Le dossier nucléaire iranien, au coeur des discussions de Macron dans le Golfe

Le palais de Coburg où se déroulent les négociations sur le nucléaire iranien à Vienne. (AFP).
Le palais de Coburg où se déroulent les négociations sur le nucléaire iranien à Vienne. (AFP).
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Publié le Mercredi 01 décembre 2021

Le dossier nucléaire iranien, au coeur des discussions de Macron dans le Golfe

  • Pour le ministre israélien des Affaires étrangères Yaïr Lapid, "les sanctions contre l'Iran ne doivent pas être levées. Elles doivent être renforcées"
  • Pour la France en revanche, l’objectif est de "voir l'Iran revenir au plein respect de l'ensemble de ses engagements au titre du JCPOA et que les Etats-Unis reviennent à l'accord", a précisé la présidence française

ATHENES : Alors qu’il s’apprête à atterir dans le Golfe pour une visite destinée à consolider l’influence géopolitique de son pays sur le double plan régional et international, le président français Emmanuel Macron a réitéré lundi dernier son appel à l’égard de Téhéran à revenir « sans délai » et « de façon constructive » au respect de l'accord nucléaire. Macron avait en effet eu une discussion téléphonique avec son homologue iranien Ebrahim Raïssi.

Recevant mardi à Paris le ministre israélien des Affaires étrangères, Yaïr Lapid, ce dernier a tenu des des propos encore plus sévères à l’égard de l’Iran contre qui il a requis « des sanctions renforcées » car selon lui, la course iranienne vers le nucléaire « ne s'est pas arrêtée avec les discussions de Vienne ».

"Les sanctions contre l'Iran ne doivent pas être levées. Elles doivent être renforcées. Il faut exercer une menace militaire crédible sur l'Iran", a déclaré Lapid dans un communiqué à l'issue de la rencontre, au moment où les négociations sur le nucléaire iranien viennent de reprendre lundi dernier à Vienne.

Pour la France en revanche, l’objectif est de voir l'Iran revenir au plein respect de l'ensemble de ses engagements au titre du JCPOA et que les Etats-Unis reviennent à l'accord", a précisé la présidence française, en utilisant l'acronyme anglais de l'accord nucléaire signé en 2015 et que les Etats-Unis ont quitté trois ans plus tard. Paris veut également un rétablissement de la coopération iranienne avec l’AIEA « qui permette à l’Agence de s’acquitter pleinement de sa mission », a affirmé Macron.

 

nucleaire iranien

Ces divergences de point de vue entre Paris et Tel Aviv vont probablement être au centre des discussions qu’Emmanuel Macron va avoir entre le 3 et le 4 décembre prochain, tour à tour avec les responsables émiratis, qataris et saoudiens. Selon une source de l’Elysée, l’Iran sera entre autres dossiers sur la table des discussions.

 

NUCLEAIRE IRANIEN: RETOUR A LA TABLE DES NEGOCIATIONS A VIENNE

Après cinq mois de pause, les négociateurs se sont retrouvés lundi à Vienne, pour un peu plus de deux heures, dans un climat jugé "positif", même s'il reste de nombreux obstacles pour ressusciter rapidement l'accord international de 2015. 

Les experts vont poursuivre le travail au cours des prochains jours avec "un sentiment d'urgence pour redonner vie" au pacte de 2015, a précisé le diplomate européen Enrique Mora, qui chapeaute les négociations.

 

 

nucleaire iranien

 

La levée des sanctions, le leitmotiv de Raïssi

Pour sa part, le président iranien Ebrahim Raïssi a réitéré la volonté de son pays de voir les négociations qui ont repris à Vienne sur le nucléaire iranien déboucher sur une levée des sanctions contre Téhéran, lors de l’entretien téléphonique avec son homologue français.

Il a également noté à l’égard de son homologue français  que « l'envoi d'une équipe complète aux pourparlers démontre l'engagement sérieux de l'Iran dans ces pourparlers ».

Faisant allusion aux Etats-Unis, il a ajouté: "ceux qui ont commencé à violer l'accord sur le nucléaire doivent gagner la confiance de l'autre partie pour que les négociations aient des résultats fructueux".

"Si les Américains lèvent les sanctions et que les Européens remplissent leurs engagements (...), l'Iran remplira ses obligations", a assuré M. Raïssi.

Il a en outre affirmé que son pays était prêt à poursuivre sa "pleine coopération" avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). L'organisme chargé de contrôler le caractère pacifique du programme nucléaire iranien avait déploré la semaine dernière l'absence d'avancées sur plusieurs questions en suspens.

De son côté, le ministre iranien des Affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian a appelé les autres parties à honorer leurs obligations pour que Téhéran revienne à ses engagements, lors d'une conversation téléphonique lundi soir avec le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres.

