qu'E.Leclerc, premier distributeur de France en parts de marchés, arrive dernier (27e) selon l'étude du centre néerlandais Questionmark, soutenu par le Réseau Action Climat (RAC).

A l'inverse, les Pays-Bas s'illustrent en haut du tableau, avec la branche néerlandaise de Lidl (1e), puis les distributeurs Albert Heijn (3e) et Jumbo (4e), selon l'étude à laquelle ont également participé les associations Madre Brava, ProVeg International et WWF Pays-Bas.

Chez les bons élèves se trouvent aussi les enseignes de Lidl en Pologne (2e), Allemagne (5e) et Espagne (6e), suivies des supermarchés allemands Rewe (7e) et Aldi Süd (8e).

Les Suisses Denner et Migros se classent respectivement 9e et 10e, devant le britannique Tesco (11e) et le suédois ICA (14e).

Du côté de la France, Carrefour est la seule "à avoir publié une feuille de route pour atteindre ses objectifs à court terme", tandis que "les plans climat de E.Leclerc et d'Intermarché ne sont pas encore concrets", estiment les auteurs de l'étude.

"Les émissions totales de gaz à effet de serre de Carrefour France et Intermarché ont augmenté depuis qu'ils les publient", et "les progrès de E.Leclerc sont inconnus", seules les émissions de 2023 ayant été publiées, ajoutent-ils.

Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation, voire à la surconsommation de viande", a déclaré à l'AFP Benoît Granier, responsable alimentation du RAC.

Dans ce contexte, le RAC "exhorte le gouvernement" français "à renforcer l'encadrement du secteur de la grande distribution et à publier enfin la Stratégie nationale pour l'alimentation, la nutrition et le climat (SNANC)", attendue depuis plus de deux ans.


Maisonnave: Le secteur culturel de l'Arabie Saoudite est un nouveau moteur économique entre Riyad et Paris

M. Maisonnave a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour l'attractivité de ce pays dans les décennies à venir. AL-EQTISADIAH.
M. Maisonnave a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour l'attractivité de ce pays dans les décennies à venir. AL-EQTISADIAH.
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  • La Fabrique est un espace dédié à la créativité artistique et aux échanges culturels, lancé dans le cadre d'un partenariat entre le Riyadh Art program et l'Institut français de Riyad
  • Du 22 janvier au 14 février, l'initiative fournira un espace de travail ouvert qui permettra aux artistes de développer et de travailler sur leurs idées dans un cadre collaboratif

RIYAD: La culture est devenue un pilier fondamental des relations bilatérales entre la France et l'Arabie saoudite, selon l'ambassadeur de France au Royaume, Patrick Maisonnave.

Maisonnave a souligné son lien avec les secteurs du divertissement et du tourisme, ce qui en fait un nouveau moteur de la coopération économique entre Riyad et Paris.

Il a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique dans le quartier Jax de Diriyah, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour son attractivité dans les décennies à venir.

La Fabrique est un espace dédié à la créativité artistique et aux échanges culturels, lancé dans le cadre d'un partenariat entre le Riyadh Art program et l'Institut français de Riyad.

Du 22 janvier au 14 février, l'initiative fournira un espace de travail ouvert qui permettra aux artistes de développer et de travailler sur leurs idées dans un cadre collaboratif.

Lancement de La Fabrique, un espace dédié à la créativité artistique

L'ambassadeur a souligné que le processus de transformation du Royaume dans le cadre de la Vision 2030 a contribué à l'émergence d'une nouvelle génération de jeunes artistes et créateurs, ainsi qu'à un désir croissant de la société saoudienne de se connecter à la culture et de s'intéresser à ce qui se passe dans le monde.

Il a affirmé que la relation entre les deux pays est "profonde, voire culturelle par excellence", l'intérêt de la partie saoudienne pour la culture française allant de pair avec l'intérêt croissant du public français et des institutions culturelles qui se développent dans le Royaume.

Selon les dernières estimations, l'économie de la culture représente environ 2,3 % du produit intérieur brut de la France, soit plus de 90 milliards d'euros (106,4 milliards de dollars) de recettes annuelles, d'après les données du gouvernement. Le secteur emploie directement plus de 600 000 personnes, ce qui en fait l'un des secteurs les plus créateurs d'emplois dans les domaines de la création, de l'édition, du cinéma et des arts visuels.

L'Arabie saoudite bénéficie de l'expérience française dans le domaine culturel

M. Maisonnave a expliqué que la France possède des institutions culturelles bien établies, tandis que l'Arabie saoudite est en train de construire un secteur culturel solide, ce qui ouvre la voie à des opportunités de coopération.

Cette initiative s'inscrit dans le prolongement de la signature, il y a un an, de dix accords culturels majeurs entre des institutions françaises et saoudiennes, visant à renforcer la coopération et à transférer l'expertise et les connaissances françaises afin de contribuer au développement du système culturel dans le Royaume.

Il a ajouté que des expériences telles que La Fabrique permettent de rencontrer la nouvelle génération de créateurs saoudiens, qui ont exprimé leur intérêt pour la mise en relation avec des institutions et des artistes français à Paris et en France.

La Fabrique offre un espace pour de multiples pratiques artistiques contemporaines, y compris les arts de la performance, les arts numériques et interactifs, la photographie, la musique et le cinéma, tout en permettant au public d'assister aux étapes de la production d'œuvres artistiques et d'interagir avec le processus de création.


La CJUE valide les astreintes de 68,5 M EUR contre la Pologne pour son refus de fermer une mine de charbon

La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
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  • "La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów"
  • La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement

VARSOVIE: La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne.

"La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów", selon un communiqué de presse officiel dans lequel la CJUE insiste sur son souhait de "garantir l'application effective du droit de l'Union dans l'intérêt général".

La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement.

En 2021, la République tchèque avait porté l'affaire devant la CJUE.

La mine Turow a été sommée de cesser ses activités, mais l'ancien gouvernement polonais nationaliste n'a pas obtempéré et, en conséquence, Varsovie a été condamné par Bruxelles à une astreinte de 500.000 euros par jour.

Selon le gouvernement, la fermeture de la mine compromettrait la sécurité énergétique du pays.

En 2022, moyennant un engagement à des investissements importants dans la protection de l'environnement, la Pologne est parvenue finalement à un accord amiable avec la République tchèque.

Cependant la Commission européenne a sommé Varsovie de verser environ 68,5 M EUR, soit l'équivalent des astreintes journalières cumulées avant la conclusion de l'accord avec Prague.

Face au nouveau refus polonais, Bruxelles a prélevé les sommes dues dans les fonds européens destinés à Varsovie, une démarche alors inédite.

"L'accord amiable conclu entre la République tchèque et la Pologne n'a pas supprimé rétroactivement les astreintes ordonnées en référé", a expliqué jeudi la CJUE.

Selon la Cour européenne, les astreintes gardent "un caractère préventif et non répressif, contrairement à ce que prétendait la Pologne".

"L'obligation de payer l'astreinte journalière, versée au budget de l'Union, vise à assurer le respect des mesures provisoires déjà ordonnées", a insisté la CJUE.