Présidentielle: Zemmour candidat pour «sauver» la France

Le polémiste d'extrême droite Eric Zemmour a officialisé mardi sa candidature à la présidentielle (Photo, AFP).
Le polémiste d'extrême droite Eric Zemmour a officialisé mardi sa candidature à la présidentielle (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 01 décembre 2021

Présidentielle: Zemmour candidat pour «sauver» la France

  • «J'ai décidé de me présenter à l'élection présidentielle», a-t-il annoncé, en lisant un texte derrière un micro d'époque, mimant l'appel du général de Gaulle du 18 juin 1940
  • L'annonce de M. Zemmour est venue conclure une pré-campagne agitée, marquée par une percée fulgurante dans les sondages suivie d'un ressac ces derniers jours

PARIS: Pour que les Français "se sentent de nouveau chez eux", le polémiste d'extrême droite Eric Zemmour a officialisé mardi sa candidature à la présidentielle dans une vidéo au ton dramatique, suivie d'une interview tendue sur TF1.

"J'ai décidé de me présenter à l'élection présidentielle", a-t-il annoncé, en lisant un texte derrière un micro d'époque, mimant l'appel du général de Gaulle du 18 juin 1940. 

L'annonce de M. Zemmour est venue conclure une pré-campagne agitée, marquée par une percée fulgurante dans les sondages suivie d'un ressac ces derniers jours.

Rythmée par le 2e mouvement de la 7e symphonie de Beethoven, la vidéo aux accents nostalgiques, enregistrée il y a deux semaines et diffusée sur les réseaux sociaux, mêle scènes de violences urbaines, archives du "pays de Notre-Dame-de-Paris et des clochers", du Concorde, de l'Arc de Triomphe ou extraits de films.

Le distributeur de cinéma Gaumont et plusieurs médias ont aussitôt dénoncé l'utilisation d'images sans leur accord. Ils réclament le retrait des extraits et envisagent des poursuites, quand le camp Zemmour invoque le "droit de courte citation". Le candidat a balayé "des querelles de juristes". 

Dans la vidéo qui comptait 1,2 million de vues en début de soirée, l'ancien éditorialiste de CNews et du Figaro, qui apparaît devant une bibliothèque, s'adresse aux Français "exilés de l'intérieur", ceux qui "se sentent étrangers" dans leur "propre pays". 

Condamné à deux reprises par le passé pour provocation à la haine raciale, il se présente pour "sauver" la France "en train de disparaître" et "pour que nos filles ne soient pas voilées et que nos fils ne soient pas soumis" .

A quatre mois et demi de la présidentielle, le polémiste de 63 ans renvoie dos-à-dos les "bien-pensants", les "élites", universitaires, journalistes, syndicalistes, ainsi que les "islamo-gauchistes" et les tenants de "la théorie du genre".

Au même moment le président Emmanuel Macron rendait hommage à "l'universalisme" de Joséphine Baker, qui a fait son entrée au Panthéon mardi.

Au 20h de TF1, M. Zemmour a loué chez elle un "prénom français", "l'exemple même d'un modèle d'assimilation à l'ancienne que je veux restaurer et que nos élites, en particulier Emmanuel Macron, détestent et rejettent". 

«Ignoble»

Le nouveau candidat est apparu tendu face à son intervieweur Gilles Bouleau, à qui il a reproché en fin d'entretien de ne pas l'avoir interrogé sur son projet. A sa sortie du plateau, il s'est emporté contre M. Bouleau, dénonçant "une interview d'un procureur" et "une escroquerie intellectuelle". 

Il tiendra son premier meeting de campagne dimanche au Zénith de Paris. La CGT, Solidaires et des militants antifascistes ont déjà promis de manifester pour faire "taire Zemmour". Le conseil municipal du XIXe arrondissement de Paris, où se trouve le Zénith, s'est également inquiété auprès du préfet d'un "risque de trouble à l'ordre public".

Son discours est "lugubre", juge Sébastien Chenu, au RN, embarrassé par cette candidature concurrente de celle de Marine Le Pen à l'extrême droite.

Gauche et droite ont reproché à Eric Zemmour la "sinistre mise en scène" (Olivier Faure, PS) d'un "obsessionnel de la tradition" (Jean-Luc Mélenchon, LFI), un candidat qui veut "fracturer" la France (Damien Abad, LR)

Les candidats LR taclent la «fébrilité» et le manque de «stature» de Zemmour

Les candidats à l'investiture LR pour la présidentielle ont critiqué mardi, lors de leur dernier débat télévisé sur France 2, la "fébrilité" et le manque de "stature" d'Eric Zemmour, qui vient de se lancer dans la course pour 2022.

