Maradona un an après: de l'Argentine à Naples, le génie «D10S» commémoré, statufié

Une statue en bronze représentant la légende du football argentin Diego Armando Maradona par le sculpteur italien Domenico Sepe est vue devant le stade éponyme de Naples le 25 novembre 2021. (Photo, AFP)
Une statue en bronze représentant la légende du football argentin Diego Armando Maradona par le sculpteur italien Domenico Sepe est vue devant le stade éponyme de Naples le 25 novembre 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 25 novembre 2021

Maradona un an après: de l'Argentine à Naples, le génie «D10S» commémoré, statufié

Une statue en bronze représentant la légende du football argentin Diego Armando Maradona par le sculpteur italien Domenico Sepe est vue devant le stade éponyme de Naples le 25 novembre 2021. (Photo, AFP)
  • «C'est une sensation étrange, c'est difficile à croire», a témoigné son héritier sur les terrains, Lionel Messi
  • «Un an sans Diego. Amis pour toujours», a pour sa part tweeté le «roi» Pelé depuis le Brésil

BUENOS AIRES: Une statue à Naples, des hommages de l'Argentine à l'Inde: la planète football s'est remémoré jeudi son « Dieu », Diego Maradona, disparu il y a un an à 60 ans, laissant le souvenir de gestes de génie et d'une vie de tumultes.  

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Une peinture murale représentant Maradona sur la façade d'un immeuble dans le quartier espagnol de Naples, le 25 novembre 2021. (Photo, AFP)

« Tu vas nous manquer toute notre vie ». La Ligue argentine de football a publié à l'occasion de l'anniversaire une vidéo sur la vie, les buts, les trophées de Maradona, ponctuée des mots émouvants prononcés en 2001, après un match hommage : « ce match-là est fini (...) mais puisse ne jamais finir l'amour que vous me portez ».  

Vœu  exaucé. Un an après sa mort d'une crise cardiaque, vaincu par les excès et les addictions, à l'alcool, aux psychotropes (cocaïne), le champion du monde 1986, consacré « meilleur joueur de l'histoire » par un vote du public organisé par la FIFA en 2000, n'a jamais cessé de recevoir les honneurs de l'Argentine.  

« Tu nous a donné le ciel ». « Mercis éternels ». Ici un mot manuscrit, là un drapeau, un poster tenu à bout de bras, là encore un bouquet de fleurs: les hommages, individuels et modestes, rendus jeudi près du cimetière -fermé au public- de Bella Vista où repose l'idole, ou devant la maison de son enfance, dans le bidonville de Villa Fiorito, donnaient le ton d'une journée recueillie, discrète, sous un ciel gris de circonstance.  

Ils contrastaient avec les fontaines de larmes, la veillée funèbre de dizaines de milliers de personnes et les débordements de foule des trois jours de deuil national qui avaient suivi son décès le 25 novembre 2020.  

Depuis un an, en Argentine n'ont eu de cesse d'émerger statues, monuments ou fresques dans plusieurs villes, quartiers populaires de Buenos Aires, représentant le « Pibe de Oro » (gamin en or) à tous les âges, sous toutes les postures. Cette fois une mosaïque a été inaugurée jeudi aux abords du stade d'Argentinos Juniors, le club de ses débuts.  

Les hommages au « D10S » (jeu de mots entre « Dieu » et « 10 », son numéro) ont culminé le 30 octobre, qui aurait été la date de son 61e anniversaire : matches de championnat arrêtés à la minute « 10 » pour des ovations, projections d'images de l'idole, match caritatif avec d'ex-gloires de « son » équipe d'Argentine de 1986.  

Sa fille Dalma, 34 ans, avait prévenu cette fois, tout en remerciant les hommages, qu'elle ne participerait à rien ce 25 novembre, « pire jour de sa vie ». « Cela fait un an que le monde est plus horrible, car tu n'es plus là », a-t-elle écrit jeudi sur son compte Instagram. « Je ne peux pas m'arrêter de pleurer », a ajouté sa soeur Gianinna.   

