Macron appelle Raïssi à revenir «sans délai» au respect de l'accord sur le nucléaire

Téhéran doit «revenir sans délai au respect de tous ses engagements et obligations vis-à-vis de l’AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique) et à reprendre rapidement une coopération qui permette à l’Agence de s’acquitter pleinement de sa mission». (Photo, AFP)
Téhéran doit «revenir sans délai au respect de tous ses engagements et obligations vis-à-vis de l’AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique) et à reprendre rapidement une coopération qui permette à l’Agence de s’acquitter pleinement de sa mission». (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 01 décembre 2021

Macron appelle Raïssi à revenir «sans délai» au respect de l'accord sur le nucléaire

  • Le chef de l'Etat a rappelé que l'objectif de Paris «était de voir l'Iran revenir au plein respect de l'ensemble de ses engagements au titre du JCPOA et que les Etats-Unis reviennent à l'accord»
  • Les experts vont poursuivre le travail au cours des prochains jours avec «un sentiment d'urgence pour redonner vie» au pacte de 2015

PARIS : Le président français Emmanuel Macron a de nouveau appelé l'Iran à s'engager "de façon constructive" dans les négociations sur le nucléaire iranien qui ont repris lundi, en s'entretenant avec son homologue iranien Ebrahim Raïssi, a indiqué l'Elysée.

Au cours de l'entretien téléphonique, qui a été également confirmé par les médias iraniens, il "a souligné la nécessité que l'Iran s'engage de façon constructive en ce sens afin que les échanges permettent un retour rapide vers l’accord", a ajouté l'Elysée.

Les puissances européennes cherchent à relancer l'accord nucléaire, plus officiellement connu sous le nom de Plan d'action global commun. Il est moribond depuis que les États-Unis se sont retirés de l'accord en 2018, incitant Téhéran à intensifier ses activités nucléaires alors que Washington réimposait des sanctions.

Le chef de l'Etat français a rappelé que l'objectif de Paris "était de voir l'Iran revenir au plein respect de l'ensemble de ses engagements au titre du JCPOA et que les Etats-Unis reviennent à l'accord", a précisé la présidence, en utilisant l'acronyme anglais de l'accord nucléaire signé en 2015.

Téhéran doit "revenir sans délai au respect de tous ses engagements et obligations vis-à-vis de l’AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique) et à reprendre rapidement une coopération qui permette à l’Agence de s’acquitter pleinement de sa mission", a ajouté Emmanuel Macron au président conservateur iranien.

Le principal négociateur iranien sur le nucléaire, Ali Bagheri, a adopté une approche intransigeante après seulement une journée de reprise des pourparlers, suggérant que tout ce qui a été discuté lors des précédents rounds diplomatiques pourrait être renégocié.

S'adressant à la télévision d'État iranienne, il a décrit tout ce qui a été discuté jusqu'à présent comme un simple "projet".

Il a ajouté : « Les projets sont sujets à négociation. Par conséquent, rien n'est convenu si tout n'a pas été convenu.

« Sur cette base, toutes les discussions qui ont eu lieu au cours des six (précédents) rounds (de pourparlers) sont résumées et font l'objet de négociations. Cela a également été admis par toutes les parties lors de la réunion d’aujourd’hui. »

Les propos de Bagheri contredisaient directement les propos tenus lundi par le diplomate européen Enrique Mora, qui dirige les pourparlers.

"La délégation iranienne représente une nouvelle administration à Téhéran avec de nouvelles sensibilités politiques compréhensibles, mais ils ont accepté que le travail effectué au cours des six premiers tours est une bonne base pour construire notre travail à venir, donc inutile de revenir en arrière", a-t-il déclaré. .

Un autre reportage de la télévision d'État a mis en avant Bagheri à Vienne, affirmant que l'Iran exige une "garantie de l'Amérique de ne pas imposer de nouvelles sanctions" ou de réimposer des sanctions précédemment levées.

Mohammed Eslami, le chef du nucléaire civil iranien, a réitéré cette demande dans des commentaires à l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

"Les pourparlers (à Vienne) portent sur le retour des États-Unis à l'accord et ils doivent lever toutes les sanctions et cela devrait être pratique et vérifiable", a-t-il déclaré.

Le bureau de Raïssi a déclaré qu'il avait exhorté Macron "à s'efforcer avec d'autres parties à Vienne de conclure les négociations et de lever les sanctions contre l'Iran".

