Nucléaire: Israël met en garde contre le «chantage» de l'Iran à Vienne

Le Premier ministre israélien Naftali Bennett lors d'une réunion du cabinet au bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 28 novembre 2021. (Photo, AFP)
Le Premier ministre israélien Naftali Bennett lors d'une réunion du cabinet au bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 28 novembre 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 29 novembre 2021

Nucléaire: Israël met en garde contre le «chantage» de l'Iran à Vienne

Le Premier ministre israélien Naftali Bennett lors d'une réunion du cabinet au bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 28 novembre 2021. (Photo, AFP)
  • «Ils ont tort. Un régime aussi meurtrier ne devrait pas être récompensé», a-t-il poursuivi
  • L'accord de Vienne, connu sous son acronyme anglais JCPOA, offrait à Téhéran la levée d'une partie des sanctions étouffant son économie en échange d'une réduction drastique de son programme nucléaire, placé sous un strict contrôle de l'ONU

JÉRUSALEM: Le Premier ministre israélien Naftali Bennett a appelé les négociateurs sur le nucléaire iranien à ne pas « céder au chantage nucléaire de l'Iran » dont les engagements sont, estime-t-il,  « insuffisants », alors que les pourparlers ont repris lundi à Vienne.  

« Malgré les violations iraniennes et la sape des inspections nucléaires, l'Iran sera à la table des négociations à Vienne, et certains penseront qu'il mérite que les sanctions à son encontre soient levées et que des centaines de milliards de dollars soient versés directement dans leur régime pourri », a déclaré M. Bennett dans une vidéo envoyée par son bureau.   

« Ils ont tort. Un régime aussi meurtrier ne devrait pas être récompensé », a-t-il poursuivi, avant d'appeler les négociateurs à ne pas « céder au chantage nucléaire de l'Iran ».  

Londres travaillera «d'arrache-pied» contre le programme nucléaire iranien

Le Royaume-Uni travaillera « d'arrache-pied » pour empêcher l'Iran de devenir une puissance nucléaire, a déclaré lundi la cheffe de la diplomatie britannique Liz Truss en recevant à Londres son homologue israélien Yaïr Lapid. 
Les Britanniques travailleront « d'arrache-pied pour empêcher le régime iranien de se doter d'armes nucléaires", a déclaré Mme Truss lors d'un point presse à l'issue de sa rencontre avec le ministre israélien des Affaires étrangères. 
« Nous sommes absolument déterminés à empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire et toutes les options sont sur la table », a-t-elle ajouté alors que reprennent lundi à Vienne, après cinq mois de pause, les négociations pour tenter de ressusciter l'accord international de 2015 sur le nucléaire iranien.
« Nous voulons que ces discussions aboutissent. Mais si ce n'est pas le cas, toutes les options sont sur la table », a insisté Liz Truss. 
Le Royaume-Uni et Israël ont signé lundi à Londres un protocole d'accord visant à intensifier leur « coopération stratégique » en matière de défense, de commerce et de cybersécurité. Des négociations sont aussi prévues en vue d'aboutir à un accord de libre-échange.  

Suspendues depuis juin, les négociations sur le nucléaire iranien ont repris lundi entre Téhéran et les pays encore parties à l'accord conclu en 2015 (Allemagne, Chine, France, Royaume-Uni, Russie). Les Etats-Unis, qui ont quitté le pacte en 2018 sous la présidence de Donald Trump, doivent participer de manière indirecte aux discussions.   

L'accord de Vienne, connu sous son acronyme anglais JCPOA, offrait à Téhéran la levée d'une partie des sanctions étouffant son économie en échange d'une réduction drastique de son programme nucléaire, placé sous un strict contrôle de l'ONU.  

Cette déclaration intervient alors que le chef de la diplomatie israélienne Yaïr Lapid est lundi en Europe dans l'espoir d'infléchir les positions de Londres et Paris.  

Israël, dont l'Iran est l'ennemi juré, se dit « très préoccupé par la volonté de lever des sanctions en échange de restrictions insuffisantes sur le programme nucléaire ». 


L'armée jordanienne annonce avoir intercepté cinq drones iraniens

L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume. Photo d'illustration. (AFP)
L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume. Photo d'illustration. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque
  • Ils ont ciblé selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban"

AMMAN: L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume, dans le cadre des frappes menées par la République islamique en riposte aux bombardements américains.

Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque, ciblant selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban".

