Pourquoi les oliviers sont-ils le symbole de l'identité nationale des Palestiniens ?

Les oliviers fournissent depuis des siècles une source de revenus régulière grâce à leurs fruits et à l'huile soyeuse et dorée qui en est extraite – ils incarnent parfaitement l'identité palestinienne. (Photo fournie par Sliman Mansour)
Les oliviers fournissent depuis des siècles une source de revenus régulière grâce à leurs fruits et à l'huile soyeuse et dorée qui en est extraite – ils incarnent parfaitement l'identité palestinienne. (Photo fournie par Sliman Mansour)
Les oliviers fournissent depuis des siècles une source de revenus régulière grâce à leurs fruits et à l'huile soyeuse et dorée qui en est extraite – ils incarnent parfaitement l'identité palestinienne. (Photo fournie par Sliman Mansour)
Les oliviers fournissent depuis des siècles une source de revenus régulière grâce à leurs fruits et à l'huile soyeuse et dorée qui en est extraite – ils incarnent parfaitement l'identité palestinienne. (Photo fournie par Sliman Mansour)
Les oliviers fournissent depuis des siècles une source de revenus régulière grâce à leurs fruits et à l'huile soyeuse et dorée qui en est extraite – ils incarnent parfaitement l'identité palestinienne. (Photo fournie par Sliman Mansour)
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Les oliviers fournissent depuis des siècles une source de revenus régulière grâce à leurs fruits et à l'huile soyeuse et dorée qui en est extraite – ils incarnent parfaitement l'identité palestinienne. (Photo fournie par Sliman Mansour)
Les oliviers fournissent depuis des siècles une source de revenus régulière grâce à leurs fruits et à l'huile soyeuse et dorée qui en est extraite – ils incarnent parfaitement l'identité palestinienne. (Photo fournie par Sliman Mansour)
Les oliviers fournissent depuis des siècles une source de revenus régulière grâce à leurs fruits et à l'huile soyeuse et dorée qui en est extraite – ils incarnent parfaitement l'identité palestinienne. (Photo fournie par Sliman Mansour)
Les oliviers fournissent depuis des siècles une source de revenus régulière grâce à leurs fruits et à l'huile soyeuse et dorée qui en est extraite – ils incarnent parfaitement l'identité palestinienne. (Photo fournie par Sliman Mansour)
Les oliviers fournissent depuis des siècles une source de revenus régulière grâce à leurs fruits et à l'huile soyeuse et dorée qui en est extraite – ils incarnent parfaitement l'identité palestinienne. (Photo fournie par Sliman Mansour)
Les oliviers fournissent depuis des siècles une source de revenus régulière grâce à leurs fruits et à l'huile soyeuse et dorée qui en est extraite – ils incarnent parfaitement l'identité palestinienne. (Photo fournie par Sliman Mansour)
Les oliviers fournissent depuis des siècles une source de revenus régulière grâce à leurs fruits et à l'huile soyeuse et dorée qui en est extraite – ils incarnent parfaitement l'identité palestinienne. (Photo fournie par Sliman Mansour)
Les oliviers fournissent depuis des siècles une source de revenus régulière grâce à leurs fruits et à l'huile soyeuse et dorée qui en est extraite – ils incarnent parfaitement l'identité palestinienne. (Photo fournie par Sliman Mansour)
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Publié le Samedi 27 novembre 2021

Pourquoi les oliviers sont-ils le symbole de l'identité nationale des Palestiniens ?

  • Ces arbres sont si présents dans l'art et la littérature des Palestiniens, dans la mesure où ils incarnent la ténacité au milieu de la vie de déplacement qu’ils mènent
  • Cette année, la récolte des olives a démarré le 12 octobre en Cisjordanie et depuis lors, les observateurs rapportent que les colons attaquent les agriculteurs et déracinent régulièrement les arbres

AMMAN : Rares sont les symboles qui incarnent l'identité du peuple palestinien aussi bien que ce modeste olivier. Il rattache toute une nation à ses terres et la lie aux moyens de subsistance que l'occupation lui a dérobés. Mais c'est également un symbole puissant de la résistance contre l'empiètement des colonies illégales sur les territoires palestiniens.

Dans ce climat doux du Levant, les oliviers fournissent depuis des siècles une source de revenus régulière grâce à leurs fruits et à l'huile soyeuse et dorée qui en est extraite.

