Nucléaire: l'Iran se dit «fermement déterminé» à parvenir à un accord à Vienne

Le drapeau national iranien flottant devant le siège de l'Agence internationale de l'énergie atomique lors de la réunion du conseil des gouverneurs de l'agence à Vienne le 1er mars 2021. (Photo, AFP)
Le drapeau national iranien flottant devant le siège de l'Agence internationale de l'énergie atomique lors de la réunion du conseil des gouverneurs de l'agence à Vienne le 1er mars 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 29 novembre 2021

Nucléaire: l'Iran se dit «fermement déterminé» à parvenir à un accord à Vienne

  • «Le gouvernement a montré sa volonté et son sérieux en envoyant une équipe de qualité connue de tous. Si l'autre côté montre la même volonté, nous serons sur la bonne voie pour parvenir à un accord»
  • L'accord de Vienne offrait à Téhéran la levée d'une partie des sanctions étouffant son économie en échange d'une réduction drastique de son programme nucléaire, placé sous un strict contrôle de l'ONU

TEHERAN : L'Iran est "fermement déterminé" à parvenir à un accord avec la communauté internationale sur le dossier nucléaire, lors des pourparlers qui reprennent lundi à Vienne, a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères.


"La délégation de la République islamique d'Iran est à Vienne avec la ferme détermination de parvenir à un accord et envisage des pourparlers fructueux", a déclaré à la presse Saïd Khatibzadeh. 


"Le gouvernement a montré sa volonté et son sérieux en envoyant une équipe de qualité connue de tous. Si l'autre côté montre la même volonté, nous serons sur la bonne voie pour parvenir à un accord", a-t-il ajouté.


Selon des médias iraniens, la délégation iranienne conduite par le vice-ministre des Affaires étrangères Ali Bagheri, a été fortement étoffée pour ce nouveau round de négociations.


"Si les Etats-Unis viennent à Vienne avec la détermination de sortir de l'impasse et de surmonter les problèmes sur lesquels nous n'étions pas d'accord lors des rounds précédents, la voie du dialogue sera certainement plus facile", a souligné le porte-parole.


Suspendues depuis juin, les négociations sur le nucléaire iranien doivent reprendre entre Téhéran et les pays encore parties à l'accord conclu en 2015 soit l'Allemagne, la Chine, la France, le Royaume-Uni et la Russie. Les Etats-Unis, qui ont quitté le pacte en 2018 sous la présidence de Donald Trump, doivent participer de manière indirecte aux discussions. 


L'accord de Vienne, connu sous son acronyme anglais JCPOA, offrait à Téhéran la levée d'une partie des sanctions étouffant son économie en échange d'une réduction drastique de son programme nucléaire, placé sous un strict contrôle de l'ONU.


Revenant toutefois sur la méfiance de son pays vis-à-vis des Etats-Unis, M. Khatibzadeh a insisté: "Nous recherchons une vérification pratique de la mise en oeuvre des engagements américains dans le cadre de l'accord nucléaire. C'est un de nos axes principaux de la poursuite des pourparlers".


Le porte parole a dit espérer "arriver à un accord le plus tôt possible afin de lever les sanctions".

«Jour et nuit»
En se retirant de l'accord en 2018, les Etats-Unis ont  réintroduit des sanctions contre Téhéran, l'accusant de toujours chercher à se doter de l'arme atomique sous couvert de programme nucléaire civil. Téhéran, qui dément ces intentions, a en retour progressivement abandonné ses engagements.


Interrogé sur la récente visite à Téhéran de Rafael Grossi, chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), M. Khatibzadeh a répondu: "De bonnes conversations ont eu lieu à différents niveaux. Ces pourparlers sont restés inachevés car nous ne sommes pas parvenus à un accord sur certains mots et concepts importants pour les deux parties, mais les termes de l'accord ont été presque finalisés".


"La délégation de la République islamique d'Iran aura des réunions avec l'Agence (AIEA) dans les prochains jours concernant la finalisation du texte. Les relations entre les deux parties se poursuivront à différents niveaux", a-t-il précisé.


Le porte-parole a par ailleurs critiqué la ministre britannique des Affaires étrangères pour l'article qu'elle a cosigné dans le quotidien Telegraph avec son homologue israélien Yair Lapid, la veille de la reprise des négociations, et affirmant qu'ils "travailleraient jour et nuit pour empêcher le régime iranien d'avoir un jour l'arme nucléaire".


"Vous constaterez qu'au moins certains pays européens ne viennent pas à Vienne avec la volonté nécessaire de lever les sanctions. Cela montre que non seulement certains de ces pays ne sont pas sérieux, mais qu'ils veulent prolonger les pourparlers et retarder la levée des sanctions", a affirmé M. Khatibzadeh en allusion à cet article.


Cisjordanie : la violence «ne fait qu'empirer», selon l'ONU

Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
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  • Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU
  • Les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions

GENEVE: Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU.

"Alors que les attaques perpétrées par des colons israéliens, ainsi que la création de colonies et d'avant-postes, atteignent des niveaux sans précédent, les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions dont continue d'être victime le peuple palestinien, et pour mettre fin à l'occupation israélienne", a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations unies, dans un communiqué.


Iran: les Gardiens disent avoir frappé trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz
  • "Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter"

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim.

"Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter", ont affirmé les forces navales des Gardiens, citées par Tasnim.

 

 


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
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  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com