Pourquoi le Hezbollah soutenu par l’Iran ne déposera pas les armes de son plein gré

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Publié le Mardi 16 novembre 2021

Pourquoi le Hezbollah soutenu par l’Iran ne déposera pas les armes de son plein gré

  • Avec son remarquable arsenal de guerre fourni par l’Iran, le Hezbollah est de loin la faction la mieux armée et la plus dangereuse du Liban
  • La création par le Hezbollah d’un «État au sein de l’État» a un effet néfaste sur l’économie politique et la position diplomatique du Liban

WASHINGTON: En octobre 1983, deux camions piégés conduits par des membres d’un groupe terroriste alors peu connu – le Hezbollah – s’écrasent contre les casernes du Corps des marines des États-Unis. Deux cent quarante et un Américains, cinquante-huit Français et six civils y ont trouvé la mort.

Armé, financé et endoctriné par le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) d’Iran, le Hezbollah a été créé pour promouvoir les ambitions régionales de la république islamique, étendre son influence et exporter son idéologie.

Dans les années qui ont suivi l’attaque, le Hezbollah s’est imposé dans la vie sociale, économique et politique au Liban. Son influence et son pouvoir se sont également étendus à l’étranger au moyen d’une unité spéciale connue sous le nom d’«Organisation du Djihad islamique».

Plus récemment, le Hezbollah a envoyé des milliers de ses combattants en Syrie pour soutenir le régime de Bachar al-Assad. Il est accusé de nettoyage ethnique et d’autres crimes de guerre contre les civils syriens.

En octobre 2019, lorsque de grands mouvements de protestation contre la classe dirigeante ont eu lieu au Liban, des militants du Hezbollah ont attaqué les manifestants pacifiques. Des scènes de violence similaires se sont déroulées dans les rues de Beyrouth cette année en octobre, lorsqu’un conflit a opposé des militants du Hezbollah à des hommes armés inconnus.

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Le Hezbollah est soutenu par des groupes financés par l’Iran dans toute la région, notamment des partisans yéménites de la milice terroriste houthie (à droite), qui font l’éloge du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah. (AFP).

Les partisans du Hezbollah étaient en train de manifester devant le palais de justice pour exiger la révocation du juge en charge de l’enquête indépendante sur la double explosion survenue au port de Beyrouth le 4 août 2020, lorsqu’ils ont été la cible de tirs, ce qui a entraîné des combats de rue.

Compte tenu de son implication dans des attaques terroristes antérieures, le Hezbollah pourrait bien avoir un lien avec l’énorme quantité de nitrate d’ammonium qui a causé l’explosion. Les enquêteurs veulent interroger d’anciens responsables gouvernementaux qui entretiennent des liens étroits avec le groupe – une perspective que ce dernier considère comme une menace directe pour ses intérêts.

Lorsque le Hezbollah a mené des actes de violence, les Forces armées libanaises sont le plus souvent restées les bras croisés, ou n’ont tout simplement pas fait le poids face aux militants lourdement armés et bien entraînés du groupe.

Avec son remarquable arsenal de guerre, qui comprend des centaines de munitions à guidage de précision et des milliers de missiles sol-sol à courte et moyenne portée, le Hezbollah est de loin la faction la mieux armée et la plus dangereuse du Liban.

Un rapport sur le Hezbollah, publié récemment par le secrétaire général de l’Organisation des nations unies (ONU), réitère l’appel de longue date au désarmement du groupe, conformément à la résolution 1 559 du Conseil de sécurité de l’ONU.

«Au Liban, de nombreuses voix continuent de s’élever contre le maintien par le Hezbollah d’un arsenal militaire en dehors de tout cadre juridique et son implication en république arabe syrienne qui sont, selon elles, des facteurs de déstabilisation pour le pays et la démocratie», indique le rapport.

«De nombreux Libanais considèrent la présence continue de ces armes comme une menace implicite et craignent qu’elles soient utilisées au Liban pour des raisons politiques.»

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Des civils évacuent leurs domiciles lors d’affrontements à Tayouneh, dans la banlieue sud de la capitale Beyrouth le 14 octobre 2021, à la suite d’une manifestation des partisans du Hezbollah et du mouvement Amal. (AFP).

