Arabie saoudite: un programme culturel chargé à partir de décembre

Œuvres d’art en tissu de Piyarat Piyapongwiwat. (Photo fournie)
Œuvres d’art en tissu de Piyarat Piyapongwiwat. (Photo fournie)
Ayman Yossri Daydban, Tree House, 2019.
Ayman Yossri Daydban, Tree House, 2019.
Installation Streams and Mountains Without End, débris naturels
Installation Streams and Mountains Without End, débris naturels
Dana Awartani, Standing on the Ruins of Aleppo, 2021
Dana Awartani, Standing on the Ruins of Aleppo, 2021
Filwa Nazer, The Other Is Another Body 2, 2019
Filwa Nazer, The Other Is Another Body 2, 2019
Filwa Nazer, The Other Is Another Body 2, 2019.
Filwa Nazer, The Other Is Another Body 2, 2019.
Maha Malluh.
Maha Malluh.
Manal AlDowayan, I am Here, 2016.
Manal AlDowayan, I am Here, 2016.
Sacha Craddock, conservatrice de Here, Now.
Sacha Craddock, conservatrice de Here, Now.
Sami Ali al-Hossein, Waiting, 2001.
Sami Ali al-Hossein, Waiting, 2001.
Sami Ali al-Hossien, Crossing, 2018.
Sami Ali al-Hossien, Crossing, 2018.
Sheila Hicks, Palm, 1984-1985.
Sheila Hicks, Palm, 1984-1985.
Sheila Hicks, Struggle to Surface, 2016.
Sheila Hicks, Struggle to Surface, 2016.
Vasudevan Akkitham, Land Mine, 2012.
Vasudevan Akkitham, Land Mine, 2012.
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Publié le Mercredi 01 décembre 2021

Arabie saoudite: un programme culturel chargé à partir de décembre

  • La culture fait partie intégrante du plan de réforme de l’initiative Vision 2030, lancée il y a cinq ans
  • L’effervescence culturelle a été notamment initiée par la décision du Royaume de s’ouvrir aux touristes étrangers au mois de septembre 2019

DUBAÏ: L’art, la culture et le divertissement ont été relégués à l’arrière-plan, en Arabie saoudite comme dans les autres régions du monde, lorsque la pandémie de Covid-19 était à son paroxysme.

Désormais, les taux d’infection sont sous contrôle dans le Royaume et, grâce à une campagne de vaccination réussie, les deux ans de fermetures et d’annulation d’événements semblent appartenir au passé.

Le mois de décembre s’annonce particulièrement chargé sur le plan culturel, avec des expositions, des concerts et des inaugurations. De nombreuses activités culturelles avaient été reportées depuis le début de la pandémie.

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Vue extérieure de Hayy Jameel, le nouveau centre d'Art Jameel à Djeddah. (Fournie)

La Misk Art Week s’ouvre au Fine Arts Hall du prince Faisal ben Fahd, à Riyad, le 1er décembre. Ce programme annuel d’expositions, qui dure une semaine, est organisé par le Misk Art Institute sous les auspices du prince héritier, Mohammed ben Salmane.

On assistera ensuite à la 1re édition du Riyadh Art, considéré comme la plus grande initiative publique d’art civique au monde. Du 5 au 8 décembre, pas moins de douze programmes seront lancés par la Commission royale de la ville de Riyad afin de transformer la capitale saoudienne en une «galerie sans murs».

Dans le même temps, le Jameel Art Center inaugurera son complexe artistique multidisciplinaire tant attendu, Hayy Jameel, le 6 décembre à Djeddah, ville saoudienne située sur les bords de la mer Rouge.

Le Festival annuel du film de la mer Rouge se tiendra également à Djeddah au mois de décembre. Lancé pour la première fois en 2019, il aura lieu cette année du 6 au 15 décembre. Il met en lumière des talents émergents venus d’Arabie saoudite, de la région arabe et des pays en développement.

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Aya Albakree, PDG de la Fondation Thunaiyat Ad-Diriyah. (Fournie)

En outre, la Biennale d’art contemporain de Diriyah s’ouvrira le 11 décembre dans le nouveau quartier Jax, qui abrite At-Turaif, site classé sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Il s’agit de la première capitale de la dynastie des Saoud, fondée au XVe siècle. Cet événement – le premier du genre en Arabie saoudite – se poursuivra jusqu’au 11 mars.

