Après une année record, Lego offre prime et congés à ses employés

Fondé en 1932 par Kirk Kristiansen, dont la famille contrôle toujours le groupe, Lego, dont le nom est une contraction du danois +joue bien+ (+Leg godt+), emploie quelque 20 400 personnes dans plus de 40 pays. (AFP)
Fondé en 1932 par Kirk Kristiansen, dont la famille contrôle toujours le groupe, Lego, dont le nom est une contraction du danois +joue bien+ (+Leg godt+), emploie quelque 20 400 personnes dans plus de 40 pays. (AFP)
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Publié le Lundi 29 novembre 2021

Après une année record, Lego offre prime et congés à ses employés

  • Déjà en vogue, Lego vu sa croissance s'accélérer du fait de la pandémie et du temps passé à la maison, mais aussi par sa rapide progression en Chine
  • Le groupe familial, non coté, a enregistré au premier semestre 2021 un bénéfice net à plus de 6,3 milliards de couronnes (847 millions d'euros)

COPENHAGUE: Le numéro un mondial du jouet, le danois Lego, a annoncé lundi offrir trois jours de vacances supplémentaires et un bonus exceptionnel à ses quelque 20.000 employés, après une année record pour ses célèbres briques en plastique.


"La famille propriétaire souhaite (...) remercier tous les collègues en leur accordant trois jours de congé supplémentaires à la fin de 2021", a annoncé le groupe dans un communiqué.


Déjà en vogue, Lego vu sa croissance s'accélérer du fait de la pandémie et du temps passé à la maison, mais aussi par sa rapide progression en Chine.


Le groupe familial, non coté, a enregistré au premier semestre 2021 un bénéfice net à plus de 6,3 milliards de couronnes (847 millions d'euros). Le chiffre d'affaires a lui bondi de 46%, à 23 milliards de couronnes.


"2021 a été une année extraordinaire pour le Groupe Lego et nos collègues ont travaillé incroyablement dur", a relevé l'entreprise qui a prévu de verser en avril 2022 une prime supplémentaire, non chiffrée, à tous les employés.


Fondé en 1932 par Kirk Kristiansen, dont la famille contrôle toujours le groupe, Lego, dont le nom est une contraction du danois +joue bien+ (+Leg godt+), emploie quelque 20 400 personnes dans plus de 40 pays.


Après le faux départ de 2015, Deezer va faire son entrée en Bourse

Deezer compte s'allier avec des acteurs déjà implantés dans plusieurs marchés clés pour s'appuyer sur des bases de clients déjà existantes (Photo, AFP).
Deezer compte s'allier avec des acteurs déjà implantés dans plusieurs marchés clés pour s'appuyer sur des bases de clients déjà existantes (Photo, AFP).
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  • Pour réussir cette nouvelle tentative, les principaux actionnaires de Deezer ont choisi un système d'introduction moins risqué, via un Spac, un véhicule d'investissement
  • La stratégie de Deezer, qui veut plus que doubler ses revenus d'ici 2025, est de miser sur la musique, son univers et sa technologie, contrairement à Spotify

PARIS: Sept ans après une première tentative avortée, la plateforme française Deezer va faire ses débuts mardi à la Bourse de Paris, convaincue que les conditions sont plus favorables pour les acteurs du streaming musical, un marché en plein boom.

"C'est une deuxième tentative mais la situation est différente de ce qu'elle était en 2015. (...) Le streaming musical est vraiment établi, il représente presque deux tiers des revenus de la musique enregistrée, ce qui n'était pas le cas avant", a confié Jeronimo Folgueira, directeur général de Deezer depuis juillet 2021.

"L'état dans lequel se trouve l'entreprise est aujourd'hui bien meilleur qu'il y a sept ans. L'entreprise a changé, le marché a changé: c'est le bon moment pour franchir cette étape et devenir une société cotée", complète-t-il.

Le dirigeant espagnol va sonner mardi à 09H00 tapantes la cloche dans les locaux d'Euronext, à la Défense, en compagnie du ministre de l'Economie Bruno Le Maire.

Plus jeune patron européen du New York Stock Exchange après avoir supervisé la cotation du groupe de rencontres en ligne Spark Networks, il va vivre pour la deuxième fois une entrée en Bourse, alors que le contexte est "difficile en ce moment" pour les valeurs technologiques sur les marchés financiers.

Pour réussir cette nouvelle tentative, les principaux actionnaires de Deezer – notamment le milliardaire anglo-américain Len Blavatnik qui détient 43% des parts – ont choisi un système d'introduction moins risqué, via un Spac, un véhicule d'investissement.

