Deux Iraniens inculpés pour ingérence dans la présidentielle américaine

Les deux Iraniens se faisait passer pour des membres du groupe d'extrême droite Proud Boys (photo), ils auraient diffusé sur Facebook ainsi que dans des courriels aux responsables républicains et aux médias de faux messages accompagnés d'une vidéo sur de prétendues fraudes électorales. (Photo, AFP)
Les deux Iraniens se faisait passer pour des membres du groupe d'extrême droite Proud Boys (photo), ils auraient diffusé sur Facebook ainsi que dans des courriels aux responsables républicains et aux médias de faux messages accompagnés d'une vidéo sur de prétendues fraudes électorales. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 19 novembre 2021

Deux Iraniens inculpés pour ingérence dans la présidentielle américaine

  • Les pirates informatiques auraient obtenu des informations confidentielles sur environ 100000 électeurs dans un Etat américain
  • Les hackeurs «se sont engagés dans une campagne ciblée pour saper la confiance dans le système électoral et semer la discorde» dans la population

WASHINGTON : Deux Iraniens ont été inculpés jeudi aux Etats-Unis pour avoir organisé une opération de désinformation et tenté d'influencer l'élection présidentielle américaine de novembre 2020, a annoncé le ministère de la Justice.

Mohammad Hossein Moussa Kazemi, 24 ans, et Sajjad Kashian, 27 ans, "se sont engagés dans une campagne ciblée et coordonnée pour saper la confiance dans le système électoral américain et semer la discorde" dans la population, a affirmé dans un communiqué Matthew Olsen, procureur adjoint chargé de la Sécurité nationale au sein du ministère.

La campagne a débuté en septembre et a duré jusqu'au lendemain de l'élection du 3 novembre, selon l'acte d'accusation.

Les pirates informatiques auraient ainsi obtenu des informations confidentielles sur environ 100000 électeurs dans un Etat américain.

En se faisant passer pour des membres du groupe d'extrême droite Proud Boys, ils auraient diffusé sur Facebook ainsi que dans des courriels aux responsables républicains et aux médias de faux messages accompagnés d'une vidéo sur de prétendues fraudes électorales.

Ils auraient organisé une campagne d'intimidation visant des dizaines de milliers d'électeurs, toujours sous l'identité des Proud Boys, et auraient créé de faux bulletins de vote par correspondance en utilisant les informations électorales volées.

Enfin, au lendemain du scrutin, les deux pirates auraient tenté de s'introduire dans le système informatique d'un média américain, qui n'est pas identifié, dans le but de poursuivre leur campagne de désinformation.

Mohammad Hossein Moussa Kazemi encourt 26 ans de prison et Sajjad Kashian 11 ans.

En mars, un rapport de la Direction nationale du renseignement avait affirmé que l'Iran avait organisé une campagne clandestine d'influence en vue d'affaiblir les chances de réélection du président Donald Trump, finalement battu par son adversaire démocrate Joe Biden.

Basés en Iran et présentés comme des "pirates expérimentés", Mohammad Hossein Moussa Kazemi et Sajjad Kashian travaillaient pour la société de cybersécurité iranienne Eeleyanet Gostar, devenue depuis Emennet Pasargad. Selon les autorités américaines, elle aurait travaillé pour différents organes gouvernementaux, dont le Conseil des gardiens de la Constitution.

En parallèle de ces poursuites judiciaires, les Etats-Unis ont imposé des sanctions contre Emennet Pasargad, Mohammad Hossein Kazemi et Sajjad Kashian, ainsi que quatre responsables de la société.

Emennet Pasargad, aussi connue sous le nom Net Peygard Samavat, a été sanctionnée par les Etats-Unis en 2019 pour sa collaboration avec les Gardiens de la révolution iraniens, l'armée idéologique du régime considérée comme une organisation terroriste par Washington.


Attaques de drones sur des infrastructures pétrolières en Russie, une raffinerie en feu

Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
  • Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes
  • Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine

MOSCOU: Des attaques de drones ont visé plusieurs infrastructures pétrolières dans le sud de la Russie vendredi, déclenchant un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, ont indiqué les autorités, faisant état de la destruction de 376 drones ukrainiens dans la nuit.

"A la suite de la chute de débris de drones, un incendie s’est déclaré à la raffinerie d'Ilskiï", a indiqué le quartier général opérationnel de la région de Krasnodar sur Telegram, précisant qu'il n'y a pas eu de victimes.

Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes.

Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine.

Entre 20H00 locales jeudi et vendredi 7H00, les forces russes ont détruit 376 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense sur la messagerie Max.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine, plus de quatre ans après le début de la guerre, pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, jusqu'à présent sans issue diplomatique.

L'Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.


L'Iran cherche à tuer Donald Trump, a affirmé Israël auprès de Washington

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
  • Israël a transmis aux États-Unis des renseignements affirmant que l'Iran préparerait un nouveau projet d'assassinat contre Donald Trump, selon des médias américains.
  • Ces révélations surviennent sur fond de tensions entre Washington et Israël concernant la guerre en Iran, certains responsables américains évoquant une possible tentative d'influencer la politique de Donald Trump

WASHINGTON: Israël a transmis à Washington des informations de ses services de renseignement selon lesquelles l'Iran prépare un nouveau plan pour assassiner Donald Trump, rapportent jeudi le Wall Street Journal et CNN en citant des sources anonymes.

Les deux médias américains sont avares en détails. Selon une source citée par CNN, l'alerte est arrivée cette semaine aux oreilles des Américains. Selon une autre source auprès de la chaîne, les Israéliens ont confirmé un nouveau plan iranien déjà partiellement détecté par les services américains.

Interrogée par l'AFP, la Maison Blanche n'a pas démenti, renvoyant simplement vers des déclarations de Donald Trump datant de mercredi: "Ils veulent éliminer le dirigeant américain - moi. Je suis sur une sorte de liste, j'ai vu ce matin que je suis sur toutes leurs listes".

Le président avait alors quitté le sommet de l'Otan en Turquie avec l'ancien avion présidentiel, et non le nouveau offert par le Qatar, en raison de questions de sécurité, selon le New York Times.

Ces fuites évoquant un nouveau complot interviennent au moment où la relation entre Israël et les Etats-Unis et leurs deux dirigeants, le Premier ministre Benjamin Netanhayu et Donald Trump, bat de l'aile à propos de la guerre en Iran.

Les Etats-Unis sont le principal allié d'Israël, mais le président américain s'est à plusieurs reprises livré ces dernières semaines à des critiques publiques de M. Netanyahu, après que la guerre menée par Israël contre le Hezbollah au Liban a menacé les pourparlers avec l'Iran.

Des sources américaines citées par CNN estiment que cette transmission d'informations israéliennes aux Américains pourrait constituer un effort du gouvernement Netanyahu visant à convaincre Donald Trump de poursuivre ses bombardements contre l'Iran, redémarrés cette semaine.

Les Etats-Unis ont assassiné le puissant général iranien Qassem Soleimani en Irak en 2020, lors du premier mandat du républicain, et l'Iran a publiquement menacé de représailles, notamment à l'encontre de Donald Trump.

L'Iran vient d'inhumer son défunt guide suprême Ali Khamenei, tué dans une frappe américano-israélienne fin février au tout début de leur guerre, après plusieurs jours de funérailles marquées le désir de vengeance.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.