KSrelief conclut des accords de sécurité alimentaire avec des agences de l’ONU

Le Dr Abdallah ben Abdelaziz al-Rabeeah et David Beasley, directeur exécutif du Programme alimentaire mondial, ont conclu deux accords. (Photo, SPA)
Le Dr Abdallah ben Abdelaziz al-Rabeeah et David Beasley, directeur exécutif du Programme alimentaire mondial, ont conclu deux accords. (Photo, SPA)
Short Url
Publié le Jeudi 18 novembre 2021

KSrelief conclut des accords de sécurité alimentaire avec des agences de l’ONU

  • KSRelief et la FAO mettront en œuvre un projet d’assistance agricole d’urgence pour les personnes touchées par la crise humanitaire et la pandémie de Covid-19 au Yémen
  • Un autre accord signé par KSRelief et le PAM vise lui à soutenir les réfugiés syriens en Jordanie et les enfants du Pakistan

ROME: Jeudi, le superviseur général du Centre d’aide humanitaire et de secours du roi Salmane (KSrelief), le Dr Abdallah al-Rabeeah, a signé à Rome des accords de coopération avec le Programme alimentaire mondial (PAM) et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Ces accords, conclus par KSrelief qui gère, coordonne et supervise l’aide internationale de l’Arabie saoudite – vont «renforcer la coopération» entre les signataires et «fournir un cadre pour promouvoir les objectifs liés à l’amélioration de la sécurité alimentaire et à la lutte contre la malnutrition au niveau international».

KSR Relief et la FAO mettront en œuvre un projet d’assistance agricole d’urgence pour les personnes touchées par la crise humanitaire et la pandémie de Covid-19 dans les gouvernorats de Hajjah et Lahaj au Yémen.

Selon un communiqué publié à l’issue de la rencontre entre M. al-Rabeeah et le directeur général de la FAO, M. Qu Dongyu, au siège de l’agence des Nations unies à Rome, le projet yéménite «vise à améliorer la sécurité alimentaire et la nutrition en fournissant un soutien immédiat aux agriculteurs et aux familles les plus démunies des communautés agricoles».

Un autre accord signé par KSRelief et le PAM vise à soutenir les réfugiés syriens en Jordanie et les enfants du Pakistan.

Le partenariat entre l’Arabie saoudite et le PAM est vieux de plus de quarante-cinq ans. Le Royaume a fait un don de 50 millions de dollars (1 dollar = 0,86 euros) au programme onusien entre 1975 et 1976 pour soutenir ses projets alimentaires destinés aux personnes touchées par la crise économique de 1973.

En 2008, le Royaume a annoncé un don de 500 millions de dollars au PAM pour lui permettre de mener à bien ses projets de secours et fournir de la nourriture à des millions de personnes touchées par l’inflation. En 2014, il a versé plus de 200 millions de dollars pour permettre aux familles déplacées en Irak, aux réfugiés syriens dans divers pays et aux réfugiés du Soudan du Sud et de Somalie, de se nourrir.

KSrelief a été fondé en 2015 et mène plus de 1600 projets dans 68 pays, en coopération avec 144 partenaires locaux et internationaux. À ce jour, l’organisation a versé 1,2 milliard de dollars d’aide au PAM. Cette somme a été utilisée pour fournir une aide alimentaire à 24 pays. M. al-Rabeeah a également révélé qu’il espérait établir une coopération entre KSrelief et l’Italie dans le secteur de l’aide.

«Il s’agit de ma deuxième visite en Italie et nous aimerions établir une collaboration entre l’Italie et l’Arabie saoudite dans l’humanitaire. Les relations entre nos deux pays remontent à plusieurs décennies et nous partageons beaucoup de choses en commun. Je pense que nous pouvons apporter une valeur ajoutée en s’associant dans le secteur humanitaire», a-t-il déclaré.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
Short Url
  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.

 


Un accord de sécurité avec Israël doit précéder toute rencontre avec Netanyahu déclare Joseph Aoun

Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
Short Url
  • L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu
  • Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir.

M. Aoun a réitéré que "le moment n'était pas approprié pour une réunion" avec le dirigeant israélien, selon un comuniqué de la présidence.

"Il faut parvenir d'abord à un accord de sécurité" et obtenir "l'arrêt des agressions israéliennes" contre le Liban, a-t-il ajouté.