Ces craintes sont fondées. Dans un discours récent, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, déclare qu’il dispose de cent mille combattants et dénonce l’enquête contre l’explosion au port de Beyrouth.

La création par le Hezbollah d’un «État au sein de l’État» a un effet néfaste sur l’économie politique et la position diplomatique du Liban et en fait un pays appauvri et isolé. Mais les experts ont des avis partagés quant à la possibilité de désarmer le groupe, notamment en raison du soutien de l’Iran et de l’échec de l’Occident à établir une politique cohérente.

«Même si l’ONU a adopté des résolutions exigeant le désarmement du Hezbollah, aucun des organismes que les États-Unis ont principalement financés grâce aux milliards de dollars des contribuables ne sera jamais en mesure de le faire. J’entends par là les Forces armées libanaises et la Force intérimaire des nations unies au Liban (Finul)», déclare Tony Badran, un expert libanais de la Fondation pour la défense des démocraties, dans un entretien accordé à Arab News.

«Les Forces armées libanaises ne s’opposeront jamais au Hezbollah, même si les États-Unis renforcent leurs capacités et leur professionnalisme. Ces questions ne sont pas pertinentes puisque le problème est d’ordre politique.»

«À titre d’exemple, le Hezbollah est le gouvernement. Les Forces armées libanaises obéissent au gouvernement. Aucun gouvernement, même celui dans lequel le Hezbollah ne siège pas, ne prendrait de mesures contre le groupe. C’est une caractéristique structurelle du système libanais. Cela ne changera pas, quel que soit le nombre de milliards que les États-Unis y investiront.»

En effet, les analystes mettent en évidence la relation parasitaire que le Hezbollah a établie au sein des principales institutions militaires et financières. Le département du Trésor des États-Unis a récemment sanctionné un ancien ministre des Finances pour avoir accordé au groupe l’accès au ministère et au secteur financier libanais.

EN BREF

 

  • Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, déclare qu’il dispose de cent mille combattants, en plus de l’important arsenal fourni par l’Iran.
  • Les enquêteurs veulent interroger d’anciens responsables gouvernementaux qui entretiennent des liens étroits avec le Hezbollah – une perspective que le groupe considère comme une menace directe pour ses intérêts.

Les experts de la défense pensent qu’une grande partie de l’aide occidentale fournie aux Forces armées libanaises finit par renflouer les caisses du Hezbollah. La Finul est également considérée par ces experts comme un simple moyen de renforcer l’emprise du Hezbollah sur le pays.

La deuxième meilleure solution au désarmement pourrait être de se désengager du Liban, en coupant toute aide financière extérieure, privant ainsi le Hezbollah de cette source de revenus.

«Les États-Unis contribuent désormais à la stabilité de l’ordre et du statu quo dirigés par le Hezbollah, dans lesquels les Forces armées libanaises fonctionnent comme une force supplétive du Hezbollah», explique M. Badran. «De même, les États qui dotent la Finul de troupes ont tout intérêt à maintenir le statu quo et à éviter les affrontements avec le Hezbollah.»

«Par conséquent, loin d’être des organismes viables pour désarmer le Hezbollah, les Forces armées libanaises et la Finul fournissent une couverture et un soutien au Hezbollah et à ses opérations.»

«La seule politique efficace pour les États-Unis serait donc de cesser de financer ces deux forces. L’Arabie saoudite en a pris conscience il y a quelques années et elle a décidé de mettre fin au financement des Forces armées libanaises, ayant compris que le Liban, c’est-à-dire le prétendu État, est entièrement dominé par le Hezbollah.»

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Des garçons en tenue militaire portent des armes lors d’une procession organisée par le Hezbollah, mouvement chiite libanais, à la suite de la période de deuil d’Achoura à Nabatieh, dans le sud du Liban. (AFP).

Comprendre le Hezbollah, c’est comprendre la stratégie régionale de l’Iran. Le groupe a utilisé sa position pour sécuriser les intérêts et les territoires iraniens, non seulement dans le Levant mais aussi loin que le Yémen.

«L’État» libanais a servi de tête de pont pour la déstabilisation régionale, «sans parler du trafic de stupéfiants et du blanchiment d’argent», poursuit M. Badran.

