Emmanuel Macron en visite dans le Golfe les 3 et 4 décembre

L’objectif d’Emmanuel Macron étant selon l’Élysée «de soutenir la population libanaise et éviter que le pays ne sombre davantage». (Photo, AFP)
L’objectif d’Emmanuel Macron étant selon l’Élysée «de soutenir la population libanaise et éviter que le pays ne sombre davantage». (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 03 décembre 2021

Emmanuel Macron en visite dans le Golfe les 3 et 4 décembre

L’objectif d’Emmanuel Macron étant selon l’Élysée «de soutenir la population libanaise et éviter que le pays ne sombre davantage». (Photo, AFP)
  • En quarante-huit heures, Emmanuel Macron se rendra aux Émirats arabes unis, au Qatar et en Arabie saoudite où il aura des entretiens avec les responsables des trois pays
  • Emmanuel Macron sera accompagné d’une importante délégation ministérielle

PARIS: C’est une tournée courte mais d’une grande densité qu’effectue le président français, Emmanuel Macron, dans le Golfe du 3 au 4 décembre. 

En quarante-huit heures, Emmanuel Macron se rendra aux Émirats arabes unis (EAU), au Qatar et en Arabie saoudite où il aura des entretiens avec les responsables des trois pays avec pour but, selon l’Élysée, d’asseoir l’action de la France «comme une force d’équilibre et un partenaire incontournable et fiable pour la région». 

Il s’agit d’un objectif bien ambitieux puisque les dossiers à l’ordre du jour sont parmi les plus complexes: lutte contre le terrorisme et la radicalisation islamiste, stabilité régionale dans le Golfe et la Méditerranée, accord nucléaire avec l’Iran, et aide à la population libanaise. 

Cette aide fera l’objet d’une attention toute particulière de la part du président français, surtout en raison «de la crise diplomatique entre les pays du Golfe, en premier l’Arabie saoudite et le Liban». L’objectif d’Emmanuel Macron étant selon l’Élysée «de soutenir la population libanaise et éviter que le pays ne sombre davantage». 

Ce dossier sera donc évoqué par le président français avec le prince héritier des EAU, cheikh Mohammed ben Zayed, qu’il rencontrera au tout début de sa visite dans la région, puis avec l’émir du Qatar, cheikh Tamim al-Thani, mais plus particulièrement avec le prince héritier d’Arabie Saoudite avec qui il aura un long entretien à Djeddah le samedi. 

Toutefois, sans vouloir se prononcer sur une éventuelle nouvelle conférence concernant la crise libanaise, l’Élysée souligne que «la France est prête à répondre à l’urgence humanitaire et politique mais il y a un problème structurel» que le Liban doit s’employer à régler, allusion faite au blocage politique et aux réformes qui se font attendre. 

Difficile de savoir si Emmanuel Macron aura gain de cause au sujet de ce dossier ainsi qu’à propos des autres sujets épineux tels que l’accord nucléaire avec l’Iran, qui, souligne l’Élysée, a fait l’objet d’un entretien téléphonique entre le président français et son homologue iranien, Ebrahim Raïssi. 

La Libye est un autre dossier à l’ordre du jour des entretiens que le président français aura durant sa tournée, afin de s’assurer de la tenue des élections prévues le 24 décembre et du retrait des mercenaires étrangers tel qu’il est stipulé dans les conclusions de la Conférence de Paris sur la crise libyenne. 

Il sera donc globalement question de l’action en faveur de «la stabilité régionale de la Méditerranée jusqu’au Golfe» et du règlement des crises «qui engendrent des souffrances pour les populations civiles et qui nourrissent le terrorisme et l’immigration», affirme l’Élysée. 

Un deuxième volet de cette visite portera sur l’attractivité et l’aide que la France est en mesure d’apporter aux pays du Golfe en matière de transition énergétique et numérique. L’Élysée affirme que des contrats seront signés dans ces domaines sans donner plus de précisions. 

Les relations bilatérales seront bien évidemment abordées tout au long de la tournée, notamment la coopération militaire et culturelle, en particulier le partenariat entre la France et l’Arabie saoudite concernant la réhabilitation et le développement du site archéologique d’AlUla. 