"Les parties adverses doivent retourner à leurs pleines obligations. Dans ce cas, l'Iran arrêtera également ses mesures compensatoires", a dit le ministre, selon un communiqué.


Macron dans un lycée en Lozère mardi pour la rentrée scolaire

Le président français Emmanuel Macron signe une banderole réalisée par des élèves d’une école locale à son départ, après avoir présidé le Conseil des ministres hebdomadaire, dans la ville de Montluçon, dans le centre de la France, le 22 avril 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron signe une banderole réalisée par des élèves d’une école locale à son départ, après avoir présidé le Conseil des ministres hebdomadaire, dans la ville de Montluçon, dans le centre de la France, le 22 avril 2026. (AFP)
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  • Emmanuel Macron se rendra mardi au lycée Chaptal de Mende pour échanger sur la généralisation de l’interdiction des téléphones portables dans les lycées dès la rentrée
  • Il visitera ensuite la faculté d’éducation de l’université de Montpellier à Mende pour présenter la réforme de la formation des enseignants, destinée notamment à renforcer le recrutement

PARIS : Emmanuel Macron se rendra au lycée Chaptal de Mende (Lozère) mardi, où il échangera avec élèves et enseignants sur l'interdiction du téléphone portable dans les lycées, pour la dernière rentrée scolaire de son double quinquennat, a annoncé vendredi l'Elysée.

"Dans la suite de son engagement pour renforcer la protection des mineurs face aux expositions permanentes aux écrans, le chef de l'Etat échangera avec les élèves et les enseignants sur la généralisation de l'interdiction des téléphones portables au lycée, dans la continuité de ce qui est mis en place au collège depuis 2018", a précisé la présidence.

Déjà en vigueur de la maternelle au collège, l'interdiction du téléphone portable sera étendue aux lycées dès la rentrée par la loi visant à protéger les mineurs des réseaux sociaux.

Emmanuel Macron a promulgué ce texte mardi alors que le Conseil constitutionnel a censuré sa mesure phare interdisant l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans.

Il se rendra ensuite à la faculté d'éducation de l'université de Montpellier sur le site de Mende à l'occasion de la mise en œuvre de la réforme de la formation initiale des enseignants, "grand engagement du second quinquennat" selon l'Elysée.

Pour répondre à la crise du recrutement, le ministère de l'Education nationale a réformé le système de concours afin notamment d'élargir le vivier de candidats.

Le concours a été avancé cette année à la fin de la licence (bac+3). Jusqu'à l'an dernier, les aspirants professeurs, dans le premier degré (écoles maternelles et primaires) comme dans le second degré (collèges et lycées) ne pouvaient passer le concours qu'après un master (bac+5).

Le manque d'enseignants, avec un nombre conséquent de postes non pourvus depuis plusieurs années, est une problématique de longue date dans l'Education nationale. En 2025, plus de 2.600 postes étaient restés vacants, selon des données compilées par l'AFP.

Cette réforme "permet de préparer plus tôt et plus progressivement les futurs enseignants à leur métier, grâce à des programmes rénovés, une formation renforcée et mieux répartie sur le territoire", estime la présidence.

"Elle doit renforcer durablement l'attractivité du métier et élargir le vivier de candidats qui seront rémunérés pendants leurs années de master", ajoute-t-elle.

Le chef de l’Etat échangera avec des étudiants se préparant au professorat des écoles, dont notamment les premiers lauréats du nouveau concours.


Mélenchon aux patrons: "si vous n'augmentez pas les salaires, la France va tomber en récession"

Jean-Luc Mélenchon participe à un débat réunissant sept candidats à la présidentielle de 2027, lors de La REF 2026 du Medef, sur le court Philippe-Chatrier à Roland-Garros, à Paris, le 27 août 2026. (AFP)
Jean-Luc Mélenchon participe à un débat réunissant sept candidats à la présidentielle de 2027, lors de La REF 2026 du Medef, sur le court Philippe-Chatrier à Roland-Garros, à Paris, le 27 août 2026. (AFP)
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  • Jean-Luc Mélenchon appelle les chefs d’entreprise à augmenter les salaires pour éviter une récession en France
  • Lors du débat du Medef, les principaux candidats ont exposé leurs visions économiques, de la réduction de la bureaucratie à la relance sociale et écologique

PARIS: Jean-Luc Mélenchon a exhorté jeudi les chefs d'entreprise à "augmenter les salaires" pour éviter à la France de "tomber en récession", en ouverture du premier débat entre les principaux candidats à la présidentielle, organisé par le Medef.

"Je vous mets en alerte: le budget Lecornu, plus l'inflation alimentaire, si vous n'augmentez pas les salaires, la France va tomber en récession", a lancé le candidat de La France insoumise lors de ce débat à Roland-Garros, diffusé par LCI.

