Possible «effondrement économique dans certains pays» si le G20 n'agit pas sur la dette, prévient le FMI

Le Fonds monétaire international a prévenu jeudi qu'un «effondrement économique dans certains pays» n'est pas exclu si le G20 n'agit pas de manière urgente. (Photo, AFP)
Le Fonds monétaire international a prévenu jeudi qu'un «effondrement économique dans certains pays» n'est pas exclu si le G20 n'agit pas de manière urgente. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 02 décembre 2021

Possible «effondrement économique dans certains pays» si le G20 n'agit pas sur la dette, prévient le FMI

Le Fonds monétaire international a prévenu jeudi qu'un «effondrement économique dans certains pays» n'est pas exclu si le G20 n'agit pas de manière urgente. (Photo, AFP)
  • «Il est essentiel que les créanciers du secteur privé mettent en œuvre l'allégement de la dette à des conditions comparables», soulignent les responsables de l'institution de Washington
  • Au début de la pandémie, les pays riches du G20 avaient offert aux pays pauvres un moratoire sur le paiement du service de leur dette jusqu'à la fin de l'année avant de le prolonger jusqu'à la fin 2021

WASHINGTON: Le Fonds monétaire international a prévenu jeudi qu'un « effondrement économique dans certains pays » n'est pas exclu si le G20 n'agit pas de manière urgente dans un contexte de pandémie qui n'est toujours pas sous contrôle.  

« Nous pourrions voir un effondrement économique dans certains pays à moins que les créanciers du G20 n'acceptent d'accélérer les restructurations de la dette et de suspendre le service de la dette pendant que les restructurations sont en cours de négociation », estiment la directrice générale du FMI Kristalina Georgieva et Ceyla Pazarbasioglu, directrice de la stratégie du Fonds, dans une publication jeudi sur un blog.  

Au début de la pandémie, les pays riches du G20 avaient offert aux pays pauvres un moratoire sur le paiement du service de leur dette jusqu'à la fin de l'année avant de le prolonger jusqu'à la fin 2021.  

Parallèlement à cette initiative de suspension du service de la dette (DSSI), ils avaient créé, en novembre 2020, un « cadre commun » destiné à restructurer voire annuler la dette des pays qui en feraient la demande.   

Mais pour l'heure, les créanciers privés, en particulier chinois, freinent sa mise en oeuvre.  

« Il est essentiel que les créanciers du secteur privé mettent en œuvre l'allégement de la dette à des conditions comparables », soulignent les responsables de l'institution de Washington.  

Malgré les mesures d'aide déployées depuis le début de la pandémie, « environ 60% des pays à faible revenu sont exposés à un risque élevé ou sont déjà en surendettement », rappellent-elles.   

En 2015, ce nombre était inférieur à 30%, soulignent-elles.   

« Pour beaucoup de ces pays, les difficultés s'accumulent », ajoutent les responsables, observant que l'arrivée de nouveaux variants risque de perturber encore davantage l'activité économique.  

« Le récent (variant) Omicron est un rappel brutal que la pandémie sera avec nous pendant un certain temps », écrivent-elles également, exhortant à une « action multilatérale », « dès maintenant pour lutter contre les inégalités en matière de vaccins à l'échelle mondiale et aussi pour soutenir le règlement rapide et ordonné de la dette ». 


Royaume-Uni: les compagnies aériennes craignent des vols presque à vide

Le gouvernement britannique a annoncé lundi lever l'obligation d'effectuer un dépistage de Covid-19 pour les voyageurs entièrement vaccinés arrivant en Angleterre. (Photo, AFP)
Le gouvernement britannique a annoncé lundi lever l'obligation d'effectuer un dépistage de Covid-19 pour les voyageurs entièrement vaccinés arrivant en Angleterre. (Photo, AFP)
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  • Le gouvernement britannique a annoncé que les compagnies aériennes devraient utiliser à partir de l'été 70% de leurs créneaux de décollage et d'atterrissage pour ne pas les perdre, contre 50% aujourd'hui
  • Les aéroports londoniens ont salué la décision. Gatwick, particulièrement affecté par les annulations de vols, a parlé d'«un coup de pouce très bienvenu»

LONDRES: Le gouvernement britannique a annoncé lundi que les compagnies aériennes devraient utiliser à partir de l'été 70% de leurs créneaux de décollage et d'atterrissage pour ne pas les perdre, contre 50% aujourd'hui, faisant craindre des vols presque vides.  

