Pourquoi les oliviers sont-ils le symbole de l'identité nationale des Palestiniens ?

Les oliviers fournissent depuis des siècles une source de revenus régulière grâce à leurs fruits et à l'huile soyeuse et dorée qui en est extraite – ils incarnent parfaitement l'identité palestinienne. (Photo fournie par Sliman Mansour)
Les oliviers fournissent depuis des siècles une source de revenus régulière grâce à leurs fruits et à l'huile soyeuse et dorée qui en est extraite – ils incarnent parfaitement l'identité palestinienne. (Photo fournie par Sliman Mansour)
Les oliviers fournissent depuis des siècles une source de revenus régulière grâce à leurs fruits et à l'huile soyeuse et dorée qui en est extraite – ils incarnent parfaitement l'identité palestinienne. (Photo fournie par Sliman Mansour)
Les oliviers fournissent depuis des siècles une source de revenus régulière grâce à leurs fruits et à l'huile soyeuse et dorée qui en est extraite – ils incarnent parfaitement l'identité palestinienne. (Photo fournie par Sliman Mansour)
Les oliviers fournissent depuis des siècles une source de revenus régulière grâce à leurs fruits et à l'huile soyeuse et dorée qui en est extraite – ils incarnent parfaitement l'identité palestinienne. (Photo fournie par Sliman Mansour)
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Les oliviers fournissent depuis des siècles une source de revenus régulière grâce à leurs fruits et à l'huile soyeuse et dorée qui en est extraite – ils incarnent parfaitement l'identité palestinienne. (Photo fournie par Sliman Mansour)
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Les oliviers fournissent depuis des siècles une source de revenus régulière grâce à leurs fruits et à l'huile soyeuse et dorée qui en est extraite – ils incarnent parfaitement l'identité palestinienne. (Photo fournie par Sliman Mansour)
Les oliviers fournissent depuis des siècles une source de revenus régulière grâce à leurs fruits et à l'huile soyeuse et dorée qui en est extraite – ils incarnent parfaitement l'identité palestinienne. (Photo fournie par Sliman Mansour)
Les oliviers fournissent depuis des siècles une source de revenus régulière grâce à leurs fruits et à l'huile soyeuse et dorée qui en est extraite – ils incarnent parfaitement l'identité palestinienne. (Photo fournie par Sliman Mansour)
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Les oliviers fournissent depuis des siècles une source de revenus régulière grâce à leurs fruits et à l'huile soyeuse et dorée qui en est extraite – ils incarnent parfaitement l'identité palestinienne. (Photo fournie par Sliman Mansour)
Les oliviers fournissent depuis des siècles une source de revenus régulière grâce à leurs fruits et à l'huile soyeuse et dorée qui en est extraite – ils incarnent parfaitement l'identité palestinienne. (Photo fournie par Sliman Mansour)
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Publié le Samedi 27 novembre 2021

Pourquoi les oliviers sont-ils le symbole de l'identité nationale des Palestiniens ?

  • Ces arbres sont si présents dans l'art et la littérature des Palestiniens, dans la mesure où ils incarnent la ténacité au milieu de la vie de déplacement qu’ils mènent
  • Cette année, la récolte des olives a démarré le 12 octobre en Cisjordanie et depuis lors, les observateurs rapportent que les colons attaquent les agriculteurs et déracinent régulièrement les arbres

AMMAN : Rares sont les symboles qui incarnent l'identité du peuple palestinien aussi bien que ce modeste olivier. Il rattache toute une nation à ses terres et la lie aux moyens de subsistance que l'occupation lui a dérobés. Mais c'est également un symbole puissant de la résistance contre l'empiètement des colonies illégales sur les territoires palestiniens.

Dans ce climat doux du Levant, les oliviers fournissent depuis des siècles une source de revenus régulière grâce à leurs fruits et à l'huile soyeuse et dorée qui en est extraite.

À ce jour, 80 000 à 100 000 familles, vivant dans les territoires palestiniens, vendent olives et huile pour assurer un revenu primaire ou secondaire. En Palestine, cette industrie représente 70 % de la production de fruits et couvre près de 14 % de l'économie.