Raïssi a déclaré: "L'envoi d'une équipe complète aux pourparlers montre la volonté sérieuse de l'Iran dans ces pourparlers."

Se référant aux États-Unis, il a ajouté : « Ceux qui ont commencé à violer l'accord nucléaire doivent gagner la confiance de l'autre partie pour que les négociations se déroulent de manière réelle et fructueuse.

 

(Avec AP)


L'Arabie Saoudite remporte un siège au Comité exécutif de la Fédération internationale des journalistes

L’Arabie Saoudite entre pour la première fois au Comité exécutif de la FIJ, renforçant sa présence dans les instances médiatiques internationales. (SPA)
L’Arabie Saoudite entre pour la première fois au Comité exécutif de la FIJ, renforçant sa présence dans les instances médiatiques internationales. (SPA)
L’Arabie Saoudite entre pour la première fois au Comité exécutif de la FIJ, renforçant sa présence dans les instances médiatiques internationales. (SPA)
L’Arabie Saoudite entre pour la première fois au Comité exécutif de la FIJ, renforçant sa présence dans les instances médiatiques internationales. (SPA)
L’Arabie Saoudite entre pour la première fois au Comité exécutif de la FIJ, renforçant sa présence dans les instances médiatiques internationales. (SPA)
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  • L’Arabie Saoudite a obtenu pour la première fois un siège au Comité exécutif de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), via l’élection d’Adhwan Al-Ahmari, président de l’Association des journalistes saoudiens
  • Cette élection, dans un contexte très compétitif (148 pays en lice pour seulement 16 sièges), reflète une reconnaissance internationale accrue de la position du Royaume dans le secteur des médias

PARIS: L'Arabie Saoudite a réalisé un nouvel exploit en remportant un siège au Comité exécutif de la Fédération internationale des journalistes (FIJ). Cette étape est une première du genre dans l'histoire de la présence du Royaume au sein de cette entité médiatique internationale, grâce à l'élection du président de l'Association des journalistes saoudiens, Adhwan Al-Ahmari, en tant que représentant du Royaume au sein du Comité.

Cette victoire intervient dans un contexte de forte compétition internationale au sein de la fédération, à laquelle ont participé plus de 148 pays pour les sièges proposés. Seuls 16 pays ont réussi à remporter l'adhésion au Comité exécutif, ce qui reflète l'ampleur de la confiance internationale dont jouit l'Arabie Saoudite et sa position croissante dans le secteur des médias et de la presse.

Cette réalisation renforce la présence saoudienne dans les institutions médiatiques internationales et ouvre la voie à une plus grande participation à la prise de décision concernant la profession de journaliste à l'échelle mondiale, tout en transmettant l'expérience médiatique saoudienne sur les plateformes internationales.


Négociations avec Israël: le chef de la délégation libanaise va se rendre à Washington

Le président libanais Joseph Aoun (sur la photo) a rencontré vendredi le diplomate Simon Karam, chef de la délégation qui se rendra à Washington la semaine prochaine pour des discussions prévues avec Israël. (Photo d’archives/AFP)
Le président libanais Joseph Aoun (sur la photo) a rencontré vendredi le diplomate Simon Karam, chef de la délégation qui se rendra à Washington la semaine prochaine pour des discussions prévues avec Israël. (Photo d’archives/AFP)
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  • Le Liban prépare une nouvelle session de négociations de paix avec Israël à Washington, avec comme priorités la consolidation du cessez-le-feu, le retrait israélien et le rétablissement complet de la souveraineté libanaise
  • Malgré les efforts diplomatiques soutenus par Washington, les tensions restent fortes : Israël poursuit ses frappes et le Hezbollah rejette des discussions directes

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a donné vendredi ses directives au chef de la délégation libanaise aux négociations de paix avec Israël prévues la semaine prochaine à Washington, a annoncé la présidence.

Les deux premières sessions de ces discussions destinées à aboutir à un accord de paix s'étaient tenues aux Etats-Unis au niveau des ambassadeurs des deux pays, toujours en état de guerre.

Joseph Aoun a reçu Simon Karam, un diplomate chevronné, et "lui a donné ses directives" avant la réunion prévue le 14 mai, selon un communiqué de la présidence.

M. Karam "va se rendre bientôt à Washington", a indiqué une source officielle à l'AFP.

L'ambassadrice libanaise à Washington, le chargé d'affaires adjoint et "un militaire" feront partie de la délégation, a précisé cette source.