À ce jour, 80 000 à 100 000 familles, vivant dans les territoires palestiniens, vendent olives et huile pour assurer un revenu primaire ou secondaire. En Palestine, cette industrie représente 70 % de la production de fruits et couvre près de 14 % de l'économie.

Il ne faut donc pas s'étonner de voir ces arbres robustes si présents dans l'art et la littérature palestiniens et si populaires auprès de la diaspora dispersée : ils sont le symbole de l'encrage dans une période marquée par les déplacements, de l'autosuffisance dans les moments difficiles et de la paix dans les périodes de conflit.

Les oliviers apportent une part essentielle de l'alimentation des Palestiniens. Cependant, ils sont également le symbole de l'espoir et de l'unité. (Fourni)
Les oliviers apportent une part essentielle de l'alimentation des Palestiniens. Cependant, ils sont également le symbole de l'espoir et de l'unité. (Fourni)

« L'olivier rappelle la ténacité du peuple palestinien qui peut vivre dans les circonstances les plus difficiles », explique à Arab News Sliman Mansour, un peintre palestinien de Jérusalem qui s'intéresse à la terre dans ses œuvres.

« Le peuple palestinien résiste, tout comme les arbres qui survivent et prennent racine dans leur terre».

Le célèbre poète palestinien Mahmoud Darwich, décédé en 2008, a fait allusion aux olives dans ses œuvres. Dans son recueil de poèmes paru en 1964 sous le titre « Les feuilles des oliviers », il écrit : »L'olivier est un arbre persistant. Son feuillage se perpétuera tel un bouclier protégeant l'univers ».

Par ailleurs, l'olivier revêt une grande importance économique et emblématique auprès des Palestiniens ; les agriculteurs qui le cultivent depuis des générations sont souvent visés par des colons illégaux qui tentent d'arracher aux familles leurs terres et leurs moyens de subsistance.

Cette année, la récolte des olives a démarré le 12 octobre. Depuis lors, des observateurs en Cisjordanie rapportent des attaques perpétrées presque tous les jours par des colons israéliens contre des villages palestiniens ; ils tabassent les agriculteurs, pulvérisent des produits chimiques sur les champs et déracinent des centaines d'oliviers.

FAIT MARQUANTS

* Les terres entourant la mer de Galilée constituaient naguère la plus vaste région oléicole au monde.

* C'est dans cette région que les premiers oliviers ont été cultivés, 5 000 ans avant Jésus-Christ.

* Le sud de l'Espagne et le sud-est de l'Italie s'imposent aujourd'hui comme les plus grands producteurs d'huile d'olive.

Rien de surprenant à ces actes de violence et de vandalisme. Selon le Comité international de la Croix-Rouge, plus de 9 300 arbres ont été saccagés en Cisjordanie entre août 2020 et août 2021, ce qui accentue les impacts dévastateurs du changement climatique.

« Cela fait des années que le CICR constate une recrudescence périodique des actes de violence commis à l'encontre des agriculteurs palestiniens et de leurs biens par les colons israéliens qui vivent dans des colonies et des avant-postes en Cisjordanie. Cette violence se manifeste pendant la période précédant la saison de la récolte des olives mais aussi durant la saison de la récolte, en octobre et novembre », affirme Els Debuf, chef de la mission du CICR à Jérusalem.

« Les agriculteurs sont incapables de mener à bien la récolte en raison des harcèlements et des violences qu'ils subissent, sans parler des dégâts infligés au matériel agricole, du déracinement et de la mise à feu des oliviers ».

À en croire les observateurs indépendants désignés par les Nations unies, les violences auxquelles se livrent les colons israéliens à l'encontre des Palestiniens de Cisjordanie se sont intensifiées ces derniers mois dans un « climat d'impunité ».

Face à ces attaques, les agriculteurs palestiniens sont contraints de planter chaque année près de 10 000 nouveaux oliviers en Cisjordanie pour préserver l'industrie qui remonte à 5 000 ans.

Cet humble arbre conserve une place particulière dans le cœur du peuple palestinien et dans sa quête d'un État. (Fourni)
Cet humble arbre conserve une place particulière dans le cœur du peuple palestinien et dans sa quête d'un État. (Fourni)

Pour le célèbre peintre, céramiste et sculpteur palestinien Nabil Anani, l'olivier est un symbole national puissant qui mérite d'être défendu coûte que coûte.