Il ne faut donc pas s'étonner de voir ces arbres robustes si présents dans l'art et la littérature palestiniens et si populaires auprès de la diaspora dispersée : ils sont le symbole de l'encrage dans une période marquée par les déplacements, de l'autosuffisance dans les moments difficiles et de la paix dans les périodes de conflit.

Les oliviers apportent une part essentielle de l'alimentation des Palestiniens. Cependant, ils sont également le symbole de l'espoir et de l'unité. (Fourni)
Les oliviers apportent une part essentielle de l'alimentation des Palestiniens. Cependant, ils sont également le symbole de l'espoir et de l'unité. (Fourni)

« L'olivier rappelle la ténacité du peuple palestinien qui peut vivre dans les circonstances les plus difficiles », explique à Arab News Sliman Mansour, un peintre palestinien de Jérusalem qui s'intéresse à la terre dans ses œuvres.

« Le peuple palestinien résiste, tout comme les arbres qui survivent et prennent racine dans leur terre».

Le célèbre poète palestinien Mahmoud Darwich, décédé en 2008, a fait allusion aux olives dans ses œuvres. Dans son recueil de poèmes paru en 1964 sous le titre « Les feuilles des oliviers », il écrit : »L'olivier est un arbre persistant. Son feuillage se perpétuera tel un bouclier protégeant l'univers ».

Par ailleurs, l'olivier revêt une grande importance économique et emblématique auprès des Palestiniens ; les agriculteurs qui le cultivent depuis des générations sont souvent visés par des colons illégaux qui tentent d'arracher aux familles leurs terres et leurs moyens de subsistance.

Cette année, la récolte des olives a démarré le 12 octobre. Depuis lors, des observateurs en Cisjordanie rapportent des attaques perpétrées presque tous les jours par des colons israéliens contre des villages palestiniens ; ils tabassent les agriculteurs, pulvérisent des produits chimiques sur les champs et déracinent des centaines d'oliviers.

FAIT MARQUANTS

* Les terres entourant la mer de Galilée constituaient naguère la plus vaste région oléicole au monde.

* C'est dans cette région que les premiers oliviers ont été cultivés, 5 000 ans avant Jésus-Christ.

* Le sud de l'Espagne et le sud-est de l'Italie s'imposent aujourd'hui comme les plus grands producteurs d'huile d'olive.

Rien de surprenant à ces actes de violence et de vandalisme. Selon le Comité international de la Croix-Rouge, plus de 9 300 arbres ont été saccagés en Cisjordanie entre août 2020 et août 2021, ce qui accentue les impacts dévastateurs du changement climatique.

« Cela fait des années que le CICR constate une recrudescence périodique des actes de violence commis à l'encontre des agriculteurs palestiniens et de leurs biens par les colons israéliens qui vivent dans des colonies et des avant-postes en Cisjordanie. Cette violence se manifeste pendant la période précédant la saison de la récolte des olives mais aussi durant la saison de la récolte, en octobre et novembre », affirme Els Debuf, chef de la mission du CICR à Jérusalem.

« Les agriculteurs sont incapables de mener à bien la récolte en raison des harcèlements et des violences qu'ils subissent, sans parler des dégâts infligés au matériel agricole, du déracinement et de la mise à feu des oliviers ».

À en croire les observateurs indépendants désignés par les Nations unies, les violences auxquelles se livrent les colons israéliens à l'encontre des Palestiniens de Cisjordanie se sont intensifiées ces derniers mois dans un « climat d'impunité ».

Face à ces attaques, les agriculteurs palestiniens sont contraints de planter chaque année près de 10 000 nouveaux oliviers en Cisjordanie pour préserver l'industrie qui remonte à 5 000 ans.

Cet humble arbre conserve une place particulière dans le cœur du peuple palestinien et dans sa quête d'un État. (Fourni)
Cet humble arbre conserve une place particulière dans le cœur du peuple palestinien et dans sa quête d'un État. (Fourni)

Pour le célèbre peintre, céramiste et sculpteur palestinien Nabil Anani, l'olivier est un symbole national puissant qui mérite d'être défendu coûte que coûte.

