Bruno Le Maire annonce une nouvelle ère de coopération économique avec les EAU

Le ministre français Bruno Le Maire en visite à Abu Dhabi. (Photo, Eva Levesque)
Le ministre français Bruno Le Maire en visite à Abu Dhabi. (Photo, Eva Levesque)
Discussion constructive entre Bruno Le Maire et SE Dr Sultan Al Jaber. (Twitter, @FranceEmirats)
Discussion constructive entre Bruno Le Maire et SE Dr Sultan Al Jaber. (Twitter, @FranceEmirats)
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Publié le Lundi 22 novembre 2021

Bruno Le Maire annonce une nouvelle ère de coopération économique avec les EAU

  • Un collaboration sera développée dans les domaines de l'hydrogène, de l’espace de l’infrastructures et des ports
  • Bruno Le Maire est en visite depuis samedi aux Émirats arabes unis

ABU DHABI: La France veut lancer une nouvelle ère de coopération économique avec les Émirats arabes unis a déclaré ce dimanche le ministre francais de l’Économie, des Finances et de la Relance Bruno Le Maire. Cette collaboration sera notamment développée dans les domaines de l'hydrogène, de l’espace (avec la création de lanceurs réutilisables), ainsi que dans les infrastructures, et les ports. « Nous voulons initier une nouvelle ère dans la coopération économique entre nos deux pays. Puisque notre reprise économique est très forte, c’est le bon moment de lancer cette nouvelle coopération », a-t-il souligné lors d’un point presse organisé à la résidence de France à Abu Dhabi. 

Arrivé samedi aux Émirats arabes unis pour une visite dans cet État du Golfe avec lequel Paris entretient une relation stratégique, Bruno Le Maire s’est entretenu dimanche avec Mohamed Hassan Al Suwaidi, PDG d’ADQ,  Khaldoon Mubarak, président de l’Autorité Executive d’Abou Dhabi et PDG de Mubadala ainsi qu’avec Dr. Sultan Al Jaber, ministre de l’industrie et des technologies avancées des EAU, PDG d’ADNOC et envoyé spécial pour le climat.

« C’est le bon moment pour venir car la crise est derrière nous. Nous (la France) avons retrouvé une forte croissance économique, nous nous attendons à 6,25% de croissance pour 2021 et plus de 4% pour 2022. Ce qui veut dire que nous avons réussi à faire face à la crise de 2020, à protéger nos employés et nos entreprises », s’est félicité Bruno Le Maire.

Pour le patron de Bercy, le temps est venu maintenant pour de nouveaux investissements. «Il est temps d’investir dans l’innovation, dans les nouvelles technologies, et dans les nouvelles chaines d'approvisionnement. Et c’est pour cela que je suis à Abu Dhabi aujourd’hui», a-t-il ajouté.  

Ces nouvelles coopérations seront lancées notamment dans le domaine de l’énergie. « Nous sommes tous réunis dans la lutte contre le changement climatique », a dit Bruno Le Maire.

Les Émirats sont le premier pays dans la région à vouloir atteindre le net zéro carbone en 2050. « C’est un objectif très ambitieux et impressionnant. Nous partageons cette volonté d’accélérer le processus de lutte contre le changement climatique, mais cela veut dire qu’il faut plus d’investissement dans l’énergie, et notamment plus d’investissement dans les énergies renouvelables ». « Ainsi, la France veut ouvrir une nouvelle coopération stratégique sur l’hydrogène. « Nous pensons que l’hydrogène est l’une des technologies les plus prometteuse pour la lutte contre le changement climatique ». La France a décidé d’investir 9 milliards d’euros dans les projets d’hydrogène dans les prochaines années et elle veut partager cette coopération avec les Émirats Arabes Unis.

Le ministre français, a souligné que la France entretient d’excellentes relations avec les Émirats. Cette relation stratégique est « fondée sur l’amitié, la sincérité, et la confiance ainsi que sur la volonté de construire ensemble le futur. »  

L’économie au cœur de la relation France - EAU

L’économie est au cœur de cette relation entre Paris et Abu Dhabi. Mais pour le ministre français, « il est temps de renforcer les liens et de donner un nouvel élan à la collaboration économique entre les deux pays ».

Plus de 600 entreprises françaises travaillent aux Émirats arabes unis, dont la plupart des grands groupes du CAC 40, représentant 30 000 emplois. En France, les Émirats arabes unis sont le deuxième investisseur du Conseil de coopération des États arabes du Golfe après le Qatar, selon France Diplomatie - ministère de l'Europe et des Affaires étrangères.

En matière d’investissements, la France, souhaiterait développer également de nouveaux fonds, a l’instar du mega fonds public appelé le « Lac d’Argent », créé par la BPI, et dans lequel Mubadala est un investisseur très important. « Cette coopération est très positive entre nos deux pays, le Lac d’Argent est un succès », a dit Mr Le Maire. « Je pense qu’il y a des possibilités de lancer éventuellement de nouveaux fonds », a-t-il déclaré.

Outre ses entretiens bilatéraux, Bruno Le Maire a visité le Louvre Abu Dhabi et il s’entretiendra lundi avec cheikh Maktoum bin Mohammed Al Maktoum, vice premier ministre et ministre des finances des EAU. Il s’exprimera également durant le Global Manufacturing and Globalisation Summit, puis il visitera le pavillon France de l’Expo Dubaï 2020.


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.