La droite française face à deux options opposées pour choisir son candidat à la présidentielle de 2022

Les militants du principal parti de la droite française, Les Républicains (LR), devront choisir pour les représenter à l'élection présidentielle de 2022 entre une présidente de région issue de l'aile sociale et libérale, Valérie Pécresse, et le député Eric Ciotti, tenant d'une ligne très droitière. (Photo, AFP)
Les militants du principal parti de la droite française, Les Républicains (LR), devront choisir pour les représenter à l'élection présidentielle de 2022 entre une présidente de région issue de l'aile sociale et libérale, Valérie Pécresse, et le député Eric Ciotti, tenant d'une ligne très droitière. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 03 décembre 2021

La droite française face à deux options opposées pour choisir son candidat à la présidentielle de 2022

  • Les Républicains devront choisir pour les représenter à l'élection présidentielle de 2022
  • Les cinq candidats à l'investiture, qui ont proclamé leur unité, se sont davantage distingués sur le style que sur le fond de leurs propositions

PARIS : Les militants du principal parti de la droite française, Les Républicains (LR), devront choisir pour les représenter à l'élection présidentielle de 2022 entre une présidente de région issue de l'aile sociale et libérale, Valérie Pécresse, et le député Eric Ciotti, tenant d'une ligne très droitière.

Le parti, héritier du mouvement gaulliste qui a été pendant près de 60 ans la principale formation de gouvernement, encore traumatisé par son élimination du second tour de l'élection présidentielle de 2017, une première sous la Ve République, espère enclencher une dynamique qui lui éviterait une nouvelle déconvenue en 2022.

Avec respectivement 25,59% et 25% des voix, Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes (Sud), et Valérie Pécresse, présidente de la région parisienne, s'affronteront au second tour de cette primaire réservée aux 140.000 adhérents, selon les résultats annoncés par le parti jeudi peu avant 15H00 (14H00 GMT).

Ils ont devancé lors de ce vote électronique, ouvert mercredi matin et clôturé jeudi à 14H00 (13H00 GMT), qui s'annonçait très ouvert, l'ex-négociateur européen du Brexit Michel Barnier, troisième avec 23,93 % des voix, le président de la région Hauts-de-France (Nord), Xavier Bertrand, à 22,36%, et l'outsider Philippe Juvin, chef des urgences d'un grand hôpital parisien, à 3,13%.

Au terme d'une campagne dominée par les thèmes privilégiés de l'extrême droite comme l'immigration, l'autorité ou la sécurité, le chef des LR, Christian Jacob, a salué un "taux de participation très élevé", de plus de 80%.

Le silence imposé aux prétendants à l'investiture depuis le début du vote a été levé pendant une dizaine d'heures, jusqu'à jeudi soir, avant le second tour prévu de vendredi matin à samedi à 14H00 (13H00 GMT). "On ne veut pas de tractations, de couteaux sous la gorge, il faut que ça aille vite et bien", avait déclaré mercredi le porte-parole de LR, Gilles Platret, justifiant ainsi ce bref délai entre les deux tours.

Quelques minutes après l'annonce des résultats, Xavier Bertrand, qui apparaissait à droite comme le mieux placé dans les sondages nationaux, a appelé au "rassemblement" derrière Valérie Pécresse. Michel Barnier, qui a jugé Valérie Pécresse "la mieux préparée pour gagner l'élection présidentielle", et Philippe Juvin se sont également ralliés à elle.

À quatre mois du premier tour de la présidentielle, les sondages placent le candidat des Républicains, quel qu'il soit, derrière les deux finalistes de 2017, le président sortant Emmanuel Macron et la dirigeante d'extrême droite Marine Le Pen, et même le controversé polémiste d'extrême droite Éric Zemmour, tout juste entré en lice.

« Battre Emmanuel Macron »

"Je suis la seule à pouvoir battre Emmanuel Macron", a affirmé Mme Pécresse lors d'une déclaration en présence de MM. Bertrand et Juvin, se présentant comme "une femme qui gagne et qui fait". Mais M. Ciotti s'est lui aussi dit "le seul à pouvoir battre Macron", estimant que "seule une droite forte qui s'assume" aurait une chance face au président sortant. 

La compétition interne, rythmée par quatre débats télévisés, s'est révélée moins acrimonieuse qu'il y a cinq ans. La campagne de l'ancien Premier ministre François Fillon, donné favori par les sondages après la primaire qu'il avait largement remportée, avait été torpillée par son inculpation pour des emplois "fictifs ou surévalués" confiés à son épouse, aux frais du contribuable. Condamné en juin à deux ans de prison ferme, il a fait appel.

Les cinq candidats à l'investiture, qui ont proclamé leur unité, se sont davantage distingués sur le style que sur le fond de leurs propositions.

Xavier Bertrand s'est ainsi présenté en opposant le plus mordant face à Emmanuel Macron. Valérie Pécresse, elle, s'est affirmée par le sérieux de son programme. Michel Barnier a joué sur sa stature internationale et Éric Ciotti a développé une ligne très droitière, affichant ses affinités avec l'extrême droite.

Avant la fin de la campagne officielle, mardi soir, les candidats ont pu exposer leurs programmes lors d'un ultime débat et tenter de disqualifier la candidature d'Éric Zemmour, annoncée le jour même, comme pour parasiter leur propre campagne.