La culture fait partie intégrante du plan de réforme de l’initiative Vision 2030, lancée il y a cinq ans. Son objectif est de faire sortir le pays de sa rente pétrolière en diversifiant son économie afin d’intégrer des secteurs comme le tourisme, la technologie et les industries créatives.

Philip Tinari, PDG du Centre d’art contemporain de l’Ucca, à Pékin et conservateur principal de la Biennale de Diriyah, déclare à Arab News: «La scène artistique est sur le point de connaître un essor remarquable, en grande partie grâce aux initiatives gouvernementales à tous les niveaux.»

«Il y a aussi cette génération d’artistes qui vivaient peut-être à l’étranger avant ces changements et qui ont maintenant décidé de s’installer chez eux, où ils trouvent de nouveaux vecteurs de soutien.»

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Une installation de Lowrence Lek, qui sera présentée à la biennale d'art de Diriyah. (Fournie)

Avant que la Covid-19 ne se transforme en véritable pandémie, au début de l’année 2020, l’Arabie saoudite se préparait à devenir une destination mondiale pour les arts.

Des festivals saisonniers fleurissaient alors aux quatre coins du pays et l’ancienne ville du nord-ouest du pays, AlUla, organisait déjà toute une série de concerts, de conférences et d’expositions en plein air.

L’effervescence culturelle a été notamment initiée par la décision du Royaume de s’ouvrir aux touristes étrangers au mois de septembre 2019 grâce à un nouveau système de visas électroniques. Cependant, lorsque la crise sanitaire s’est transformée en pandémie, quelques mois plus tard, le pays a été contraint de fermer à nouveau ses frontières.

Maintenant que les voyages internationaux ont repris et que les protocoles sanitaires pour lutter contre la Covid-19 ont été mis en place, les événements culturels ont de nouveau ouvert leurs portes et les visiteurs du Royaume n’ont que l’embarras du choix.

 

EN BREF

  • La Biennale de Diriyah constitue sans aucun doute la plus grande attraction de cette saison culturelle si riche.
  • Conçu par le studio d’architecture waiwai, Hayy Jameel est la nouvelle maison dédiée aux arts d’Art Jameel à Djeddah.

Hayy Jameel fait partie des événements les plus attendus de l’année. Conçue par waiwai, le fameux studio d’architecture plusieurs fois primé, la nouvelle maison dédiée aux arts d’Art Jameel, située à Djeddah, s’apparente à un centre dynamique et créatif destiné à la communauté.

Antonia Carver, directrice d’Art Jameel, précise à Arab News: «En phase de planification depuis plus de vingt ans, Hayy Jameel n’aurait pu se concrétiser à un moment plus opportun.»

«Le lancement de notre quartier créatif s’accompagne d’une série d’événements sensationnels. La saison ouvrira ses portes au public à partir du 6 décembre et pendant tout le printemps. Les partenaires culturels inaugurent leurs espaces, et nous lançons le cinéma indépendant Hayy, qui transformera le complexe de Djeddah un véritable foyer consacré aux arts.»

Quoi qu’il en soit, le milieu des arts créatifs se développe à une grande vitesse en Arabie saoudite, et la demande d’espaces dédiés aux expositions, aux projections et aux spectacles ne cesse d’augmenter.

«Nous avons besoin d’efforts indépendants centrés sur la communauté, parallèlement aux initiatives à plus grande échelle dirigées par le gouvernement», précise la directrice d’Art Jameel.

«Le ministère de la Culture et les autres entités gouvernementales encouragent activement la création d’organisations à but non lucratif comme Art Jameel, étant donné notre volonté de redonner à l’Arabie saoudite son effervescence culturelle, de soutenir les artistes et d’alimenter les communautés créatives.»