Il y a "une certaine fébrilité à se déclarer ce soir, car la droite est de retour", a assuré Valérie Pécresse, qui a critiqué un "homme de provocations". 

"Il faut du sérieux, de la dignité, du respect", a affirmé Michel Barnier, tandis que Philippe Juvin estimait qu'Eric Zemmour "blesse les Français".

Pour Xavier Bertrand le candidat d'extrême droite "n'a pas la stature pour rassembler les Français". "Je ne laisserai personne être jugé sur sa couleur de peau, sa religion ou son prénom", a-t-il ajouté.

Eric Ciotti a lui reconnu "des constats que partagent beaucoup de Français". Mais "il manque dans le clip une espérance" et "la responsabilité de la droite républicaine est d'apporter des réponses à ces peurs", a ajouté le député des Alpes-maritimes, qui a déjà dit sa préférence pour Eric Zemmour dans le cas d'un deuxième tour face à Emmanuel Macron.

Le polémiste sort d'une visite chahutée à Marseille conclue samedi par un échange de doigts d'honneur avec une passante. Un geste "fort inélégant", avait convenu Eric Zemmour.

Il se déclare au moment où les sondages se tassent autour de 13% d'intentions de vote au premier tour, derrière le président sortant Emmanuel Macron (23-24%) et Marine Le Pen (19-20%). 

Et dans une période agitée pour son camp, où certains critiquent un déficit d'organisation ou l'omniprésence de sa conseillère Sarah Knafo.

Parasiter LR

L'auteur du "Suicide français" veut parasiter le processus d'investiture des LR qui départagent de mercredi à samedi leurs cinq prétendants.

Les cinq candidats ont critiqué lors de leur dernier débat mardi soir la "fébrilité" et le manque de "stature" d'Eric Zemmour, estimant sur France 2 qu'il "blesse les Français".

Les partisans de Zemmour se targuent d'avoir déjà pesé sur les thématiques de la campagne, particulièrement sur la lutte contre l'immigration et l'islam, une "civilisation" qu'il juge "incompatible avec les principes de la France".

Eric Zemmour défend la théorie complotiste du "grand remplacement" de la population européenne par des immigrés non européens. Sa proposition la plus controversée vise à interdire de porter un premier prénom d'origine étrangère.

Les polémiques se sont multipliées durant sa pré-campagne. Notamment quand il s'est rendu devant le Bataclan, le jour de la commémoration du 13-Novembre, pour accuser l'ancien président François Hollande de n'avoir "pas protégé les Français". 

Le plus dur commence avec la récolte des 500 parrainages d'élus nécessaires à une telle candidature. Son camp assure s'appuyer sur 250 à 300 promesses de parrainages.

Il lui faudra aussi récolter des dons pour sa campagne, alors qu'il a déjà perdu le soutien du financier Charles Gave, qui lui a prêté 300.000 euros.

Le polémiste est en outre accusé d'agressions sexuelles selon plusieurs témoignages de femmes recueillis par Mediapart. Mais aucune plainte n'a été annoncée contre lui.


Mégafeu en Gironde: le feu «toujours stabilisé» avant le retour de la chaleur

La hausse attendue des températures fait craindre une nouvelle aggravation du mégafeu qui a déjà ravagé 42.000 hectares en Gironde, "toujours stabilisé" mardi matin après une nuit calme. (AFP)
La hausse attendue des températures fait craindre une nouvelle aggravation du mégafeu qui a déjà ravagé 42.000 hectares en Gironde, "toujours stabilisé" mardi matin après une nuit calme. (AFP)
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  • Les forêts s'enflamment d'autant plus facilement que la végétation et les sols européens sont très secs depuis des mois, une sécheresse accentuée par le changement climatique et les récentes canicules exceptionnelles
  • La Gironde et les Landes, département qui passera également en vigilance jaune canicule mardi midi, s'apprêtent à vivre selon Météo-France une "nouvelle vague de chaleur", avec des températures qui pourraient atteindre jusqu'à 40°C mercredi

BORDEAUX: La hausse attendue des températures fait craindre une nouvelle aggravation du mégafeu qui a déjà ravagé 42.000 hectares en Gironde, "toujours stabilisé" mardi matin après une nuit calme.

La nuit a été marquée par la lutte contre plusieurs reprises de feu au nord du Porge et dans la partie nord du Cap-Ferret, mais celles-ci "sont sous contrôle", selon la préfecture, qui souligne que "la surface brûlée n'a pas évolué".

Le département, qui passera en vigilance jaune canicule à midi, surveille températures et vents: Météo-France prévoit une hausse des températures jusqu'à 33 à 35°C dans les terres mardi, accompagnées d'un vent orienté au sud-est, avec des brises océaniques d'ouest sur le littoral, qui pourraient attiser à nouveau le brasier.

