A Marseille, des centres de données refroidis grâce aux eaux d'une ex-mine de charbon

Du froid à moindre frais dans une ville méditerranéenne, une gageure? Pour éviter la surchauffe aux serveurs hébergés dans ses centres de données à Marseille, la société Interxion France utilise l'eau de ruissellement d'une ex-mine de charbon. (Photo/AFP)
Du froid à moindre frais dans une ville méditerranéenne, une gageure? Pour éviter la surchauffe aux serveurs hébergés dans ses centres de données à Marseille, la société Interxion France utilise l'eau de ruissellement d'une ex-mine de charbon. (Photo/AFP)
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Publié le Samedi 27 novembre 2021

A Marseille, des centres de données refroidis grâce aux eaux d'une ex-mine de charbon

  • Certaines entreprises installent donc leurs serveurs dans des pays aux températures plus froides, comme dans la province canadienne du Québec
  • La région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, avec l'Ademe, ont participé au financement des 15 millions d'euros du projet

MARSEILLE, France : Du froid à moindre frais dans une ville méditerranéenne, une gageure? Pour éviter la surchauffe aux serveurs hébergés dans ses centres de données à Marseille, la société Interxion France utilise l'eau de ruissellement d'une ex-mine de charbon.

"Les data centers (centres de données, NDLR), ça a besoin de froid. En général, dans le monde, un data center moyen consomme à peu près autant d'énergie pour faire son boulot de data center pour ses clients que pour se refroidir", rappelle Sylvie Jéhanno, PDG de Dalkia, une filiale d'EDF qui a participé à la conception du projet de "River cooling" d'Interxion à Marseille.

"La façon facile de faire du froid, c'est le groupe clim classique" mais "qui consomme beaucoup d'électricité", poursuit-elle, en précisant que les centres de données --où sont stockés documents, mails et photos des ordinateurs et autres smartphones-- doivent bénéficier d'une température de 25 degrés à peu près.

Certaines entreprises installent donc leurs serveurs dans des pays aux températures plus froides, comme dans la province canadienne du Québec.

Mais à Marseille, ville où les hivers sont courts et les étés très chauds avec des températures dépassant régulièrement les 30 degrés, difficile d'imaginer pouvoir se passer complètement de climatisation pour les centres de données.

« Galerie de la mer »

C'est pourtant le cas chez Interxion, l'un des leaders mondiaux du secteur, qui compte trois - bientôt quatre - centres de données sur le grand port maritime de la deuxième ville de France, dont il a eu l'idée d'utiliser l'une des ressources naturelles.

Non pas l'eau de mer mais celle d'une rivière souterraine s'écoulant dans la "galerie de la mer", une installation creusée à la fin du XIXe siècle qui servait originellement à évacuer vers la mer les eaux de ruissellement de l'ancienne mine de charbon de Gardanne, à 15 km de là. Elle est également alimentée par une nappe phréatique issue des eaux d'infiltration.

Son principal atout: être à 15 degrés toute l'année quand l'eau de la Méditerranée, outre les problèmes de corrosion qu'elle pose, affiche bien souvent des températures supérieures.

"Cela marche depuis le 30 juillet et nous fonctionnons 99,9% du temps avec le +River cooling+", s'est félicité Linda Lescuyer, directrice énergie d'Interxion France, même si des groupes froids (climatisation) sont toujours prêts à prendre le relais en cas de défaillance.

La région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, avec l'Ademe, ont participé au financement des 15 millions d'euros du projet.

"On estime que, grosso modo, le secteur du numérique représente 3 à 4% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde" et "au sein de cet univers du numérique, les data centers sont estimés à entre 15 et 20% de cet impact", relève Fabrice Coquio, le président d'Interxion France.

L'indicateur permettant de mesurer l'efficacité énergétique d'un centre de données est le "Power Usage Effectiveness" (PUE), soit le rapport entre l'électricité totale qui parvient au centre de données et l'électricité qui est utilisée uniquement pour le fonctionnement des serveurs. Plus ce ratio se rapproche de 1, plus le centre de données est considéré comme efficient sur le plan énergétique.

"Sur les 350 plus gros data centers présents en France, seulement 19% ont un PUE inférieur à 1,6", estime M. Coquio. "Avec notre solution de River cooling, nous sommes avec un PUE inférieur à 1,2, déjà constaté en plein mois d'été".

Mais la seule façon de réduire encore davantage "l'empreinte des data centers, relève Frédéric Bordage, expert indépendant en numérique responsable et fondateur de GreenIT.fr, c'est de faire en sorte que chaque traitement qui s'y exécute, chaque donnée qui est stockée ait un intérêt", et donc que les utilisateurs fassent aussi le tri dans ce qu'ils stockent dans le "cloud".


Mondial-2026: «On est là où on voulait être», se réjouit Didier Deschamps

  • Réaction de Didier Deschamps jeudi sur M6 après la victoire de la France contre le Maroc 2-0
  • "Je pense que c'est trois (demi-finales) consécutives, donc déjà ça c'est bien. Ça semble logique et naturel mais il faut y arriver. Evidemment j'ai des super joueurs autrement on n'arrive pas là mais c'est bien"

FOXBOROUGH: Réaction de Didier Deschamps jeudi sur M6 après la victoire de la France contre le Maroc 2-0 en quart de finale de la Coupe du monde:

"Je pense que c'est trois (demi-finales) consécutives, donc déjà ça c'est bien. Ça semble logique et naturel mais il faut y arriver. Evidemment j'ai des super joueurs autrement on n'arrive pas là mais c'est bien. C'était compliqué parce qu'aujourd'hui en ratant le penalty, les occasions qu'on ne met pas. Quand c'est Kylian, pas de soucis, il ne doute jamais, même s'il a eu une occasion avant de marquer aussi. C'est super, on est là où on voulait être donc on va bien récupérer et puis on va voir notre adversaire demain.

