Le salon de l’automobile de Riyad exposera plus de 600 voitures originales et rares

Les amateurs d’automobiles pourront voir des voitures de sport classiques et modernes de prestigieux constructeurs tels que Ferrari, Lamborghini, Pagani et Bugatti. (Photo AN, Zaid Khashogji)
Les amateurs d’automobiles pourront voir des voitures de sport classiques et modernes de prestigieux constructeurs tels que Ferrari, Lamborghini, Pagani et Bugatti. (Photo AN, Zaid Khashogji)
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Publié le Jeudi 18 novembre 2021

Le salon de l’automobile de Riyad exposera plus de 600 voitures originales et rares

Les amateurs d’automobiles pourront voir des voitures de sport classiques et modernes de prestigieux constructeurs tels que Ferrari, Lamborghini, Pagani et Bugatti. (Photo AN, Zaid Khashogji)
  • Des constructeurs prestigieux tels que Ferrari, Lamborghini, Pagani et Bugatti exposeront leurs voitures lors de ce salon de dix jours
  • Une exposition dans le salon VIP présentera la voiture la plus chère de l’histoire, dont la valeur est estimée aux alentours de 200 à 300 millions de riyals saoudiens

RIYAD: Le plus grand salon de l’automobile de la région a ouvert ses portes au public jeudi dernier, exposant plus de 600 voitures originales et rares en un seul lieu pour le plaisir des yeux. 

Le salon de l’automobile de Riyad se tiendra chaque jour entre 16h et 23h jusqu’au 28 novembre, et le billet d’entrée coûte 150 riyals saoudiens (2 riyal saoudien = 0,23 euro). 

«Nous n’avons rencontré aucune difficulté jusqu’à présent, même avec plus de 600 voitures ici», a souligné Meshael Alamoodi, organisateur de l’événement. «Il s’agit du plus grand événement du Moyen-Orient. Pour la première fois, Ferrari participe avec nous, ce qui est énorme, en plus de deux constructeurs automobiles saoudiens.» 

Les amateurs d’automobiles pourront voir des voitures de sport classiques et modernes de prestigieux constructeurs tels que Ferrari, Lamborghini, Pagani, Bugatti et même de constructeurs de voitures en édition limitée. 

«Nous sommes honorés d’être invités à cet événement qui semble absolument fantastique», a déclaré l’homme d’affaires britannique David Brown, propriétaire de David Brown Automotive. «Nous avons hâte de montrer notre voiture en édition limitée, la Speedback GT, aux Saoudiens.» 

Le salon de l’automobile de Riyad rivalise avec certains des plus grands salons de l’automobile du monde, tels que le Concours d’élégance qui se tient chaque année aux États-Unis et en Suisse, selon M. Brown. 

«Je pense que le salon de l’automobile de Riyad s’en sort extrêmement bien», a-t-il affirmé. «Tous les salons de l’automobile se distinguent par leur style, mais celui-ci est vraiment convivial.» 

«Enfin, deux ans plus tard, les gens peuvent partager à nouveau leur passion pour les voitures, et nous, chez Pagani, espérons jouer notre rôle», a indiqué Thomas Lee, un participant représentant le constructeur italien Pagani. 

L’une des principales attractions du salon est le musée Pagani, qui sera organisé pour la première fois par le constructeur automobile au Moyen-Orient. Une zone dédiée au patrimoine présentera également plus de 150 voitures classiques et devrait susciter beaucoup d’intérêt. 

«C’est la première fois que je vois autant de voitures avec toutes ces spécifications et options réunies en un seul lieu», a lancé M. Lee. «L’organisation est incroyable, et comme c’est un événement vraiment énorme avec autant de marques gérées en si peu de temps, c’est assez impressionnant.» 

Trois voitures devraient être dévoilées pour la première fois au salon de l’automobile de Riyad, dont une Ferrari qui est attendue depuis un certain temps. 

