L'art rencontre l'intelligence artificielle à Riyad

Les artistes en conférence répondent aux questions du public (de gauche à droite : Artur Weber, Dania Al Saleh, SKYGGE et l'animatrice Yasmeen Sabri) (Photo, Mohammad AL-Buaijan)
Les artistes en conférence répondent aux questions du public (de gauche à droite : Artur Weber, Dania Al Saleh, SKYGGE et l'animatrice Yasmeen Sabri) (Photo, Mohammad AL-Buaijan)
Skygge étant connu pour utiliser l'intelligence artificielle dans sa musique, son concert a mélangé IA, musique, et lumières colorées. (Photo, Mohammad AL-Buaijan)
Skygge étant connu pour utiliser l'intelligence artificielle dans sa musique, son concert a mélangé IA, musique, et lumières colorées. (Photo, Mohammad AL-Buaijan)
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Publié le Vendredi 19 novembre 2021

L'art rencontre l'intelligence artificielle à Riyad

  • Lors de cet événement, le compositeur Skygge s’est produit en concert
  • Dans la cadre de Novembre numérique, une conférence s’est tenue dans une galerie à Riyad pour explorer les liens entre l’art et l’intelligence artificielle

La galerie d'art L'Art Pur, à Riyad, a organisé une conférence intitulée «Comment l'art et l'intelligence artificielle fonctionnent-ils ensemble?» dans le cadre de Novembre numérique.

L'ambassadeur de France en Arabie saoudite, Ludovic Pouille, a ouvert la conférence en expliquant la corrélation entre l'art et l'intelligence artificielle (IA). «L'Institut français de Paris a fondé Novembre numérique en 2017. Ce mois permet de mettre en évidence des liens entre ces deux mondes», a-t-il déclaré.

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L'ambassadeur de France, Ludovic Pouille, lors de son discours d'ouverture de la conférence « Comment l'art et l'IA fonctionnent-ils ensemble ?». (Photo, Mohammad AL-Buaijan)

La galerie a collaboré avec l'ambassade de France à Riyad et l'Alliance française en Arabie saoudite pour créer cette conférence, avec un spectacle en direct du compositeur Skygge.

Skygge étant connu pour utiliser l'intelligence artificielle dans sa musique, son concert a mélangé IA, musique, et lumières colorées.

Il a expliqué que ce genre de musique était plus apprécié en Arabie saoudite que dans son pays d'origine, soutenant que la culture saoudienne était davantage curieuse de nouvelles expériences. «La culture saoudienne est très ouverte et intéressante. En France, ils ont peur de mon travail, mais ici, ils s’y intéressent», a-t-il affirmé.

La conférence a également accueilli les artistes Daniah al-Saleh et Artur Weber, qui se servent de l'IA, et qui ont interprété une partie de leur œuvre.

Dania Saleh a réalisé un film muet de neuf minutes intitulé «Fadeaway», avec des données collectées à partir de films égyptiens en noir et blanc. Avant de découvrir l’art de l’IA, elle était spécialisée dans la peinture traditionnelle.

«J'ai étudié les arts numériques, et la combinaison entre la technologie numérique et l'art. Je n'avais aucune idée de ce que c'était, mais cela m’a beaucoup intéressé», a confié Al-Saleh.

Artur Weber a précisé que son film Can you be real with me était inspiré par ses rêves.

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Des visiteurs ont pu explorer l'art de la réalité virtuelle en utilisant des lunettes spécialement adaptées et apprécier les illustrateurs de bandes dessinées interactives. (Photo, Mohammad AL-Buaijan)

Le film conceptuel présentait la silhouette noire d'une femme essayant de saisir une ombre d'elle-même, de manière à faire appel aux émotions du spectateur, avec des phrases répétées.

Il a indiqué qu'il avait été inspiré par le programme Siri pour devenir un artiste utilisant l'IA.

«J'ai décidé de me lancer dans le monde de l'intelligence artificielle lorsque j'ai découvert qu'il existait des programmes que vous pouvez alimenter et former pour qu’ils s’habituent à vous, comme Siri», a précisé Weber.

Les visiteurs de la galerie ont vécu une expérience interactive. Ils ont pu explorer l'art de la réalité virtuelle en utilisant des lunettes spécialement adaptées et apprécier les illustrateurs de bandes dessinées interactives.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Israël continuera à opérer dans le sud du Liban 

 L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais. (AFP)
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  • Depuis l'annonce lundi de l'accord entre Téhéran et Washington, signé mercredi soir par les présidents de deux pays, l'intensité des violences a drastiquement baissé dans le sud du Liban
  • Mais des échanges de tirs limités sont signalés et au moins huit personnes ont depuis été tuées dans des frappes israéliennes, dont trois sur la seule journée de jeudi selon un média d'Etat libanais

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais.