Il a cependant assuré que la décision d'engager des négociations avec Israël, rejetée par le Hezbollah, était "sans retour", répétant que le processus visait à obtenir "le retrait israélien des territoires libanaise occupés et le retour des prisonniers" libanais.

Une troisième session de "discussions préliminaires" en vue de ces négociations est attendue "ces prochains jours", a indiqué le communiqué de la présidence.

L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu dans la guerre entre Israël et le mouvement Hezbollah pro-iranien.

Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné.

Les ambassadeurs d'Israël et du Liban aux Etats-Unis se sont rencontrés à deux reprises à Washington au cours des dernières semaines, pour la première fois depuis des décennies, en vue de l'ouverture de négociations directes entre les deux pays, en état de guerre depuis 1948.

Le chef du Hezbollah Naïm Qassem a répété lundi son opposition à des négociations directes avec Israël, estimant qu'elles seraient "une concession gratuite, sans résultat".

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en lançant une attaque contre Israël, qui poursuit ses frappes sur le pays malgré la trêve.

Cette guerre dévastatrice a fait près de 2.700 morts et plus d'un million de déplacés.


Reprise des frappes iraniennes contre les Emirats

Une vue d'ensemble de la 5e édition du salon « Make it in the Emirates » à Abu Dhabi, le 4 mai 2026. (Photo : FADEL SENNA / AFP)
Une vue d'ensemble de la 5e édition du salon « Make it in the Emirates » à Abu Dhabi, le 4 mai 2026. (Photo : FADEL SENNA / AFP)
Short Url
  • Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus
  • Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que des missiles de croisière avaient été tirés vers "différentes zones du pays"

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont annoncé avoir été visés lundi par une attaque de drones iraniens et avoir intercepté des missiles de croisière, dans les premières frappes de Téhéran en plus d'un mois, qui fragilisent la trêve dans la guerre au Moyen-Orient.

Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus, voie maritime stratégique au coeur des tensions entre les Etats-Unis et l'Iran. Trois personnes ont été blessées dans cette attaque, selon les autorités locales.

Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que des missiles de croisière avaient été tirés vers "différentes zones du pays". "Trois ont été interceptés au-dessus des eaux territoriales, tandis qu'un est tombé en mer", a-t-il poursuivi dans un message sur ses réseaux sociaux.

"Ces attaques représentent une escalade dangereuse et une transgression inacceptable", a réagi le ministère émirati des Affaires étrangères, ajoutant que le pays "se réservait pleinement le droit légitime de répondre à ces attaques".

Les autorités émiraties ont diffusé plusieurs alertes sur téléphones portables, une première depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu irano-américain le 8 avril, qui avait stoppé les attaques iraniennes menées dans le Golfe, en représailles à l'attaque israélo-américaine du 28 février contre Téhéran.

Deux personnes ont par ailleurs été blessées dans l'attaque d'un immeuble résidentiel dans la ville côtière de Bukha, à Oman, sur le détroit d'Ormuz, a rapporté un média d'Etat, sans préciser l'origine ou la forme de l'attaque.

Alliés de Washington aux portes de l'Iran, les Emirats ont été ciblés par plus de 2.800 missiles et drones depuis le début du conflit, essuyant l'essentiel des salves iraniennes.

A Fujaïrah, qui abrite un important port, un oléoduc et d'autres installations permettant de contourner le détroit d'Ormuz, les équipes de secours s'employaient en début de soirée à maîtriser l'incendie, selon le bureau des médias de l'émirat.

Trois travailleurs indiens ont été hospitalisés pour des blessures modérées, a-t-il précisé.

Ces attaques surviennent au lendemain de l'annonce par Donald Trump du lancement d'une opération américaine visant à permettre une reprise de la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Elles interviennet aussi alors que les Emirats accueillent à Abou Dhabi une importante conférence consacrée à l'industrie nationale et à la résilience économique.

Signe de l'impact du conflit sur l'économie, les autorités ont indiqué que le trafic de passagers à l'aéroport de Dubaï, grand hub international, avait chuté des deux tiers en mars sur un an.

Un pétrolier émirati a par ailleurs été touché par des drones dans le détroit d'Ormuz tard dimanche, suscitant une vive condamnation du ministère des Affaires étrangères.