Une exposition dans le salon VIP présentera la voiture la plus chère de l’histoire, dont la valeur est estimée aux alentours de 200 à 300 millions de riyals, ainsi qu’un certain nombre de voitures valant plus de 80 millions de riyals saoudiens qui seront mises en vente. 

Une vente aux enchères internationale de voitures sera organisée au salon de l’automobile sous la direction et l’expertise de la maison de vente aux enchères britannique Silverstone. 

Les organisateurs ont encouragé les participants à inscrire leurs propres voitures aux enchères, qu’elles soient classiques, déjà restaurées, en bon état, modifiées, personnalisées ou laissées en l’état. 

Le festival Scuderia Ferrari aura lieu les 26 et 27 novembre, et des pilotes professionnels de Formule 1 devraient y faire une apparition. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


L'inflation aux États-Unis, aussi une séquelle des généreux plans de relance

Le bâtiment de la Réserve fédérale est vu à Washington, DC, le 22 octobre 2021. (AFP)
Le bâtiment de la Réserve fédérale est vu à Washington, DC, le 22 octobre 2021. (AFP)
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  • Aux États-Unis, l'inflation a atteint 7% en 2021, un rythme que le pays n'avait pas connu depuis près de 40 ans
  • L'opposition républicaine accuse Joe Biden d'avoir provoqué une telle envolée des prix avec des plans de relance et des dépenses trop larges. Elle dénonce désormais la «Bidenflation»

WASHINGTON: Joe Biden pointe du doigt les difficultés mondiales d'approvisionnement pour expliquer la forte inflation aux États-Unis, mais les milliers de milliards de dollars injectés dans l'économie expliquent aussi que les prix y aient grimpé plus qu'ailleurs.


"L'inflation est entièrement due à la chaîne d'approvisionnement", a affirmé le président américain mercredi, lors de sa conférence de presse.


Les usines ont été désorganisées partout dans le monde par la Covid-19, qui a fait dérailler le transport, provoquant pénuries et retards faisant grimper les prix. 


Aux États-Unis, l'inflation a atteint 7% en 2021, un rythme que le pays n'avait pas connu depuis près de 40 ans.


L'opposition républicaine accuse Joe Biden d'avoir provoqué une telle envolée des prix avec des plans de relance et des dépenses trop larges. Elle dénonce désormais la "Bidenflation".


"Pour trouver les racines de l'inflation actuelle, il faudrait revenir en arrière", a ainsi déploré Stephanie Bice, élue républicaine à la Chambre des représentants, mercredi lors d'une table ronde sur le sujet.


"L'année dernière, la surabondance de dollars fédéraux qui a été injectée dans notre économie a alimenté la flambée des prix", a-t-elle assuré.


En ligne de mire, le plan d'urgence de 1 900 milliards de dollars que le président démocrate Joe Biden avait fait adopter en mars 2021, juste après son arrivée à la Maison Blanche. Les républicains s'y étaient alors fermement opposés.


Pour l'administration démocrate, ces dépenses ont cependant évité à la première économie du monde de sombrer, et ont permis de limiter les inégalités.


Sa secrétaire au Trésor, Janet Yellen, a ainsi, jeudi sur la chaîne CNBC, évoqué "toutes les mauvaises choses (...) qui auraient pu se produire sans les interventions que nous avons faites avec le plan de relance américain", comme "un taux de chômage élevé" durable ou l'aggravation de la "pauvreté chez les enfants".


Elle a aussi jugé possible de ramener l'inflation autour de 2% d'ici fin 2022.


Les compagnies aériennes américaines entrevoient l'éclaircie, mais après Omicron

American Airlines, Delta Air Lines et United Airlines ont toutes prévenu que le nouveau variant de la Covid-19, particulièrement contagieux mais a priori moins sévère, allaient repousser de un à deux mois la reprise. (Photo, AFP)
American Airlines, Delta Air Lines et United Airlines ont toutes prévenu que le nouveau variant de la Covid-19, particulièrement contagieux mais a priori moins sévère, allaient repousser de un à deux mois la reprise. (Photo, AFP)
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  • American Airlines s'attend ainsi à ce que son chiffre d'affaires s'affiche en baisse de 20% à 22% au premier trimestre par rapport à la même période en 2019
  • Les voyages touristiques aux États-Unis et vers des pays proches comme le Mexique devraient bientôt revenir à leur niveau d'avant la crise sanitaire

 NEW YORK : Le trafic aérien n'est pas encore revenu à son niveau d'avant la pandémie aux États-Unis, Omicron ayant frappé un nouveau coup, mais les compagnies américaines parient qu'après la vague du nouveau variant, les passagers remonteront en masse dans les avions.