Les compagnies bénéficieront « d'une flexibilité accrue lorsqu'elles justifient de ne pas pouvoir les utiliser », a précisé le gouvernement, disant vouloir ainsi éviter les « vols fantômes », assurés par des compagnies uniquement pour conserver leurs droits.  

Mais cette décision pourrait « forcer les compagnie » à faire voler des vols ne transportant qu'un petit nombre de passagers, a prévenu lundi le directeur général d'IAG, maison-mère de British Airways et d'Iberia, Luis Gallego.  

« Il est inconcevable que la demande internationale atteigne en moyenne 70% (de la normale) cet été. Le gouvernement condamne donc les compagnies aériennes à opérer des milliers de vols à basse occupation, ce qui est écologiquement stupide », a renchéri le directeur général de l'Association du transport aérien international (Iata), Willie Walsh.  

En temps normal, les compagnies doivent utiliser au moins 80% des créneaux de décollage et d'atterrissage qui leur sont attribués dans les aéroports, sans quoi elles perdent leurs droits la saison suivante.  

Ces règles ont été rendues inapplicables par la crise sanitaire, qui a provoqué l'effondrement du trafic aérien depuis mars 2020, et ont été suspendues puis assouplies au Royaume-Uni, comme dans l'Union européenne.  

Les aéroports londoniens ont salué la décision. Gatwick, particulièrement affecté par les annulations de vols, a parlé d'« un coup de pouce très bienvenu », dans une déclaration transmise à l'AFP.  

La Commission européenne prévoit de son côté de relever ce niveau à 64% à compter du mois d'avril 2022.  

Le niveau de 50% de créneaux à utiliser était déjà jugé excessif par de nombreux acteurs d'un secteur encore convalescent.  

« Alors que la demande pour les voyages internationaux est de retour », l'exécutif britannique a expliqué dans son communiqué avoir choisi de ne pas revenir aux conditions normales de 80% pour continuer à soutenir l'un des secteurs les plus durement touchés par la pandémie.  

Le PDG de Lufthansa, Carsten Spohr, avait averti fin décembre que la compagnie allemande serait contrainte d'effectuer « 18 000 vols inutiles » durant l'hiver « uniquement pour conserver ses droits de décollage et d'atterrissage ».  

« Larmes de crocodile », avait taclé Ryanair, suggérant à Lufthansa de baisser le prix des sièges pour récompenser les contribuables européens qui l'ont soutenue, plutôt que de se dire tenue de faire voler des avions vides.  

Air France-KLM avait apporté son soutien à Lufthansa en demandant vendredi aux régulateurs européens d'être plus souples dans le contrôle des créneaux de décollage et d'atterrissage.  

Par ailleurs, bonne nouvelle pour le secteur aérien qui le demandait depuis des mois, le gouvernement britannique a annoncé lundi lever l'obligation d'effectuer un dépistage de Covid-19 pour les voyageurs entièrement vaccinés arrivant en Angleterre.  

Les valeurs du secteur chutaient malgré tout à Londres, emportées par la déprime sur les marchés lundi.  

Vers 15h50 GMT, IAG perdait 5,21% à 149.58 pence et Easyjet reculait de 3,85% à 604 pence.  

Les compagnies sont « prises dans une spirale descendante » sur les marchés en raison de craintes d'un conflit en Ukraine et parce que la levée des restrictions « avait déjà été amorcée la semaine dernière par le gouvernement britannique », selon Susannah Streeter, analyste chez Hargreaves Lansdown.  

Et en attendant d'une décision de la Réserve fédérale américaine (Fed) mardi sur les taux, les investisseurs « délaissent les entreprises plus risquées et endettées », comme les compagnies aériennes, ajoute Victoria Scholar, analyste chez Interactive Investor. 