"Le Liban attend de ces négociations trois objectifs essentiels: consolider le cessez-le-feu, obtenir le retrait d'Israël (...) et étendre l'entière souveraineté de l'Etat sur le territoire national", a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Youssef Raggi, vendredi dans un communiqué.

La première réunion entre les deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, s'était tenue le 14 avril à Washington. Il s'agissait de la première rencontre de ce type depuis 1993.

Le président américain Donald Trump avait annoncé, à l'issue de la seconde réunion organisée à la Maison Blanche, une prolongation de trois semaines du cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 avril entre les deux pays.

Il avait alors dit s'attendre à ce que les dirigeants israélien Benjamin Netanyahu et libanais Joseph Aoun se rencontrent "dans les semaines à venir".

Mais le président Aoun a affirmé lundi qu'un accord de sécurité et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre.

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio avait dit mardi qu'il n'y avait "aucun problème entre les gouvernements libanais et israélien", affirmant que le Hezbollah constituait la pierre d'achoppement.

"Je pense qu'un accord de paix entre Israël et le Liban est rapidement accessible", a ajouté le secrétaire d'Etat américain.

Le mouvement Hezbollah, qui a entraîné le Liban dans la guerre le 2 mars en soutien à son allié iranien, est opposé à ces pourparlers et s'est prononcé pour des négociations indirectes.

Malgré la trêve, Israël poursuit ses frappes qui ont fait plus de 2.700 morts depuis le 2 mars, tandis que le Hezbollah revendique également des attaques contre Israël.


Liban: frappes israéliennes sur plusieurs localités du sud malgré la trêve

L'aviation israélienne vise jeudi plusieurs localités du sud du Liban, selon un média d'Etat et des correspondants de l'AFP, au lendemain d'une frappe sur la banlieue sud qui a tué un responsable militaire du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
L'aviation israélienne vise jeudi plusieurs localités du sud du Liban, selon un média d'Etat et des correspondants de l'AFP, au lendemain d'une frappe sur la banlieue sud qui a tué un responsable militaire du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
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  • La ville de Nabatiyé a été particulièrement touchée, avec des frappes sur le centre commercial et des immeubles résidentiels, selon un correspondant de l'AFP
  • Les frappes israéliennes, qui se poursuivent malgré une trêve entrée en vigueur le 17 avril, ont également visé plusieurs autres régions du sud, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle)

NABATIYE: L'aviation israélienne vise jeudi plusieurs localités du sud du Liban, selon un média d'Etat et des correspondants de l'AFP, au lendemain d'une frappe sur la banlieue sud qui a tué un responsable militaire du Hezbollah pro-iranien.

La ville de Nabatiyé a été particulièrement touchée, avec des frappes sur le centre commercial et des immeubles résidentiels, selon un correspondant de l'AFP.

Les frappes israéliennes, qui se poursuivent malgré une trêve entrée en vigueur le 17 avril, ont également visé plusieurs autres régions du sud, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).

L'armée israélienne a ordonné jeudi aux habitants de trois villages du sud, situés loin de la frontière, d'évacuer.

Sur la route menant du village de Toul à Nabatiyé, une ambulance de Comité islamique de la santé, affilié au Hezbollah, a été visée, et deux secouristes blessés, a indiqué à l'AFP le porte-parole de l'organisation, Mahmoud Karaki.

Mercredi, 11 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le sud et l'est du Liban, selon le ministère de la Santé.

D'autre part, quatre soldats israéliens ont été blessés dans le sud, dont un grièvement, mercredi, par un drone explosif, selon un communiqué militaire israélien publié jeudi.

Le Hezbollah revendique des attaques contre les forces israéliennes qui occupent des zones du sud du pays, malgré la trêve.

Mercredi soir, une frappe avait visé pour la première fois depuis près d'un mois la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah.

Le porte-parole de l'armée israélienne en arabe a affirmé jeudi que le chef de l'unité d'élite du Hezbollah, la force al-Radwan, "Ahmad Ghaleb Ballout", avait été tué dans cette frappe.

Une source proche du Hezbollah avait indiqué à l'AFP que Ballout, chef des opérations de la force al-Radwan selon elle, avait été tué. La formation pro-iranienne n'a pas confirmé.

Jeudi matin, les secouristes continuaient de rechercher des victimes dans les décombres de l'immeuble visé dans la banlieue sud, selon un photographe de l'AFP.

Les étages supérieurs de l'immeuble ont été soufflés.

Les frappes israéliennes au Liban ont fait plus de 2.700 morts, plus de 8.200 blessés et un million de déplacés depuis début mars.