Détention de binationaux: Paris, Londres et Berlin convoquent les ambassadeurs iraniens

Des Gardiens de la révolution ont visité Zaghari-Ratclliffe à son domicile familial cette semaine dans une tentative d’intimidation. (Fichier/AFP)
Des Gardiens de la révolution ont visité Zaghari-Ratclliffe à son domicile familial cette semaine dans une tentative d’intimidation. (Fichier/AFP)
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Publié le Vendredi 25 septembre 2020

Détention de binationaux: Paris, Londres et Berlin convoquent les ambassadeurs iraniens

  • Le ministère britannique des Affaires Étrangères a convoqué mardi l’ambassadeur iranien au Royaume-Uni, Hamid Baeidinejad, pour rencontrer de hauts fonctionnaires
  • La France essaie d'obtenir la libération de l’universitaire franco-iranienne Fariba Adelka, arrêtée en 2018

LONDRES : La Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne ont convoqué les ambassadeurs iraniens dans le cadre d’une protestation diplomatique au sujet de la détention de citoyens binationaux et du mauvais traitement que les prisonniers politiques subissent.

Le ministère britannique des Affaires Étrangères a convoqué mardi l’ambassadeur iranien au Royaume-Uni, Hamid Baeidinejad, pour rencontrer de hauts fonctionnaires, a rapporté The Guardian. Une lettre remise à l'ambassadeur, et à laquelle le journal britannique a eu accès, indique que la politique de détention arbitraire suivie en Iran porte gravement atteinte à sa réputation internationale.

Les ambassadeurs iraniens à Paris et à Berlin ont également été convoqués cette semaine.

La protestation contre les violations iraniennes des droits humains est la première qui soit coordonnée par les trois pays de l'E3, et intervient alors que les préoccupations augmentent au sujet de la pression croissante des forces de sécurité iraniennes sur les prisonniers binationaux.

On compte entre ces prisonniers Nazanin Zaghari-Ratcliffe, de nationalité anglo-iranienne, et qui attends à présent un nouveau procès à la suite d’une nouvelle accusation portée contre elle.

Zaghari-Ratcliffe se rapproche de la fin de sa peine de cinq ans pour espionnage. Des Gardiens de la révolution l’ont visitée à son domicile familial cette semaine pour tenter de l'intimider, a rapporté The Guardian.

La France, quant à elle essaie d'obtenir la libération de l’universitaire franco-iranienne Fariba Adelka, arrêtée en 2018. Elle a été transférée de la célèbre prison d'Evin au centre de détention du ministère des Renseignements.

La Grande-Bretagne a également fait part de ses préoccupations au sujet des graves violations des droits de l’homme en Iran, toujours dans la lettre remise à Baeidinejad, selon The Guardian.

Les citoyens britanniques et les binationaux languissent dans les prisons iraniennes sans motif réel, souvent dans des conditions difficiles, indique la lettre,  qui affirme aussi que ces personnes, détenues arbitrairement, méritent d’être libérées et réunies avec leurs familles.

De plus, la lettre exprime des inquiétudes concernant la répression des activistes et des défenseurs des droits de l’homme en Iran, et le harcèlement que subissent les médias et les organisations culturelles.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.