Rencontre Emmanuel Macron-Mohammed ben Salmane aujourd'hui à Djeddah

Le président français, Emmanuel Macron, et le prince héritier d'Abu Dhabi, Mohammed ben Zayed al-Nahyane accompagnés par les membres de la délégation française et des officiels émiratis à l'exposition de Dubaï, le premier jour de sa tournée dans le Golfe, le 3 décembre 2021. (Photo, AFP)
Le président français, Emmanuel Macron, et le prince héritier d'Abu Dhabi, Mohammed ben Zayed al-Nahyane accompagnés par les membres de la délégation française et des officiels émiratis à l'exposition de Dubaï, le premier jour de sa tournée dans le Golfe, le 3 décembre 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 04 décembre 2021

Rencontre Emmanuel Macron-Mohammed ben Salmane aujourd'hui à Djeddah

  • Le président français en Arabie saoudite, dernière étape de sa tournée dans le Golfe
  • Macron avait conclu une visite aux Émirats par la signature de plusieurs accords

BEYROUTH: Le président français Emmanuel Macron rencontre samedi à Djeddah, sur la côte ouest de l'Arabie saoudite, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane. M. Macron, qui effectue une tournée express dans le Golfe, est attendu dans cette grande cité portuaire saoudienne au lendemain d'une visite dans les Emirats arabes unis et au Qatar.

Auprès du prince héritier saoudien, Macron entend en particulier plaider la cause du Liban où la crise économique a été aggravée par la crise diplomatique ouverte en octobre avec plusieurs Etats du Golfe, au premier rang desquels l'Arabie, qui avait gelé ses importations.

Le président français avait conclu vendredi une visite aux Émirats par la signature de plusieurs accords et partenariats. En effet, les Émirats arabes unis ont signé vendredi un accord pour acquérir 80 avions de combat Rafale, construits par le groupe français Dassault Aviation, a indiqué l'Élysée.

Cette commande est la plus importante obtenue à l'international pour l'avion de chasse depuis son entrée en service en 2004.

«Outre la présence de trois bases militaires françaises sur le territoire émirien, cette confiance mutuelle (entre la France et les Émirats) se traduit par l'acquisition de 80 avions Rafale, 12 hélicoptères Caracal, et d'éléments associés. Il s'agit d'un aboutissement majeur du partenariat stratégique entre les deux pays», se félicite la présidence française dans un communiqué.

Pour sa part, la ministre des Armées, Florence Parly, évoque «un partenariat stratégique plus solide que jamais».

L'accord a été signé par le directeur-général de Dassault Aviation, Eric Trapier, tandis que M. Macron s'entretenait avec le prince héritier d'Abou Dhabi, Mohammed ben Zayed Al-Nahyane, sur le site de l'Exposition universelle.

Les avions seront livrés à partir de 2027 au standard F4, un programme en développement de près de deux milliards d'euros livrable en 2024 et présenté comme un «saut technologique, industriel et stratégique».

Cette commande vise à remplacer les 60 Mirage 2000-9 acquis en 1998 par les Emirats.

Elle intervient dix ans après de vaines négociations soutenues par l'ancien président français Nicolas Sarkozy.

Depuis, le Rafale a réalisé une percée à l'international malgré la concurrence d'appareils américains et européens. Il compte désormais six clients étrangers: le Qatar (36 avions), l'Inde (36), l'Egypte (30 nouveaux en plus de 24), la Grèce et la Croatie.

Les Emirats sont actuellement le cinquième client le plus important de l'industrie de défense française sur la décennie 2011-2020, avec 4,7 milliards d'euros de prises de commandes, selon le rapport au Parlement sur les exportations d'armement de la France.

Lors de la rencontre, Emmanuel Macron et Mohammed ben Zayed Al-Nahyane, se sont entretenus des enjeux régionaux. Ils ont réaffirmé leur engagement commun pour la tenue des élections et le retrait des mercenaires en Libye, conformément aux conclusions de la Conférence internationale pour la Libye de Paris le 12 novembre dernier.

Le Président a de même réitéré son engagement pour la sécurité régionale et la lutte contre la prolifération nucléaire dans le contexte des tensions avec l’Iran. Sur le Liban, le Président français a appelé son interlocuteur à s’impliquer davantage pour répondre aux besoins humanitaires des populations, préserver la souveraineté du pays, et éviter que la situation ne continue de se détériorer.

Macron a de même tenu à remercier les Emirats arabes unis pour leur soutien logistique dans la lutte contre le terrorisme au Sahel.

Enfin, les deux dirigeants ont abordé la questions des enjeux globaux, notamment le financement de l’initiative ACT-A pour un accès de tous aux solutions sanitaires contre le virus, ainsi que la transition écologique alors que les EAU se préparent à accueillir la COP28. 