« Il constitue pour moi un symbole à la fois national et artistique ; il traduit la nature et la beauté de la Palestine », confie à Arab News Nabil Anani, l'un des fondateurs de l'art contemporain palestinien. « Nos traditions, notre culture, nos poèmes et nos chansons gravitent souvent autour de cet arbre ».

D'après M. Anani, les collines situées à l'ouest de Ramallah, le centre administratif du gouvernement palestinien, sont truffées d'oliviers qui s'y dressent à perte de vue.

« Ils tapissent des montagnes entières. Un paysage inédit », ajoute-t-il

EN CHIFFRES

* 48% - Proportion des terres agricoles consacrées à la culture des oliviers en Cisjordanie et à Gaza.

 

* 70% - Proportion des olives sur le total de la production fruitière en Palestine.

 

* 14% - Apport des oliviers à l'économie de la Palestine.

 

* 93% - Pourcentage des olives récoltées servant à l'extraction de l'huile d'olive.

L'une des poétesses palestiniennes les plus célèbres, la regrettée Fadwa Touqan, voyait dans les oliviers le symbole de l'unité avec la nature et l'espoir de voir la Palestine renaître et se renouveler.

En 1993, elle écrit dans un poème : « Les oliviers sont enracinés dans ma terre, ils sont éternellement frais ; mon cœur les illumine et s’en inspire ; et lorsque mon créateur me remplit de leurs racines et de leur corps, ils se lèvent en remuant leurs feuilles sous la chaleur des émotions ».

Bien plus qu'une ressource financière et une source d'inspiration artistique, les olives font partie intégrante de l'alimentation et de la culture culinaire des Palestiniens. Les olives en saumure sont consommées au petit-déjeuner, au déjeuner et au dîner, et présentent des bénéfices nutritionnels.

Quant à l'huile d'olive, elle rentre dans la composition de nombreuses recettes, dont la plus populaire est le zaatar w zeit: un pain rond et duveteux immergé dans l'huile, puis saupoudré de thym, de graines de sésame et d'épices.

Outre la cuisine, l'huile d'olive a historiquement été utilisée à bien d'autres fins : source de combustible pour les lampes à huile, traitement naturel pour les cheveux secs, les ongles et la peau, et parfois comme insecticide.

Sliman Mansour, un peintre palestinien de Jérusalem s'intéresse à la terre dans ses œuvres. (Fourni)
Sliman Mansour, un peintre palestinien de Jérusalem s'intéresse à la terre dans ses œuvres. (Fourni)

En revanche, l'olivier apporte à la vie culturelle et économique de la Palestine bien plus que ses fruits et son huile. Les pierres dures qui se trouvent au centre du fruit, à savoir les noyaux, servent depuis longtemps à fabriquer des chapelets de prière pour les musulmans et les chrétiens.

En ce qui concerne les feuilles et les branches des oliviers, on les coupe pendant la saison des récoltes pour nourrir moutons et chèvres. Le feuillage abondant des oliviers offre aux animaux et à leurs bergers un abri précieux contre le soleil implacable de l'après-midi.

En outre, les arbres abattus sont utilisés pour sculpter des icônes religieuses, une pratique qui dure depuis le XVIe siècle. Ils servaient en outre de combustible avant la production actuelle de gaz. En effet, les artisans verriers d'Hébron, célèbres pour la fabrication de vitraux, utilisent encore du charbon de bois provenant d'oliviers pour alimenter leurs fours.

