L'Iran remet des avant-projets aux Européens sur la levée des sanctions et les questions nucléaires

L'Iran a remis aux puissances européennes concernées par son accord nucléaire de 2015 deux avant-projets sur la levée des sanctions et les engagements nucléaires, ont rapporté jeudi les médias officiels iraniens. (Fichier/AFP)
L'Iran a remis aux puissances européennes concernées par son accord nucléaire de 2015 deux avant-projets sur la levée des sanctions et les engagements nucléaires, ont rapporté jeudi les médias officiels iraniens. (Fichier/AFP)
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Publié le Jeudi 02 décembre 2021

L'Iran remet des avant-projets aux Européens sur la levée des sanctions et les questions nucléaires

L'Iran a remis aux puissances européennes concernées par son accord nucléaire de 2015 deux avant-projets sur la levée des sanctions et les engagements nucléaires, ont rapporté jeudi les médias officiels iraniens. (Fichier/AFP)
  • Un diplomate européen a confirmé que des documents de travail avaient bien été remis aux parties européennes concernées par l’accord nucléaire iranien
  • L'annonce a été faite au quatrième jour des pourparlers indirects entre l'Iran et les États-Unis pour un retour des deux pays à l'accord

VIENNE: L'Iran a remis aux puissances européennes concernées par son accord nucléaire tombé en désuétude des projets relatifs à la suppression des sanctions et aux engagements nucléaires, a déclaré jeudi le négociateur en chef du nucléaire iranien, tandis que les puissances mondiales et Téhéran tentent de rétablir l’accord. 

L'annonce a été faite au quatrième jour des pourparlers indirects entre l'Iran et les États-Unis pour un retour des deux pays à l'accord. Les pourparlers ont repris après une interruption de cinq mois provoquée par l'élection en juin du président iranien, Ebrahim Raïssi, partisan d’une ligne dure antioccidentale. 

«Nous leur avons remis deux avant-projets... Bien sûr, ils ont besoin d’étudier les textes que nous leur avons soumis. S'ils sont prêts à poursuivre les négociations, nous sommes présents à Vienne pour continuer le processus», a déclaré Ali Bagheri Kani aux journalistes. 

Un diplomate européen à Vienne a confirmé que des documents de travail avaient bien été remis. 

En vertu de l’accord sur le nucléaire de 2015, Téhéran a limité son programme d'enrichissement d'uranium, voie potentielle vers les armes nucléaires, bien que l'Iran affirme qu'il ne recherche que l'énergie atomique civile, et ce en échange d'un allégement des sanctions économiques américaines, européennes et onusiennes. 

Mais en 2018, le président américain alors en fonction, Donald Trump, a abandonné l'accord, le qualifiant de trop mou à l'égard de l'Iran, et a imposé à nouveau des sanctions américaines sévères, incitant Téhéran à violer les limites nucléaires de l’accord. 

Estimant que 70 à 80 % d'un projet d'accord avaient été finalisés lors de la dernière rencontre entre l'Iran et les puissances mondiales en juin, un haut diplomate européen a indiqué mardi qu'il n'était pas certain que Téhéran reprenne les pourparlers là où ils s'étaient arrêtés. 

Alors que Bagheri Kani avait déclaré que tout ce qui avait été négocié au cours des six séries de pourparlers entre avril et juin était ouvert à discussion, un membre de la délégation iranienne a soutenu que «les éléments du précédent projet non approuvé qui étaient en contradiction avec l'accord nucléaire ont été revus et les lacunes comblées» dans les avant-projets soumis par l'Iran. 

Israël, qui s'était opposé à l’accord initial de 2015, le considérant comme étant trop limité dans la portée et la durée, a appelé  jeudi les puissances mondiales à arrêter immédiatement les pourparlers. Il a cité un rapport de surveillance nucléaire de l'ONU selon lequel Téhéran a commencé à enrichir de l'uranium avec des centrifugeuses plus avancées dans son usine souterraine de Fordo, où tout enrichissement avait été interdit en vertu de l'accord. 

L'Iran avait commencé à Fordo le processus de raffinage de l'uranium enrichi à hauteur de 20%  avec une cascade, ou un groupe, de 166 machines IR-6 avancées. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Le cheikh Tahnoon « bienvenu à tout moment », selon le ministre saoudien des Médias

Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary (à gauche), et le Cheikh Tahnoon ben Zayed Al-Nahyane (à droite). (Photo fournie)
Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary (à gauche), et le Cheikh Tahnoon ben Zayed Al-Nahyane (à droite). (Photo fournie)
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  • Malgré des divergences sur le dossier yéménite, Riyad et Abou Dhabi soulignent l’importance stratégique de leur partenariat régional

RIYAD : Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary, a réfuté mercredi les allégations circulant sur les réseaux sociaux selon lesquelles le Royaume aurait refusé l’entrée au conseiller à la sécurité nationale des Émirats arabes unis, le cheikh Tahnoon ben Zayed.