 

 

 


Liban: l'armée se déploie dans les « zones pilotes » du sud

Des soldats de l'armée libanaise inspectent le lieu d'une explosion qui a visé leur véhicule dans la région d'Al-Mansouri, au sud du Liban, près de Tyr, le 18 juillet 2026. (AFP)
Des soldats de l'armée libanaise inspectent le lieu d'une explosion qui a visé leur véhicule dans la région d'Al-Mansouri, au sud du Liban, près de Tyr, le 18 juillet 2026. (AFP)
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  • L'établissement de "zones pilotes" confiées à l'armée est prévu par l'accord-cadre signé en juin par les deux pays pour mettre fin à l'état de guerre entre eux
  • Ce déploiement est le premier test de l'accord visant à obtenir le retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le désarmement du Hezbollah pro-iranien

BEYROUTH: L'armée libanaise a annoncé mardi avoir entamé son déploiement dans un village du sud du pays dont l'armée israélienne contrôlait les abords, en vertu d'un accord avec Israël sur les "zones pilotes" parrainé par Washington.

Cette mesure intervient alors que le président libanais doit rencontrer mardi Donald Trump à la Maison Blanche.

"Les unités militaires ont commencé ce matin à se déployer à Zawtar al-Gharbiya", une localité de la région de Nabatiyé, a annoncé un communiqué de l'armée.

Des médias libanais ont montré des véhicules de l'armée, l'un d'eux arborant le drapeau libanais, entrant dans la localité située à la lisière de la "zone de sécurité" établie par l'armée israélienne.

L'établissement de "zones pilotes" confiées à l'armée est prévu par l'accord-cadre signé en juin par les deux pays pour mettre fin à l'état de guerre entre eux.

Ce déploiement est le premier test de l'accord visant à obtenir le retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Le département d'Etat américain avait annoncé lundi soir que l'armée libanaise avait commencé à assurer la sécurité de trois villages du sud, Zawtar Al-Gharbiya, Froun et Srifa.

Mais l'armée israélienne n'est pas présente dans ces deux dernières localités.

"C'est l'occasion pour l'Etat libanais de commencer à réaffirmer son contrôle de zones historiquement dominées par le Hezbollah", avait réagi un haut responsable de la diplomatie américaine.

L'armée israélienne a pour sa part déclaré qu'elle allait "adapter son dispositif dans l'une des zones pilotes afin de permettre aux Forces armées libanaises de remplir leur mission, tout en garantissant la sécurité des soldats de Tsahal et en préservant son droit à l'autodéfense et à la neutralisation des menaces".

Le Hezbollah pro-iranien est opposé à l'accord avec Israël et refuse d'être désarmé.

Le groupe avait entraîné le pays début mars dans une nouvelle guerre avec Israël, en solidarité avec l'Iran.


Les Houthis annoncent un blocus maritime de l'Arabie saoudite en plein affrontement irano-américain

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  • Les Houthis "annoncent un blocus maritime contre l'ennemi saoudien criminel, selon le principe +oeil pour oeil+, avec effet immédiat"
  • Riyad a exprimé "la plus ferme condamnation du Royaume d'Arabie saoudite à l'égard des déclarations faites par le soi-disant porte-parole militaire de la milice terroriste houthie (...) imposant un blocus maritime au Royaume"

RIYAD: Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par Téhéran, ont annoncé lundi un blocus maritime de l'Arabie saoudite, en pleine intensification de la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran, menaçant la capacité du premier exportateur de pétrole brut au monde à contourner le détroit d'Ormuz.

Intervenant au neuvième jour consécutif d'hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran, d'une intensité inédite depuis le cessez-le-feu d'avril, ces menaces "contre la liberté de navigation (...) risquent de mener à une escalade régionale encore plus grande", s'est inquiété le porte-parole du secrétaire général de l'ONU, Stéphane Dujarric, appelant à une "désescalade immédiate".

Les Houthis "annoncent un blocus maritime contre l'ennemi saoudien criminel, selon le principe +oeil pour oeil+, avec effet immédiat", avait plus tôt déclaré leur porte-parole militaire, Yahya Saree, sans préciser comment la formation comptait mettre en oeuvre cette mesure.

De son côté, le ministère des Affaires étrangères de la monarchie du Golfe a exprimé "la plus ferme condamnation du Royaume d'Arabie saoudite à l'égard des déclarations faites par le soi-disant porte-parole militaire de la milice terroriste houthie (...) imposant un blocus maritime au Royaume". Et de préciser que Riyad "continue de soutenir le peuple yéménite frère et son gouvernement légitime".

L'annonce fait suite à des échanges de tirs entre les deux camps au Yémen la semaine dernière, mettant en péril la trêve négociée en 2022, toujours active malgré son expiration.

Ces hostilités se sont enclenchées après la tentative d'atterrissage à Sanaa d'un avion iranien en provenance de Téhéran, défiant l'hégémonie saoudienne sur l'espace aérien yéménite.

"Même si aucun navire n'est attaqué, l'annonce risque à elle seule de perturber le trafic maritime et de semer le doute dans les ports saoudiens. La question cruciale reste de savoir si les Houthis passeront des menaces à l'action", estime Mohammed al-Basha, du cabinet de conseil en gestion des risques Basha Report.