L'armée a publié une carte de ce qu'elle déclare être son "espace de sécurité", s'étendant sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire libanais.

Elle indique que des troupes continueront d'y être déployées "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Un responsable militaire israélien a précisé que l'armée pourrait également agir pour "neutraliser" les risques identifiés au-delà de la zone de sécurité, et appelé les civils libanais à ne pas y pénétrer.

Depuis l'annonce lundi de l'accord entre Téhéran et Washington, signé mercredi soir par les présidents de deux pays, l'intensité des violences a drastiquement baissé dans le sud du Liban et le Hezbollah pro-iranien n'a plus revendiqué d'attaques contre Israël.

Mais des échanges de tirs limités sont signalés et au moins huit personnes ont depuis été tuées dans des frappes israéliennes, dont trois sur la seule journée de jeudi selon un média d'Etat libanais.

L'armée israélienne a pour sa part annoncé la mort de l'un de ses soldats dans la nuit de mercredi à jeudi, lors d'un incident survenu dans le sud du Liban. Sept soldats ont également été blessés.

Le groupe armé Hezbollah soutenu par l'Iran a entraîné le Liban dans la guerre début mars en attaquant Israël pour venger l'assassinat du guide suprême de la République islamique au début de la campagne américano-israélienne.

Israël a riposté par de vastes frappes à travers le Liban et par le lancement d'une invasion terrestre dans le sud, région frontalière d'Israël et de longue date sous l'influence du Hezbollah.

Le Liban et Israël mènent depuis avril des pourparlers directs à Washington afin de tenter de mettre fin aux hostilités et de dissocier leur conflit de la guerre régionale.

"D'autres étapes sont en cours de discussion" dans le cadre de ces pourparlers, a déclaré jeudi la même source militaire, ajoutant que "les représentants se rencontreront à nouveau la semaine prochaine".

 


Iran: le guide suprême dit avoir approuvé l'accord avec les Etats-Unis, malgré une «opinion différente»

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, a déclaré jeudi avoir approuvé l'accord avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre, malgré une "opinion différente" sur la question, sans plus de détails. (AFP)
Le guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, a déclaré jeudi avoir approuvé l'accord avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre, malgré une "opinion différente" sur la question, sans plus de détails. (AFP)
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  • "J'avais une opinion différente, mais j’ai donné mon autorisation en raison de l’engagement que le respectable président (iranien), en tant que président du Conseil suprême de sécurité nationale, a pris envers moi en son nom"
  • Selon lui, le président l'a aussi assuré que "si la partie américaine formule des exigences excessives" dans la suite des négociations en vue d'un accord final, "ils ne s’y soumettront pas"

TEHERAN: Le guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, a déclaré jeudi avoir approuvé l'accord avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre, malgré une "opinion différente" sur la question, sans plus de détails.

"J'avais une opinion différente, mais j’ai donné mon autorisation en raison de l’engagement que le respectable président (iranien), en tant que président du Conseil suprême de sécurité nationale, a pris envers moi en son nom et au nom des autres membres pour protéger les droits de la nation iranienne et du front de la résistance" à Israël, a déclaré Mojtaba Khamenei, dans un message écrit lu à la télévision d’État.

Selon lui, le président l'a aussi assuré que "si la partie américaine formule des exigences excessives" dans la suite des négociations en vue d'un accord final, "ils ne s’y soumettront pas".

"Il est évident que les négociations en face-à-face qui se tiendront à l'avenir ne présagent pas de l'acceptation du point de vue de l'ennemi", a souligné le guide suprême, dans cette première réaction à l’accord irano-américain visant à mettre fin à la guerre, signé tôt jeudi par les présidents américain Donald Trump et iranien Masoud Pezeshkian.

Le dirigeant n’a pas été vu en public depuis son entrée en fonction en mars, à la suite de l’assassinat de son père et prédécesseur, l’ayatollah Ali Khamenei, lors des premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le 28 février, qui ont déclenché la guerre régionale.

Mojtaba Khamenei a encore affirmé que Donald Trump avait "par désespoir, actionné toutes sortes de leviers" pour obtenir cet accord avec l’Iran,  afin de mettre fin à la guerre.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.