Nouvel attentat des shebab à Mogadiscio: huit morts

Vue générale d'un bâtiment détruit de l'école primaire et secondaire de Mocaasir sur le site de l'explosion d'une bombe à Mogadiscio, en Somalie, le 25 novembre 2021. (Photo, AFP)
Vue générale d'un bâtiment détruit de l'école primaire et secondaire de Mocaasir sur le site de l'explosion d'une bombe à Mogadiscio, en Somalie, le 25 novembre 2021. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Jeudi 25 novembre 2021

Nouvel attentat des shebab à Mogadiscio: huit morts

  • Le groupe djihadistes des shebab, lié à Al-Qaïda, a rapidement revendiqué l'attaque qui intervient quelques jours après l'assassinat samedi par les shebab d'un éminent journaliste somalien
  • En septembre, deux attentats à la voiture piégée revendiqués par les shebab, dont un près du palais présidentiel, ont fait 17 morts dans la capitale somalienne

 MOGADISCIO : Huit personnes ont été tuées jeudi et plus d'une dizaine blessées par l'explosion d'une voiture piégée près d'une école de la capitale somalienne Mogadiscio, revendiquée par le groupe djihadiste des shebab, ont annoncé les services de sécurité.

Des parents angoissés se sont précipités sur les lieux de l'explosion, qui a détruit le bâtiment de l'école, alors que les élèves blessés étaient emmenés dans les hôpitaux de la ville.

L'explosion s'est produite vers 7h30 du matin, alors que les enfants étaient en train de s'installer pour leurs premiers cours, a déclaré à l'AFP le directeur de cette école, Yusuf Hussein Abdi.

People walk past bomb explosion site in Mogadishu, Somalia, on November 25, 2021. Five people were killed and over a dozen injured in a car bombing near a school in Somalia's capital Mogadishu on November 25, 2021, a security official said, in the latest attack to hit the troubled country
Des gens passent devant le site de l'explosion d'une bombe à Mogadiscio, en Somalie, le 25 novembre 2021. (Photo, AFP)

En quelques secondes, des poutres en bois et des tôles en fer blanc se sont abattues sur les jeunes élèves, et des murs se sont écroulés. 

"Vous pouvez comprendre ce que l'on ressent lorsque de nombreux élèves, principalement des enfants, sont attaqués, que les salles de classe s'effondrent", a déclaré Abdi. 

Des habitants ont dégagé des blessés des décombres avec leurs mains nues avant de les transporter en lieu sûr jusqu'à l'arrivée des ambulances.

"Huit civils ont été tués et 17 blessés dans l'explosion", a annoncé Abdifatah Adan, un porte-parole de la police somalienne, dans un bref communiqué qui n'apporte aucun autre détail. 

Un autre responsable des services de sécurité, Mohamed Abdillahi, a indiqué à l'AFP qu'il s'agissait de l'explosion d'une voiture piégée près d'une école, qui avait notamment fait onze blessés parmi les élèves.

"Nous ne savons pas quelle était la cible de l'attaque", a ajouté le responsable, qui avait dans un premier temps évoqué la mort de cinq personnes. 

Selon des témoins interrogés par l'AFP, un convoi militaire de l'Amisom, la force de l'Union africaine (UA) en Somalie, passait dans cette zone au moment de l'explosion. 

"Je me trouvais pas loin de l'endroit où la voiture a explosé et un convoi de l'Amisom était en train de passer", a assuré à l'AFP Said Ibrahim, un habitant du quartier.

« Ecoliers en sang »

Le groupe djihadistes des shebab, lié à Al-Qaïda, a rapidement revendiqué l'attaque qui visait, selon eux, des "instructeurs militaires". 

"Le bâtiment de l'école a été sérieusement endommagé et des bus de transport scolaire ont été touchés", a indiqué à l'AFP Ahmed Bare, un garde de sécurité en poste à proximité.

Vue générale d'un bâtiment détruit de l'école primaire et secondaire de Mocaasir sur le site de l'explosion d'une bombe à Mogadiscio, en Somalie, le 25 novembre 2021.
Vue générale d'un bâtiment détruit de l'école primaire et secondaire de Mocaasir sur le site de l'explosion d'une bombe à Mogadiscio, en Somalie, le 25 novembre 2021. (Photo, AFP)

Le directeur du service d'ambulances Aamin de la capitale somalienne, Abdikadir Abdirahman, a publié sur Twitter des photos du site de l'explosion en évoquant une "tragédie".

Sur les lieux de l'attentat, des parents inquiets exprimaient leur douleur. "C'est horrible, c'est un tel choc, ces écoliers en sang", a déclaré Naima Ali dont la fille a échappé indemne à l'attaque.

"L'explosion a détruit toute la zone et retourné la route, c'est un miracle qu'il n'y ait pas eu plus de victimes parmi les élèves", a estimé Mohamud Omar, dont un cousin était à l'école. 