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At-Turaif à Diriyah accueillera une partie de la biennale d'art de Diriyah. (Fournie)

«Pour équilibrer le rythme actuel du développement, effréné, et la demande des artistes saoudiens, nous avons également pour objectif de mettre en avant la possibilité de développer des études, des idées et des compétences à long terme, d’explorer et de documenter les histoires locales. Nous avons en outre pour ambition d’élaborer des ressources d’apprentissage contextuel en arabe et de croiser les différentes formes d’art créatif en réunissant les arts visuels, le cinéma, le spectacle, l’architecture, le design, etc.»

Alors que Djeddah se positionne comme l’une des premières destinations culturelles de la région, la ville de Riyad refuse d’être surpassée. Le premier événement culturel qui se tiendra dans la capitale saoudienne sera la Misk Art Week.

Reem al-Sultan, PDG du Misk Art Institute, confie à Arab News: «La 5e édition de la Misk Art Week réunit des artistes émergents, qu’ils soient établis en Arabie saoudite ou à travers le monde, et des experts du discours critique et culturel.»

«Le Misk Art Institute propose une multitude de pratiques multidisciplinaires et de perspectives internationales judicieuses qui offrent une expérience éducative unique aux créateurs participants et au public engagé dans ces conversations passionnantes», poursuit-elle.

L’événement Riyadh Art sera inauguré quelques jours plus tard. Il est organisé par la Commission royale de la ville de Riyad, dont fait partie le Tuwaiq International Sculpture Symposium. Ce programme, qui comprend une cérémonie de remise de prix, réunira vingt sculpteurs originaires d’Arabie saoudite, de la région arabe et du monde entier.

Khalid al-Hazzani, architecte et directeur des projets de la Commission royale de la ville de Riyad, déclare à Arab News: «Le Riyadh Art continue de transformer la ville en une galerie sans murs avec le lancement du Tuwaiq International Sculpture Symposium, sa deuxième initiative.»

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Philip Tinari, directeur du Centre d'art contemporain UCCA basé à Pékin et conservateur en chef de la biennale d'art de Diriyah. (Fournie)

«Dans la mesure où l’art et la culture reflètent l’esprit d'une ville, nous sommes impatients de contribuer à la saison artistique vibrante de Riyad au mois de décembre et d’offrir une plate-forme de dialogue et d’échange interculturels», ajoute-t-il.

Le projet Riyadh Art est l’un des quatre mégaprojets de la ville lancés par le roi Salmane le 19 mars 2019. Considérée comme une étape importante de la mission ambitieuse de Riyad – devenir l’une des villes les plus agréables à vivre du monde –, cette initiative comprend la mise en place de plus de mille œuvres d’art à travers la métropole.

La Biennale de Diriyah constitue sans aucun doute la plus grande attraction de cette saison culturelle si riche. Mise en place par une équipe de conservateurs internationaux dirigée par M. Tinari, elle présentera les œuvres d’environ soixante-dix artistes sur le thème suivant: «Ressentir les pierres».

La Biennale alternera chaque année une exposition d’art contemporain et une exposition d’art islamique sous les auspices de la Fondation de Diriyah, présidée par le prince Badr al-Saoud.

«Je pense que la Biennale de Diriyah consolidera une grande partie des progrès qui ont été réalisés», se félicite M. Tinari, qui évoque l’éveil culturel de l’Arabie saoudite.

«L’ampleur de cet événement est sa caractéristique principale. En effet, une aire d’entreposage de 12 000 mètres carrés nouvellement convertie lui sera dédiée à l’avenir.»

«J’espère que la Biennale de Diriyah deviendra une référence de la scène culturelle en général et qu’elle donnera naissance à d’autres types d’événements artistiques.»

 

Twitter: @rebeccaaproctor

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


"Patrimoine majeur" ou passoire énergétique : la rénovation de l'immeuble Mouchotte à Paris divise

Cette photographie prise à Paris le 5 avril 2026 montre l’immeuble Mouchotte, conçu par l’architecte français Jean Dubuisson et inauguré en 1966 dans le cadre du projet de rénovation urbaine Maine-Montparnasse des années 1960. (AFP)
Cette photographie prise à Paris le 5 avril 2026 montre l’immeuble Mouchotte, conçu par l’architecte français Jean Dubuisson et inauguré en 1966 dans le cadre du projet de rénovation urbaine Maine-Montparnasse des années 1960. (AFP)
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  • Le projet de rénovation de l’immeuble Immeuble Mouchotte, classé passoire énergétique, divise les habitants entre rénovation lourde de la façade et solutions plus légères pour préserver ce patrimoine des années 1960
  • Une association demande son inscription aux monuments historiques pour éviter une transformation jugée coûteuse, écologique­ment discutable et menaçant sa valeur architecturale

PARIS: Le projet de rénovation de l'immeuble Mouchotte, emblématique de l'architecture parisienne des Trente Glorieuses, mais classé comme passoire énergétique, inquiète une partie de ses résidents qui demande son inscription aux monuments historiques.