Les bienfaits tangibles des oliviers sont certes nombreux. Mais ce qui leur confère une valeur particulière, c'est sans doute l'inspiration qu'ils offrent aux poètes, aux peintres et aux prophètes depuis plusieurs siècles, sans oublier la place particulière qu'ils occupent à ce jour dans la culture des Palestiniens et leur quête d'un État.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le festival de Cannes s'ouvre en célébrant le cinéma comme "acte de résistance"

L’actrice franco-malienne et maîtresse de cérémonie Eye Haïdara s’exprime sur scène lors de la cérémonie d’ouverture et de la projection du film « La Vénus électrique » à la 79e édition du Festival de Cannes, à Cannes, le 12 mai 2026. (AFP)
L’actrice franco-malienne et maîtresse de cérémonie Eye Haïdara s’exprime sur scène lors de la cérémonie d’ouverture et de la projection du film « La Vénus électrique » à la 79e édition du Festival de Cannes, à Cannes, le 12 mai 2026. (AFP)
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  • Le 79e Festival de Cannes s’est ouvert sous le signe du cinéma comme « acte de résistance », avec 22 films en compétition pour la Palme d’or et de nombreuses stars internationales attendues sur la Croisette
  • Les débats autour de la politique, des conflits mondiaux et de l’intelligence artificielle ont marqué l’ouverture du festival, tandis que Peter Jackson a reçu une Palme d’honneur

CANNES: Le 79e festival de Cannes s'est ouvert mardi soir avec ses stars et 22 films en lice pour la Palme d'or, lors d'une cérémonie célébrant le cinéma comme un "acte de résistance" qui "transcende les cultures".

Sur la scène du Palais des festivals, devant un parterre de stars, les actrices Gong Li et Jane Fonda ont donné le coup d'envoi du grand raout cannois, qui baissera le rideau le 23 mai avec la remise de la Palme d'or, attribuée l'an dernier à  "Un Simple accident" du cinéaste iranien dissident Jafar Panahi.

"Le cinéma a toujours été un acte de résistance parce que nous racontons des histoires et les histoires représentent ce qui construit une civilisation", a estimé l'Américaine Jane Fonda, tandis que la Chinoise Gong Li célébrait un art qui "transcende les langues, les cultures et les générations" et s'adresse "à ce que nous partageons tous, les émotions humaines".

De l'Espagnol Pedro Almodovar à l'Américain James Gray en passant par le Roumain Cristian Mungiu, la compétition va de nouveau offrir cette année un panorama du cinéma dans un monde en crise, tout en accueillant une armada de stars (Penélope Cruz, Adam Driver, Barbra Streisand, Marion Cotillard...) sur son tapis rouge.

- "Miraculeux" -

Pour lancer la quinzaine au cours de laquelle une centaine de films seront projetés, le festival a remis mardi soir une Palme d'honneur à Peter Jackson, le réalisateur néo-zélandais de la mythique trilogie du "Seigneur des anneaux" qui n'avait jamais été distingué auparavant sur la Croisette.

"C'est presque miraculeux parce que jamais je n'aurais imaginé que je gagnerais une Palme un jour", a-t-il déclaré en recevant la distinction des mains d'Elijah Wood, qui a incarné pour lui le personnage du hobbit Frodon Sacquet.

"Je ne fais pas des films qui se prêtent à une Palme d'or, donc c'est vraiment une surprise à tous les égards", a ajouté le réalisateur de "King Kong" ou "Bad Taste", aux côtés de la maîtresse de cérémonie, l'actrice française Eye Haïdara, qui a donné une coloration politique à son discours d'ouverture.

Entrée sur scène façon music hall sur la chanson de Claude Nougaro "Sur l'écran noir de tes nuits blanches", l'actrice a tenu à saluer les téléspectateurs partout dans le monde, "enfin, partout où l'internet n'a pas été coupé, partout où l'intelligence artificielle ne s'est pas substituée à la réalité".

Nichée au milieu d'une déclaration d'amour pour le 7e art, cette phrase fait écho aux débats qui traversent le festival cannois autour de ce que le cinéma doit et peut dire face aux tensions et conflits dans le monde.

"Je ne crois pas qu'on devrait séparer l'art de la politique, c'est un concept étrange de vouloir opposer les deux", a déclaré dans l'après-midi le président du jury, le réalisateur sud-coréen, Park Chan-wook, lors d'une conférence de presse.

- "L'IA est là" -

Autre membre du jury, le Britannique Paul Laverty, scénariste fétiche de Ken Loach, a été plus radical en profitant de la tribune cannoise pour dénoncer une époque où "les fous guident les aveugles".

"On voit tellement de violences systématiques, le génocide à Gaza et tous ces conflits horribles", a-t-il déclaré, se lançant ensuite dans une diatribe contre Hollywood, qui a déserté la Croisette cette année.

Sur ce sujet abrasif, le délégué général du festival Thierry Frémaux avait tenté lundi d'esquisser une voie médiane, en assurant qu'on demande "souvent au festival de Cannes d'assumer un rôle, de réfléchir à des questions qui ne le concernent pas directement".

Autre thématique brûlante, le recours à l'intelligence artificielle (IA) traverse lui aussi le festival, qui se pose en rempart contre une technologie qui fait trembler l'industrie du cinéma.

"L’IA est là", a déclaré l'actrice américaine Demi Moore, également membre du jury. "Et la combattre, c’est livrer une bataille que nous perdrons. Chercher des moyens de travailler avec elle me semble donc une voie plus précieuse à suivre".

Mercredi, la course à la Palme d'or débutera avec les premières projections dont "Quelques jours à Nagi" du japonais Koji Fukada, et de "La vie d'une femme" de Charline Bourgeois-Tacquet.


Swatch et Audemars Piguet misent sur un lancement mondial très attendu le 16 mai

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  • Swatch et Audemars Piguet lanceront leur collaboration “Royal Pop” le 16 mai dans plusieurs boutiques du Golfe, avec une forte attente des collectionneurs
  • Inspirée de la légendaire Royal Oak, la collection devrait proposer une version plus accessible et colorée du design iconique d’Audemars Piguet

DUBAÏ : Les passionnés d’horlogerie en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis se préparent à ce qui pourrait devenir l’un des lancements horlogers les plus marquants de l’année, alors que Swatch et Audemars Piguet s’apprêtent à dévoiler leur très attendue collaboration le 16 mai.

Après le succès phénoménal des précédentes collaborations de Swatch, l’attente monte déjà à Dubaï, Abou Dhabi et Riyad, où les collectionneurs devraient faire la queue toute la nuit devant certains magasins dans l’espoir d’obtenir l’une des nouvelles montres « Royal Pop ».

Selon les supports promotionnels publiés sur le site régional de Swatch, les boutiques participantes dans le Golfe incluent notamment Dubai Mall et Mall of the Emirates aux Émirats arabes unis, ainsi que Panorama Mall et Solitaire Mall à Riyad, en Arabie saoudite.

Les visuels de la campagne présentent un graphisme « Royal Pop » aux tons bleus mêlant esthétique inspirée des bandes dessinées et détails évoquant les mécanismes apparents des montres, laissant entrevoir une réinterprétation ludique du légendaire design Royal Oak d’Audemars Piguet.

Ce lancement marque un partenariat rare entre l’un des horlogers les plus prestigieux de Suisse et la marque suisse grand public mondialement connue pour transformer des concepts inspirés du luxe en véritables phénomènes culturels.

Bien que les détails officiels restent limités, les campagnes de teasing diffusées par les deux marques ont déjà alimenté de nombreuses spéculations en ligne, notamment parmi les collectionneurs impatients de découvrir comment l’esthétique iconique de la Royal Oak sera revisitée à travers le concept coloré « Pop » et le matériau Bioceramic propre à Swatch.

La Royal Oak, largement reconnue pour sa lunette octogonale, ses vis apparentes et son bracelet intégré, demeure l’une des montres sport de luxe les plus influentes jamais produites, rendant cette collaboration particulièrement importante pour les jeunes collectionneurs qui n’ont pas accès aux modèles originaux.

Les premiers visuels non officiels laissent penser que la collection pourrait miser sur un style artistique audacieux, avec des couleurs vives et des détails graphiques marqués, même si Swatch et Audemars Piguet n’ont pas encore confirmé les designs définitifs ni le nombre de modèles prévus. Les marques ont toutefois indiqué que cette collaboration ne serait pas lancée sous forme d’édition limitée.