Le Hezbollah soutient que son arsenal d’armes et son rôle spécial au Liban sont nécessaires pour combattre Israël. En réalité, le Hezbollah exploite sa suprématie militaire et son contrôle sur l’appareil de sécurité intérieure au Liban pour se garantir une manne financière.

En mai, le gouvernement américain a sanctionné la société financière du Hezbollah, Al-Qard al-Hassan, que l’Arabie saoudite a également désignée comme «entité terroriste».

«Le Hezbollah – des plus hauts dirigeants de l’appareil financier aux individus qui travaillent au niveau opérationnel – continue d’abuser du secteur financier libanais et de drainer les ressources financières du Liban dans une période déjà désastreuse», déclare le département du Trésor des États-Unis dans un récent rapport.

Al-Qard al-Hassan se fait passer pour une organisation non gouvernementale (ONG) sous le prétexte d’un permis octroyé par le ministère de l’Intérieur. Elle propose les services typiques d’une banque pour soutenir le Hezbollah, tout en échappant à la surveillance réglementaire et aux permis appropriés.

«En accumulant les devises fortes dont l’économie libanaise a désespérément besoin, Al-Qard al-Hassan permet au Hezbollah de construire sa propre base de soutien et de compromettre la stabilité de l’État libanais.»

Kyle Orton, un analyste britannique de la sécurité, ne pense pas que le Hezbollah se désarmera volontairement dans la mesure où s’agit d’une extension des plans à long terme de l’Iran pour la région et qu’il se soucie plus des intérêts de Téhéran que de ceux du peuple libanais.

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Des combattants chiites des mouvements Hezbollah et Amal utilisent (de gauche à droite) un fusil d’assaut Kalachnikov et un lance-grenades dans les affrontements de Tayouneh, dans la banlieue sud de la capitale Beyrouth. (AFP).

«Le Hezbollah ne déposera évidemment jamais les armes de son plein gré. Personne ne peut l’y contraindre, et certainement pas l’ONU», déclare M. Orton à Arab News.

«La question n’est pas de “désarmer” le Hezbollah. Le problème ne réside pas dans les armes du Hezbollah, mais plutôt dans la nature du groupe – une branche de la révolution islamique qui s’est emparée de l’Iran en 1979.»

«Considérer que le Hezbollah fait partie intégrante de la révolution islamique transnationale explique pourquoi il se comporte comme il le fait, c’est-à-dire en tant que gendarme et multiplicateur de force pour permettre au CGRI d’étendre son empire régional. La seule vraie solution pour lutter contre le Hezbollah est de supprimer la république islamique en Iran.»

«Le Hezbollah n’est pas un groupe libanais. Essayer de régler le problème dans un contexte national – par l’intermédiaire de mécanismes de désarmement ou autre – est voué à l’échec.»

Joseph Daher, analyste libanais et auteur du livre Hezbollah: l’économie politique du parti de Dieu, affirme que le groupe a toujours une base de soutien au sein de la société libanaise.

«Le parti dispose toujours de fortes capacités de mobilisation au sein des populations chiites libanaises, même s’il est de plus en plus critiqué par la communauté, notamment via des manifestations contre le parti et ses députés», précise M. Daher à Arab News.

Alors que le chaos économique, l’effondrement de la monnaie et l’isolement mondial croissant poussent de plus en plus de Libanais à exprimer leur opposition au Hezbollah, le groupe n’hésite pas à utiliser la force brutale pour réprimer la dissidence.

Désarmer le Hezbollah semble être une tâche difficile. Cependant, les Libanais de toutes les confessions doivent encore faire face à une question difficile: le Liban peut-il survivre en tant qu’État souverain alors que le Hezbollah continue de le miner en toute impunité?