« Il constitue pour moi un symbole à la fois national et artistique ; il traduit la nature et la beauté de la Palestine », confie à Arab News Nabil Anani, l'un des fondateurs de l'art contemporain palestinien. « Nos traditions, notre culture, nos poèmes et nos chansons gravitent souvent autour de cet arbre ».

D'après M. Anani, les collines situées à l'ouest de Ramallah, le centre administratif du gouvernement palestinien, sont truffées d'oliviers qui s'y dressent à perte de vue.

« Ils tapissent des montagnes entières. Un paysage inédit », ajoute-t-il

EN CHIFFRES

* 48% - Proportion des terres agricoles consacrées à la culture des oliviers en Cisjordanie et à Gaza.

 

* 70% - Proportion des olives sur le total de la production fruitière en Palestine.

 

* 14% - Apport des oliviers à l'économie de la Palestine.

 

* 93% - Pourcentage des olives récoltées servant à l'extraction de l'huile d'olive.

L'une des poétesses palestiniennes les plus célèbres, la regrettée Fadwa Touqan, voyait dans les oliviers le symbole de l'unité avec la nature et l'espoir de voir la Palestine renaître et se renouveler.

En 1993, elle écrit dans un poème : « Les oliviers sont enracinés dans ma terre, ils sont éternellement frais ; mon cœur les illumine et s’en inspire ; et lorsque mon créateur me remplit de leurs racines et de leur corps, ils se lèvent en remuant leurs feuilles sous la chaleur des émotions ».

Bien plus qu'une ressource financière et une source d'inspiration artistique, les olives font partie intégrante de l'alimentation et de la culture culinaire des Palestiniens. Les olives en saumure sont consommées au petit-déjeuner, au déjeuner et au dîner, et présentent des bénéfices nutritionnels.

Quant à l'huile d'olive, elle rentre dans la composition de nombreuses recettes, dont la plus populaire est le zaatar w zeit: un pain rond et duveteux immergé dans l'huile, puis saupoudré de thym, de graines de sésame et d'épices.

Outre la cuisine, l'huile d'olive a historiquement été utilisée à bien d'autres fins : source de combustible pour les lampes à huile, traitement naturel pour les cheveux secs, les ongles et la peau, et parfois comme insecticide.

Sliman Mansour, un peintre palestinien de Jérusalem s'intéresse à la terre dans ses œuvres. (Fourni)
Sliman Mansour, un peintre palestinien de Jérusalem s'intéresse à la terre dans ses œuvres. (Fourni)

En revanche, l'olivier apporte à la vie culturelle et économique de la Palestine bien plus que ses fruits et son huile. Les pierres dures qui se trouvent au centre du fruit, à savoir les noyaux, servent depuis longtemps à fabriquer des chapelets de prière pour les musulmans et les chrétiens.

En ce qui concerne les feuilles et les branches des oliviers, on les coupe pendant la saison des récoltes pour nourrir moutons et chèvres. Le feuillage abondant des oliviers offre aux animaux et à leurs bergers un abri précieux contre le soleil implacable de l'après-midi.

En outre, les arbres abattus sont utilisés pour sculpter des icônes religieuses, une pratique qui dure depuis le XVIe siècle. Ils servaient en outre de combustible avant la production actuelle de gaz. En effet, les artisans verriers d'Hébron, célèbres pour la fabrication de vitraux, utilisent encore du charbon de bois provenant d'oliviers pour alimenter leurs fours.

Les bienfaits tangibles des oliviers sont certes nombreux. Mais ce qui leur confère une valeur particulière, c'est sans doute l'inspiration qu'ils offrent aux poètes, aux peintres et aux prophètes depuis plusieurs siècles, sans oublier la place particulière qu'ils occupent à ce jour dans la culture des Palestiniens et leur quête d'un État.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Mondial-2026: le Maroc en liesse après la qualification des Lions de l'Atlas pour les 8es

Klaxons, feux d'artifice et cris de joie: le match a eu beau se tenir à 02H00 du matin heure du Maroc, la victoire des Lions de l'Atlas sur les Pays-Bas, après une folle rencontre en 16e de finale du Mondial-2026, a suscité la liesse dans les rues de Rabat. (AFP)
Klaxons, feux d'artifice et cris de joie: le match a eu beau se tenir à 02H00 du matin heure du Maroc, la victoire des Lions de l'Atlas sur les Pays-Bas, après une folle rencontre en 16e de finale du Mondial-2026, a suscité la liesse dans les rues de Rabat. (AFP)
  • "L'ambiance au stade est incroyable. Les joueurs étaient à la hauteur. On était très stressés après le but néerlandais, on pensait qu'on allait perdre mais on a fait une remontada"
  • Les demi-finalistes du Mondial-2022 au Qatar s'envolent ainsi pour les huitièmes de finale de cette Coupe du monde après avoir sorti les Néerlandais aux tirs au but

RABAT: Klaxons, feux d'artifice et cris de joie: le match a eu beau se tenir à 02H00 du matin heure du Maroc, la victoire des Lions de l'Atlas sur les Pays-Bas, après une folle rencontre en 16e de finale du Mondial-2026, a suscité la liesse dans les rues de Rabat.