L'Igad, l'organisation régionale d'Afrique de l'Est, a condamné cette "haineuse attaque terroriste", par la voix de son secrétaire exécutif Workneh Gebeyehu, qui a "partagé la peine de tous les Somaliens épris de paix". 

Multiplication des attaques

Cette attaque à la voiture piégée - la troisième de ce type en quelques semaines - intervient cinq jours après l'assassinat samedi à Mogadiscio par les shebab d'un éminent journaliste somalien.

Directeur de la radio publique Radio Mogadishu et critique virulent des djihadistes, Abdiaziz Mohamud Guled était une cible de longue date des shebab. 

Il a été tué par un kamikaze qui s'est fait exploser près de lui dans une rue de la capitale somalienne.  

Bien que chassés de Mogadiscio en 2011, les shebab y mènent régulièrement des attaques dans le cadre de leur insurrection lancée en 2007 pour renverser le fragile gouvernement fédéral, soutenu à bouts de bras par la communauté internationale.

En septembre, deux attentats à la voiture piégée revendiqués par les shebab ont fait 17 morts dans la capitale somalienne. 

Le premier, le 14 septembre, avait fait neuf morts parmi les soldats d'un check-point de l'armée somalienne.

Le second avait visé le 25 septembre un convoi près du palais présidentiel et avait tué huit personnes, dont Hibaaq Abukar Hassan, conseillère du Premier ministre pour les femmes et les droits de l'Homme, piégée dans une voiture incendiée par l'explosion.


Attaques de drones sur des infrastructures pétrolières en Russie, une raffinerie en feu

Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
  • Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes
  • Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine

MOSCOU: Des attaques de drones ont visé plusieurs infrastructures pétrolières dans le sud de la Russie vendredi, déclenchant un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, ont indiqué les autorités, faisant état de la destruction de 376 drones ukrainiens dans la nuit.

"A la suite de la chute de débris de drones, un incendie s’est déclaré à la raffinerie d'Ilskiï", a indiqué le quartier général opérationnel de la région de Krasnodar sur Telegram, précisant qu'il n'y a pas eu de victimes.

Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes.

Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine.

Entre 20H00 locales jeudi et vendredi 7H00, les forces russes ont détruit 376 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense sur la messagerie Max.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine, plus de quatre ans après le début de la guerre, pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, jusqu'à présent sans issue diplomatique.

L'Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.


L'Iran cherche à tuer Donald Trump, a affirmé Israël auprès de Washington

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
  • Israël a transmis aux États-Unis des renseignements affirmant que l'Iran préparerait un nouveau projet d'assassinat contre Donald Trump, selon des médias américains.
  • Ces révélations surviennent sur fond de tensions entre Washington et Israël concernant la guerre en Iran, certains responsables américains évoquant une possible tentative d'influencer la politique de Donald Trump

WASHINGTON: Israël a transmis à Washington des informations de ses services de renseignement selon lesquelles l'Iran prépare un nouveau plan pour assassiner Donald Trump, rapportent jeudi le Wall Street Journal et CNN en citant des sources anonymes.

Les deux médias américains sont avares en détails. Selon une source citée par CNN, l'alerte est arrivée cette semaine aux oreilles des Américains. Selon une autre source auprès de la chaîne, les Israéliens ont confirmé un nouveau plan iranien déjà partiellement détecté par les services américains.

Interrogée par l'AFP, la Maison Blanche n'a pas démenti, renvoyant simplement vers des déclarations de Donald Trump datant de mercredi: "Ils veulent éliminer le dirigeant américain - moi. Je suis sur une sorte de liste, j'ai vu ce matin que je suis sur toutes leurs listes".

Le président avait alors quitté le sommet de l'Otan en Turquie avec l'ancien avion présidentiel, et non le nouveau offert par le Qatar, en raison de questions de sécurité, selon le New York Times.

Ces fuites évoquant un nouveau complot interviennent au moment où la relation entre Israël et les Etats-Unis et leurs deux dirigeants, le Premier ministre Benjamin Netanhayu et Donald Trump, bat de l'aile à propos de la guerre en Iran.

Les Etats-Unis sont le principal allié d'Israël, mais le président américain s'est à plusieurs reprises livré ces dernières semaines à des critiques publiques de M. Netanyahu, après que la guerre menée par Israël contre le Hezbollah au Liban a menacé les pourparlers avec l'Iran.

Des sources américaines citées par CNN estiment que cette transmission d'informations israéliennes aux Américains pourrait constituer un effort du gouvernement Netanyahu visant à convaincre Donald Trump de poursuivre ses bombardements contre l'Iran, redémarrés cette semaine.

Les Etats-Unis ont assassiné le puissant général iranien Qassem Soleimani en Irak en 2020, lors du premier mandat du républicain, et l'Iran a publiquement menacé de représailles, notamment à l'encontre de Donald Trump.

L'Iran vient d'inhumer son défunt guide suprême Ali Khamenei, tué dans une frappe américano-israélienne fin février au tout début de leur guerre, après plusieurs jours de funérailles marquées le désir de vengeance.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.