Guerre d'Algérie, réfugiés espagnols et Napoléon III: Jean Castex disserte sur son rapport à l'Histoire

Interrogé sur la guerre d'Algérie, le locataire de Matignon estime qu' « on ne peut pas se réconcilier si on n'est pas lucide sur ce qui s'est passé ». (Photo/AFP)
Interrogé sur la guerre d'Algérie, le locataire de Matignon estime qu' « on ne peut pas se réconcilier si on n'est pas lucide sur ce qui s'est passé ». (Photo/AFP)
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Publié le Jeudi 25 novembre 2021

Guerre d'Algérie, réfugiés espagnols et Napoléon III: Jean Castex disserte sur son rapport à l'Histoire

  • L'ancien maire de Prades, dans les Pyrénées-Orientales frontalières de l'Espagne, estime encore qu' « on a très mal accueilli » les réfugiés qui fuyaient la dictature franquiste
  • Jean Castex raconte comment « on assiste alors, dans cette ville encore très paysanne, très populaire, à une ouverture à la culture, à la musique de chambre, qui restait l'apanage d'une élite »

PARIS : "L'histoire nous enseigne que le repli sur soi n'est jamais la solution", estime le Premier ministre, Jean Castex, dans un entretien au mensuel Historia, au cours duquel il aborde la guerre d'Algérie ou confie son admiration pour Napoléon III.

"La nation, c'est un croisement, et non une pureté", affirme le chef du gouvernement, qui définit "l'histoire de France (comme) un socle de valeurs, parmi lesquelles le respect et l'intégration".

"Toute la plus-value de l'homme consiste à lutter contre (le) tragique (de l'Histoire): en période de crise, la tentation systématique est de nous replier sur nous-mêmes" mais "le repli sur soi n'est jamais la solution", poursuit Jean Castex.

Interrogé sur la guerre d'Algérie, le locataire de Matignon estime qu'"on ne peut pas se réconcilier si on n'est pas lucide sur ce qui s'est passé".

"C'est notre passé commun, avec ses parts de drames, de malheur, mais aussi de bonheur, de réussites, ses parts de mélanges et d'échanges. Mais il faut en faire l'inventaire, et non pas le jugement", ajoute-t-il, en rejetant "la simplification et la démagogie", autant que "la nostalgie".

A propos du débat sur le déboulonnage de statues de personnages controversés, le Premier ministre "peut admettre que tel personnage statufié a sa part d'ombre et qu'après un travail d'historiens, collectif, démocratique, on décide de retirer sa statue".

"Mais proclamer : +Je réécris l'Histoire, je passe à l'acte et je vais démolir cette statue+, ça veut dire que mes idées s'imposent aux autres. Ce n'est pas ma conception du pacte républicain", fait-il observer.

L'ancien maire de Prades, dans les Pyrénées-Orientales frontalières de l'Espagne, estime encore qu'"on a très mal accueilli" les réfugiés qui fuyaient la dictature franquiste.

En prenant exemple sur l'histoire du violoncelliste virtuose Pablo Casals, installé à Prades en 1936 et qui refusa d'abord de jouer pour protester contre Franco avant de consentir à reprendre son instrument 14 ans plus tard, Jean Castex raconte comment "on assiste alors, dans cette ville encore très paysanne, très populaire, à une ouverture à la culture, à la musique de chambre, qui restait l'apanage d'une élite".

Quels personnages historiques ont marqué le Premier ministre? "J'ai autant envie de citer Napoléon III, qui a été heureusement réhabilité, que ce roi d'une grande intelligence tombé dans l'oubli qu'est Henri III, dernier héritier d'une dynastie qui va s'éteindre, dans une période de guerre civile", répond Jean Castex. De là à considérer que la période actuelle serait une "fin de régime"? "Je crois qu’on aurait tort de le penser", conteste le Premier ministre.


Macron s'est entretenu lundi matin avec Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban selon l'Elysée

Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
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  • Emmanuel Macron s'est entretenu lundi matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban, a indiqué l'Elysée
  • Emmanuel Macron se rendra lundi après-midi à bord du porte-avions Charles de Gaulle, qui se trouve au large de la Crète, en Méditerranée orientale, où il a été dépêché pour faire face à la situation au Moyen-Orient

PAPHOS: Emmanuel Macron s'est entretenu lundi matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban, a indiqué l'Elysée.

Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien.

 

 

 


Liban: Macron condamne une "attaque inacceptable" contre une position de l'ONU

Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
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  • Le président français Emmanuel Macron condamne une attaque contre une position de la Finul au sud du Liban et réaffirme le rôle stabilisateur de la force onusienne
  • Il exprime le soutien de la France à la souveraineté et à la sécurité de la Syrie, du Liban et de l’Irak, tout en appelant à éviter que le conflit régional ne s’étende

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a condamné vendredi une "attaque inacceptable" contre une position de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) dans le sud du pays, après s'être entretenu avec ses homologues libanais Joseph Aoun et syrien Ahmad Al-Chareh.

"La France œuvre avec ses partenaires à éviter que le conflit ne se propage davantage dans la région", a affirmé sur le réseau social X le chef de l'Etat, soulignant le "rôle clé de stabilisation au sud du Liban" joué par la Finul.

Emmanuel Macron a assuré que son pays resterait "engagé" dans cette force qui compte quelque 700 Français et assuré que "la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Syrie et du Liban, comme de chaque pays dans la région, devait être respectée".

Une position de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) a été ciblée vendredi dans le sud du pays, faisant des blessés parmi les Casques bleus ghanéens, selon l'Agence nationale d'information (Ani) libanaise, alors que la guerre déclenchée le week-end dernier par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran s'est étendue au Liban.

Israël a répliqué à des tirs du Hezbollah pro-iranien par des bombardements au Liban, notamment dans son fief de la partie sud de Beyrouth.

Le chef de l'Etat français a discuté auparavant avec le Premier ministre irakien Mohamed Chia al-Soudani, à qui il a exprimé la "pleine solidarité" de la France, après l'attaque par des drones de l'aéroport de Bassora et de deux installations pétrolières dans le sud de l'Irak.

"J'ai renouvelé mon appui à son action résolue pour que l'Irak ne soit pas entraîné dans le conflit", a-t-il ajouté, estimant que la stabilité de ce pays "est essentielle pour toute la région".

"La France soutient le plein respect de la souveraineté, de la sécurité, et de l’intégrité territoriale de l’Irak", a-t-il également assuré.

Le gouvernement irakien et le gouvernement de la région autonome du Kurdistan ont affirmé que l'Irak ne devait pas servir de base pour lancer des attaques contre des pays voisins, alors que des informations font état de la possibilité que des combattants kurdes traversent la frontière avec l'Iran.

L'Iran a menacé, pour sa part, de prendre pour cible "toutes les installations" de la région du Kurdistan en Irak si des combattants kurdes parvenaient à entrer sur le territoire de la République islamique.


Guerre au Moyen-Orient : le porte-avions français Charles de Gaulle est arrivé en Méditerranée

Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
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  • Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive"
  • Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases"

TARIFA: Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le bâtiment, qui a encore plusieurs jours de trajet devant lui avant d'être sur zone, était déployé dans le nord de l'Europe dans le cadre d'une mission de l'Otan quand le président français Emmanuel Macron a annoncé son envoi au Moyen-Orient.

Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive".

Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases ainsi que celle de ses alliés dans la région".

La France est notamment liée par des accords de défense avec le Qatar, le Koweït et les Emirats.