Ancien chef de cabinet de Trump, Mark Meadows sort de l'ombre

Mark Meadows, ancien chef de cabinet de Donald Trump (Photo, AFP).
Mark Meadows, ancien chef de cabinet de Donald Trump (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 02 décembre 2021

Ancien chef de cabinet de Trump, Mark Meadows sort de l'ombre

  • Mark Meadows promet de livrer toute la «vérité» sur la dernière année de mandat de Donald Trump
  • Il est le premier des fidèles de Donald Trump à avoir accepté de participer à l'enquête sur l'assaut du Capitole par des partisans de l'ex-président

WASHINGTON: Avec un nouveau livre bientôt en librairie et une offre de coopération limitée à l'enquête parlementaire sur l'assaut du Capitole, Mark Meadows, le discret ancien chef de cabinet de Donald Trump, est au coeur de toutes les attentions.

Dans "The Chief's Chief", un ouvrage à paraître la semaine prochaine et dont les bonnes feuilles ont été publiées par le Guardian, Mark Meadows promet de livrer toute la "vérité" sur la dernière année de mandat de l'ancien locataire de la Maison Blanche.

Habituellement plutôt en retrait, il a déjà jeté un pavé dans la mare en révélant que Donald Trump avait été testé positif au Covid-19, puis négatif, trois jours avant son débat avec Joe Biden, mais que "rien n'allait empêcher Trump" de débattre contre son adversaire démocrate.

Le milliardaire républicain a affirmé mercredi dans un communiqué lapidaire qu'il s'agissait d'une infox, malgré ses invitations répétées à acheter le livre de son dernier chef de cabinet qui ferait selon lui un "formidable cadeau de Noël".

Sortir de l'ornière

Né dans un hôpital militaire américain à Verdun, dans l'est de la France, l'homme de 62 ans est entré à la Maison Blanche en 2020 au poste très prisé de "chief of staff", le plus proche conseiller du président, après avoir laissé une empreinte très conservatrice à la Chambre des représentants, où il a siégé pendant sept ans.

Ses faits et gestes sont aussi très scrutés cette semaine car il est le premier des fidèles de Donald Trump à avoir accepté de participer à l'enquête sur l'assaut du Capitole par des partisans de l'ex-président, offrant l'opportunité à la commission parlementaire dite "du 6 janvier" de sortir enfin de l'ornière.

Lors de cette froide journée d'hiver, des milliers de partisans de Donald Trump avaient envahi le siège du Congrès américain pour empêcher les élus de certifier la victoire de Joe Biden à la présidentielle.

Cette commission, qui enquête sur le rôle de l'ancien président et ses conseillers dans cette attaque meurtrière, a déjà interrogé plus d'une centaine de personnes et multiplie les assignations à comparaître dans l'entourage de Donald Trump.

Mais l'ancien dirigeant, qui qualifie la commission de "hautement partiale", a invoqué le droit de l'exécutif à garder certaines informations secrètes et ordonne à son entourage de serrer les rangs.

Eviter l'inculpation

Son ancien chef de cabinet s'était plié à cette directive et avait snobé mi-novembre une injonction à comparaître de la commission. Il risquait pour cela d'être inculpé comme Steve Bannon, un autre allié de Donald Trump, qui encourt la prison.

C'est peut-être pour cette raison que Mark Meadows s'est finalement ravisé et a fourni une série de documents à la commission, auprès de laquelle il doit bientôt donner une première déposition.

Les élus qui dirigent cette enquête s'intéressent notamment aux échanges entre Mark Meadows et les organisateurs des manifestations du 6 janvier.

Mais ses confidences pourraient se limiter au strict nécessaire car son allégeance à Donald Trump fait pour l'instant peu de doute.

L'homme, connu pour ses cravates colorées, se plaît souvent à imaginer un futur à son ancien président, dont il relaie sans cesse les dires. Et ne ménage pas ses attaques contre Joe Biden, l'accusant tour à tour de provoquer un afflux massif de migrants à la frontière avec le Mexique, d'alimenter une inflation folle et de jouer le jeu de la Chine... un discours à la Trump.