Dans un point de situation lundi à 22H30, la préfète a souligné que la journée devrait également être marquée par "une baisse de l'hygrométrie". La situation "reste très imprévisible", a-t-elle alors assuré.

Les forêts s'enflamment d'autant plus facilement que la végétation et les sols européens sont très secs depuis des mois, une sécheresse accentuée par le changement climatique et les récentes canicules exceptionnelles.

La Gironde et les Landes, département qui passera également en vigilance jaune canicule mardi midi, s'apprêtent à vivre selon Météo-France une "nouvelle vague de chaleur", avec des températures qui pourraient atteindre jusqu'à 40°C mercredi et des vents un peu moins forts mais plus secs.

"On doit tenir" 

"Les semaines à venir seront dures et on doit tenir", a lancé lundi le président de la République, Emmanuel Macron, dans la salle de crise du centre opérationnel départemental d'incendie et de secours (Codis). "On reste unis et on se bat pour gagner la bataille partout", a-t-il dit en délivrant dans la soirée une bonne nouvelle: le feu est désormais "fixé" dans les Landes.

En Gironde également, la journée de lundi  a été "favorable, comme espéré par les pompiers", s'est réjoui le Sdis auprès de l'AFP. Dans l'ensemble, les départs de feux ont été "contenus".

Depuis le début de l'incendie au nord du bassin d'Arcachon, le 22 juillet, 93 pompiers ont été blessés, 240 habitations ont été détruites et près de 220.000 personnes ont été évacuées de manière préventive dans 23 communes.

Dans un camping du Grand Crohot, en Gironde, jouets des enfants sur le sol, bières sur la table, tentes ouvertes et serviettes de plage encore étendues... tout témoigne de la rapidité et de la panique avec lesquelles tous ont dû quitter les lieux.

Le feu n'étant pas fixé en Gironde, aucun retour des évacués n'y est envisageable à ce stade et les activités des colonies de vacances sont suspendues dans ce département touristique.

La préfète a en outre annoncé lundi soir l'interdiction des manifestations sportives et culturelles, tout comme les activités nautiques et la navigation sur le lac de Cazaux-Sanguinet.

Comme lundi, aucun TGV ne circule au sud de Bordeaux mardi, hormis ceux qui desservent Agen et Toulouse, et l'autoroute A63 est fermée dans les deux sens entre Bordeaux et Bayonne.

"Vague de solidarité" 

Au total, plus de 116.000 hectares - nouveau record après 2022 - ont été parcourus par les incendies en France depuis début 2026, a indiqué le Premier ministre Sébastien Lecornu.

Le ministre de l'Economie Roland Lescure a annoncé que les assureurs prendraient en charge les frais de relogement des personnes évacuées à cause des incendies de Gironde, des Landes et du Var.

Une "vague de solidarité", saluée par la préfète Sophie Brocas, a par ailleurs permis de libérer les pompiers volontaires dans les entreprises. Agriculteurs et particuliers prêtent aussi main-forte.

"On est partis à 4H30 ce matin du Lot-et-Garonne. On cherche à aider. Je suis chasseur et je veux garder la nature comme elle est", a expliqué lundi à l'AFP Christopher Bonnefond, 25 ans, agriculteur venu avec quatre collègues.

Juste au sud, l'incendie dans les Landes est donc fixé après avoir brûlé 3.600 hectares et 198 bâtiments.

Depuis 20H lundi, "l'ensemble des habitants des communes de Sanguinet et de Parentis-en-Born" peuvent ainsi "réintégrer leur domicile", a annoncé le préfet des Landes, tout comme ceux du village aéronautique de Biscarrosse et les résidents d'un camping au nord de la ville. Soit, au total, 15.000 personnes.

Dans le Var, les reprises du feu du Gros Bessillon, qui ont mobilisé les pompiers lundi, au 7e jour de lutte contre cet incendie, ont été "circonscrites" lundi soir, a annoncé la préfecture.

Le feu est toujours en cours en Corse mais a été "fixé" dans les Hautes-Alpes après avoir parcouru 510 hectares.

Dans les Bouches-du-Rhône, un pompier volontaire de 38 ans est décédé lundi, après que le camion-citerne "dans lequel il circulait seul a fait une sortie de route" au nord d'Arles, a indiqué le Sdis 13.


