18 personnes soupçonnées de financer le Hezbollah libanais arrêtées au Koweit

Photo de Koweïtiens manifestant contre le Hezbollah. Jeudi, les procureurs koweïtiens ont arrêté 18 personnes soupçonnées de financer le puissant groupe musulman chiite du Liban, le Hezbollah, ont rapporté les journaux Al-Qabas et Al-Rai. (AFP)
Photo de Koweïtiens manifestant contre le Hezbollah. Jeudi, les procureurs koweïtiens ont arrêté 18 personnes soupçonnées de financer le puissant groupe musulman chiite du Liban, le Hezbollah, ont rapporté les journaux Al-Qabas et Al-Rai. (AFP)
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Publié le Vendredi 19 novembre 2021

18 personnes soupçonnées de financer le Hezbollah libanais arrêtées au Koweit

  • Al-Qabas a précisé que le parquet avait ordonné que les prévenus soient placés en détention à la prison centrale pendant 21 jours, le temps que l’enquête suive son cours
  • Le ministère de l'Intérieur n'a pas immédiatement répondu à une demande de commentaires de Reuters

LE CAIRE: Les procureurs du Koweït ont arrêté 18 personnes soupçonnées de financer le puissant groupe musulman chiite libanais, le Hezbollah, ont rapporté jeudi les journaux Al-Qabas et Al-Rai.

Al-Qabas a déclaré que le parquet avait ordonné que les prévenus soient placés en détention à la prison centrale pendant 21 jours, le temps que l’enquête suive son cours sur des allégations d'«appartenance à un parti interdit, de blanchiment d'argent et d'espionnage.»

Le ministère de l'Intérieur n'a pas immédiatement répondu à une demande de commentaires de Reuters. En 2016, les États arabes du Golfe ont désigné le Hezbollah allié à l'Iran comme organisation terroriste.

Le Liban est confronté à une crise diplomatique alors que les États du Golfe sont de plus en plus consternés par l'influence croissante du Hezbollah sur la politique libanaise.

L'Arabie saoudite, le Koweït et Bahreïn ont expulsé le mois dernier des diplomates libanais et rappelé leurs propres ambassadeurs à la suite des commentaires graves d'un ministre sur l'intervention militaire dirigée par les Saoudiens au Yémen. Riyad a interdit toutes les importations en provenance du Liban.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères a déclaré que les mesures étaient motivées non seulement par les commentaires du ministre de l'Information, George Kordahi, exprimés avant la formation du nouveau cabinet, mais plutôt par les objections de Riyad à la «domination» du Hezbollah.

L'Arabie saoudite musulmane sunnite et l'Iran chiite sont plongés depuis des décennies dans des conflits par procuration à travers la région.

Le Koweït a longtemps maintenu des relations équilibrées entre ses grands voisins, mais en 2016, il a condamné un groupe de Koweïtiens chiites pour espionnage au profit de l'Iran et du Hezbollah, accusant à l'époque Téhéran de chercher à le déstabiliser. L'Iran avait nié tout lien dans cette affaire.

Au début de ce mois, plusieurs personnes parmi celles qui avaient été condamnées dans cette affaire ont été libérées en vertu d’un pardon accordé par l'émir au pouvoir au Koweït, dans le cadre d'une amnistie visant à désamorcer une impasse nationale entre le gouvernement et les députés de l'opposition.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Un navire touché par trois «projectiles» dans le détroit d'Ormuz

 Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO. (Reuters)
Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO. (Reuters)
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  • "Un tanker a signalé avoir été frappé par trois projectiles inconnus alors qu'il achevait un transit sortant du détroit d'Ormuz. Aucune victime ni impact environnemental n'ont été signalés", a écrit l'UKMTO sur X
  • La société de sécurité maritime Vanguard Tech a ensuite identifié le navire comme le Senegal Prosperity, battant pavillon libérien.

DUBAI: Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO.

"Un tanker a signalé avoir été frappé par trois projectiles inconnus alors qu'il achevait un transit sortant du détroit d'Ormuz. Aucune victime ni impact environnemental n'ont été signalés", a écrit l'UKMTO sur X, précisant que l'incident s'était produit à 17 milles nautiques (31 km) à l'est de Khasab (Oman).

La société de sécurité maritime Vanguard Tech a ensuite identifié le navire comme le Senegal Prosperity, battant pavillon libérien.

Elle a précisé que des "roquettes ont touché le navire sur son flanc bâbord, la salle des machines et un ballast, provoquant une perte des communications". L'équipage est sain et sauf, a-t-elle indiqué.

Téhéran verrouille le stratégique détroit d'Ormuz depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines contre l'Iran. En réaction, les Etats-Unis ont imposé un blocus aux ports iraniens.

L'Iran, qui a dit vouloir imposer des droits passage, a pris pour cible de nombreux navires qu'il accuse de chercher à contourner l'itinéraire qu'il privilégie.

Les attaques à répétition dans le détroit, dont la navigation était libre avant le début du conflit, ont contribué à faire voler en éclats le cessez-le-feu conclu en avril entre Washington et Téhéran.


Guerre au Moyen-Orient: l'Iran accuse Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
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  • "Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X
  • "Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran.

Israël et les Etats-Unis ont mené une attaque conjointe le 28 février contre Téhéran, déclenchant la guerre au Moyen-Orient qui a fait des milliers de morts et ébranlé l'économie mondiale.

"Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X.

"Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté.

Et "quand il parle en anglais, il fait l'éloge du leadership du président américain", a-t-il indiqué, qualifiant M. Netanyahu de "serpent".

Au premier jour de la guerre, les frappes israélo-américaines ont tué le guide suprême iranien et de hauts responsables militaires. L'Iran a riposté par des attaques contre Israël et dans les pays du Golfe, alliés de Washington.

Un cessez-le-feu en avril a mis fin à près de 40 jours de bombardements intenses et un protocole d'accord visant à mettre définitivement fin au conflit a été conclu en juin.

Mais celui-ci a volé en éclats en juillet après une reprise des hostilités, et les négociations sont depuis dans l'impasse.

Délaissant le volet militaire, les Etats-Unis disent vouloir accentuer la pression économique sur Téhéran.

L'Iran et les Etats-Unis ont cependant échangé des frappes dans la nuit de dimanche à lundi, après un mois d'accalmie.


L'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie tiennent leur première réunion dans le cadre de l'Accord de La Mecque

De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
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  • Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque
  • M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions.=

DUBAÏ : Des hauts responsables d’Arabie saoudite, de Turquie et du Pakistan sont arrivés à Istanbul pour participer à leur première réunion dans le cadre de l’Accord de défense conjoint de La Mecque.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque, ajoutant que la création de ce bloc n’était dirigée contre aucun pays en particulier.

M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions. 

Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, dirigeait la délégation saoudienne, accompagnée du ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, et d’autres hauts responsables, selon l’Agence de presse saoudienne.

Le prince Faisal a ensuite rencontré son homologue turc, Hakan Fidan, en marge de la réunion. 

Les deux responsables ont fait le point sur les relations saoudo-turques et sur les moyens de les renforcer et de les développer au service de leurs intérêts mutuels. 

Ils ont également discuté des derniers développements régionaux et de la nécessité de déployer des efforts pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales.