Le président égyptien profite d’un discours à l'ONU pour appeler à la paix en Libye

Le président égyptien, Abdel Fattah al -Sissi. (AFP)
Le président égyptien, Abdel Fattah al -Sissi. (AFP)
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Publié le Jeudi 24 septembre 2020

Le président égyptien profite d’un discours à l'ONU pour appeler à la paix en Libye

  • Dans son discours à la 75e Assemblée générale, Abdel Fattah al-Sissi avertit à nouveau que l’Égypte interviendra si les forces présentes dans le pays franchissent les «lignes rouges»
  • La situation en Libye est l'une des plus grandes préoccupations de l'Égypte, car certains pays, dirigés par la Turquie, menacent la paix et la sécurité internationales en soutenant le terrorisme

LE CAIRE: Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, a déclaré mardi à l'Organisation des Nations unies (ONU) que la crise en Libye continuait d'avoir des répercussions sur les pays voisins et affectait la stabilité internationale.

Dans un discours enregistré lors de la 75e assemblée générale de l’ONU, il a déclaré que l’Égypte restait déterminée à soutenir le peuple libyen dans ses efforts pour libérer sa nation des groupes terroristes et des milices et pour mettre fin à l’ingérence des puissances régionales qui ont déployé des combattants étrangers dans le pays.

Il a rappellé dans son allocution que, si des forces alignées sur le gouvernement d’Union nationale à Tripoli franchissaient les «lignes rouges» précédemment mentionnées et avancaient sur Syrte et à proximité d’Al-Jufra, l’Égypte interviendra pour défendre sa propre sécurité nationale et celle de son peuple.

Enfin, Al-Sissi a renouvelé son appel aux deux parties en conflit pour qu'elles reviennent à la table des négociations afin de trouver une solution politique qui puisse apporter la paix, la sécurité et la stabilité que le peuple libyen mérite. Il a ajouté que l'Égypte continuait de soutenir les efforts menés par l'ONU pour parvenir à un règlement politique basé sur l'accord de 2015 signé à Skhirat, au Maroc, sur la conférence de Berlin de cette année et sur la déclaration du Caire. Cette dernière, prononcée le 6 juin, est une initiative politique conjointe dont l’objectif est de mettre fin au conflit, de rétablir l'ordre et d’établir un gouvernement de consensus.

Pour l'ambassadeur Mohammed Badr al-Din, ancien ministre adjoint égyptien des Affaires étrangères, le discours d'Al-Sissi couvre toutes les principales questions qui dominent actuellement la politique étrangère et la sécurité nationale égyptiennes. Il souligne de même l’importance de la coopération internationale pour faire face aux problèmes et, en particulier, pour tenir responsables ceux qui violent le droit international.

«Le président a évoqué la question des pays qui soutiennent les terroristes et facilitent leurs mouvements vers les zones de conflit, en particulier vers la Libye et la Syrie», explique M. Al-Din.

Zones de conflit

Il ajoute que la situation en Libye est l'une des plus grandes préoccupations de l'Égypte, et que car certains pays, dirigés par la Turquie, menacent la paix et la sécurité internationales en soutenant les terroristes le terrorisme et en déployant des éléments de Daech dans les zones de conflit de la région.

«L'Égypte a surpassé les parties alliées aux forces terroristes», poursuit Al-Din. «Ce n'est un secret pour personne qu'il y a des éléments de l'État islamique qui ont été transférés de la Syrie vers la Libye. Ainsi, le président Al-Sissi a répété et clarifié cette position», dit-il, en utilisant un autre nom pour désigner le groupe terroriste Daech.

Il assure qu’Al-Sissi, dans son discours, a également confirmé la position de l’Égypte sur la question palestinienne et son soutien à une résolution juste, et souligne l’importance de trouver des solutions politiques en Syrie et au Yémen qui préservent leur intégrité territoriale.

Selon Salah Hasaballah, porte-parole de la Chambre des représentants, Al-Sissi déplore que la communauté internationale continue de fermer les yeux sur le soutien apporté aux terroristes par une poignée de pays, qui fournissent des fonds et des armes, offrent des refuges et des plates-formes médiatiques et politiques, et transportent même des combattants terroristes dans des zones de conflit, en particulier en Libye et en Syrie.