American Airlines, Delta Air Lines et United Airlines ont toutes prévenu que le nouveau variant de la Covid-19, particulièrement contagieux mais a priori moins sévère, allaient repousser de un à deux mois la reprise.

Les compagnies ont fait face à quelques journées très compliquées en fin d'année dernière: avec la multiplication des congés maladies parmi les employés et les intempéries, près de 32 000 vols ont été annulés aux États-Unis entre la veille de Noël et le 11 janvier. 

Les opérations se sont depuis stabilisées mais les réservations ont piqué du nez pour le début de l'année. 

American Airlines s'attend ainsi à ce que son chiffre d'affaires s'affiche en baisse de 20% à 22% au premier trimestre par rapport à la même période en 2019, avant que la pandémie ne fasse chuter le trafic aérien. Cette baisse est supérieure au repli des revenus observé au quatrième trimestre (-17%).

"Les réservations se redressent rapidement après avoir chuté début décembre", a toutefois souligné jeudi Robert Isom, qui prendra la direction de l'entreprise début avril, lors d'une conférence téléphonique.

Les voyages touristiques aux États-Unis et vers des pays proches comme le Mexique devraient bientôt revenir à leur niveau d'avant la crise sanitaire liée à la Covid-19, a-t-il assuré. 

Les vols long-courriers et les voyages d'affaires sont encore un peu à la traîne. 

Mais le trafic à l'international "devrait reprendre au fur et à mesure que les restrictions tombent", a avancé M. Isom. Et l'objectif pour la compagnie est de redevenir rentable cette année "même sans le retour complet des voyages d'affaires."

Delta s'attend pour sa part à un impact d'Omicron sur la demande jusque fin février mais se montre confiant pour le printemps et surtout la saison cruciale des vacances d'été.

Omicron "va marquer un tournant pour la Covid-19, qui passera d'une pandémie à un virus saisonnier ordinaire et gérable", a affirmé son patron, Ed Bastien, à l'occasion de la publication des résultats vendredi.

Pour Amesh Adalja, spécialiste des maladies infectieuses au Centre pour la sécurité sanitaire - Johns Hopkins, le nouveau variant a effectivement changé la donne en infectant un très grand nombre de personnes. 

Au dernier moment

Il deviendra "difficile d'éviter" d'attraper la Covid mais, pour les personnes vaccinées, les symptômes seront modérés, avance-t-il auprès de l'AFP. Cela "modifie la façon d'appréhender la vie quotidienne et de mesurer les risques."

D'autres experts sont plus prudents. 

Mark Kline, médecin en chef dans un hôpital pédiatrique à Nouvelle-Orléans estime ainsi qu'un prochain variant "pourrait être aussi sévère, voire plus, que Delta" et que "trop peu de gens sont encore vaccinés complètement". 

Certains acteurs du secteur aérien restent sur leurs gardes. 

United Airlines, tout en maintenant certains objectifs financiers pour 2023, va ainsi augmenter un peu plus lentement que prévu ses capacités en 2022. 

Dans tous les cas, les compagnies "ne freinent pas leurs dépenses d'investissement", remarque Peter McNally de la société d'investissement Third Bridge. 

"Il devient juste plus compliqué de parvenir rapidement à la rentabilité", souligne-t-il. "Et de planifier les programmes de vols dans la mesure où les gens réservent de plus en plus au dernier moment."

