Caricature de Macron : deux «gilets jaunes» comparaîtront pour outrage

Le cortège parisien des «gilets jaunes» a rassemblé officiellement 2 000 personnes, avec quelques échauffourées sur le parcours. (Photo, AFP)
Le cortège parisien des «gilets jaunes» a rassemblé officiellement 2 000 personnes, avec quelques échauffourées sur le parcours. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 21 novembre 2021

Caricature de Macron : deux «gilets jaunes» comparaîtront pour outrage

Le cortège parisien des «gilets jaunes» a rassemblé officiellement 2 000 personnes, avec quelques échauffourées sur le parcours. (Photo, AFP)
  • Deux personnes venues au rassemblement parisien des «gilets jaunes» samedi seront jugées ultérieurement pour outrage envers une personne dépositaire de l'autorité publique
  • Le dessin a été réalisé sur une face latérale de la camionnette, un foodtruck rose régulièrement présent sur les rassemblements de «gilets jaunes»

PARIS: Deux personnes venues au rassemblement parisien des « gilets jaunes » samedi seront jugées ultérieurement pour outrage envers une personne dépositaire de l'autorité publique, pour une caricature d'Emmanuel Macron, du préfet de police et du président américain, selon le parquet de Paris, sollicité par l'AFP.  

Il s'agit, selon la préfecture de police, de la propriétaire et du conducteur d'une camionnette rose, installée au point de rassemblement à Bercy dans l'est de la capitale, sur lequel figurait un grand dessin mettant en scène dans des positions scabreuses Joe Biden, Emmanuel Macron et le préfet de police de Paris, Didier Lallement. Ce dernier a décidé de porter plainte, a précisé la PP.  

Les deux mis en cause avaient été interpellés et placés en garde à vue samedi à la mi-journée. Ils se se sont vus remettre une convocation pour une audience ultérieure et seront jugés pour outrage à personne dépositaire de l'autorité publique, selon le parquet de Paris dimanche.  

Surmontée de l'inscription « La sodomie en marche » avec en fond le drapeau français et des moutons, la caricature figure Joe Biden manipulant comme une marionnette le président de la République Emmanuel Macron avec le préfet de police.  

Le dessin a été réalisé sur une face latérale de la camionnette, un foodtruck rose régulièrement présent sur les rassemblements de « gilets jaunes », qui ont célébré samedi un peu partout en France leur troisième anniversaire.   

Le véhicule a été placé sous scellés dans l'attente de l'audience.  

La propriétaire de la fourgonnette a filmé leur interpellation et l'a mise en ligne sur les réseaux sociaux. On la voit refuser de sortir du véhicule, jusqu'à ce que l'un des membres des forces de l'ordre brise une vitre pour ouvrir la porte et les faire descendre.  

Le cortège parisien des « gilets jaunes » a rassemblé officiellement 2 000 personnes, avec quelques échauffourées sur le parcours. Ils étaient environ 2 400 dans le reste de la France, selon le ministère de l'Intérieur. 


Français condamné en Iran: Paris dénonce une «condamnation inacceptable»

Cette photo non datée obtenue à partir du compte Twitter de Saeid Dehghan, un avocat du ressortissant français Benjamin Brière qui a été arrêté en Iran en 2020 pour espionnage, montre Brière posant pour une photo dans un lieu non divulgué. (AFP)
Cette photo non datée obtenue à partir du compte Twitter de Saeid Dehghan, un avocat du ressortissant français Benjamin Brière qui a été arrêté en Iran en 2020 pour espionnage, montre Brière posant pour une photo dans un lieu non divulgué. (AFP)
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  • Après plus d'un an et demi de détention en Iran, le Français Benjamin Brière a été condamné à huit ans et huit mois de prison pour «espionnage» et «propagande» contre le régime
  • Il est détenu dans la prison de Valikabad, à Mashhad (nord-est) et est en grève de la faim depuis fin décembre pour protester contre ses conditions de détention

PARIS: Le ministère français des Affaires étrangères à indiqué ce mardi que "la condamnation à une peine de prison en Iran du touriste français Benjamin Brière, que rien ne permet d'étayer, est inacceptable".

Après plus d'un an et demi de détention en Iran, le Français Benjamin Brière a été condamné à huit ans et huit mois de prison pour "espionnage" et "propagande" contre le régime, une décision qualifiée de "politique" par sa famille et son avocat qui en appellent au gouvernement français.

M. Brière, 36 ans, qui s'est toujours présenté comme un touriste, a été arrêté en mai 2020 pour avoir pris "des photographies de zones interdites" avec un drone de loisir dans un parc naturel en Iran.

Il est détenu dans la prison de Valikabad, à Mashhad (nord-est) et est en grève de la faim depuis fin décembre pour protester contre ses conditions de détention. Il avait comparu jeudi devant un tribunal à Mashhad, lors d'une audience non accessible au public, selon des militants iraniens en exil.