 

Le contrat pour le Louvre Abou Dhabi prolongé de 10 ans, jusqu'en 2047

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Vue générale du musée du Louvre Abou Dhabi. (Photo, AFP)

L'accord de licence du Louvre Abou Dhabi a été prolongé de dix ans, jusqu'en 2047, témoignant de la réussite du musée ouvert en 2017 aux Emirats, a indiqué vendredi l'Elysée à l'occasion de la visite à Dubaï du président français Emmanuel Macron.

Le chef de l'Etat français et le prince héritier d'Abou Dhabi Mohammed ben Zayed Al-Nahyane, dit MBZ, "ont acté le prolongement sur dix ans du partenariat sur le Louvre Abou Dhabi, vecteur de rayonnement de la France à l'étranger et de promotion de ses valeurs d'universalisme", a indiqué la présidence française.

Ce prolongement va représenter le versement de 165 millions d'euros par Abou Dhabi sur les dix années supplémentaires, une somme qui sera versée entre 2022 et 2023, a précisé la ministre française de la Culture Roselyne Bachelot, qui a signé l'accord.

En contrepartie, le Louvre s'engage à prêter quatre de ses oeuvres emblématiques, dont les noms n'ont pas été communiqués à Dubaï.

"La France a été initiatrice en 2017 de ce type d'accord, qui a été suivi par d'autres pays, et il était très important de le prolonger sur le long terme alors que le Louvre Abou Dhabi est absolument magnifique et provoque l'émerveillement de tous ceux qui le visitent", a commenté Mme Bachelot à l'AFP. "Il n'y a que des points positifs à cet accord."

Conçu par l'architecte français Jean Nouvel, le Louvre Abou Dhabi avait été inauguré en grande pompe fin 2017 par Emmanuel Macron. Il est le fruit d'un accord culturel sans précédent d'une durée de 30 ans entre Paris et le plus grand émirat du pays du Golfe.

Le musée expose des oeuvres prêtées par des établissements français, ainsi qu'une collection acquise par les autorités d'Abou Dhabi.

Il avait accueilli quelque deux millions de visiteurs durant les deux premières années avant d'être contraint à la fermeture pendant 100 jours début 2020 en raison de la pandémie.


ONG interdites à Gaza: MSF pourrait mettre fin à ses activités en mars

L'ONG Médecins Sans Frontières (MSF) pourrait mettre fin à ses activités dans la bande de Gaza en mars si Israël ne revenait pas sur sa décision jeudi de l'y interdire, tout comme 36 autres organisations, a prévenu samedi sa présidente Isabelle Defourny. (AFP)
L'ONG Médecins Sans Frontières (MSF) pourrait mettre fin à ses activités dans la bande de Gaza en mars si Israël ne revenait pas sur sa décision jeudi de l'y interdire, tout comme 36 autres organisations, a prévenu samedi sa présidente Isabelle Defourny. (AFP)
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  • Israël a confirmé jeudi interdire d'accès à la bande de Gaza 37 organisations humanitaires internationales majeures, à qui il reproche de ne pas avoir communiqué la liste des noms de ses employés, exigée désormais officiellement à des fins de "sécurité"
  • MSF a qualifié d'"ingérence scandaleuse" cette exigence, visant, selon Israël, à "empêcher l'infiltration d'opérateurs terroristes au sein des structures humanitaires"

PARIS: L'ONG Médecins Sans Frontières (MSF) pourrait mettre fin à ses activités dans la bande de Gaza en mars si Israël ne revenait pas sur sa décision jeudi de l'y interdire, tout comme 36 autres organisations, a prévenu samedi sa présidente Isabelle Defourny.

Israël a confirmé jeudi interdire d'accès à la bande de Gaza 37 organisations humanitaires internationales majeures, à qui il reproche de ne pas avoir communiqué la liste des noms de ses employés, exigée désormais officiellement à des fins de "sécurité".

MSF a qualifié d'"ingérence scandaleuse" cette exigence, visant, selon Israël, à "empêcher l'infiltration d'opérateurs terroristes au sein des structures humanitaires".

"Pour travailler en Palestine, dans les territoires palestiniens occupés, nous devons être enregistrés (...) Cet enregistrement a pris fin le 31 décembre 2025", a expliqué sur France Inter Isabelle Defourny, médecin et présidente de MSF France.

"Depuis le mois de juillet 2025, nous étions impliqués dans un processus de réenregistrement et à ce jour, nous n'avons pas reçu de réponse. (...) On a encore 60 jours pendant lesquels on pourrait travailler sans être réenregistrés, et donc nous devrions mettre fin à nos activités en mars", si Israël maintenait sa décision de sanction, a-t-elle ajouté.

L'ONG dispose d'une quarantaine de personnels internationaux dans la bande de Gaza et travaille avec 800 personnels palestiniens dans huit hôpitaux.