"Une véritable catastrophe architecturale, financière, écologique et culturelle !" : l'association d'habitants Sauvons Mouchotte a lancé une pétition en ligne pour demander au ministère de la Culture l'inscription "en urgence" de l'immeuble au titre des monuments historiques. Le texte a recueilli plus de 12.000 signatures depuis octobre 2025.

Cette longue barre en verre et en métal du 14e arrondissement, qui fête ses 60 ans, compte 17 étages, 13 escaliers, 753 logements et quelque 2.500 habitants.

Comme la tour Montparnasse voisine, fermée pour travaux le 31 mars, l'immeuble Mouchotte, conçu par Jean Dubuisson, architecte du Musée national des arts et traditions populaires à Paris, est typique du style années 1960.

Le bâtiment, équipé de simple vitrage et d'huisseries en aluminium, n'a jamais été restauré et fait l'objet d'un projet de rénovation pour une moitié de sa façade.

Cet ensemble de logements sociaux à l'origine se divise, depuis 2017, en deux parties gérées différemment : le 8-20 rue du Commandant René-Mouchotte (436 logements appartenant à des propriétaires individuels), pas concerné par le projet, et le numéro 26 de cette rue (317 appartements, dont 172 appartiennent au bailleur intermédiaire In'li et les autres à des propriétaires individuels).

Ce sont les 10.000 m2 de façade du "26" qui doivent être rénovés, car, avec un diagnostic de performance énergétique (DPE) F, il est considéré comme une passoire énergétique. Sans travaux, les appartements seront interdits à la location en 2028.

Deux projets ont été présentés aux copropriétaires lors de la dernière assemblée générale en 2025 : une rénovation "légère" et une "lourde", qui impliquerait le remplacement total de la façade à l'identique par des matériaux neufs.

- "Patrimoine majeur" -

Sauvons Mouchotte craint qu'In'li, avec ses 47% de droits de vote, privilégie cette solution.

Ce serait "une décision aberrante", s'alarme auprès de l'AFP la fondatrice de l'association, Nathalie Amar, également avocate.

"L'idée de détruire la façade en aluminium d'origine pour la refaire à l'identique, toujours en aluminium, est un immense gâchis écologique", s'indigne-t-elle un matin ensoleillé de fin mars, sur la dalle au pied du bâtiment.

En outre, "le coût global du projet, présenté à 11 millions d'euros, est largement sous-évalué selon de nombreux professionnels" consultés par l'association, qui prédit plutôt 25 à 30 millions.

L'association met aussi en doute le DPE F de l'immeuble, puisque le "8-20", conçu à l'identique et jamais refait non plus, est diagnostiqué E.

L'inscription aux monuments historiques permettrait de "sauvegarder ce patrimoine architectural majeur", souligne Sauvons Mouchotte.

Michel Sebald, architecte et habitant de l'immeuble, a déposé une demande d'inscription aux monuments historiques à la Direction régionale des affaires culturelles d'Ile-de-France.

Dans son salon au 13e étage, avec une vue spectaculaire sur Paris, il évoque les "éléments exceptionnels" de la façade actuelle, où "il n'y a pas un point de rouille !"

- "L'été, ça tape" -

"Pourquoi tout casser ?", se désole l'architecte, alors qu'"il existe des solutions intelligentes, minimes et pas chères".

Les opposants à une rénovation lourde, qui reconnaissent que "l'été, ça tape" et "l'hiver, il fait froid quand il y a du vent", préfèreraient des travaux moins invasifs.