Covid19: Redressement des dividendes des dix principales entreprises saoudiennes

Une vue du "Boulevard Entertainment City" à Riyad. (AFP).
Une vue du "Boulevard Entertainment City" à Riyad. (AFP).
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  • En 2021, les sociétés cotées en Arabie saoudite ont versé des dividendes plus importants aux investisseurs
  • Les entreprises qui figurent dans le top 10 de l’Arabie saoudite sont relativement stables et le total de leur capitalisation boursière est supérieur à 16 milliards de dollars

RIYAD: En 2021, les sociétés cotées en Arabie saoudite ont versé des dividendes plus importants aux investisseurs grâce à la reprise économique qui a suivi la flambée de la Covid-19 au mois de mars dernier.
Il reste encore à voir comment le variant Omicron influencera le rebond que les entreprises ont connu au début de l'année dernière, notamment après le déploiement des vaccins et l'assouplissement des restrictions.
Cependant, les dix premières entreprises saoudiennes cotées à la bourse – dont les actifs dépassent 2 000 milliards de dollars (1 dollar = 0,88 euro), soit 7 500 milliards de riyals saoudiens (1 riyal saoudien, ou SAR = 0,24 euro) – ont maintenu ou augmenté leurs dividendes en 2021. Elles ont ainsi pu attirer les investisseurs désireux d'obtenir un revenu fiable dans le contexte incertain que suscite la pandémie dans le monde.
Les entreprises qui figurent dans le top 10 de l’Arabie saoudite comprennent quatre géants du secteur de l'énergie et des matériaux, quatre banques, un fournisseur de services publics et une société de télécommunications. Ces entreprises sont relativement stables et le total de leur capitalisation boursière est supérieur à 16 milliards de dollars.


L’Arabie saoudite appelle le CCG à accélérer la mise en place de l’union douanière et du marché commun

Le ministre des Finances de l’Arabie saoudite, Mohammed al-Jadaan, a présidé la 115e session extraordinaire du Comité de coopération financière et économique à Riyad. (Ministère des Finances)
Le ministre des Finances de l’Arabie saoudite, Mohammed al-Jadaan, a présidé la 115e session extraordinaire du Comité de coopération financière et économique à Riyad. (Ministère des Finances)
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  • Le ministre a rappelé combien il était important de surmonter les obstacles en faisant un saut qualitatif au niveau de la coopération
  • La réunion du comité se tient sur une base régulière pour évoquer l’évolution des lois et des mesures économiques adoptées par les membres du CCG

RIYAD: Le ministre des Finances de l’Arabie saoudite, Mohammed al-Jadaan, a appelé les pays du Golfe à finaliser la mise en place d’une union douanière et à établir le marché commun du Golfe afin de parvenir à l’unité économique d’ici à 2025.
Il a pris la parole à l’occasion de la 115e session extraordinaire du Comité de coopération financière et économique à Riyad, en présence d’autres États membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG).
La réunion était présidée par le ministre Al-Jadaan et le secrétaire général du CCG, Nayef al-Hajraf, y participait, ainsi qu’un certain nombre de responsables et d’experts.
M. Al-Jadaan a fait part de l’intention du Royaume de redoubler d’efforts afin de mettre en œuvre la Vision 2030 du roi Salmane, qui consiste à promouvoir une action conjointe du Golfe, selon un communiqué publié par l’Agence de presse saoudienne (SPA).
Il a rappelé combien il était important de surmonter les obstacles en faisant un saut qualitatif au niveau de la coopération et de garantir un consensus entre les États du CCG à tous les niveaux. Il a également salué le rôle du secrétariat général dans le développement des relations, conformément aux évolutions mondiales et aux stratégies à long terme des membres du CCG.
M. Al-Jadaan a ajouté que des mesures vigoureuses étaient prises afin de parvenir à la coordination, à l’intégration et à l’interdépendance entre les États membres du CCG dans tous les domaines.
Lors de cette réunion, les ministres présents ont passé en revue les progrès réalisés dans le renforcement de la coopération financière et économique entre les États du CCG.
Ils ont été informés des décisions économiques prises par le Conseil suprême lors de sa 42e session, d’une feuille de route destinée à finaliser l’union douanière avant la fin de l’année 2024 ainsi que des recommandations faites par l’Autorité de l’union douanière et le Comité du marché commun du Golfe.
La réunion du comité se tient sur une base régulière pour évoquer les progrès économiques ainsi que l’évolution des lois et des mesures économiques adoptées par les membres du CCG afin de réaliser les intérêts stratégiques communs à long terme.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com