Emmanuel Macron sera d’ailleurs accompagné d’une importante délégation ministérielle constituée du ministre des Affaires étrangère, Jean-Yves Le Drian; du ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire; de la ministre de la Défense, Florence Parly ainsi que de la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, de même que des personnalités du monde des affaires et de la culture. 

Le ministre chargé du Commerce extérieur, Franck Riester, rejoindra la délégation ministérielle seulement à Djeddah. 


Liban: Israël vise un commandant de haut rang du Hezbollah dans la banlieue de Beyrouth

Israël a mené mercredi soir une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis près d'un mois, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah, selon une source proche de la formation pro-iranienne. (AFP)
Israël a mené mercredi soir une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis près d'un mois, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah, selon une source proche de la formation pro-iranienne. (AFP)
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  • Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a confirmé de son côté une frappe visant à "neutraliser le commandant" de cette unité, sans préciser son identité, dans un communiqué conjoint avec le ministre de la Défense
  • Le bombardement a eu lieu dans le quartier de Ghobeiri, dans la banlieue sud de la capitale libanaise, bastion du mouvement chiite, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle)

BEYROUTH: Israël a mené mercredi soir une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis près d'un mois, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah, selon une source proche de la formation pro-iranienne.

Par ailleurs, au moins 11 personnes ont été tuées mercredi dans des frappes sur le sud et l'est du Liban, selon le ministère de la Santé, alors que Israël poursuit ses opérations malgré la trêve entrée en vigueur le 17 avril.

Une frappe à Saksakiyeh, entre Saïda et Tyr, a notamment fait quatre morts et 33 blessés, dont six enfants, selon le ministère.

D'autre part, quatre soldats israéliens en opération dans le sud du Liban ont été blessés, dont un grièvement, mercredi, par un drone explosif, selon un communiqué militaire israélien publié jeudi.

A Beyrouth, "Malek Ballout, commandant des opérations de la force al-Radwan", l'unité d'élite du groupe, a été tué, a déclaré à l'AFP la source proche du Hezbollah.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a confirmé de son côté une frappe visant à "neutraliser le commandant" de cette unité, sans préciser son identité, dans un communiqué conjoint avec le ministre de la Défense.

Le bombardement a eu lieu dans le quartier de Ghobeiri, dans la banlieue sud de la capitale libanaise, bastion du mouvement chiite, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).

De la fumée s'est élevée du quartier visé, ont constaté des journalistes de l'AFP qui ont vu des habitants quitter les lieux avec leurs effets personnels.

De nombreux Libanais ont déjà fui cette banlieue au début des hostilités le 2 mars, quand le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale en visant Israël, en représailles à l'offensive israélo-américaine sur l'Iran.

D'après une source de sécurité libanaise s'exprimant sous couvert d'anonymat, la frappe a ciblé un appartement où se tenait une réunion de responsables de la force al-Radwan.

Depuis le 8 avril, date à laquelle l'aviation israélienne avait mené des frappes massives sur le Liban, faisant plus de 350 morts, Beyrouth et sa banlieue n'avaient plus été visées.

"Chaque occasion" 

Le Hezbollah a pour sa part annoncé avoir ciblé des forces et véhicules israéliens dans plusieurs localités frontalières du sud du Liban, affirmant riposter à "la violation du cessez-le-feu par l'ennemi israélien".

Au terme de l'accord de cessez-le-feu, rendu public par le département d'Etat américain, Israël "se réserve le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours" du Hezbollah.

"Nous saisirons chaque occasion pour approfondir le démantèlement du Hezbollah et continuer à l'affaiblir", a averti le chef de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, venu rendre visite aux soldats israéliens déployés dans le sud.

Les frappes israéliennes au Liban ont fait près de 2.700 morts, plus de 8.200 blessés et un million de déplacés depuis début mars.

Sur cette période, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) "a vérifié 152 attaques contre des structures de santé, qui ont fait 103 morts et 241 blessés", selon son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

"Ces attaques ont entraîné la fermeture de trois hôpitaux et de 41 centres de soins (...) et endommagé 16 autres hôpitaux", a-t-il précisé sur X.


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.