En soirée, une minute de silence était prévue lors des matches de championnat avec les joueurs formant le nombre « 10 » sur les terrains. Autour desquels des « Diegooo, Diegooo! », ou chants à la gloire du « 10 Eterno » descendront sans doute des tribunes.  

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Biographie de l'Argentin Diego Maradona, légende du football, décédé le 25 novembre 2020 à 60 ans (Graphique, AFP)

« Un an sans Diego »   

« C'est une sensation étrange, c'est difficile à croire », a témoigné son héritier sur les terrains, Lionel Messi, dans un entretien au quotidien espagnol Marca. « J'ai toujours l'impression qu'à un moment ou un autre je vais le voir à la télévision, donnant une interview ou son opinion sur un sujet » a ajouté le milieu du PSG qui a publié jeudi un « Eternel Diego » sur son compte Instagram.  

« Un an sans Diego. Amis pour toujours », a pour sa part tweeté le « roi » Pelé depuis le Brésil.  

A Naples (Italie), où le gaucher magique a évolué sept ans, apportant au club deux titres inédits de champion d'Italie et une Coupe de l'UEFA, les tifosi ont déposé fleurs, photos et hommages autour du « mausolée » dédié à Maradona dans les Quartiers espagnols, célèbre quartier populaire au coeur de la ville.  

Des supporters de Boca Juniors, club emblématique de Maradona à Buenos Aires, étaient venus d'Argentine déployer des banderoles en hommage près du stade ex-San Paolo, désormais Stade Diego Armando Maradona.  

Une statue en bronze du joueur, commandée par la municipalité, a également été inaugurée devant le stade. Une autre, à l'initiative du club, sera dévoilée dimanche avant un match Naples-Lazio que les joueurs du Napoli disputeront, comme depuis trois semaines, avec des maillots arborant le visage stylisé de l'Argentin, objet d'un culte durable à Naples.  

En Inde, une autre statue de Maradona a été recouverte de fleurs à Calcutta (nord-est) et des supporters se sont rassemblés devant un hôtel de l'Etat de Kerala (sud) devenu lieu de pèlerinage depuis un séjour en 2012.   

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Les fans rendent hommage à l'ancien footballeur argentin Diego Armando Maradona à l'occasion du premier anniversaire de sa mort dans le quartier espagnol de Naples, le 25 novembre 2021. (Photo, AFP)

« Autodestruction »   

Mais, autre « legs » de Maradona, l'année passée en Argentine aura aussi vu s'égrener les procédures judiciaires.   

D'abord sur les conditions de son décès, avec une enquête pour homicide involontaire par soins négligents. Sept membres de l'équipe médicale sont mis en cause.  

Puis sur son héritage, entre cinq descendants --cinq reconnus du moins. Ou encore sur l'usage de sa marque commerciale. Egalement sur les dettes laissées derrière lui.  

Ou tout récemment, pour une plainte d'une Cubaine de 37 ans, qui avait eu une liaison avec le joueur alors qu'elle était mineure au début des années 2000, et qui a accusé l'idole, alors cocaïnomane, et son entourage de violences et d'abus présumés.  

« Un an après sa mort, Diego, faiseur de bonheur, continue aussi de faire souffrir », résumait joliment La Nacion cette semaine. « Par la tristesse de la mort, car nous l'aimions tellement. Et par les signes d'autodestruction. La grande contradiction entre le bonheur public, et la souffrance privée ».  


Trêve de deux semaines entre les États-Unis, Israël et l’Iran

De la fumée s’élève à la suite de frappes sur Téhéran le 7 avril 2026. (AFP)
De la fumée s’élève à la suite de frappes sur Téhéran le 7 avril 2026. (AFP)
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  • Un cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran prévoit l’arrêt des attaques américaines et la réouverture du détroit d’Ormuz, avec des négociations prévues au Pakistan pour tenter d’aboutir à un accord durable
  • Des divergences majeures persistent (nucléaire, sanctions, présence militaire), et la trêve n’inclut pas le Liban, où les hostilités se poursuivent

WASHINGTON: Les Etats-Unis et l'Iran se sont accordés mardi pour un cessez-le-feu de deux semaines, un peu plus d'une heure avant l'expiration de l'ultimatum de Donald Trump qui menaçait de détruire la République islamique.

