L’attachement des États-Unis à la sécurité au Moyen-Orient «solide et sûr», selon le secrétaire à la Défense

Le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, au Dialogue de Manama à Bahreïn. (AFP)
Le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, au Dialogue de Manama à Bahreïn. (AFP)
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Publié le Dimanche 21 novembre 2021

L’attachement des États-Unis à la sécurité au Moyen-Orient «solide et sûr», selon le secrétaire à la Défense

  • Austin: «Toutes les options sont ouvertes si la diplomatie ne parvient pas à mettre fin au programme nucléaire iranien»
  • Dans une allocution prononcée devant le forum, le prince saoudien Turki al-Faisal a appelé à des « actions démonstratives » dans la région

MANAMA : Les États-Unis ont averti samedi qu’ils étaient capables de déployer une « force écrasante » au Moyen-Orient, alors qu’ils sont confrontés à des questions sur leur volonté d’utiliser leur puissance militaire dans la région.

Le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, a déclaré lors du Dialogue de Manama, dans la capitale de Bahreïn, que toutes les options seraient ouvertes si la diplomatie ne parvenait pas à mettre fin au programme nucléaire iranien, mais il a également été contraint de réfuter les affirmations selon lesquelles les États-Unis hésitent désormais à recourir à la force.

Le chef du Pentagone a été interrogé sur les raisons pour lesquelles Washington n’a pas répondu à l’attaque de drones et d’artillerie du mois dernier contre une base utilisée par la coalition dirigée par les États-Unis qui combat Daëch en Syrie.

« Les États-Unis d’Amérique conservent le droit de se défendre. Nous nous défendrons et défendrons nos intérêts, quoi qu’il arrive, au moment et sur le lieu de notre choix », a-t-il répondu. « Qu’aucun pays, qu’aucun individu ne se trompe à ce sujet. Nous sommes déterminés à nous défendre et à défendre nos intérêts, et cela inclut également nos partenaires. Nous sommes également engagés à ne pas permettre à l’Iran de se doter de l’arme nucléaire ».

M. Austin a précisé que l’objectif principal de Washington était de renforcer ses alliances « inégalées » au Moyen-Orient, mais que la force militaire restait une option avec les dizaines de milliers de soldats stationnés dans la région.

Dans une allocution prononcée devant le forum, le prince saoudien Turki al-Faisal a appelé à des « actions démonstratives » dans la région, notamment à « l’application totale » de l’embargo sur les armes imposé aux Houthis du Yémen.

« L’attachement des États-Unis à la sécurité au Moyen-Orient est solide et sûr. En fin de compte, notre mission consiste à soutenir la diplomatie, à éviter les conflits et à défendre les États-Unis et nos intérêts vitaux. Si nous sommes contraints de faire reculer l’agression, nous gagnerons, et nous gagnerons de manière décisive ».

S’adressant au forum, le ministre des Affaires étrangères de Bahreïn, Abdellatif al-Zayani, a indiqué que le Liban devait démontrer que le Hezbollah pouvait changer de comportement pour apaiser les tensions avec les pays du Golfe.

« Nous pouvons apporter notre soutien et essayer de trouver des solutions à l’avenir, mais seulement lorsqu’il aura été démontré que le Hezbollah peut changer son comportement », a insisté M. al-Zayani.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


La Turquie met en garde contre «une crise migratoire durable» au Moyen-Orient

La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
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  • "Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan
  • M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre"

ISTANBUL: La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit.

"Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, lors d'une conférence de presse à Ankara avec son homologue canadienne Anita Anand.

M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre".

"La situation humanitaire au Liban est extrêmement préoccupante et risque de s'aggraver en cas d'offensive terrestre (israélienne)", a abondé à ses côtés la cheffe de la diplomatie canadienne, Anita Anand.

 

 


Liban: le bilan des frappes israéliennes s'élève à 912 morts

Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé
  • Selon l'armée, deux soldats ont été tués "par une frappe israélienne ennemie alors qu'ils circulaient à moto" sur une route de Nabatiyé dans le sud

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé.

Le ministère fait en outre état de 67 femmes et 38 personnels médicaux parmi les tués. Le bilan précédent annoncé la veille par les autorités faisait état de 886 morts.

 

 


L’Arabie saoudite appelle l’ONU à agir contre l’islamophobie

L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
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  • Le harcèlement public, les stéréotypes nuisibles et le vandalisme des mosquées « créent la division, approfondissent la méfiance et compromettent les efforts pour bâtir des sociétés inclusives et stables », déclare l’envoyé
  • L’ambassadeur Abulaziz Alwasil exhorte les gouvernements et les plateformes en ligne à renforcer les protections légales et à garantir la responsabilité pour les crimes haineux visant les musulmans

NEW YORK : L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie, soulignant en particulier l’importance des protections légales, de l’éducation et de la coopération internationale.

Il a décrit l’islamophobie comme « un défi sérieux et croissant » et a mis en garde contre ses effets sociaux plus larges.

« Lorsque les musulmans sont harcelés dans l’espace public, lorsque des mosquées sont vandalisées et que des stéréotypes nuisibles se diffusent dans le discours public et sur les plateformes numériques, les conséquences vont bien au-delà d’une seule communauté », a-t-il déclaré.

« Elles créent la division, renforcent la méfiance et compromettent les efforts pour construire des sociétés inclusives et stables. »

Abulaziz Alwasil a exhorté les gouvernements, les autorités éducatives et les plateformes numériques à agir.

« Les gouvernements doivent renforcer les protections légales contre la discrimination et garantir la responsabilité en cas de crimes haineux visant les musulmans, les mosquées et les institutions islamiques », a-t-il ajouté.

« Les efforts doivent également s’attaquer à la propagation des discours de haine sur les plateformes numériques, où la désinformation et les narratifs hostiles peuvent rapidement influencer les perceptions et alimenter l’intolérance. »

L’envoyé saoudien a souligné l’importance de la coopération internationale et l’engagement de Riyad sur cette question.

« L’Arabie saoudite réaffirme que lutter contre l’islamophobie est une part indispensable de la promotion du respect de la diversité religieuse », a-t-il déclaré.

« Lorsque les nations travaillent ensemble pour promouvoir la tolérance et le respect mutuel, elles renforcent les bases d’une coexistence mondiale pacifique. »

« Le Royaume d’Arabie saoudite reste fermement engagé à faire progresser les efforts internationaux pour combattre l’islamophobie, contrer les narratifs qui incitent à l’hostilité et à la discrimination contre les musulmans, en renforçant la coopération, en poursuivant l’engagement avec l’ONU et en soutenant les initiatives qui favorisent la compréhension et le dialogue. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com