"On a encore du +staff+ international qui, très récemment, ces derniers jours, a pu rentrer dans Gaza", a néanmoins précisé Mme Defourny.

"On est le second distributeur d'eau (dans la bande de Gaza). L'année dernière, en 2025, on a pris en charge un peu plus de 100.000 personnes blessées, brûlées, victimes de différents traumatismes. On est les deuxièmes en nombre d'accouchements effectués", a encore souligné la présidente de MSF France.

S'appuyant notamment sur une note du Cogat, l'organisme du ministère israélien de la Défense chargé des affaires civiles palestiniennes, Isabelle Defourny a estimé que la décision de sanction israélienne s'expliquait par le fait que les ONG "témoignent sur les violences commises par l'armée israélienne" à Gaza.

"Les journalistes internationaux n'ont jamais été autorisés à Gaza, les journalistes nationaux sont (...) ciblés les uns après les autres, tués par l'armée israélienne", a-t-elle ajouté.

Et de rappeler que "plus de 500 humanitaires ont été tués, dont 15 membres de MSF" dans des bombardements de l'armée israélienne depuis octobre 2023.


Le Conseil de transition du Sud salue l'invitation saoudienne au dialogue sur le Yémen

Membres du Conseil de transition du Sud au Yémen. (Reuters/File Photo)
Membres du Conseil de transition du Sud au Yémen. (Reuters/File Photo)
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  • L'Arabie saoudite a annoncé cette invitation plus tôt dans la journée de samedi, à la demande de Rashad Al-Alimi, président du Conseil présidentiel yéménite
  • Le royaume a exhorté toutes les factions à participer "pour développer une vision globale"

RIYAD: Le Conseil de transition du Sud (CTS) au Yémen a salué samedi l'invitation de l'Arabie saoudite à participer à un dialogue inclusif entre les factions du sud du Yémen à Riyad.

Dans un communiqué, le groupe a déclaré que cette initiative reflétait l'engagement du Royaume à résoudre les questions politiques par le dialogue, notamment en ce qui concerne le droit du peuple du sud à restaurer son État.

Le STC a souligné que tout dialogue sérieux doit reconnaître la volonté du peuple du sud, inclure des garanties internationales complètes et envisager un référendum libre dans le cadre de toute proposition ou solution politique future.

Le Conseil a déclaré avoir pris part à toutes les étapes du dialogue parrainé par l'Arabie saoudite et le Conseil de coopération du Golfe, en commençant par l'accord de Riyad en 2019, suivi par les consultations de Riyad en 2022, et culminant dans le dialogue global avec le Sud qui a conduit à l'adoption de la Charte nationale du Sud en 2023 - soulignant son engagement constant en faveur du dialogue et de la responsabilité politique.

L'Arabie saoudite a annoncé cette invitation plus tôt dans la journée de samedi, à la demande de Rashad Al-Alimi, président du Conseil présidentiel de direction du Yémen.

Le Royaume a exhorté toutes les factions à participer "à l'élaboration d'une vision globale" qui répondrait aux aspirations du peuple du Sud.

L'initiative a reçu un large soutien régional et international.


L’Arabie saoudite accueillera un « dialogue » entre les factions du sud du Yémen

L'Arabie saoudite a réaffirmé que le dialogue était le seul moyen de résoudre la question du Sud. (AFP/Fichier)
L'Arabie saoudite a réaffirmé que le dialogue était le seul moyen de résoudre la question du Sud. (AFP/Fichier)
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  • La conférence vise à « élaborer une vision globale » afin de répondre aux aspirations des Yéménites

RIYAD : Le ministère saoudien des Affaires étrangères a invité les factions du sud du Yémen à tenir un dialogue à Riyad afin de « discuter de solutions justes à la question du Sud ».

Dans un communiqué, le ministère a précisé que la conférence, prévue dans la capitale saoudienne, avait été demandée par Rachad Al-Alimi, président du Conseil de direction présidentielle yéménite. Le Royaume a exhorté l’ensemble des factions à y participer « pour élaborer une vision globale » à même de répondre aux aspirations de la population du Sud.

Le Conseil de transition du Sud (STC), mouvement séparatiste, s’est récemment emparé de territoires dans les gouvernorats de l’Hadramaout et d’Al-Mahra.

L’Arabie saoudite a estimé que l’action du STC constituait une menace directe pour la sécurité nationale du Royaume et pour la stabilité régionale.

Plus tôt cette semaine, la coalition militaire soutenant le gouvernement yéménite a mené des frappes aériennes visant un chargement d’armes et de véhicules destiné aux forces séparatistes du Sud. Cette cargaison était arrivée au port d’al-Mukalla à bord de deux navires.

L’Arabie saoudite a réitéré que la seule voie permettant de résoudre la question du Sud passe par le dialogue.

Mardi, des pays du Golfe et d’autres pays arabes ont exprimé leur soutien au gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com