En Arabie saoudite, les collectionneurs devraient également se rassembler dans les boutiques Swatch de Panorama Mall et Solitaire Mall à Riyad, toutes deux apparues cette semaine sur la carte officielle du lancement.

Aux Émirats arabes unis, l’attention devrait se concentrer autour des magasins phares de Swatch à Dubai Mall, Mall of the Emirates et Yas Mall à Abou Dhabi, où les précédents lancements avaient déjà attiré des foules importantes et de longues files d’attente.

Les communautés horlogères sur les réseaux sociaux discutent déjà des potentielles valeurs de revente, des volumes alloués et des stratégies à adopter le jour du lancement.

« Cela pourrait être encore plus important que le lancement de la MoonSwatch », affirme un collectionneur basé à Dubaï. « Tout ce qui touche à AP attire immédiatement l’attention. »

Un autre passionné ajoute : « Ici, les gens adorent les éditions exclusives. Si les stocks sont faibles, les files d’attente commenceront probablement dès la veille au soir. »

Bien que les prix n’aient pas encore été officiellement annoncés, les observateurs du marché s’attendent à ce que la collection se positionne dans le segment du luxe accessible, avec des tarifs bien inférieurs à ceux des montres Audemars Piguet traditionnelles tout en conservant un fort attrait auprès des collectionneurs.

Cette collaboration reflète également une évolution plus large de l’industrie du luxe, où les maisons patrimoniales s’associent de plus en plus à des marques grand public afin de séduire les jeunes générations et de créer un impact culturel mondial.

Pour Audemars Piguet, dont les modèles Royal Oak affichent souvent plusieurs années de liste d’attente et des primes importantes sur le marché secondaire, ce partenariat offre une visibilité accrue auprès d’une nouvelle génération de consommateurs.

Pour Swatch, il s’agit d’une nouvelle opportunité de capitaliser sur l’élan créé par ses précédentes collaborations, qui ont brouillé les frontières entre haute horlogerie et culture streetwear.

À mesure que le lancement approche et que de nouveaux détails devraient être dévoilés, l’enthousiasme continue de grandir dans le monde entier, les collectionneurs se préparant à une sortie majeure susceptible de dominer la scène horlogère régionale. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.jp 


Première demi-finale de l'Eurovision, avec Israël

Israël participe mardi soir à la première demi-finale du concours de l'Eurovision, ébranlé cette année par le plus important boycott de ses 70 ans d'histoire, en raison de la présence de ce pays. (AFP)
Israël participe mardi soir à la première demi-finale du concours de l'Eurovision, ébranlé cette année par le plus important boycott de ses 70 ans d'histoire, en raison de la présence de ce pays. (AFP)
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  • La demi-finale a démarré à 21H00 (19H00 GMT) avec, outre Israël, le Monténégro, l'Estonie, la Géorgie, le Portugal, Saint-Marin, la Croatie, la Suède, la Pologne, la Belgique, la Lituanie, la Serbie, la Finlande, la Moldavie et la Grèce
  • Alors que ces 15 pays candidats foulent la scène de la Stadthalle à Vienne, les groupes audiovisuels publics de l'Espagne, de l'Irlande et de la Slovénie ont annoncé qu'ils ne diffuseront pas le plus grand télécrochet mondial, qualifié de "cirque"

VIENNE: Israël participe mardi soir à la première demi-finale du concours de l'Eurovision, ébranlé cette année par le plus important boycott de ses 70 ans d'histoire, en raison de la présence de ce pays.

La demi-finale a démarré à 21H00 (19H00 GMT) avec, outre Israël, le Monténégro, l'Estonie, la Géorgie, le Portugal, Saint-Marin, la Croatie, la Suède, la Pologne, la Belgique, la Lituanie, la Serbie, la Finlande, la Moldavie et la Grèce.