Cinq Italiens décédés dans un accident de plongée aux Maldives

Selon la police, les conditions météorologiques étaient mauvaises à Vaavu jeudi et un avertissement avait été émis pour les bateaux de passagers et les pêcheurs. (AFP)
Selon la police, les conditions météorologiques étaient mauvaises à Vaavu jeudi et un avertissement avait été émis pour les bateaux de passagers et les pêcheurs. (AFP)
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  • Les cinq Italiens ne sont pas revenus d'une plongée en grotte profonde sur l'atoll de Vaavu, situé au sud de la capitale, Malé
  • Des avions et des vedettes rapides ont été déployés pour une vaste opération de recherche jeudi après-midi, a précisé la Force de défense nationale des Maldives (MNDF) dans un communiqué

MALE: Cinq Italiens sont décédés dans un accident de plongée aux Maldives, sans que les circonstances précises soient connues, a annoncé jeudi le ministère italien des Affaires étrangères, les forces de sécurité sur place ayant retrouvé un corps.

L'archipel est une destination de vacances de luxe, avec ses plages de sable blanc et ses complexes hôteliers isolés, prisée des plongeurs.

Des responsables locaux ont déclaré qu'il s'agissait du plus grave accident de plongée survenu dans ce pays composé de 1.192 minuscules îles coralliennes dispersées sur quelque 800 kilomètres le long de l'équateur, dans l'océan Indien.

"A la suite d'un accident survenu lors d'une sortie de plongée sous-marine, cinq ressortissants italiens ont trouvé la mort (...) aux Maldives. Les plongeurs auraient perdu la vie alors qu'ils tentaient d'explorer des grottes situées à 50 mètres de profondeur", précise le ministère, en soulignant que les autorités locales menaient une enquête.

Les cinq Italiens ne sont pas revenus d'une plongée en grotte profonde sur l'atoll de Vaavu, situé au sud de la capitale, Malé.

Des avions et des vedettes rapides ont été déployés pour une vaste opération de recherche jeudi après-midi, a précisé la Force de défense nationale des Maldives (MNDF) dans un communiqué.

"Un corps a été retrouvé", annonce le communiqué. Il a "été découvert à l'intérieur d'une grotte en profondeur (...) On pense que les quatre autres plongeurs se trouvent également dans cette même grotte, qui descend jusqu'à environ 60 mètres", précise-t-il.

Les MNDF ont aussi précisé qu'un navire des garde-côtes se trouvait dans la zone pour coordonner les opérations de recherche tout au long de la nuit. D'autres plongeurs des garde-côtes ont été envoyés en renfort pour participer aux recherches.

Selon la police, les conditions météorologiques étaient mauvaises à Vaavu jeudi et un avertissement avait été émis pour les bateaux de passagers et les pêcheurs.

Une touriste britannique est décédée en décembre lors d'une plongée, et son mari, bouleversé, est mort quelques jours plus tard après être tombé malade.

En juin, un touriste japonais de 26 ans a disparu après une expédition de plongée près de la capitale.

Selon les médias locaux, au moins 112 touristes sont morts dans des incidents liés à la mer dans l'archipel au cours des six dernières années, dont 42 victimes d'accidents de plongée ou de plongée avec tuba.

 


Détroit d'Ormuz: Téhéran annonce laisser passer des navires chinois depuis mercredi

L'Iran a annoncé jeudi que ses forces navales avaient autorisé depuis la veille le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran a annoncé jeudi que ses forces navales avaient autorisé depuis la veille le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Le passage d'un certain nombre de navires chinois dans le détroit d'Ormuz a été rendu possible conformément aux protocoles de gestion du détroit mis en place par l'Iran"
  • Ce passage, qui a débuté "la nuit dernière", a été rendu possible grâce aux "relations étroites entre les deux pays et leur partenariat stratégique"

TEHERAN: L'Iran a annoncé jeudi que ses forces navales avaient autorisé depuis la veille le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

"Le passage d'un certain nombre de navires chinois dans le détroit d'Ormuz a été rendu possible conformément aux protocoles de gestion du détroit mis en place par l'Iran", ont indiqué jeudi dans un communiqué les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de l'Iran.