TWITTER: @OS26

 Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Premier ministre du Qatar à Téhéran pour relancer la diplomatie

Le Premier ministre du Qatar, pays médiateur dans le conflit entre l'Iran et les Etats-Unis, a rencontré jeudi à Téhéran le chef de la diplomatie iranienne pour tenter de relancer la voie diplomatique, au point mort après six mois de guerre. (Reuters)
Le Premier ministre du Qatar, pays médiateur dans le conflit entre l'Iran et les Etats-Unis, a rencontré jeudi à Téhéran le chef de la diplomatie iranienne pour tenter de relancer la voie diplomatique, au point mort après six mois de guerre. (Reuters)
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  • Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani, Premier ministre et chef de la diplomatie qatarie, s'est entretenu avec le ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi, a rapporté la télévision d'Etat iranienne
  • "Ils ont discuté des efforts déployés pour apaiser les tensions", ainsi que des échanges en cours entre l'Iran et Oman, pays qui bordent le détroit d'Ormuz, au sujet de "la mise en place d'un couloir maritime conjoint temporaire"

TEHERAN: Le Premier ministre du Qatar, pays médiateur dans le conflit entre l'Iran et les Etats-Unis, a rencontré jeudi à Téhéran le chef de la diplomatie iranienne pour tenter de relancer la voie diplomatique, au point mort après six mois de guerre.

Déclenché le 28 février par une attaque israélo-américaine contre l'Iran qui a riposté en bombardant les pays du Golfe, dont le Qatar, le conflit a baissé en intensité ces derniers mois, se cristallisant autour du détroit stratégique d'Ormuz, verrouillé par Téhéran.

Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani, Premier ministre et chef de la diplomatie qatarie, s'est entretenu avec le ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi, a rapporté la télévision d'Etat iranienne.

"Ils ont discuté des efforts déployés pour apaiser les tensions", ainsi que des échanges en cours entre l'Iran et Oman, pays qui bordent le détroit d'Ormuz, au sujet de "la mise en place d'un couloir maritime conjoint temporaire", a indiqué sur X le ministère qatari des Affaires étrangères.

Le Premier ministre qatari a "souligné la nécessité de respecter la souveraineté des pays voisins et la liberté de navigation", et insisté sur "l'importance de poursuivre les efforts diplomatiques pour résoudre les différends par le dialogue", indique le ministère.

Navire attaqué 

L'Iran exclut tout retour à la situation d'avant-guerre dans le détroit, par lequel transitait avant fin février un cinquième des hydrocarbures mondiaux.

Une situation inacceptable pour Washington et plusieurs autres pays de la région, qui réclament la réouverture du passage.

En début de semaine, l'Iran et Oman avaient annoncé discuter d'un accord-cadre en vue d'établir un "couloir temporaire" et de déployer un projet conjoint de déminage.

Selon les discussions en cours, les navires entrant dans le Golfe emprunteraient les eaux iraniennes, et ceux en sortant passeraient par les eaux omanaises avant de poursuivre leur route dans les eaux iraniennes, a indiqué Kazem Gharibabadi, vice-ministre iranien des Affaires étrangères.

Mi-août, le Qatar avait appelé Mascate et Téhéran à finaliser un accord, afin de "faciliter" la reprise des négociations visant à mettre fin à la guerre.

Toutefois, un navire a une nouvelle fois été touché par un projectile dans le détroit d'Ormuz dans la nuit de mercredi à jeudi, a annoncé l'agence maritime britannique UKMTO.

Les navires tentant de franchir le détroit sont régulièrement pris pour cible par l'Iran, qui conditionne la réouverture complète du détroit à une série de concessions de Washington et un arrêt de la guerre "sur tous les fronts".

Mais la visite du ministre qatari intervient aussi à un moment où les Etats-Unis, délaissant le volet militaire de la guerre, accentuent la pression économique sur l'Iran, déjà sous le coup de sanctions internationales depuis des décennies.

Lundi, le ministre des Finances américain Scott Bessent a annoncé un nouveau paquet de sanctions et menacé d'isolement économique tout pays qui continuerait de commercer avec Téhéran.

Bien que la République islamique ait assuré que les Etats-Unis n'obtiendront "rien" avec cette pression, le président iranien Massoud Pezeshkian a reconnu que son pays faisait face à "de nombreuses difficultés économiques".

Le blocus des ports iraniens, imposé par Washington en représailles au verrouillage d'Ormuz, empêche le pays d'importer de l'essence, alors que la production nationale ne suffit pas à couvrir les besoins, a admis mercredi soir un haut responsable iranien.

Réduction des quotas d'essence 

Après l'annonce des nouvelles sanctions, les files d'attente s'allongeaient devant les stations-service en Iran.