"On peut avoir une restauration énergétique correcte en mettant les bons éléments, le bon vitrage, les bons stores, la VMC (système d'aération, NDLR)...", estime Nadia Coutsinas, archéologue de 51 ans qui réside là depuis ses 6 ans.

In'li se dit "plutôt favorable" à une rénovation complète de la façade, indique El Houssine Tabou, directeur de la proximité du bailleur. Il relève "un inconfort important toute l'année" qui entraîne "des consommations d'énergie et des charges élevées".

Si l'immeuble était inscrit aux monuments historiques, "ça redessinerait un peu les lignes, peut-être les techniques d'intervention", note-t-il. "Mais la protection architecturale n'empêche pas une amélioration énergétique", ajoute-t-il.

L'association attend désormais le 8 avril et la prochaine assemblée générale des copropriétaires du "8-20", auxquels sera aussi présenté un projet de remplacement de leur façade.

S'ils s'y opposent, Sauvons Mouchotte aura un argument supplémentaire. "Vous imaginez, visuellement, si on change la façade et pas eux ?", s'interroge Nathalie Amar.


Paris accueille la 11e édition de la Modest Fashion Week : une vitrine mondiale de créativité et d’inclusion

La capitale française s’apprête à accueillir l’un des rendez-vous les plus influents de la mode contemporaine. Du 16 au 18 avril 2026, la Paris Modest Fashion Week, organisée par Think Fashion, revient pour sa 11e édition à l’Hôtel Le Marois, confirmant son rôle de plateforme internationale dédiée à une mode en pleine expansion : la mode modeste. (Photo fournie)
La capitale française s’apprête à accueillir l’un des rendez-vous les plus influents de la mode contemporaine. Du 16 au 18 avril 2026, la Paris Modest Fashion Week, organisée par Think Fashion, revient pour sa 11e édition à l’Hôtel Le Marois, confirmant son rôle de plateforme internationale dédiée à une mode en pleine expansion : la mode modeste. (Photo fournie)
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  • Bien plus qu’un simple événement de mode, cette semaine parisienne incarne un mouvement global qui redéfinit les codes de l’industrie
  • À travers une approche mêlant diversité culturelle, innovation et responsabilité, la mode modeste s’impose aujourd’hui comme un langage universel du style

PARIS: La capitale française s’apprête à accueillir l’un des rendez-vous les plus influents de la mode contemporaine. Du 16 au 18 avril 2026, la Paris Modest Fashion Week, organisée par Think Fashion, revient pour sa 11e édition à l’Hôtel Le Marois, confirmant son rôle de plateforme internationale dédiée à une mode en pleine expansion : la mode modeste.

Bien plus qu’un simple événement de mode, cette semaine parisienne incarne un mouvement global qui redéfinit les codes de l’industrie. À travers une approche mêlant diversité culturelle, innovation et responsabilité, la mode modeste s’impose aujourd’hui comme un langage universel du style.

Une scène internationale en pleine effervescence

Cette édition réunira des créateurs venus des quatre coins du monde, notamment des États-Unis, de Turquie, du Nigeria, d’Indonésie, du Royaume-Uni, de France et d’Australie. Tous présenteront des collections qui marient héritage culturel et design contemporain.

Des marques établies aux talents émergents, les participants illustrent l’évolution rapide d’un secteur autrefois considéré comme de niche. Aujourd’hui, la mode modeste s’affirme comme un segment dynamique, porté par une clientèle mondiale en quête d’élégance, d’authenticité et de diversité.

Selon Ozlem Sahin, directrice générale de Modest Fashion Weeks by Think Fashion, « cet événement dépasse le cadre d’un simple défilé. Il s’agit d’un mouvement mondial qui relie créativité, héritage et opportunités économiques, tout en s’inscrivant dans une démarche éthique et durable ».

Une visibilité mondiale et des opportunités économiques

La Paris Modest Fashion Week attire chaque année un public influent composé d’acheteurs internationaux, de médias et d’influenceurs. Avec une portée médiatique estimée à plus de deux milliards de personnes et un réseau de plus de 1 000 partenaires, l’événement offre une vitrine exceptionnelle aux marques participantes.

Il constitue également un point de rencontre stratégique pour les acteurs de l’industrie souhaitant développer leur présence sur les marchés européens, moyen-orientaux, asiatiques et américains.