Le choc Maroc/Pays-Bas a tenu en haleine tout un pays. A peine la fin du match sifflée, de nombreux supporters ont conflué à pied, en voiture ou à moto vers l'avenue Mohammed V, l'une des principales artères du centre-ville de la capitale.

"Le Maroc entier est heureux de cette victoire. Nos Lions de l'Atlas ont fait preuve de combativité et de niaque", s'exclame l'un d'eux, Mehdi Bejdid.

Le stade Moulay El Hassan, à Rabat, a vibré au rythme de la ferveur des nombreux Marocains venus regarder le match sur un écran géant.

"L'ambiance au stade est incroyable. Les joueurs étaient à la hauteur. On était très stressés après le but néerlandais, on pensait qu'on allait perdre mais on a fait une remontada", s'est réjoui auprès de l'AFP Ahmed Al Khourassani après le match.

Les demi-finalistes du Mondial-2022 au Qatar s'envolent ainsi pour les huitièmes de finale de cette Coupe du monde après avoir sorti les Néerlandais aux tirs au but (1-1, 3 tab à 2) à Monterrey, au Mexique.

"Match épique" 

"Honnêtement, les tirs au but et la tension du match ont été difficiles à gérer. Ça nous a rappelé les moments que nous avons vécus au Mondial-2022 contre l'Espagne. Dieu merci, nous avons gagné aujourd'hui", commente Yahia Bakhtaoui.

"Nous allons atteindre les demi-finales, puis la finale, pour remporter la coupe, si Dieu le veut. Dima Maghrib (vive le Maroc, en dialecte marocain)!", espère ce supporter de 20 ans qui a suivi le match au stade Moulay El Hassan.

Ce mardi matin, les médias marocains ont à l'unanimité encensé l'exploit de l'équipe nationale, parlant de "match épique" et de "qualification héroïque".

"Les Lions de l'Atlas continuent de faire rêver tout un peuple", écrit ainsi le site d'information Le360.

Sous la conduite de Mohamed Ouahbi, nommé il y a quatre mois seulement, le Maroc affrontera le Canada en 8e de finale. L'équipe a entamé ce Mondial-2026 sous de bons auspices en faisant d'abord match nul contre le Brésil (1-1), puis en battant l'Ecosse (1-0) et Haïti (4-2).

"C'est l'équipe nationale qu'on voulait et qui est capable de remporter la Coupe du monde", veut croire Samir Al Houti, 26 ans.


À Vision Golfe 2026, Athar accélère son ouverture internationale

Mohamed Al Ayed, vice-président d’Athar et fondateur et directeur général de TRACCS, lors de la table ronde « La culture comme levier d’influence : synergies franco-golfiques dans le patrimoine et les industries créatives » à Vision Golfe 2026. (Photo: Arab News en français)
Mohamed Al Ayed, vice-président d’Athar et fondateur et directeur général de TRACCS, lors de la table ronde « La culture comme levier d’influence : synergies franco-golfiques dans le patrimoine et les industries créatives » à Vision Golfe 2026. (Photo: Arab News en français)
  • Pour sa première participation à Vision Golfe, Athar cherche à renforcer sa visibilité en Europe et à attirer davantage de participants internationaux vers son festival à Riyad
  • En trois ans, l’événement s’est imposé comme un acteur clé des industries créatives régionales et vise 10 000 visiteurs d’ici cinq à six ans, dont la moitié venus de l’étranger

PARIS: À l'occasion de sa première participation à Vision Golfe, le festival saoudien Athar affiche clairement ses ambitions internationales. L'événement souhaite séduire de nouveaux partenaires, intervenants et visiteurs étrangers afin de poursuivre son développement et de renforcer le rayonnement de l'écosystème créatif saoudien.