« Ce qui circule au sujet d’un refus du Royaume de recevoir Son Altesse le cheikh Tahnoon ben Zayed est incorrect. Son Altesse vient au Royaume quand il le souhaite, sans autorisation ; c’est sa maison et sa direction est sa famille », a écrit le ministre sur X.

Le cheikh Tahnoon est le vice-gouverneur d’Abou Dhabi et le frère du président des Émirats arabes unis, le cheikh Mohamed ben Zayed.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a déclaré mardi que, malgré une « divergence de vues » entre les deux pays au sujet du Yémen, leur relation était « d’une importance cruciale » pour la stabilité régionale.

« Le Royaume est toujours désireux d’entretenir une relation forte et positive avec les Émirats arabes unis en tant que partenaire clé au sein du CCG », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que le retrait des Émirats arabes unis du Yémen constituait une « pierre angulaire » permettant à la relation avec les Émirats de rester solide.

Le mois dernier, le gouvernement yéménite internationalement reconnu a demandé aux Émirats arabes unis de retirer leurs forces du pays, après que le Conseil de transition du Sud (STC), qu’ils soutiennent, a pris le contrôle de vastes zones dans le sud et l’est du pays.

La coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite pour soutenir la légitimité au Yémen a indiqué, le 30 décembre, avoir mené une frappe aérienne « limitée » contre des cargaisons d’armes de contrebande destinées au STC.

Le ministère émirati de la Défense a annoncé avoir achevé un retrait total du Yémen le 2 janvier.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L’espace aérien et le territoire saoudiens ne seront pas utilisés pour une attaque contre l’Iran, affirme le prince héritier

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président iranien Masoud Pezeshkian. (Archive/SPA/AFP)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président iranien Masoud Pezeshkian. (Archive/SPA/AFP)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a fait ces déclarations lors d’un entretien téléphonique avec le président iranien Massoud Pezeshkian

RIYAD : Le Royaume n’autorisera pas que son espace aérien ou son territoire soient utilisés pour toute action militaire contre l’Iran, a déclaré le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane au président iranien Massoud Pezeshkian lors d’un entretien téléphonique mardi.

L’Arabie saoudite respecte la souveraineté de l’Iran et soutient tous les efforts visant à résoudre les différends par le dialogue, de manière à renforcer la sécurité et la stabilité dans la région, a rapporté l’Agence de presse saoudienne, citant les propos du prince héritier à Pezeshkian.

Le président iranien a exprimé sa gratitude envers le Royaume pour sa position ferme en faveur du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Iran, remerciant le prince héritier pour ses efforts en vue de renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Plus tôt, les médias iraniens avaient rapporté que Pezeshkian avait déclaré que Téhéran accueille toujours favorablement tout processus, dans le cadre du droit international, visant à prévenir la guerre.

Pezeshkian a également indiqué au prince Mohammed que « l’unité et la cohésion » des pays islamiques peuvent garantir une « sécurité, une stabilité et une paix durables dans la région ».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Netanyahu affirme qu'il ne permettra pas l'établissement d'un «Etat palestinien à Gaza»

Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée. (AFP)
Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée. (AFP)
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  • "J'entends dire que j'autoriserais la création d'un État palestinien à Gaza. Cela n'a pas eu lieu et cela n'arrivera pas"
  • "Aujourd'hui comme demain, nous ne le permettrons pas", a-t-il ajouté, affirmant qu'"Israël maintiendra son contrôle sécuritaire sur l'ensemble de la zone allant du Jourdain à la mer" Méditerranée

JERUSALEM: Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée.

"J'entends dire que j'autoriserais la création d'un État palestinien à Gaza. Cela n'a pas eu lieu et cela n'arrivera pas", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse, se vantant d'avoir "empêché à maintes reprises la création d'un État palestinien".

"Aujourd'hui comme demain, nous ne le permettrons pas", a-t-il ajouté, affirmant qu'"Israël maintiendra son contrôle sécuritaire sur l'ensemble de la zone allant du Jourdain à la mer"  Méditerranée, soit Israël et l'ensemble des Territoires palestiniens occupés.