Une expérience immersive portée par des partenaires clés

L’édition 2026 promet une expérience multisensorielle grâce à des collaborations avec plusieurs partenaires. Des marques spécialisées dans la beauté, la parfumerie et le bien-être contribueront à enrichir les défilés, en y apportant une dimension sensorielle et artistique supplémentaire.

Cette synergie entre mode, beauté et innovation reflète l’esprit collaboratif qui caractérise aujourd’hui l’écosystème de la mode modeste à l’échelle mondiale.

Pendant trois jours, les visiteurs assisteront à 30 défilés et participeront à 8 conférences consacrées aux enjeux majeurs du secteur, tels que la durabilité, l’innovation et le commerce international.

Un espace B2B dédié permettra également aux créateurs, distributeurs et investisseurs de nouer des partenariats et de favoriser des collaborations transfrontalières.

Depuis sa création en 2016 à Istanbul, la Modest Fashion Week s’est imposée comme un acteur clé du développement de cette industrie. Présente dans plusieurs capitales mondiales, elle accompagne la montée en puissance d’une mode qui conjugue identité, culture et modernité.

À Paris, cette 11e édition s’annonce comme une nouvelle étape dans l’affirmation d’une mode sans frontières, où l’inclusivité et la créativité occupent une place centrale.

Alors que l’industrie de la mode évolue vers des modèles plus responsables et diversifiés, la mode modeste s’impose comme l’un des moteurs de cette transformation, attirant une audience toujours plus large et internationale.


Le 12e Festival du film saoudien reporté à juin

Initialement prévu du 23 au 29 avril, le 12ᵉ Festival du film saoudien se tiendra désormais du 25 juin au 1er juillet. (Fournie)
Initialement prévu du 23 au 29 avril, le 12ᵉ Festival du film saoudien se tiendra désormais du 25 juin au 1er juillet. (Fournie)
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  • Le 12ᵉ Festival du film saoudien se tiendra du 25 juin au 1er juillet à Dhahran, avec pour thème « Cinéma du Voyage »
  • L’événement inclura des compétitions, projections, focus sur le cinéma coréen et programmes de développement pour les cinéastes

DHAHRAN : Initialement prévu du 23 au 29 avril, le 12ᵉ Festival du film saoudien se déroulera désormais du 25 juin au 1er juillet.

Organisé par l’Association du Cinéma en partenariat avec le Centre Roi Abdulaziz pour la Culture Mondiale (Ithra) et soutenu par la Commission Saoudienne du Film, le siège d’Ithra à Dhahran accueillera à nouveau l’événement.

Le festival de cette année explore le thème du « Cinéma du Voyage », présentant une sélection soignée de films arabes et internationaux — courts et longs métrages — qui mettent en avant le voyage et le mouvement comme éléments essentiels de la narration.

Comme lors des éditions précédentes mettant en lumière le cinéma non saoudien, le festival proposera un « Focus sur le Cinéma Coréen ».

À cette occasion, Ahmed Al-Mulla, fondateur et directeur du Festival du film saoudien, a déclaré : « Le festival de cette année crée une atmosphère riche en inspiration, en échanges d’idées et en apprentissages partagés. C’est une célébration de la créativité cinématographique pour tous. »

Tariq Al-Khawaji, directeur adjoint du Festival, a ajouté : « À Ithra, nous sommes fiers de notre partenariat de longue date avec l’Association du Cinéma. Cela a permis la croissance et la diversité thématique du festival année après année, ce que nous voyons clairement dans la manière dont nous soutenons les cinéastes et créons des opportunités d’engagement avec le cinéma mondial. »

Depuis son lancement en 2008, le Festival du film saoudien est un moteur clé du cinéma saoudien et du Golfe et constitue le plus ancien festival de cinéma du Royaume. Après plusieurs interruptions, il est désormais devenu un événement annuel.

Le festival réunit des compétitions de films de fiction et documentaires, des programmes de développement professionnel, un marché de production et des concours de projets. Et, bien sûr, de nombreuses projections sur les écrans d’Ithra, avec de nombreuses stars foulant le tapis rouge et des producteurs de films en quête de talents. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com