Yémen: Les Houthis condamnés pour activités militaires à l'aéroport de Sanaa

Les médias officiels houthis ont cité un responsable de la milice qui a admis avoir testé des armes dans une base militaire à côté de l'aéroport de Sanaa. (Shutterstock)
Les médias officiels houthis ont cité un responsable de la milice qui a admis avoir testé des armes dans une base militaire à côté de l'aéroport de Sanaa. (Shutterstock)
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Publié le Mercredi 24 novembre 2021

Yémen: Les Houthis condamnés pour activités militaires à l'aéroport de Sanaa

  • Les forces loyalistes retirent les mines terrestres des zones récemment libérées dans les provinces d'Al-Hodeïda et de Taïz
  • La milice «utilise les bureaux gouvernementaux, les installations civiles, les maisons, les mosquées et les marchés pour des activités terroristes»

AL-MUKALLÂ: Le gouvernement du Yémen a critiqué mardi les Houthis soutenus par l'Iran pour avoir transformé l'aéroport de Sanaa en un site militaire dans le but de stocker et de tester des armes.

Le ministre yéménite de l'Information, Mouammar al-Eryani, a révélé que les Houthis mettent en danger la vie de milliers d'habitants de Sanaa en transformant des installations civiles, dont l'aéroport de Sanaa, en zones militaires où ils stockent et assemblent des missiles, des drones équipés d'explosifs et des munitions.

Il a publié sur Twitter que la milice houthie avait utilisé des bureaux gouvernementaux, des installations civiles, des aéroports, des ports, des maisons, des mosquées et des marchés à des fins militaires, en violation flagrante des lois internationales qui criminalisent l'utilisation de civils comme boucliers et mettent leur vie en danger.

Le ministre yéménite réagissait à une vidéo publiée par la coalition arabe lundi, qui montre des officiers en civil testant un système de défense aérienne à l'aéroport de Sanaa, en prenant pour cible un avion de l'ONU au départ.

Al-Eryani a appelé la communauté internationale et les envoyés des Nations unies et des États-Unis à condamner les activités des Houthis qui «mettent en danger la vie du personnel et des organisations de secours des Nations unies, ce qui équivaut à des crimes de guerre».

Les médias officiels houthis ont même cité un responsable de la milice qui a admis avoir testé des armes dans une base militaire située à côté de l'aéroport de Sanaa.

De fortes explosions ont secoué la capitale yéménite, Sanaa, tôt mardi matin après que les avions de guerre de la coalition arabe ont frappé deux sites militaires contrôlés par les Houthis.

La coalition a affirmé mardi dans un communiqué que les avions de combat avaient atteint des cibles «légitimes», notamment des silos de missiles balistiques.

Les États-Unis ont réitéré lundi leurs demandes aux Houthis de libérer les travailleurs yéménites enlevés à leur ambassade à Sanaa et de l'Agence américaine pour le développement international (USAID) et de cesser de harceler leurs familles.

«Les États-Unis condamnent la détention et les mauvais traitements infligés par les Houthis à des dizaines de citoyens yéménites et aux membres de leur famille, simplement parce qu'ils ont travaillé pour les États-Unis à Sanaa», a déclaré l'ambassade américaine au Yémen sur Twitter.

Au début du mois, les Houthis ont pris d'assaut l'ambassade des États-Unis à Sanaa, pillant les biens et enlevant deux douzaines d'employés locaux.

Pendant ce temps, les combats entre les forces soutenues par la coalition et les Houthis se sont calmés mardi dans les provinces occidentales du pays alors que les loyalistes ont sécurisé et retiré les mines terrestres des zones récemment libérées dans les provinces d’Al-Hodeïda et de Taïz.