Les sept candidats les mieux placés dans les sondages se sont exprimés à tour de rôle sur le court central.

Actuelle favorite selon les intentions de vote à moins de huit mois du premier tour du 18 avril, Marine Le Pen a estimé qu'il y avait "un consensus général sur la gravité de la situation" économique du pays.

"Moi j'appelle à l'union de l'ensemble des acteurs, à l'union des salariés et des entrepreneurs pour opérer le redressement, j'oserai même, même en présence de Monsieur Attal, la renaissance de la France", a dit la candidate du Rassemblement national.

Gabriel Attal, candidat du parti présidentiel Renaissance, conteste en justice l'utilisation de ce terme par la quadruple candidate à l'Elysée dans son slogan de campagne.

Ce dernier, qui se dispute avec Edouard Philippe la place de candidat du bloc central, a lui épinglé dans son introduction les insoumis, invitant Jean-Luc Mélenchon à "présenter des excuses pour les propos de (l'eurodéputée) Manon Aubry qui a qualifié les entrepreneurs français de nuisibles et de parasites".

Son concurrent Edouard Philippe, candidat du parti Horizons, souvent accusé de promettre du "sang et des larmes", s'est dit "convaincu qu'on ne gagne pas une élection, mais surtout qu'on ne sort pas un pays de l'ornière en se contentant de dire ce qui ne va pas et en disant que ça va être dur".

Il s'en est pris, lui aussi, à la proposition des insoumis d'annuler une partie de la dette publique française, car selon lui, "brûler la dette" mettra la France en "interdit bancaire".

"Moi je ne veux pas pour mon pays, la France, d'un destin de parc d'attractions pour tycoons américains, oligarques russes, dignitaires du Parti communiste chinois ou émirs du Golfe", a martelé pour sa part le social-démocrate Raphaël Glucksmann, proposant son "nouveau contrat patriotique".

A droite, Bruno Retailleau, candidat du parti Les Républicains, a promis de s'attaquer à "l'État bureaucratique", "vorace", "paperasse", qualifié de "premier problème", et qui "asphyxie les forces vives" selon lui.

L'écologiste Marine Tondelier a assuré les patrons que, comme eux, "les Ecologistes aussi veulent la liberté", car "l'écologie est la condition de la liberté".


Un soldat de la Légion étrangère française enlevé en Colombie

Le président colombien Abelardo de la Espriella prononce un discours lors de la cérémonie de passation de commandement à l'École militaire José María Córdova, à Bogota, le 26 août 2026. (AFP)
Le président colombien Abelardo de la Espriella prononce un discours lors de la cérémonie de passation de commandement à l'École militaire José María Córdova, à Bogota, le 26 août 2026. (AFP)
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  • Les rebelles l'ont enlevé après avoir réalisé qu'il appartenait à la Légion étrangère française, d'après la même source
  • José Olger Melo Charry, caporal engagé dans l'armée française depuis quatre ans, était en permission dans son pays d'origine, a déclaré jeudi le colonel Mauricio Osorio à la radio colombienne Blu Radio

BOGOTA: Un soldat franco-colombien de la Légion étrangère française a été enlevé début août dans une région de Colombie contrôlée par la guérilla, a annoncé l'armée jeudi.

José Olger Melo Charry a été pris en otage le 6 août alors qu'il circulait sur une route du département de Nariño, dans le sud-ouest du pays, selon un rapport de l'armée consulté par l'AFP.

Les responsables présumés de cet enlèvement sont des dissidents de la guérilla des Farc, aujourd'hui dissoute, qui avaient refusé de signer l'accord de paix de 2016 avec le gouvernement, indique le document.

Les rebelles l'ont enlevé après avoir réalisé qu'il appartenait à la Légion étrangère française, d'après la même source.

José Olger Melo Charry, caporal engagé dans l'armée française depuis quatre ans, était en permission dans son pays d'origine, a déclaré jeudi le colonel Mauricio Osorio à la radio colombienne Blu Radio.

Le groupe accusé de cet enlèvement est dirigé par un homme connu sous le nom d'Ivan Mordisco, le guérillero le plus recherché de Colombie.

Les groupes armés du pays, principalement impliqués dans le trafic de drogue et l'exploitation minière illégale, ont recours aux enlèvements pour extorquer de l'argent ou faire pression sur les autorités.

Le président Abelardo de la Espriella, tenant de la droite dure, affiche depuis son arrivée au pouvoir début août une politique de lutte sans merci contre les guérillas et les narcotrafiquants, avec le soutien des Etats-Unis.

Son prédécesseur de gauche, Gustavo Petro, lui-même ancien membre d'une autre guérilla dissoute, avait échoué dans la plupart de ses tentatives de conclure la paix, et de nombreux experts soulignent que les groupes armés se sont renforcés durant sa présidence.