Voici ce que l'on sait de la trêve entre les deux pays, qui devraient entamer vendredi des pourparlers au Pakistan, pays médiateur dans la guerre au Moyen-Orient.

La trêve selon Washington

Joint par l'AFP au téléphone, le président américain Donald Trump a déclaré mardi que pour Washington, la victoire était "totale et complète."

Les Etats-Unis vont interrompre les attaques sur l'Iran durant deux semaines, et Téhéran va en retour rouvrir temporairement le détroit d'Ormuz.

Téhéran a accepté "l'OUVERTURE TOTALE, IMMÉDIATE ET SÉCURISÉE du détroit d'Ormuz", a déclaré M. Trump dans un message publié sur son réseau Truth Social.

Le président américain a précisé que l'accord avait été conclu après s'être entretenu avec des dirigeants au Pakistan, pays médiateur dans la guerre lancée par les Etats-Unis et Israël le 28 février.

Il a affirmé que la question de l'uranium iranien serait "parfaitement réglée", pendant cette trêve.

M. Trump a justifié la guerre, accusant Téhéran d'enrichir de l'uranium dans le but de fabriquer une arme atomique, une affirmation qui n'est pas étayée par l'agence nucléaire de l'ONU et que l'Iran a démentie.

Dans un précédent plan visant à mettre fin aux hostilités, les Etats-Unis exigeaient que l'Iran cesse tout nouvel enrichissement, accepte des limites à son programme de missiles et mette fin à son soutien aux groupes armés de la région, ce qui a été refusé par Téhéran.

Ces exigences n'ont pas été communiquées dans la dernière trêve.

Le mois dernier, le dirigeant américain a déclaré que la "reddition inconditionnelle" de l'Iran serait le seul résultat acceptable pour mettre un terme à la guerre.

Et Téhéran?

Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a confirmé que Téhéran allait garantir des traversées en sécurité du détroit d'Ormuz, où transitait avant la guerre 20% du brut mondial.

Un plan en 10 points proposé par l'Iran pour parvenir à la fin de la guerre, a été qualifié de "viable" par Donald Trump.

Il pourrait servir de base à d'éventuelles négociations plus tard cette semaine, mais comporte plusieurs points de blocage que Washington a jugé irréalisables par le passé.

Le plan exigerait "le maintien du contrôle iranien sur le détroit d’Ormuz, l'acceptation de l'enrichissement, la levée de toutes les sanctions primaires et secondaires", selon un communiqué publié par la République islamique.

Alors que la demande relative à l'enrichissement d'uranium ne figurait pas dans la version en anglais de la déclaration de Téhéran partagée par l'ONU, elle faisait partie de la version en persan diffusée par les médias d'Etat iraniens.

Parmi les autres exigences: le retrait des forces américaines du Moyen-Orient, la fin des attaques contre l'Iran et ses alliés, la libération des avoirs iraniens gelés et une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU rendant l'accord contraignant.

Le cessez-le-feu ne s'applique pas au Liban

Israël a annoncé soutenir la décision de Donald Trump de suspendre les attaques contre l'Iran, tout en précisant que la trêve n'incluait pas le Liban.

Au total, les frappes israéliennes au Liban ont tué 1.530 personnes depuis le début de la guerre entre le mouvement islamiste Hezbollah pro-iranien et Israël le 2 mars, a indiqué mardi le ministère de la Santé libanais.

Cette affirmation contredit une annonce faite plus tôt par le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, médiateur dans le conflit, assurant que le cessez-le-feu s'appliquait "partout, y compris au Liban et ailleurs".

Et pour la suite?

M. Sharif a annoncé que le cessez-le-feu prenait effet immédiatement, et que des pourparlers commenceront vendredi dans la capitale pakistanaise avec des délégués des deux pays.

Les discussions auront pour but d'atteindre "un accord définitif", a-t-il déclaré.

L'Iran a annoncé qu'il consacrerait deux semaines aux négociations.