Les forces yéménites ont poussé les Houthis hors de nombreuses zones depuis le début de leur nouvelle offensive vendredi.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Liban lance les travaux de réhabilitation de son second aéroport

Des membres du personnel au sol marchent près d’un avion à l’aéroport René Mouawad, dans la ville de Qlaïat, dans le gouvernorat d’Akkar, à l’extrême nord du Liban, le 6 juin 2026. (AFP)
Des membres du personnel au sol marchent près d’un avion à l’aéroport René Mouawad, dans la ville de Qlaïat, dans le gouvernorat d’Akkar, à l’extrême nord du Liban, le 6 juin 2026. (AFP)
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  • Le Liban a lancé les travaux de réhabilitation de son deuxième aéroport international à Qlaïat, dans le gouvernorat d’Akkar
  • Le projet prévoit une mise en service autour de novembre 2026, avec des vols vers Istanbul et Dubaï, puis vers d’autres destinations régionales, tout en visant la création d’emplois dans le nord du Liban

BEYROUTH: Le Liban a lancé samedi les travaux de réhabilitation de son second aéroport international, situé dans le nord du pays, près de la frontière syrienne, après des années de report.

Le pays ne dispose actuellement que d'un seul aéroport, celui de Beyrouth. Le nouvel aéroport, situé à Qlaïat, dans le gouvernorat d'Akkar, à l'extrême nord du Liban et à proximité de la frontière syrienne, se trouve également près de Tripoli, grande ville à majorité sunnite du nord du pays. 

La mise en service de l'aéroport vise à créer des emplois dans le gouvernorat d'Akkar, l'un des plus pauvres du Liban.

Jusqu'ici, l'aéroport était utilisé à des fins militaires par l'armée libanaise.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam et le ministre des Transports, Fayez Rasamny, ont assisté samedi à l’ouverture de l’aéroport à des fins commerciales. 

"Aujourd'hui on passe de la promesse à la réalisation", a affirmé le ministre libanais, précisant que l'aéroport devrait commencer à être opérationnel "dans quelques semaines" pour desservir Mersin et Istanbul en Turquie mais aussi Dubaï.

Il a également évoqué, à terme, une extension du réseau vers l'Arabie saoudite, Le Caire et Athènes ainsi que des discussions en cours avec les compagnies à bas coût EasyJet, Ryanair et Pegasus, afin qu'elles le desservent.

Les travaux d'aménagement devraient durer au moins trois mois et l'aéroport pourrait être officiellement mis en service en novembre 2026, selon des médias locaux.

La société libanaise Sky Lounge, chargée du projet, a publié samedi une vidéo montrant un vol d'essai entre les aéroports de Beyrouth et de Qlaïat.

Son président-directeur général, Ziad Mnoula, a indiqué que le terminal passagers pourrait être achevé dans les "90 jours" suivant l'obtention des autorisations nécessaires. Selon lui, l'aéroport sera capable d'accueillir 114.000 passagers la première année. 

L’aéroport René Moawad, construit par l’armée française dans les années 1930 et utilisé à des fins civiles dans les années 1960, a été bombardé lors de la guerre de 2006 entre Israël et le Hezbollah.

L’aéroport international Rafic Hariri de Beyrouth a continué d’assurer ses opérations sans interruption, malgré les conflits successifs entre Israël et le Hezbollah, notamment en 2023, 2024 et depuis le 2 mars, confirmant son rôle central dans la continuité des liaisons aériennes du pays.


L’Arabie saoudite mène la condamnation arabe des attaques de l’Iran contre Bahreïn et le Koweït

Le ministère a déclaré que l’Arabie saoudite soutient Bahreïn et le Koweït dans les mesures qu’ils prennent pour protéger leur sécurité. (KSAMOFA)
Le ministère a déclaré que l’Arabie saoudite soutient Bahreïn et le Koweït dans les mesures qu’ils prennent pour protéger leur sécurité. (KSAMOFA)
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  • Les deux pays du Golfe ont intercepté sept missiles tirés par l’Iran samedi

RIYAD : Le ministère des Affaires étrangères de l’Saudi Arabia a condamné samedi les attaques de l’Iran contre l’Bahrain et le Kuwait.

Les deux pays du Golfe ont intercepté sept missiles tirés par l’Iran samedi.