Il appelle la communauté internationale à adhérer à la vision d’Al-Sissi pour une solution à la question palestinienne, et pour s'engager à œuvrer afin de parvenir à la paix et établir une patrie palestinienne.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com 


Liban: les frappes israéliennes ont fait plus de 3.000 morts depuis le 2 mars 

Les frappes israéliennes ont fait 3.020 morts au Liban depuis le début des hostilités entre Israël et le Hezbollah pro-iranien le 2 mars, selon un nouveau bilan officiel lundi, alors que les violences se poursuivent malgré la trêve. (AFP)
Les frappes israéliennes ont fait 3.020 morts au Liban depuis le début des hostilités entre Israël et le Hezbollah pro-iranien le 2 mars, selon un nouveau bilan officiel lundi, alors que les violences se poursuivent malgré la trêve. (AFP)
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  • Les frappes israéliennes ont fait 3.020 morts au Liban depuis le début des hostilités entre Israël et le Hezbollah pro-iranien le 2 mars
  • Dans un communiqué, le ministère libanais de la Santé a recensé 3.020 morts, dont 116 membres du personnel médical et 211 enfants ou mineurs

BEYROUTH: Les frappes israéliennes ont fait 3.020 morts au Liban depuis le début des hostilités entre Israël et le Hezbollah pro-iranien le 2 mars, selon un nouveau bilan officiel lundi, alors que les violences se poursuivent malgré la trêve.

Dans un communiqué, le ministère libanais de la Santé a recensé 3.020 morts, dont 116 membres du personnel médical et 211 enfants ou mineurs, ainsi que 9.273 blessés.

 

 


L'ONU exige qu'Israël empêche un «génocide» à Gaza

Les Nations unies ont exigé lundi qu'Israël prenne toutes les mesures possibles pour empêcher des actes de "génocide" à Gaza, dénonçant des signes de "nettoyage ethnique" observés dans ce territoire palestinien ainsi qu'en Cisjordanie. (AFP)
Les Nations unies ont exigé lundi qu'Israël prenne toutes les mesures possibles pour empêcher des actes de "génocide" à Gaza, dénonçant des signes de "nettoyage ethnique" observés dans ce territoire palestinien ainsi qu'en Cisjordanie. (AFP)
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  • Une commission mandatée par l’ONU et plusieurs ONG parmi lesquelles Amnesty International et Human Rights Watch ont accusé Israël d'avoir perpétré un génocide à Gaza
  • Israël rejette ces allégations comme "mensongères" et "antisémites"

GENEVE: Les Nations unies ont exigé lundi qu'Israël prenne toutes les mesures possibles pour empêcher des actes de "génocide" à Gaza, dénonçant des signes de "nettoyage ethnique" observés dans ce territoire palestinien ainsi qu'en Cisjordanie.

Dans un nouveau rapport, le Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l'homme a déclaré que les actions menées par Israël à Gaza depuis le début de la guerre le 7 octobre 2023 constituaient des "violations flagrantes" du droit international, s'apparentant souvent à des "crimes de guerre et autres atrocités".

Dans la conclusion de ce rapport, le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, a appelé Israël à veiller au respect d’une ordonnance de la Cour internationale de justice de 2024 lui enjoignant de prendre des mesures pour prévenir les actes de génocide à Gaza.

Selon lui, Israël doit veiller "avec effet immédiat à ce que son armée ne se livre pas à des actes de génocide, (et prendre) toutes les mesures nécessaires pour prévenir et punir l’incitation au génocide".

Une commission mandatée par l’ONU et plusieurs ONG parmi lesquelles Amnesty International et Human Rights Watch ont accusé Israël d'avoir perpétré un génocide à Gaza. Israël rejette ces allégations comme "mensongères" et "antisémites".

Ce rapport, qui concerne la période allant du 7 octobre 2023, date à laquelle une attaque sans précédent du Hamas en Israël a déclenché une offensive israélienne à Gaza, jusqu'en mai 2025, condamne aussi les "violations graves" commises par des groupes armés palestiniens.

L'attaque du Hamas a causé la mort de 1.221 personnes du côté israélien, pour la plupart des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur des données officielles.

Le rapport met aussi en lumière les sévices subis par les otages capturés par les groupes armés palestiniens, dont beaucoup ont fait état de tortures et agressions sexuelles alors qu'ils étaient détenus "dans des conditions inhumaines" pendant des mois.

Meurtres "illégaux" 

Le rapport consacre également une large part aux actions d’Israël à Gaza, où sa campagne militaire de représailles a fait plus de 72.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire dirigé par le Hamas, dont les statistiques sont considérées comme fiables par l’ONU.

Une grande partie de ces meurtres "semblent illégaux", indique le rapport, qui souligne aussi comment Israël a "mené des attaques contre des cibles civiles ou protégées".

Parmi celles-ci figurent "des établissements de santé et des installations médicales", ainsi que des civils, dont des journalistes, des professionnels de santé, des acteurs humanitaires et des policiers, et ce "de manière systématique et répétée".

Cette campagne d’Israël à Gaza a rendu les conditions de vie dans une grande partie du territoire "incompatibles avec la survie des Palestiniens en tant que groupe", a alerté le Haut-Commissariat.