Le Spac I2PO, fondé par la famille Pinault, l'homme d'affaires Matthieu Pigasse, et l'ancienne dirigeante de WarnerMedia, Iris Knobloch, a levé des fonds en Bourse pour faciliter la cotation de Deezer et a déjà récolté 143 millions d'euros.

"Ils nous apportent le soutien, l'expertise et le capital dont nous avons besoin pour exécuter notre stratégie", souligne Jeronimo Folgueira, alors que la valorisation de Deezer va atteindre 1,05 milliard d'euros.

Nouveaux marchés

Lancé en 2007, le service d'écoute musicale par abonnement revendique près de 30% du marché en France, mais ses 9,6 millions d'abonnés ne pèsent que 2% du marché mondial du streaming musical, loin derrière le leader suédois Spotify (31% de parts de marché), Apple, Amazon et Tencent, selon le cabinet MIDiA.

La stratégie de Deezer, qui veut plus que doubler ses revenus d'ici 2025, est de miser sur la musique, son univers et sa technologie, contrairement à Spotify qui multiplie les lancements de podcasts ou Amazon qui fonce sur les livres audios.

Pour profiter de la croissance rapide du marché mondial du streaming (+26,4% d'utilisateurs en un an au second semestre 2021), Deezer compte surtout s'allier avec des acteurs déjà implantés dans plusieurs marchés clés pour s'appuyer sur des bases de clients déjà existantes: les opérateurs Orange en France et Tim au Brésil, ou encore le groupe RTL en Allemagne.

"Notre intention est de trouver des partenaires avec lesquels nous pouvons entrer sur de nouveaux marchés, car nous avons un produit extrêmement compétitif et, avec la bonne distribution, nous savons que nous pouvons conquérir des parts de marché et rivaliser avec les grands acteurs", explique Jeronimo Folgueira.

Si l'entreprise Believe, spécialisée dans l'accompagnement d'artistes et de labels indépendants, avait levé 300 millions d'euros lors de son introduction en juin 2021 – une déception face au montant escompté initialement – Banijay, géant mondial de la télévision, et Betclic, poids lourd européen du pari sportif en ligne, ont réussi leur entrée en Bourse vendredi à Amsterdam.

Réunis sous le nom de FL Entertainment, groupe piloté par le magnat français de l'audiovisuel Stéphane Courbit, le titre regroupant les deux entités s'est apprécié de près de 5% pour son premier jour de cotation.


Craintes de récession: les actions du CCG en baisse pour le deuxième mois consécutif

Les États du CCG ont enregistré en juin leur deuxième baisse mensuelle consécutive, les craintes concernant l'inflation et la récession ayant perturbé les investisseurs. (Shutterstock)
Les États du CCG ont enregistré en juin leur deuxième baisse mensuelle consécutive, les craintes concernant l'inflation et la récession ayant perturbé les investisseurs. (Shutterstock)
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  • L'indice MSCI GCC, qui reflète les résultats des indices de la région, a baissé de 9%
  • L'indicateur cumulé reste cependant en hausse de 2,8% depuis le début de l'année

RIYAD: La Bourse des États du Conseil de coopération du Golfe (CCG) a enregistré en juin sa deuxième baisse mensuelle consécutive, les craintes concernant l'inflation et la récession ayant perturbé les investisseurs.

L'indice MSCI GCC, qui reflète les résultats des indices de la région, a baissé de 9% alors qu'il sortait de son pire mois jusqu'à présent en 2022, selon un rapport de Kamco Invest.

L'Arabie saoudite, riche en pétrole, a enregistré la plus forte baisse, soit près de 11%, suivie d'Abu Dhabi et du Qatar, avec des baisses respectives de 6,8 et 5,6%.

L'indice de référence omanais a résisté à cette tendance pour clôturer avec une légère hausse, assurant un gain de 0,2 %.

Cette baisse intervient dans un contexte d'inquiétudes concernant la hausse de l'inflation et des taux d'intérêt, ainsi que la guerre actuelle entre la Russie et l'Ukraine, et les confinements dus à la Covid-19 en Chine.