« L'objectif est de créer des synergies, d'identifier les opportunités et de révéler tout le potentiel de notre industrie », explique Mohamed Al Ayed, vice-président d'Athar et fondateur et directeur général de TRACCS.

Créé en 2023, Athar est né de la volonté de célébrer la créativité saoudienne tout en connectant le Royaume aux grands acteurs internationaux de la communication, du marketing et des industries créatives. En seulement trois éditions, le festival s'est imposé comme un rendez-vous de référence. L'édition 2025 a réuni près de 3 000 participants sur deux jours, dont un tiers venus de l'extérieur de l'Arabie saoudite.

Cette dynamique s'inscrit dans le parcours de Mohamed Al Ayed, figure reconnue de la communication au Moyen-Orient. En 1998, il fonde TRACCS à Djeddah, aujourd'hui devenu le plus grand cabinet indépendant de conseil en communication de la région MENA. L'entreprise est présente sur une dizaine de marchés, avec un réseau de bureaux couvrant notamment les Émirats arabes unis, l'Égypte, le Liban et plusieurs autres pays de la région.

Athar poursuit désormais une stratégie d'internationalisation. Après une présence remarquée aux Cannes Lions 2026 et un agenda qui se déploie entre Riyad, Londres, Nice et Paris, le festival utilise sa participation à Vision Golfe comme une porte d'entrée vers les écosystèmes européens de la création. « Pourquoi Paris ? Pour donner envie aux acteurs de la création, de la communication et du marketing de venir découvrir Athar à Riyad », résume Mohamed Al Ayed.

L'événement rassemble aujourd'hui des participants de plus de vingt nationalités. Environ 85 % des participants sont des décideurs issus d'organisations publiques et privées, saoudiennes comme internationales. Le festival accueille également des étudiants et des établissements académiques afin de contribuer à la formation de la nouvelle génération de professionnels. Son programme comprend une trentaine de conférences réparties sur cinq scènes, offrant un espace d'échanges entre leaders de l'industrie, créatifs émergents et experts internationaux.

Le point d'orgue de ces deux journées est la cérémonie des Athar Awards, qui récompense les campagnes, les talents et les initiatives les plus remarquables des secteurs de la communication, du marketing et des industries créatives dans la région.

À plus long terme, Athar vise une nouvelle étape de son développement : atteindre 10 000 visiteurs dans les cinq à six prochaines années, avec une audience composée pour moitié de participants internationaux. Au-delà de la croissance de sa fréquentation, le festival ambitionne de bâtir une marque internationale de référence, capable de connecter les écosystèmes créatifs du Royaume avec ceux d'Europe et du reste du monde.

Pour Mohamed Al Ayed, la participation à Paris s'inscrit pleinement dans cette stratégie d'ouverture. « Nous voulons créer davantage de synergies et d'opportunités, tout en faisant d'Athar une plateforme incontournable pour tous ceux qui souhaitent contribuer à l'avenir des industries créatives en Arabie saoudite. »

Dans le cadre de Vision Golfe 2026, Mohamed Al Ayed est également intervenu lors de la table ronde « Culture as Soft Power: Franco-Gulf Synergies in Heritage and Creative Economies », aux côtés de représentants de TV5 Monde, de COFREX, de France Muséums, d'Atout France et du Groupe Novelty. Les échanges ont porté sur le rôle de la culture, du patrimoine et des industries créatives comme leviers de coopération et d'influence entre la France et les pays du Golfe.


Pour ses 80 ans, l'iconique Vespa retrouve la Ville éternelle

Des passionnés de Vespa venus du monde entier participent au défilé des Vespa World Days, organisé à l'occasion du 80ᵉ anniversaire de la célèbre marque italienne de scooters, à Rome, le 27 juin 2026. (AFP)
Des passionnés de Vespa venus du monde entier participent au défilé des Vespa World Days, organisé à l'occasion du 80ᵉ anniversaire de la célèbre marque italienne de scooters, à Rome, le 27 juin 2026. (AFP)
  • La Vespa célèbre ses 80 ans à Rome, réunissant plus de 10 000 passionnés venus du monde entier pour rendre hommage à cette icône du style et du savoir-faire italiens
  • Symbole de liberté, de mobilité et d’émancipation sociale depuis 1946, la Vespa a dépassé le statut de simple scooter pour devenir un véritable phénomène culturel mondial

ROME: De "Vacances romaines" à "Journal intime" en passant par "La Dolce vita", elle est devenue à l'écran une icône mondiale du mode de vie à l'italienne: la légendaire Vespa, un scooter né en même temps que la République italienne, fête ce week-end ses 80 ans à Rome.