(Avec AFP)


France: le projet de loi de «réparation» envers les «harkis» débattu au Sénat

La sous-ministre française de la Défense Geneviève Darrieussecq salue un enfant debout avec des vétérans Harki lors d'une cérémonie aux Invalides le 25 septembre 2018 à Paris.(AFP)
La sous-ministre française de la Défense Geneviève Darrieussecq salue un enfant debout avec des vétérans Harki lors d'une cérémonie aux Invalides le 25 septembre 2018 à Paris.(AFP)
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  • Une cinquantaine d'amendements seront examinés dans l'hémicycle
  • Jusqu'à 200.000 harkis avaient été recrutés comme auxiliaires de l'armée française pendant le conflit

PARIS : Le Sénat français débute mardi l'examen en première lecture du projet de loi visant à demander "pardon" et tenter de "réparer" les préjudices subis par les harkis et leurs familles, un texte jugé "insuffisant" par la majorité des sénateurs.

Près de soixante ans après la Guerre d'Algérie (1954-1962, près de 500.000 morts), il se veut la traduction législative d'un discours du président français Emmanuel Macron, qui, le 20 septembre, avait demandé "pardon" à ces Algériens ayant combattu aux côtés de l'armée française, mais qui furent "abandonnés" par la France.

"La Nation exprime la reconnaissance envers les harkis, les moghaznis et les personnels des diverses formations supplétives (...) qui ont servi la France en Algérie et qu'elle a abandonnés", stipule le projet de loi, auquel l'Assemblée nationale a donné un premier feu vert le 18 novembre.

Le texte reconnaît "les conditions indignes de l'accueil" réservé aux 90.000 harkis et à leurs familles, qui ont fui l'Algérie après l'indépendance en 1962. 

Près de la moitié d'entre eux ont été relégués dans des camps et des "hameaux de forestage", directement gérés par l'Etat.

Pour ceux-ci, le projet de loi prévoit "réparation" du préjudice avec, à la clef, une somme forfaitaire tenant compte de la durée du séjour dans ces structures. Le nombre de bénéficiaires potentiels est estimé par le gouvernement à 50.000, pour un coût global de 302 millions d'euros sur environ six ans.

En commission, les sénateurs ont précisé le texte pour s'assurer que "certaines prisons reconverties en lieux d'accueil pour rapatriés" puissent être intégrées dans la liste des structures éligibles au mécanisme de réparation.

Mais les critiques se cristallisent sur ceux qui ne sont pas inclus dans le champ de l'indemnisation, les quelque 40.000 rapatriés qui n'ont pas séjourné dans ces structures, mais dans des "cités urbaines", où il n'étaient pas privés de liberté de circulation, mais ont connu des conditions de vie précaires. 

Certains harkis considèrent ainsi, a relevé la rapporteure Marie-Pierre Richer, que le texte "crée une séparation entre ce que l'on appelle +les harkis des villes+ et les +harkis des camps+".

Une cinquantaine d'amendements seront examinés dans l'hémicycle.

Jusqu'à 200.000 harkis avaient été recrutés comme auxiliaires de l'armée française pendant le conflit.

Une journée d'hommage de la nation leur est consacrée chaque 25 septembre, depuis un décret de 2003.

"Je crois qu'il faut prendre ce texte non comme une fin en soi, mais comme une avancée de plus dans la reconnaissance de l'abandon des harkis", a déclaré la rapporteure Marie-Pierre Richer: "une avancée qui, loin d'être +solde de tout compte+, nous permet de poursuivre notre chemin commun, complexe, mais nécessaire, vers la réconciliation nationale et la transmission de la mémoire".


Présidentielle: premier grand meeting de Pécresse le 13 février au Zénith

La candidate Les Républicains (LR) à la présidentielle, Valérie Pécresse (AFP)
La candidate Les Républicains (LR) à la présidentielle, Valérie Pécresse (AFP)
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  • La candidate LR s'était jusqu'à présent limitée à des salles plus petites en raison de l'épidémie de Covid-19
  • Le grand meeting initialement prévu porte de Versailles le 11 décembre, une semaine après son investiture par le congrès de LR, avait dû être annulé en raison de la crise sanitaire

PARIS: Valérie Pécresse tiendra son premier grand meeting de campagne le 13 février au Zénith à Paris, a indiqué son entourage mardi, confirmant une information du Figaro.

La candidate LR s'était jusqu'à présent limitée à des salles plus petites en raison de l'épidémie de Covid-19. 

Le grand meeting initialement prévu porte de Versailles le 11 décembre, une semaine après son investiture par le congrès de LR, avait dû être annulé en raison de la crise sanitaire.

Ce meeting au Zénith lui permettra de développer sa vision de la France et son projet pour la présidentielle, "l'ordre, la concorde et la liberté", selon Le Figaro.