Cependant, l'indice cumulé reste en hausse de 2,8% en termes de gains depuis le début de l'année, après avoir effectué quatre mois consécutifs dans le vert avant de chuter en mai.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Mali: soulagement à Bamako après la levée des sanctions ouest-africaines

La crise politique au Mali va de pair avec une grave crise sécuritaire depuis 2012 et le déclenchement d'insurrections indépendantiste et djihadiste dans le nord. (Photo, AFP)
La crise politique au Mali va de pair avec une grave crise sécuritaire depuis 2012 et le déclenchement d'insurrections indépendantiste et djihadiste dans le nord. (Photo, AFP)
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  • La fin du blocus a lieu à moins d'une semaine de la fête musulmane de l'Aïd al-Adha, prévue le 9 juillet au Mali où elle est appelée Tabaski, traditionnellement une occasion de nombreuses dépenses
  • Les sanctions individuelles et la suspension du Mali des organes de la Cédéao restent cependant maintenues jusqu'au retour à l'ordre constitutionnel

BAMAKO: « Je compte partir demain mardi à Abidjan faire des achats ! » Commerçante à Bamako, Kadiatou Coulibaly ne cache pas sa satisfaction de pouvoir retourner en Côte d'Ivoire voisine après six mois, au lendemain de la levée de l'embargo ouest-africain contre le Mali, puni après deux coups d'Etats. 

Depuis plusieurs mois, « ce sont les mêmes articles (dans les étals). Je suis très contente pour la fin de l'embargo », affirme cette vendeuse de pagnes et autres articles féminins, la quarantaine, aux Halles de Bamako, un des plus grands marchés de la capitale malienne. 

« C'est un grand soulagement pour le secteur des transports. Tous les chauffeurs ont repris après l'annonce de la levée des sanctions », renchérit Youssouf Traoré, président du Conseil malien des transporteurs routiers (CMTR), dans ce pays enclavé et essentiellement dépendant des échanges routiers avec ses voisins ouest-africains pour son approvisionnement. 

Les dirigeants ouest-africains ont levé dimanche à Accra les sanctions commerciales et financières décidées en janvier contre le Mali, au cœur du Sahel, théâtre de deux coups d'Etat militaires en août 2020 et en mai 2021. 

La crise politique dans ce pays va de pair avec une grave crise sécuritaire depuis 2012 et le déclenchement d'insurrections indépendantiste et djihadiste dans le nord. 

Les colonels au pouvoir ont cédé à des exigences de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) en publiant récemment une nouvelle loi électorale et un calendrier prévoyant notamment une élection présidentielle en février 2024, lors d'une transition limitée à deux ans. 

Les sanctions individuelles et la suspension du Mali des organes de la Cédéao restent cependant maintenues jusqu'au retour à l'ordre constitutionnel. 

La levée de l'embargo était lundi le principal point de discussions au grand marché de Bamako. Outre Abidjan, des commerçants affirment envisager aller faire des achats à Dakar dont le port accueille une partie des marchandises à destination du Mali voisin. 

A une semaine de l'Aïd  

La fin du blocus a lieu à moins d'une semaine de la fête musulmane de l'Aïd al-Adha, prévue le 9 juillet au Mali où elle est appelée Tabaski, traditionnellement une occasion de nombreuses dépenses. 

La commerçante Kadiatou Coulibaly envisage aller à Abidjan pour des achats et « revenir les vendre pour la fête. Les femmes n'aiment que les nouveautés ». 

« Il faut qu'on vende nos moutons à nos frères sénégalais et ivoiriens avant! », déclarait récemment devant ses bêtes à Bamako un vendeur de bétails, anonymement. 

Le Mali, fort d'un large cheptel et d'une importante population pastorale, est un des premiers pourvoyeurs de bétail pour la sous-région. 

Les membres et responsables du Conseil malien des chargeurs se sont rués lundi au siège de cette organisation dans le centre de Bamako. 

« Nous pensons qu'avec la levée de l'embargo, les activités économiques et de transport vont » reprendre vers les pays ouest-africains, affirme M. Traoré du CMTR. 

« Nous sortons d'une situation qui a fragilisé beaucoup d'entreprises », souligne Youssouf Bathily, président de la chambre de commerce et d'industrie du Mali. 

L'instabilité et les sanctions ont entraîné « une révision à la baisse des estimations de croissance du produit intérieur brut de 5,3% à 3,4% » pour 2022 « et une détérioration des conditions de vie » au Mali, dont les importations proviennent à environ 42% » des pays ouest-africains, souligne un récent rapport de l'ONU. 

A cause des sanctions, des institutions comme la Banque mondiale et la Banque africaine de développement avaient suspendu les décaissements pour le Mali, également en défaut de paiement notamment sur le marché financier ouest-africain. 

« Pendant l'embargo on a trouvé des solutions alternatives. Nous sommes passés par (les ports de Nouakchott) et Conakry », pour contourner Dakar et Abidjan. « Nos activités étaient arrêtées à 70%. Nous attendons maintenant l'accompagnement de l'Etat dans la fiscalité pour bien démarrer », ajoute M. Touré du CMTR.