Gantz achève sa visite au Maroc, colère à Alger

Le ministre israélien de la Défense Benny Gantz visite la synagogue Talmud Torah, la plus grande de Rabat, qui servait dans le passé d'école aux futurs rabbins de l'importante communauté juive marocaine. (Photo, AFP)
Le ministre israélien de la Défense Benny Gantz visite la synagogue Talmud Torah, la plus grande de Rabat, qui servait dans le passé d'école aux futurs rabbins de l'importante communauté juive marocaine. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 26 novembre 2021

Gantz achève sa visite au Maroc, colère à Alger

Le ministre israélien de la Défense Benny Gantz visite la synagogue Talmud Torah, la plus grande de Rabat, qui servait dans le passé d'école aux futurs rabbins de l'importante communauté juive marocaine. (Photo, AFP)
  • «Nous avons achevé une visite historique (...) qui va contribuer à la sécurité de l'Etat d'Israël et à ses relations étrangères», a indiqué un communiqué du bureau de M. Gantz
  • Un an à peine après la normalisation des relations entre le Maroc et Israël, cette entente militaire survient dans un contexte régional tendu

RABAT: Le ministre israélien de la Défense Benny Gantz a conclu jeudi sa première visite au Maroc, concrétisée par un accord de coopération sécuritaire « sans précédent » avec le royaume chérifien, qui a déclenché la fureur du voisin algérien.    

« Nous avons achevé une visite historique (...) qui va contribuer à la sécurité de l'Etat d'Israël et à ses relations étrangères », a indiqué un communiqué du bureau de M. Gantz.   

Avant son départ, l'ancien chef de l'armée israélienne a rencontré jeudi le patron du contre-espionnage marocain et visité, visiblement ému, la synagogue Talmud Torah, la dernière de Rabat. 

Ce déplacement de 48 heures au Maroc, le premier par un ministre israélien de la Défense, s'est matérialisé par la signature d'un accord sécuritaire bilatéral qui « permettra une coopération industrielle, militaire et dans le domaine du renseignement », s'est félicité M. Gantz. 

Il s'agit du premier accord du genre entre Israël et un pays arabe, qui devrait faciliter l'acquisition par le Maroc de technologies de l'industrie de défense israélienne. Même si aucun contrat d'achat d'armement n'a été confirmé pendant la visite. 

L'Etat hébreu est l'un des principaux exportateurs au monde de drones armés et de logiciels de sécurité comme le très controversé Pegasus de la société NSO. 

« Le Mossad à nos frontières » 

Un an à peine après la normalisation des relations entre le Maroc et Israël, cette entente militaire survient dans un contexte régional tendu. 

Au cours de son séjour, M. Gantz a mentionné à plusieurs reprises les « menaces et défis grandissants dans la région ».  

Alger a rompu, en août, ses relations avec Rabat en raison « d'actions hostiles » du royaume, sur fond de rivalité régionale et de querelle sur la question du Sahara occidental, qui oppose depuis des décennies le Maroc aux indépendantistes sahraouis du Front Polisario soutenus par l'Algérie. 

Le nouvelle alliance stratégique entre Marocains et Israéliens n'a pas manqué d'irriter les Algériens qui se sont sentis « visés » par la visite du chef de la Défense israélienne chez leur voisin. 

« Les ennemis se mobilisent de plus en plus pour porter atteinte à l'Algérie », a accusé le président du sénat algérien Salah Goudjil, deuxième personnage de l'Etat algérien, cité par l'agence officielle APS.   

« Le Mossad à nos frontières », s'est inquiété L'Expression, quotidien francophone proche du pouvoir algérien. 

« Conflit du Sahara: faut-il s'inquiéter d’un axe Alger-Téhéran aux portes du Maroc ? », a répondu le site d'information économique marocain Medias24. 

L'Iran a d'ailleurs été évoqué au cours des discussions entre officiels israéliens et marocains.  

« Nous avons entendu parler des activités auxquelles l'Iran se livre dans cette zone et en Afrique. Preuve supplémentaire que l'Iran n'est pas un problème israélien mais réclame une action internationale », a estimé un responsable sécuritaire israélien sous couvert d'anonymat. 

Le Maroc a rompu ses relation diplomatiques avec l’Iran en 2018 en l’accusant d’avoir « facilité une livraison d'armes au Polisario » via son allié du Hezbollah libanais et son ambassade à Alger. 

Le Hezbollah avait rejeté ces accusations et a imputé la décision marocaine à des « pressions » étrangères. 

Au delà du Maghreb, le spectaculaire rapprochement entre le Maroc et l'Etat hébreu -- qui se traduira dès le mois prochain par une importante mission du patronat marocain en Israël -- a soulevé la colère du mouvement islamiste palestinien Hamas.     

Le Hamas a « exhorté tous les pays arabes à stopper la normalisation avec l'occupant israélien (des territoires palestiniens) », la qualifiant de « coup de poignard dans le dos du peuple palestinien ». 

Si la cause palestinienne a recueilli historiquement une large sympathie de la population marocaine, elle ne mobilise plus autant dans la rue. 

Une petite cinquantaine de militants propalestiniens ont tenté de se rassembler mercredi devant le siège du Parlement à Rabat avant d'en être empêchés par les forces de l'ordre. 

En effet, la normalisation entre le Maroc et Israël n'a pas provoqué de contestation massive du fait de la reconnaissance par les Etats-Unis, en échange, de « la marocanité » du Sahara Occidental, considérée comme la « première cause nationale » à Rabat. 


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.

 


L’Arabie saoudite en tête du classement de sécurité publique du G20

Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
  • 97,7 % des habitants déclarent se sentir en sécurité en marchant seuls la nuit

RIYAD: L’Arabie saoudite occupe la première place parmi les pays du G20 dans l’Indice de sécurité 2025, selon les données de la base des indicateurs des Objectifs de développement durable des Nations unies, publiées lundi par l’Autorité générale des statistiques du Royaume.

Les résultats indiquent que 97,7 % de la population se sent en sécurité en marchant seule la nuit dans son quartier, selon l’Agence de presse saoudienne (Saudi Press Agency).

Ils montrent également que 94,9 % des femmes, 97 % des citoyens saoudiens et 97,2 % des personnes âgées de 60 à 64 ans se sentent en sécurité en marchant seules la nuit dans les zones résidentielles.

Ces résultats soulignent les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité dans l’ensemble du Royaume, a ajouté la SPA. Ils s’inscrivent dans les initiatives visant à renforcer la sécurité, la stabilité et la qualité de vie dans les secteurs économique, alimentaire, environnemental, sanitaire, social, politique, intellectuel, technologique et de cybersécurité, conformément à la Vision 2030 de l’Arabie saoudite.

L’Autorité générale des statistiques mène ses travaux selon une méthodologie unifiée basée sur le Statistical Business Process Manual, conforme aux normes statistiques internationales.

Dans un autre rapport, l’autorité a indiqué que 75,3 % de la population saoudienne a participé à des événements ou activités culturelles en 2025, reflétant une participation croissante à la vie culturelle dans le Royaume.

Ces données ont été publiées dans le cadre de l’initiative Raqam Saudi, qui met en avant les réalisations nationales, renforce la fierté nationale et les valeurs de citoyenneté, et souligne le rôle des statistiques officielles dans le suivi des progrès vers les objectifs de Vision 2030 et du développement durable. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com