Après une année 2020 catastrophique pour l'ensemble du secteur aérien, American Airlines et United ont encore perdu de l'argent en 2021, environ 2 milliards de dollars chacun.

Delta est parvenu à tirer son épingle du jeu en dégageant un bénéfice net de 280 millions de dollars. 

En plus des soubresauts liés à la pandémie, les compagnies ont dû faire face à la hausse des coûts salariaux et du carburant.

Elles ont aussi dû gérer ces derniers jours le déploiement de nouvelles bandes de fréquence 5G par les opérateurs de téléphonie mobile AT&T et Verizon, qui pouvaient potentiellement causer des interférences avec des instruments de bord importants pour les avions en cas de mauvais temps.

Les opérateurs ayant accepté in extremis de ne pas activer certaines tours à proximité des aéroports, "on ne devrait pas voir de perturbations significatives", a affirmé le patron d'American Airlines.  


Le prince héritier saoudien lance Boutique Group, une enseigne destinée à exploiter les palais historiques du Royaume

Le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane.
Le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane.
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  • La première phase du projet portera sur l’aménagement de trois palais historiques, en coopération avec le secteur privé
  • Boutique Group fera fusionner la culture et le patrimoine du Royaume avec le confort moderne pour offrir à ses clients une qualité d'accueil exceptionnelle

RIYAD: Le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, et le président du Fonds d'investissement public (PIF) ont annoncé le lancement de Boutique Group, une nouvelle enseigne hôtelière qui gérera et aménagera une série de palais historiques et culturels emblématiques d'Arabie saoudite en hôtels-boutiques de grand luxe, selon un communiqué. 

La société fera revivre le riche patrimoine et la culture de l'Arabie saoudite pour créer une qualité d’hospitalité nouvelle et unique, a-t-il ajouté. 

La première phase du projet portera sur l’aménagement de trois palais historiques, en coopération avec le secteur privé, dont le palais Al-Hamra qui offrira 77 entités, dont 33 suites et 44 villas luxueuses à Djeddah. 

En 1971, le roi Faisal ben Abdelaziz avait ordonné de consacrer le palais Al-Hamra à l'accueil des plus importantes personnalités internationales. 

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Le palais Al-Hamra 

Le palais de Touwaiq proposera 96 entités, dont 40 suites et 56 villas de luxe. Quant au palais Rouge, il proposera 71 entités, dont 46 suites de luxe et 25 chambres d'hôtes de luxe. Le palais de Touwaiq et le palais Rouge sont tous deux situés à Riyad. 

Le palais Rouge est considéré comme le premier bâtiment en béton armé construit dans la ville de Riyad en 1944. Celui de Touwaiq, construit en 1980,  est l'un des monuments historiques et culturels les plus importants de la ville de Riyad. 

Boutique Group fera fusionner la culture et le patrimoine du Royaume avec le confort moderne, en vue d’offrir à ses clients une qualité d'accueil exceptionnelle et un service unique. Il permettra de développer le secteur saoudien de l'hôtellerie de grand luxe en contribuant au développement de l'économie locale. La société proposera également de nombreuses possibilités haut de gamme allant de la restauration au bien-être, en passant par des services particuliers pour chacun de ses hôtes. 

Le palais Rouge 
Le palais Rouge 

Dans un commentaire sur le nouveau groupe, Yassir al-Rumayyan, gouverneur du PIF, a déclaré dans le communiqué que «le lancement de Boutique Group souligne la mission du PIF de donner libre champ aux capacités des secteurs prometteurs en Arabie saoudite pouvant contribuer à la diversification de l'économie et contribuer à la croissance du PIB non pétrolier». 

«Le groupe optimisera les offres touristiques déjà uniques du Royaume, renforçant la position de l'Arabie saoudite comme destination touristique, culturelle régionale et internationale de premier plan, et contribuera à réaliser les objectifs de la Vision 2030», a-t-il ajouté. 

 Vue générale du palais Al-Hamra 
 Vue générale du palais Al-Hamra 
Le palais de Touwaiq 
Le palais de Touwaiq 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com