Dans une déclaration publiée sur X, le ministère saoudien des Affaires étrangères a affirmé que les agressions iraniennes représentent une menace pour la sécurité régionale et internationale.

« Les attaques continues de l’Iran compromettent les efforts internationaux visant à rétablir la sécurité », indique le communiqué.

Le ministère a également déclaré que l’Arabie saoudite soutient Bahreïn et le Koweït dans les mesures qu’ils prennent pour garantir leur sécurité.

« Les attaques continues de l’Iran signifient une nouvelle escalade », a ajouté le ministère.

L’échange de frappes intervient alors que l’administration Trump accentue la pression sur l’Iran afin de parvenir à un accord pour mettre fin au conflit.

La Jordan a également condamné samedi ces attaques, les qualifiant de violation de la souveraineté des deux pays et de menace pour la sécurité et la stabilité régionales.

Le ministère des Affaires étrangères a réaffirmé la pleine solidarité de la Jordanie avec Bahreïn et le Koweït, ainsi que son soutien aux mesures prises pour protéger leur sécurité et leur intégrité territoriale. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'armée libanaise annonce la mort de plusieurs militaires dans une frappe israélienne

Des habitants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne survenue la veille dans la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 5 juin 2026. Des frappes israéliennes menées durant la nuit sur la ville de Tyr ont fait sept morts, a indiqué à l’AFP une source de la défense civile libanaise, malgré le cessez-le-feu en vigueur dans la guerre entre Israël et Hezbollah. (Photo : Kawnat HAJU / AFP)
Des habitants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne survenue la veille dans la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 5 juin 2026. Des frappes israéliennes menées durant la nuit sur la ville de Tyr ont fait sept morts, a indiqué à l’AFP une source de la défense civile libanaise, malgré le cessez-le-feu en vigueur dans la guerre entre Israël et Hezbollah. (Photo : Kawnat HAJU / AFP)
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  • L’armée libanaise annonce la mort de plusieurs soldats, dont un officier, dans une frappe israélienne visant un véhicule militaire dans le sud du Liban malgré le cessez-le-feu annoncé cette semaine
  • Les combats se poursuivent entre Israël et le Hezbollah, tandis que l’armée israélienne a appelé à l’évacuation de plusieurs villages du sud et de l’est du Liban avant de nouvelles frappes

BEYROUTH: L'armée libanaise a annoncé samedi la mort de plusieurs de ses membres dans une frappe israélienne dans le sud du pays, malgré le cessez-le-feu théoriquement en vigueur.

"Plusieurs militaires, dont un officier", ont été tués "dans une attaque israélienne brutale" ayant ciblé un véhicule militaire sur la route entre Khardali et Nabatiyé, a indiqué l'armée dans un communiqué.

Sollicitée par l'AFP, l'armée israélienne a indiqué vérifier ces informations.

Mercredi, à l'issue d'une quatrième session de négociations entre le Liban et Israël à Washington, un nouvel accord de cessez-le-feu avait été annoncé, la trêve en vigueur à partir du 17 avril n'ayant jamais été respectée.

L'accord prévoit un cessez-le-feu conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah et un maintien à ce stade des tirs et opérations de l'armée israélienne dans le sud du Liban.

Mais le Hezbollah a rejeté cet accord, comme le précédent.

Sur le terrain, les affrontements se poursuivent.

L'armée israélienne a de nouveau appelé samedi à l'évacuation de cinq villages dans le sud et l'est du Liban en prévision de frappes contre le Hezbollah.

"Vous devez évacuer immédiatement vos domiciles et vous déplacer au nord du fleuve Zahrani", a affirmé Avichay Adraee, un porte-parole militaire arabophone, sur son compte Telegram.

Le Hezbollah a relancé les hostilités avec Israël début mars, en visant le sol israélien pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei dans l'offensive israélo-américaine sur Téhéran.

Les frappes israéliennes sur le Liban ont fait plus de 3.560 morts depuis le début de la guerre, selon le dernier bilan des autorités. Côté israélien, 27 soldats et un contractuel civil ont été tués au Liban, d'après l'armée.