Les autorités ont annoncé une rare réduction des quotas d'essence en vigueur depuis des années, avec des prix majorés pour quiconque souhaiterait les dépasser.

Les prix des carburants en Iran, l'un des principaux producteurs de pétrole mondiaux, sont parmi les plus bas du monde.

En 2019, une hausse soudaine du prix de l'essence avait provoqué des manifestations qui s'étaient étendues à une centaine de villes, faisant des dizaines de morts.

Alors que les Etats-Unis veulent sanctionner les partenaires économiques de l'Iran, le ministre iranien du Pétrole, Mohsen Paknejad, a affirmé jeudi que les ventes de pétrole au-delà des eaux territoriales iraniennes se poursuivaient.

"Des livraisons sont effectuées aux clients. (...) Elles ont certes diminué, mais elles ont persisté", a-t-il assuré auprès de l'agence Isna.

Les cours du pétrole brut restent stables jeudi matin, le marché jugeant que les initiatives diplomatiques se poursuivent au Moyen-Orient, le baril de Brent s'échangeant à 88 dollars.


L'Iran annonce des «accords» avec Oman sur un partage des revenus du détroit d'Ormuz

Les Gardiens iraniens de la Révolution ont annoncé mercredi que "certains accords" avaient été conclus Oman sur la gestion du détroit d'Ormuz, prévoyant notamment un partage des revenus liés à la navigation dans ce passage maritime. (AFP)
Les Gardiens iraniens de la Révolution ont annoncé mercredi que "certains accords" avaient été conclus Oman sur la gestion du détroit d'Ormuz, prévoyant notamment un partage des revenus liés à la navigation dans ce passage maritime. (AFP)
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  • Mardi à Téhéran, selon un communiqué conjoint, les ministres des Affaires étrangères omanais et iranien avaient discuté d'un accord-cadre établissant un "couloir temporaire" de navigation dans le détroit d'Ormuz
  • Selon le communiqué, les négociations se poursuivaient   pour établir un couloir "permanent" et définir "la future gestion du détroit", ainsi qu'un mécanisme de "fourniture des services de navigation et de sécurité nécessaires"

TEHERAN: Les Gardiens iraniens de la Révolution ont annoncé mercredi que "certains accords" avaient été conclus Oman sur la gestion du détroit d'Ormuz, prévoyant notamment un partage des revenus liés à la navigation dans ce passage maritime.

"Au cours des négociations avec Oman, certains accords ont été conclus concernant la part de chaque pays dans les eaux du détroit et la part de l'Iran et d'Oman dans ses revenus", a déclaré le porte-parole des Gardiens de la Révolution, Hossein Mohebi.

Il a accusé les Etats-Unis d'"entraver les travaux" visant à finaliser un accord.

Mardi à Téhéran, selon un communiqué conjoint, les ministres des Affaires étrangères omanais et iranien avaient discuté d'un accord-cadre établissant un "couloir temporaire" de navigation dans le détroit d'Ormuz et y prévoyant une opération de déminage.

Selon le communiqué, les négociations se poursuivaient   pour établir un couloir "permanent" et définir "la future gestion du détroit", ainsi qu'un mécanisme de "fourniture des services de navigation et de sécurité nécessaires".

Le stratégique détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant la guerre un cinquième des hydrocarbures mondiaux, est verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre, déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines sur l'Iran.

Les Etats-Unis mènent en retour un blocus des ports iraniens.

L'Iran discute depuis des semaines avec Oman, tout en affirmant que le détroit restera verrouillé tant que Washington n'aura pas rempli ses engagements prévus par le protocole d'accord conclu mi-juin, prévoyant notamment la levée du blocus américain et des sanctions économiques contre Téhéran.

 


Le Premier ministre qatari à Téhéran jeudi

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  • Le Premier ministre qatari, le cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al-Thani, se rend jeudi à Téhéran
  • Il rencontrera plusieurs responsables iraniens afin de discuter des moyens d'apaiser les tensions

DOHA: Le Premier ministre qatari, le cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al-Thani, se rend jeudi à Téhéran, où il rencontrera plusieurs responsables iraniens afin de discuter des moyens d'apaiser les tensions, a déclaré mercredi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed Al Ansari, sur X.