Ce passage, qui a débuté "la nuit dernière", a été rendu possible grâce aux "relations étroites entre les deux pays et leur partenariat stratégique", ont-ils spécifié.

Cette autorisation donnée à plusieurs navires chinois a également été annoncée par des médias officiels iraniens.

La télévision d’État iranienne a notamment précisé que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à franchir le détroit d'Ormuz, sans indiquer s'il s'agissait exclusivement de navires chinois.

Le blocage iranien de cette voie maritime par laquelle transite habituellement un cinquième de la production mondiale de pétrole perturbe les marchés mondiaux et confère à Téhéran un levier stratégique.

Les Etats-Unis ont quant à eux imposé leur propre blocus des ports iraniens malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump, en visite jeudi en Chine, a discuté du détroit d'Ormuz avec son homologue Xi Jinping.

Selon un extrait d'une interview à la chaîne Fox News, Donald Trump a déclaré que M. Xi lui avait assuré que Pékin n'enverrait pas d'équipement militaire à l'Iran et était prêt à aider à la réouverture du détroit d'Ormuz.

La Chine est le principal pays importateur du pétrole iranien.


De nouvelles négociations entre Israël et le Liban s'ouvrent à Washington 

Israël et le Liban ont lancé jeudi à Washington une nouvelle session de discussions pour parvenir à un rapprochement, selon des diplomates, au moment où un cessez-le-feu arrive à expiration. (AFP)
Israël et le Liban ont lancé jeudi à Washington une nouvelle session de discussions pour parvenir à un rapprochement, selon des diplomates, au moment où un cessez-le-feu arrive à expiration. (AFP)
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  • A trois jours de la fin théorique, dimanche, de la trêve au Liban, représentants israéliens et libanais ont repris au département d'Etat des discussions qui doivent durer deux jours
  • Malgré l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu le 17 avril, Israël a continué à frapper des cibles du Hezbollah pro-iranien au Liban, tuant plus de 400 personnes, d'après un décompte de l'AFP fondé sur des chiffres officiels

WASHINGTON: Israël et le Liban ont lancé jeudi à Washington une nouvelle session de discussions pour parvenir à un rapprochement, selon des diplomates, au moment où un cessez-le-feu arrive à expiration.

Ce troisième cycle de discussions, qui doit durer deux jours, a débuté peu après 09H00 locales (13H00 GMT) au département d'Etat, d'après un diplomate proche du dossier.

A trois jours de la fin théorique, dimanche, de la trêve au Liban, représentants israéliens et libanais ont repris au département d'Etat des discussions qui doivent durer deux jours.

Malgré l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu le 17 avril, Israël a continué à frapper des cibles du Hezbollah pro-iranien au Liban, tuant plus de 400 personnes, d'après un décompte de l'AFP fondé sur des chiffres officiels.

L'armée israélienne a encore annoncé jeudi de nouvelles frappes visant le Hezbollah pro-iranien dans le sud du pays, après avoir ordonné l'évacuation de huit villages. Selon l'agence de presse libanaise ANI, des bombardements se sont produits dans le sud du pays, au lendemain de raids meurtriers qui ont fait 22 morts.

Dans le nord d'Israël, une attaque de drone du Hezbollah a blessé plusieurs civils, selon l'armée israélienne.

En dépit de la trêve, Israël continue de viser le Hezbollah, le mouvement chiite qui a entraîné le Liban dans la guerre régionale à la suite du déclenchement de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran le 28 février.

Le conflit a tué des milliers de personnes, principalement en Iran et au Liban, où les autorités dénombrent plus de 2.800 morts, dont au moins 200 enfants.

Lors de la dernière réunion le 23 avril à Washington entre Israéliens et Libanais, Donald Trump avait annoncé une prolongation de trois semaines de la trêve, et exprimé l'espoir d'un rapprochement historique entre les deux voisins du Proche-Orient.

Le président des Etats-Unis avait conjecturé qu'il accueillerait dans l'intervalle à la Maison Blanche le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président libanais Joseph Aoun.

Mais cette rencontre ne s'est pas concrétisée, le chef d'Etat libanais exigeant au préalable un accord sur les questions de sécurité et la fin des attaques israéliennes.