Valérie Pécresse a dénoncé un "homme de provocations". Quant à Éric Ciotti, il l'a crédité de "constats que partagent beaucoup de Français", mais déploré un manque d'espoir dans son discours.


De retour d'Alger, Darmanin se dit «très rassuré par la façon dont Christophe Gleizes est traité»

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
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  • Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger
  • Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie

PARIS: Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger.

"Nous avons rappelé qu'il faut rendre Christophe Gleizes non pas à la France, mais à sa mère", a déclaré le garde des Sceaux sur CNews et Europe 1, estimant que le président algérien Abdelmadjid Tebboune "y sera sensible, en tous cas (...) je lui fais confiance pour cela".

Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie.

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays.

Ce séjour actait un apaisement entre les deux pays amorcé ces derniers mois après une crise acrimonieuse de presque deux ans.

Le garde des Sceaux a affirmé avoir obtenu des autorités algériennes "la reprise de notre coopération judiciaire".

Il a salué "des échanges extrêmement forts" avec le président Tebboune sur la question de Christophe Gleizes, arrêté dans le cadre d'un reportage en mai 2024 en Kabylie (nord-est) et condamné à sept ans de prison pour "apologie du terrorisme".

"Maintenant, sa peine est définitive, puisqu'il n'a pas fait de pourvoi en cassation", a reconnu mardi Gérald Darmanin. La démarche vise à ouvrir la voie à une possible grâce du président Tebboune.

Le ministre a estimé que le chef de l'Etat algérien était en mesure "de faire ce geste pour cette famille, et bien sûr pour notre bonne relation".

 


L’Institut du monde arabe réunit les jeunes du G7 autour des partenariats internationaux

L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
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  • La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»
  • Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne

PARIS: L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques.

Organisé à Paris du 17 au 20 mai sous présidence française du G7, le Y7 constitue la plateforme officielle d’engagement des jeunes des pays membres du G7. Cette initiative précède d’un mois le sommet des chefs d’État et de gouvernement prévu à Évian.

La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»

Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne.

Le programme prévoit également une visite privée de l’exposition consacrée à Byblos pour les délégations internationales, avant les interventions officielles et un cocktail de réseautage.

À travers cet événement, l’Institut du monde arabe entend réaffirmer son engagement en faveur du dialogue entre les cultures, de la coopération internationale et de la mobilisation des nouvelles générations face aux grands défis mondiaux.


Opération avec Audemars Piguet: Swatch dit à l'AFP avoir constaté des «problèmes» dans une vingtaine de magasins

L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi. (AFP)
L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi. (AFP)
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  • A Lille, dans le nord de la France, "au moins quatre" personnes ont dit aux équipes municipales avoir reçu des "coups de poing dans la file d'attente" et vouloir porter plainte.
  • Une bagarre a également éclaté devant une boutique à Milan, dans le nord de l'Italie. Des mouvements de foule ont aussi été observés entre autres en Thaïlande et aux Etats-Unis

ZURICH: L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi.

"Le jour du lancement, il y a eu des problèmes dans environ une vingtaine de magasins Swatch sur 220 dans le monde où Royal Pop a été lancée, car les files d’attente des personnes intéressées étaient extrêmement longues et l’organisation faite par certains centres commerciaux n’était pas suffisante pour contenir cette ruée", a indiqué le groupe suisse.

"La réaction à la collection Royal Pop dans le monde est phénoménale et la demande est immensément élevée", a ajouté le groupe horloger, qui compare le lancement de ce modèle avec Audemars Piguet à celui du modèle MoonSwatch en 2022, en partenariat avec Omega.

Avant l'ouverture samedi, de longues files d'attentes s'étaient formées durant la nuit devant les boutiques Swatch. L'affluence a viré au chaos à l'ouverture dans certaines villes, nécessitant l'intervention de la police et la fermeture immédiate de certains magasins.

"Comme pour le MoonSwatch, cela s'est quelque peu 'normalisé' après le jour du lancement", a précisé le groupe suisse, "surtout après que nous avons de nouveau communiqué que la collection Royal Pop serait disponible durant plusieurs mois".

Dans l'ouest de la région parisienne, au Chesnay-Rocquencourt (Yvelines), quelque 300 personnes, venues avant l'ouverture du magasin Swatch du centre commercial Westfield Parly 2, ont été dispersées samedi par la police à l'aide de gaz lacrymogène.

A Lille, dans le nord de la France, "au moins quatre" personnes ont dit aux équipes municipales avoir reçu des "coups de poing dans la file d'attente" et vouloir porter plainte.

Une bagarre a également éclaté devant une boutique à Milan, dans le nord de l'Italie. Des mouvements de foule ont aussi été observés entre autres en Thaïlande et aux Etats-Unis.

Propriétaire de 16 marques, Swatch avait déjà lancé une coopération en 2022 avec Omega, une des marques de prestige du groupe. Devant son succès, l'entreprise avait renouvelé l'opération en 2023 avec Blancpain, autre marque du groupe, connue notamment pour ses montres de plongée.

Mais pour le modèle lancé samedi, la collaboration a lieu cette fois avec une marque externe au groupe, Audemars Piguet. Cette marque indépendante compte parmi les plus prestigieuse de l'horlogerie suisse.