"Kylian (Mbappé) c'est un peu la cheville, il ressentait un peu une douleur. Et Manu (Koné) il avait eu un coup au genou et un peu de crampes aussi mais c'est normal, les matchs enchaînent. C'est bien, Warren (Zaïre-Emery) qui n'avait pas joué du tout jusqu'à maintenant a fait une très très bonne rentrée. Il faut qu'ils se tiennent tous prêts, je ne peux pas faire plaisir à tous mais je fais en sorte qu'ils se sentent tous concernés. Et ceux qui ne jouent pas, ils sont là aussi avec l'ensemble du groupe.

"C'est la particularité du sport, surtout le football - c'est un sport populaire -, c'est de fabriquer les émotions et de les partager. J'imagine qu'il y a beaucoup de ferveur et de passion en France. Ici on est dans notre bulle (...) On est là pour ça et les joueurs ont ce devoir-là de tout faire - après on réussit, on ne réussit pas toujours - mais de tout faire pour aller le plus haut possible. On passe une étape importante aujourd'hui, on se retrouve encore dans le dernier carré, ça veut dire qu'on est là."


Nouvelle canicule: le gouvernement déclenche un plan inédit Orsec «chaleurs extrêmes»

La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a annoncé vendredi le déclenchement d'un "plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé" dans les départements placés par Météo France en vigilance rouge canicule. (AFP)
La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a annoncé vendredi le déclenchement d'un "plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé" dans les départements placés par Météo France en vigilance rouge canicule. (AFP)
  • "L'objectif de ce plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé, c'est de tenir compte du retour d'expérience des dernières vagues"
  • La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a annoncé vendredi le déclenchement d'un "plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé"

PARIS: La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a annoncé vendredi le déclenchement d'un "plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé" dans les départements placés par Météo France en vigilance rouge canicule.

"L'objectif de ce plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé, c'est de tenir compte du retour d'expérience des dernières vagues", notamment que "les personnes les plus vulnérables, celles qui sont seules, souvent en ville, souvent âgées, subissent davantage de surmortalité que le reste de la population", a expliqué la porte-parole sur TF1. Météo France a prévu de placer 24 départements en vigilance rouge samedi.


Paris accueillera le Global Investment Summit 2026, plateforme de coopération entre l'Europe et le Golfe

Le Palais des Congrès de Paris accueillera les 1er et 2 septembre 2026 la première édition du Global Investment Summit (GIS) 2026. (Fournie)
Le Palais des Congrès de Paris accueillera les 1er et 2 septembre 2026 la première édition du Global Investment Summit (GIS) 2026. (Fournie)
  • Le Global Investment Summit 2026, organisé à Paris les 1er et 2 septembre, réunira plus de 2 000 participants et 80 intervenants internationaux pour renforcer les investissements entre l’Europe et les pays du CCG
  • L’événement ambitionne de mobiliser 28,59 milliards de dollars d’investissements européens dans un premier temps, avec un objectif de 50 milliards de dollars d’ici 2030 grâce à des partenariats stratégiques et des projets durables

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PARIS: Les 1er et 2 septembre 2026, le Palais des Congrès de Paris accueillera la première édition du Global Investment Summit (GIS) 2026, un rendez-vous international lancé par le groupe saoudien B&S Investments afin de renforcer les liens d’investissement entre les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et les marchés internationaux.

Pensé comme le point de départ d’une série mondiale de sommets, le GIS débutera à Paris avant de faire étape en Espagne, à Londres et à Genève, puis de s’achever à Riyad en 2030. L’initiative vise à créer une plateforme internationale réunissant investisseurs, dirigeants d’entreprise et décideurs publics afin de transformer les opportunités d’investissement en partenariats durables et en projets concrets.

Les organisateurs estiment que le sommet pourrait contribuer à mobiliser un premier volume d’environ 28,59 milliards de dollars d’investissements européens dans la région du Golfe, avec l’ambition de porter ce montant à 50 milliards de dollars d’ici 2030 grâce au développement des investissements directs et des partenariats stratégiques.

Plus de 2 000 participants sont attendus à Paris, parmi lesquels des investisseurs internationaux, des chefs d’entreprise, des représentants gouvernementaux et des acteurs des secteurs public et privé. Plus de 80 intervenants internationaux prendront part aux conférences consacrées aux grandes tendances économiques et financières qui façonnent les marchés mondiaux.

Au-delà des sessions plénières, le GIS 2026 mettra l’accent sur la mise en relation des participants à travers des réunions d’affaires ciblées, des rencontres bilatérales et un espace d’exposition destiné à présenter des projets d’investissement et à favoriser la conclusion de nouveaux accords commerciaux.

« Le GIS 2026 représente le premier chapitre d’une série mondiale institutionnalisée conçue pour présenter le CCG non pas comme un ensemble de marchés concurrents, mais comme une architecture d’investissement coordonnée », a déclaré Bader Al-Nofai, directeur général de B&S Investments. Selon lui, l’objectif est de passer « du dialogue à la mise en œuvre » en créant des mécanismes permettant aux investisseurs et aux décideurs d’aboutir à des résultats mesurables dans un délai de 12 à 24 mois.

À travers cette initiative, B&S Investments entend renforcer les flux de capitaux entre l’Europe et le Golfe tout en soutenant une croissance économique durable fondée sur des partenariats de long terme.