Le pétrole a chuté mercredi après l'annonce de la réouverture du détroit d'Ormuz dans le cadre de la trêve, alors que les approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz étaient sous pression depuis que l'Iran avait, de fait, fermé le passage.

La décongestion du détroit pourrait apporter un soulagement temporaire aux pays qui dépendent des importations de pétrole.


Trump: L'Iran « entier pourrait être détruit en une seule nuit, et cette nuit pourrait bien être celle de demain»

Dans la salle de briefing de la Maison Blanche, pleine comme un oeuf, il a jugé que les dirigeants iraniens négociaient de "bonne foi". Mais il a aussi accusé les responsables iraniens d'avoir pour habitude d'"enfumer" les présidents américains. (AFP)
Dans la salle de briefing de la Maison Blanche, pleine comme un oeuf, il a jugé que les dirigeants iraniens négociaient de "bonne foi". Mais il a aussi accusé les responsables iraniens d'avoir pour habitude d'"enfumer" les présidents américains. (AFP)
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  • L'Iran "entier pourrait être détruit en une seule nuit, et cette nuit pourrait bien être celle de demain" (mardi), a menacé lundi Donald Trump pendant une conférence de presse par ailleurs consacrée au spectaculaire sauvetage d'un aviateur américain
  • Le président a assuré que l'armée pourrait détruire en quatre heures les ponts et centrales électriques iraniennes, si l'ultimatum qu'il a fixé à Téhéran expire sans résultat, mardi à 20h00 (00h00 GMT)

WASHINGTON: L'Iran "entier pourrait être détruit en une seule nuit, et cette nuit pourrait bien être celle de demain" (mardi), a menacé lundi Donald Trump pendant une conférence de presse par ailleurs consacrée au spectaculaire sauvetage d'un aviateur américain.

Le président a assuré que l'armée pourrait détruire en quatre heures les ponts et centrales électriques iraniennes, si l'ultimatum qu'il a fixé à Téhéran expire sans résultat, mardi à 20h00 (00h00 GMT).

Le républicain de 79 ans, qui a dit ne pas "s'inquiéter" de commettre des crimes de guerre si les Etats-Unis attaquaient réellement ces infrastructures civiles, a assuré que l'opération militaire américaine avait le soutien de la population iranienne.

Les Iraniens "seraient prêts à souffrir pour avoir la liberté", a déclaré Donald Trump lors d'une rare conférence de presse, en assurant que les Américains avaient intercepté de nombreux messages disant: "Continuez à bombarder".

Mais le président américain a comme à son habitude livré le même jour des propos contradictoires, certains allant dans le sens d'une aggravation, d'autres d'une résolution diplomatique du conflit débuté le 28 février.

"Bonne foi" 

Dans la salle de briefing de la Maison Blanche, pleine comme un oeuf, il a jugé que les dirigeants iraniens négociaient de "bonne foi". Mais il a aussi accusé les responsables iraniens d'avoir pour habitude d'"enfumer" les présidents américains.

Le milliardaire a aussi décrit les difficultés de communication avec ces dirigeants en assurant que les négociations se faisaient "comme il y a 2.000 ans avec des enfants qui transportent un message dans un sens et l'autre".

Un peu plus tôt, en marge d'une célébration de la fête de Pâques dans les jardins de la Maison Blanche, il avait qualifié d'"étape très importante" une proposition de cessez-le-feu de 45 jours avancée par des pays médiateurs.

"Ce n'est pas encore assez bien", a toutefois aussi estimé le président américain sous l'oeil fixe d'une mascotte en costume de lapin.

Pendant sa conférence de presse, il a indiqué que l'une des conditions fixées à l'Iran dans les discussions était la réouverture du détroit d'Ormuz, cela après avoir plusieurs fois assuré ces derniers jours que le sort de cette artère vitale pour le commerce de pétrole lui était indifférent.

Si Donald Trump est allé à la rencontre des journalistes lundi, c'est d'abord pour vanter la spectaculaire opération de sauvetage d'un aviateur américain, qui lui a permis de chanter les louanges de l'armée alors que le conflit est impopulaire auprès de la majorité des Américains.