Il a également déclaré que "le recours à une force inutile et disproportionnée en Cisjordanie a(vait) conduit à des centaines de meurtres illégaux".

"En Cisjordanie, le taux de déplacements forcés de Palestiniens n'a pas été aussi élevé depuis des décennies et l'expansion des colonies israéliennes est sans précédent", a déclaré lundi devant la presse à Genève Ajith Sunghay, qui dirige le bureau du Haut-Commissariat dans les territoires palestiniens.

Sur les deux territoires, "l’armée israélienne et d’autres forces de sécurité ont provoqué des déplacements de population à grande échelle", ajoute le Haut-Commissariat.

Le rapport relève que les violations commises par Israël dans l’ensemble des territoires palestiniens occupés révélaient une pratique visant à infliger un "déplacement forcé, un dépeuplement et un nettoyage ethnique de vastes parties du territoire palestinien occupé".

Depuis, le fragile cessez-le feu d'octobre dernier "a permis de réduire l'ampleur considérable des violences observées jusqu’alors et a ouvert une marge de manœuvre humanitaire modeste", a déclaré Ajith Sunghay.

"Cependant, les meurtres et la destruction des infrastructures se sont poursuivis presque quotidiennement, et la situation humanitaire générale reste désastreuse", a-t-il ajouté.

Le Haut-Commissariat a jugé "essentiel que toutes les violations énumérées dans le rapport fassent l’objet d’un examen en bonne et due forme" par des "instances judiciaires crédibles et impartiales".

 


Le président libanais promet de faire «l'impossible» pour arrêter la guerre avec Israël

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  • Il a rappelé que les négociations entre le Liban et Israël à Washington avaient notamment pour objectif un retrait des forces israéliennes du sud du Liban et un retour des déplacés.
  • Les Etats-Unis avaient annoncé vendredi, à l'issue de négociations entre les deux pays qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, la prolongation de 45 jours d'un cessez-le-feu qui devait expirer dimanche.

BEYROUTH: Le président libanais a promis lundi de faire "l'impossible" pour arrêter la guerre avec Israël qui poursuit ses frappes, faisant plus de 3.000 morts depuis mars, malgré une trêve et de nouvelles négociations bilatérales en vue.

"Il est de mon devoir et de ma responsabilité de faire l'impossible (...) pour arrêter la guerre contre le Liban et son peuple", a déclaré Joseph Aoun dans un communiqué.

Il a rappelé que les négociations entre le Liban et Israël à Washington avaient notamment pour objectif un retrait des forces israéliennes du sud du Liban et un retour des déplacés.

Les Etats-Unis avaient annoncé vendredi, à l'issue de négociations entre les deux pays qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, la prolongation de 45 jours d'un cessez-le-feu qui devait expirer dimanche.

Et le département d'État américain a indiqué qu'il organiserait un nouveau cycle de discussions les 2 et 3 juin.

Malgré la trêve, Israël a poursuivi lundi ses frappes contre plusieurs localités dans le sud du Liban, a rapporté l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).

L'armée israélienne a appelé à l'évacuation de trois localités dans les régions de Tyr et de Nabatiyé en prévision de bombardements, et réitéré plus tard son appel pour l'une de ces localités.

Dimanche, des frappes israéliennes près de Baalbeck, dans l'est du pays, ont tué sept personnes dont un chef du Jihad islamique palestinien, allié du Hezbollah.

La formation, qui rejette les négociations directes entre le Liban et son ennemi juré, a revendiqué lundi deux attaques contre des objectifs militaires en Israël.

"En riposte à la violation du cessez-le-feu" par Israël, le Hezbollah a visé "une plateforme du Dôme de fer", le système de défense aérienne israélienne, dans un camp militaire, "au moyen d'un drone d'attaque", a déclaré le mouvement dans un communiqué, ajoutant par ailleurs avoir visé un véhicule militaire dans le nord d'Israël.

Le Hezbollah a aussi revendiqué lundi des attaques contre des forces israéliennes dans le sud du Liban.

Ces dernières semaines, le Hezbollah a utilisé à plusieurs reprises des drones FPV à fibre optique, à bas coût. "Aujourd'hui, nous faisons face au défi de neutraliser les drones FPV", avait déclaré dimanche le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Les négociations parrainées par Washington portent notamment sur l'épineuse question du désarmement du Hezbollah, que le groupe refuse.

Le Liban a été plongé dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars, lorsque le Hezbollah a lancé une attaque sur Israël pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei.

Depuis le début des hostilités, les frappes israéliennes ont fait 3.020 morts au Liban, dont 211 enfants ou mineurs et 116 membres du personnel médical, selon un nouveau bilan officiel lundi.

Le bilan des frappes israéliennes au Liban dépasse les 400 morts depuis le début de la trêve, d'après un décompte de l'AFP fondé sur des chiffres officiels.