Alors que ces 15 pays candidats foulent la scène de la Stadthalle à Vienne, les groupes audiovisuels publics de l'Espagne, de l'Irlande et de la Slovénie ont annoncé qu'ils ne diffuseront pas le plus grand télécrochet mondial, qualifié de "cirque" par le groupe slovène RTV.

Les trois pays ont décidé de ne pas envoyer de candidat en raison de la présence d'Israël à qui ils reprochent la conduite de la guerre à Gaza en représailles à l'attaque le 7 octobre 2023 du mouvement islamiste palestinien Hamas sur son sol.

Tout comme l'Islande et les Pays-Bas, qui en revanche diffuseront l'événement auquel 35 pays au total prennent part.

Lors de la seconde demi-finale le 14 mai, l'Albanie, le Danemark, l'Arménie, la Roumanie, Chypre, la Suisse, la Norvège, l'Azerbaïdjan, le Luxembourg, Malte, la Bulgarie, l'Australie, l'Ukraine, la République tchèque et la Lettonie tenteront leur chance.

Les points des jurys seront combinés aux résultats d'un vote du public, pour déterminer les dix chansons qualifiées lors de chaque demi-finale.

Ces 20 chansons rejoindront les titres présélectionnés de l'Autriche, gagnante de l'année dernière à Bâle, en Suisse, et qualifiée d'office pour la finale samedi.

La France, l'Allemagne, l'Italie et le Royaume-Uni viennent automatiquement compléter le tableau, en raison de leur statut de principaux contributeurs financiers.

Cercueils 

Le député français Thomas Portes (gauche radicale) a aussi évoqué l'Eurovision mardi en conférence de presse à l'Assemblée nationale à Paris.

"Laisser Israël sur la scène de l'Eurovision n'est pas neutre", a-t-il déclaré. "C'est laisser faire, c'est banaliser les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité".

Quelques dizaines de militants propalestiniens ont déposé des cercueils dans le centre de la capitale autrichienne pour protester contre la participation d'Israël.

"Bien sûr, la musique devrait être quelque chose d'universel. La musique devrait rassembler les gens, mais pas de cette manière", a déclaré à l'AFP Karin Spindlberger, une manifestante de 67 ans.

Pour Martin Green, le directeur de l'Eurovision, "c'est très sain que deux points de vue puissent s'exprimer simultanément dans la même ville".

"Chacun respecte l’espace de l’autre, l'Autriche étant un pays qui permet à chacun d'exprimer son point de vue, et je pense qu'elle peut en être très fière", a-t-il déclaré mardi en conférence de presse.

Amichai Chikli, le ministre israélien des Affaires étrangères, s'est inquiété lundi dans un communiqué d'une "forte poussée, coordonnée, de discours antisémites et anti-israéliens autour de l'Eurovision 2026".

"J'ai donné instruction d'élargir la surveillance et les alertes en temps réel", a-t-il ajouté.

Boy George 

Parmi les favoris du concours, le candidat israélien Noam Bettan, chante en hébreu, français et anglais. Sa vidéo a été vue 3,4 millions de fois sur la chaîne YouTube officielle de l'Eurovision, une performance bien au-dessus de la moyenne.

La Finlande et la Grèce devraient aussi passer l'étape de ces demi-finales comme une formalité.

Akylas Mytilineos, le candidat envoyé par Athènes, 27 ans, raconte avoir dû faire de la musique dans la rue pour payer les factures.

Il se définit comme queer et sa chanson, "Ferto", soit "Ramène ça!", est un morceau électro-pop sur la cupidité et la quête de richesse matérielle.

Interrogés par l'AFP dimanche, Linda Lampenius et Pete Parkkonen, les candidats de la Finlande, n'ont pas semblé stressés par leur statut de chouchous des parieurs.

"Le ressenti doit venir du cœur", explique ce duo composé d'une violoniste de 56 ans et d'un chanteur de 36 ans qui fait mouche avec un titre, "Liekinheitin", "Lance-flamme", interprété en finnois.

Boy George, star des années 1980, va faire une apparition lors du passage de la chanteuse Senhit, qui représente Saint-Marin.