La mission a "capté l'attention du monde entier", s'est réjoui l'ancien animateur de téléréalité.

Il a donné de nombreux détails - ainsi sur l'engagement de plus de 170 avions militaires au total et sur la destruction de deux appareils que l'armée américaine a été contrainte d'abandonner sur place.

 "Stupides" 

Le chef du Pentagone Pete Hegseth, usant comme d'habitude d'un vocabulaire tantôt religieux tantôt viril, a dressé un parallèle entre le sauvetage de l'aviateur et la résurrection de Jésus Christ, célébrée à Pâques par les chrétiens.

Pendant sa conférence de presse, le président américain a aussi émis des menaces contre les journalistes ayant révélé la recherche en cours d'un membre d'équipage dont l'appareil avait été abattu vendredi dans le sud-ouest de l'Iran, ainsi que leur source.

Il a aussi critiqué vivement les reporters de CNN et du New York Times.

Donald Trump a par ailleurs lancé, cette fois pendant son apparition du matin dans les jardins, que "si cela ne tenait qu'à lui", il s'emparerait du pétrole iranien mais a ajouté que "malheureusement, les Américains voudraient nous voir rentrer à la maison".

"Ils sont stupides", a-t-il répondu à un journaliste qui lui demandait ce qu'il pensait des opinions majoritairement défavorables sur la guerre.

Au pupitre de la salle de presse, l'ancien homme d'affaires a indiqué qu'il existait un plan dans lequel les Etats-Unis prélèveraient un droit de passage dans le détroit d'Ormuz, sans davantage de précisions.


Un nouveau pétrolier appartenant à une compagnie japonaise a franchi le détroit d'Ormuz

Une compagnie maritime japonaise a déclaré lundi qu'un pétrolier battant pavillon indien et appartenant à sa filiale avait franchi le détroit d'Ormuz, faisant route vers l'Inde, devenant le troisième navire lié au Japon à transiter par le détroit. (AFP)
Une compagnie maritime japonaise a déclaré lundi qu'un pétrolier battant pavillon indien et appartenant à sa filiale avait franchi le détroit d'Ormuz, faisant route vers l'Inde, devenant le troisième navire lié au Japon à transiter par le détroit. (AFP)
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  • Le blocage de facto de ce passage maritime du Golfe en raison de la riposte iranienne aux frappes américaines et israéliennes empêche le transit de pétrole, affectant de nombreuses économies en Asie
  • Le Japon qui dépend fortement du brut importé du Moyen-Orient

TOKYO: Une compagnie maritime japonaise a déclaré lundi qu'un pétrolier battant pavillon indien et appartenant à sa filiale avait franchi le détroit d'Ormuz, faisant route vers l'Inde, devenant le troisième navire lié au Japon à transiter par le détroit.

Le blocage de facto de ce passage maritime du Golfe en raison de la riposte iranienne aux frappes américaines et israéliennes empêche le transit de pétrole, affectant de nombreuses économies en Asie, dont le Japon qui dépend fortement du brut importé du Moyen-Orient.

Cette quasi-fermeture a entraîné des pénuries de carburant et une flambée des prix de l'énergie à travers le monde.

Une porte-parole de l'armateur nippon Mitsui OSK Lines a indiqué à l'AFP que le méthanier GPL Green Asha avait traversé le détroit. "Le personnel à bord comme la cargaison sont en sécurité", a-t-elle déclaré.

Samedi, le gouvernement indien avait déjà annoncé que le méthanier GPL Green Sanvi, également détenu par une filiale de Mitsui OSK, avait franchi le détroit en toute sécurité.

Et la veille, trois pétroliers, dont un codétenu par le groupe nippon, avaient traversé le détroit. Le navire Sohar LNG, également codétenu par Mistui OSK, était le premier méthanier de gaz naturel liquéfié à franchir le détroit depuis le 1er mars.

Les rares navires qui ont franchi ce point d'étranglement depuis le début de la guerre au Moyen-Orient ont emprunté un itinéraire approuvé par l'Iran à travers ses eaux près de l'île de Larak, surnommé le "péage de Téhéran" par la société de données maritime Lloyd's List Intelligence.