L'Iran dit avoir convoqué l'ambassadeur français pour «ingérence»

L'ambassadeur français en Iran, Pierre Cochard, a été convoqué par le ministère des Affaires étrangères à Téhéran pour "ingérence", a indiqué lundi ce dernier, après la détention de deux diplomates français en poste dans la capitale iranienne. (AFP)
L'ambassadeur français en Iran, Pierre Cochard, a été convoqué par le ministère des Affaires étrangères à Téhéran pour "ingérence", a indiqué lundi ce dernier, après la détention de deux diplomates français en poste dans la capitale iranienne. (AFP)
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  • "Hier (dimanche), l'ambassadeur de France à Téhéran a été convoqué au ministère des Affaires étrangères, où il a été souligné que le gouvernement français devait cesser de telles actions et de telles ingérences"
  • Selon lui, les deux diplomates français ont mené des activités "qui n'étaient en aucun cas justifiées" et ont "interféré dans les affaires intérieures de l'Iran sous le prétexte de s'engager avec la société civile"

TEHERAN: L'ambassadeur français en Iran, Pierre Cochard, a été convoqué par le ministère des Affaires étrangères à Téhéran pour "ingérence", a indiqué lundi ce dernier, après la détention de deux diplomates français en poste dans la capitale iranienne.

"Hier (dimanche), l'ambassadeur de France à Téhéran a été convoqué au ministère des Affaires étrangères, où il a été souligné que le gouvernement français devait cesser de telles actions et de telles ingérences dans les affaires intérieures de l'Iran sous des appellations trompeuses", a déclaré le porte-parole du ministère, Esmaïl Baghaï, lors d'un point de presse hebdomadaire.

Selon lui, les deux diplomates français ont mené des activités "qui n'étaient en aucun cas justifiées" et ont "interféré dans les affaires intérieures de l'Iran sous le prétexte de s'engager avec la société civile".

"Nous ne commentons pas les provocations iraniennes", a réagi lundi le Quai d'Orsay, selon qui "les faits sont clairs".

Le 20 juillet, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, avait dénoncé "une action d'intimidation extrêmement grave de la part des services de sécurité iraniens" à l'encontre de deux diplomates, dont l'un avait été "molesté".

D'après le ministre français, les diplomates ont été "détenus sans raison pendant plusieurs heures" et "interrogés", en raison de leur mission de soutien à la société civile iranienne.

Le chargé d'affaires iranien en France avait été convoqué au Quai d'Orsay mardi dernier.

Les autorités iraniennes ont démenti l'agression, affirmant que les diplomates n'avaient été que "brièvement interrogés" par les services de sécurité, après avoir participé à une "réunion avec plusieurs personnes recherchées par les autorités".


Paris : trois femmes blessées dans une attaque au couteau, un suspect interpellé

n homme suspecté d'avoir blessé trois femmes lundi à Paris à l'aide de deux couteaux de cuisine, dont deux grièvement, a ensuite été rapidement interpellé, a annoncé le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. (AFP)
n homme suspecté d'avoir blessé trois femmes lundi à Paris à l'aide de deux couteaux de cuisine, dont deux grièvement, a ensuite été rapidement interpellé, a annoncé le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. (AFP)
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  • L'attaque s'est produite vers 11H30 porte de Clichy, au nord-ouest de la capitale, avait indiqué la préfecture de police de Paris
  • "Trois victimes identifiées ont été prises en charge par les secours et transportées en milieu hospitalier", a précisé la PP, sans donner plus de détail sur l'état des blessés

PARIS: Un homme suspecté d'avoir blessé trois femmes lundi à Paris à l'aide de deux couteaux de cuisine, dont deux grièvement, a ensuite été rapidement interpellé, a annoncé le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez.

L'attaque s'est produite vers 11H30 porte de Clichy, au nord-ouest de la capitale, avait indiqué la préfecture de police de Paris.

"Trois victimes identifiées ont été prises en charge par les secours et transportées en milieu hospitalier", a précisé la PP, sans donner plus de détail sur l'état des blessés.

"Un individu muni de deux armes blanches a fait plusieurs blessés" et "a rapidement été interpellé", a-t-elle ajouté.

Selon le ministre de l'Intérieur, le suspect "a été interpellé par un policier de la préfecture de police hors service", dont il a salué "le courage".

"Aucune" des trois femmes blessées "ne voit son pronostic vital engagé", a déclaré Laurent Nuñez à la mi-journée, lors du compte-rendu du conseil des ministres.

"Deux d'entre elles sont quand même en urgence absolue, donc sont blessées assez gravement", a-t-il ajouté. L'une a été touchée aux lombaires, l'autre à l'abdomen, a-t-il précisé.

Une troisième femme a été blessée plus légèrement.

Les trois victimes sont "âgées de 19, 24 ans et 36 ans", a encore dit le ministre.

Le suspect "n'a donné qu'une identité déclarative" et "tient des propos incohérents", a poursuivi M. Nuñez, qui appelle à "rester très prudent sur les mobiles de cet acte extrêmement violent".

Le parquet national antiterroriste a indiqué à l'AFP être en observation à ce stade.