Le Bureau des droits de l'homme de l'ONU condamne l'exécution par l'Iran d'un mineur délinquant

Arman Abdolali est le deuxième délinquant mineur à être exécuté en Iran depuis le début de l'année. (Photo Twitter)
Arman Abdolali est le deuxième délinquant mineur à être exécuté en Iran depuis le début de l'année. (Photo Twitter)
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Publié le Mercredi 24 novembre 2021

Le Bureau des droits de l'homme de l'ONU condamne l'exécution par l'Iran d'un mineur délinquant

Arman Abdolali est le deuxième délinquant mineur à être exécuté en Iran depuis le début de l'année. (Photo Twitter)
  • Arman Abdolali a déclaré que ses aveux avaient été extorqués sous la torture
  • Plus de 85 personnes se trouvent toujours dans le couloir de la mort en Iran pour des crimes qui auraient été commis alors qu'elles étaient mineures

LONDRES: Le Bureau des droits de l'homme de l'ONU a dénoncé l'exécution «choquante» par l'Iran d'un homme âgé de moins 18 ans lorsqu'il a été soupçonné d'avoir commis un crime. 

Arman Abdolali a été pendu mercredi, environ sept ans après avoir été arrêté et accusé d’un meurtre, en 2014, alors qu’il était âgé de 17 ans. 

La porte-parole du Bureau des droits de l'homme, Liz Throssell, a déclaré dans un communiqué: il est profondément alarmant et choquant que sa pendaison ait eu lieu, malgré les interventions de nombreuses parties concernant cette affaire, notamment les pourparlers directs entre le Bureau des droits de l'homme des Nations unies et le gouvernement iranien. 

L'exécution d'enfants délinquants est interdite en vertu du droit international des droits de l'homme. «Nous rappelons à l'Iran qu'il est tenu de respecter cette interdiction», a déclaré Throssell, soulignant les mauvais traitements infligés à Abdolali avant son exécution. 

«Nous déplorons également le fait qu'au cours des deux derniers mois, Abdolali a été transféré à l'isolement cellulaire six fois avant son exécution, repoussée à plusieurs reprises, avant d'avoir lieu le 24 novembre. 

Throssell a également remis en question la validité du processus judiciaire qui a conduit à la condamnation à mort d’Abdolali. 

«Nous craignons sérieusement que son cas ne s’inscrive dans une tendance qui consiste à condamner les jeunes délinquants à la suite de procès défectueux et d’aveux forcés», a-t-elle affirmé. 

«Abdolali, qui a été rejugé en 2020, puis condamné à mort à nouveau en septembre de cette année, s’était également rétracté, affirmant que ses aveux avaient été extorqués sous la torture.» 

Plus de 85 personnes se trouvent toujours dans le couloir de la mort en Iran, pour des crimes qu'elles auraient commis alors qu’elles étaient mineures. Abdolali est le deuxième délinquant mineur à être exécuté en Iran depuis le début de l'année. 

Throssell a déclaré: «Nous appelons les autorités iraniennes à mettre fin à toutes les exécutions d'enfants délinquants et à commuer immédiatement les peines de mort prononcées contre eux, conformément aux obligations internationales de l’Iran.» 

L'Union européenne a également condamné l'exécution d'Abdolali. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.