Samedi dans la matinée, des milliers de Vespa ont envahi les rues de la capitale italienne, créant un chaos coloré et bon enfant.

Qui en blouson de motard, défiant la chaleur romaine, qui en tee-shirt, en couple ou seul sur la selle, ces amoureux du célèbre scooter ont défilé dans le centre, y compris dans des rues d'ordinaire fermées au trafic de véhicules privés.

"Nous avons amené notre Vespa depuis les États-Unis. Nous sommes passés par l’Allemagne, puis par Vienne (...) et j’ai ensuite roulé avec ma Vespa de l’Autriche à Rome, pendant deux semaines", a déclaré à l'AFP-TV David Baamonde, un habitant du Texas.

"Pour moi, la Vespa, c’est un art de vivre, une insouciance, profiter de l’instant présent, découvrir les paysages — c’est un mode de vie", déclare pour sa part l'Italien Andrea Musco.

"L'histoire de la Vespa, qui accompagne littéralement la naissance et l'essor de l'Italie après la Deuxième Guerre mondiale, est en quelque sorte un symbole iconique de notre histoire, de notre culture", avait rappelé le maire de la capitale italienne, Roberto Gualtieri, à l'occasion de la présentation des festivités.

La Vespa, qui signifie "guêpe" en italien - une référence au bruit du moteur de son prototype -, est née le 23 avril 1946, lorsque le premier brevet sur sa fabrication a été déposé en Italie par Piaggio. Elle continue depuis d'être produite notamment sur le site de Pontedera, en Toscane (centre-nord de l'Italie).

- "La Vespa, c’est spécial" -

Plus de 10.000 "Vespistes" en provenance du monde entier sont attendus sur leurs engins de toutes les époques, reconnaissables à leurs lignes arrondies, leur carrosserie en métal aux couleurs éclatantes et leur phare rond monté sur le guidon.

Parmi eux, Andrew Ward, 57 ans, et sa soeur Julie Stover, 63 ans, qui ont fait le déplacement depuis les Etats-Unis. Les deux Californiens ont loué une Vespa à Rome pour pouvoir participer au défilé.

"Nous avons eu des scooters et des motos toute notre vie. Mais j'ai toujours voulu une Vespa. (...) Maintenant, j'en ai deux", explique à l'AFP Andrew, coutumier des rassemblements de "Vespistes" dans son pays.

"C'est un scooter de grande qualité. Et il est associé à un certain statut. C'est classe, vous voyez. Ce n'est pas comme les petits scooters bon marché qu'on voit tout le temps sur la route. La Vespa, c'est spécial", poursuit sa soeur.

- Emancipation sociale -

Conçue pour être un moyen de transport populaire et accessible, la Vespa - qui a bénéficié de toutes sortes d'innovations dérivées de l'aviation, le coeur de métier de Piaggio - est aussi devenue le symbole d'une certaine émancipation sociale.

Son histoire est entremêlée avec "l'histoire d'un pays qui sort de l'après‑guerre, qui veut bouger, qui veut se relever", a commenté Matteo Colaninno, le président exécutif du groupe Piaggio, à la présentation des célébrations.

"Et ce désir de bouger n'est pas seulement une mobilité physique", c'est aussi "une sorte d'élan vers la mobilité économique et surtout la mobilité sociale", a-t-il expliqué.

"Aujourd'hui, la Vespa est devenue un phénomène mondial, nous sommes à l'aube des 20 millions de véhicules produits" depuis 1946, a relevé M. Colaninno.

La Première ministre italienne Giorgia Meloni photographiée jeudi assise sur une Vespa blanche dans les salons du Palazzo Chigi, sa résidence officielle, a salué dans le fameux scooter non seulement "une excellence industrielle" mais aussi "l'une des icônes italiennes les plus appréciées au monde, symbole de la créativité et du style italiens".

Mais pour Illac Diaz, originaire des Philippines, le plus "beau avec la Vespa", ce sont les amitiés qu'elle fait naître.

"Il n'y a aucun endroit où tu te gares sans que les gens deviennent des amis. Donc, la Vespa, c'est comme une famille", souligne cet homme de 52 ans, qui vient tout juste d'acheter une maison à Trieste, dans le nord de l'Italie, où il prévoit d'acquérir au plus vite... une nouvelle Vespa.