Covid-19: vers de nouvelles mesures pour faire face à la 5e vague ?

Le Premier ministre Jean Castex (à gauche) a indiqué jeudi qu'un Conseil de défense sanitaire aurait lieu lundi (Photo, AFP).
Le Premier ministre Jean Castex (à gauche) a indiqué jeudi qu'un Conseil de défense sanitaire aurait lieu lundi (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 03 décembre 2021

Covid-19: vers de nouvelles mesures pour faire face à la 5e vague ?

  • La France peut-elle prendre des mesures aussi sévères que certains de ses voisins ?
  • Cette cinquième vague se traduit par une nette dégradation des indicateurs. 48416 cas ont été recensés jeudi, soit une moyenne quotidienne sur 7 jours de 36700

PARIS: Pour ne pas se laisser submerger par la cinquième vague et face à l'arrivée du variant Omicron dont on ignore encore la dangerosité, le gouvernement n'exclut pas d'annoncer de nouvelles mesures la semaine prochaine, dans l'espoir de casser une courbe "vertigineuse". 

Pour sa première sortie après une infection au Covid et dix jours d'isolement, le Premier ministre Jean Castex a indiqué jeudi qu'un Conseil de défense sanitaire aurait lieu lundi. Il s'agira de "voir s'il y a lieu de prendre des mesures complémentaires", a-t-il déclaré.

A trois semaines de Noël, cela signifie-t-il le retour de restrictions? 

La France peut-elle prendre des mesures aussi sévères que certains de ses voisins, à l'instar de l'Allemagne qui va interdire l'accès aux commerces non essentiels, restaurants, lieux de culture ou de loisirs aux non vaccinés ? 

La Belgique a quant à elle annoncé vendredi que les écoles maternelles et primaires fermeraient leurs portes avec une semaine d'avance pour les congés de Noël.

"On fera, comme toujours, avec pragmatisme, proportion, et avec la même philosophie, une évaluation de la situation et des réponses à apporter", a déclaré le chef de l'Etat Emmanuel Macron vendredi depuis Dubaï. 

"C'est une courbe vertigineuse et donc c'est un Conseil de défense réuni dans ce contexte", a pour sa part commenté le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.

«Vacciner, vacciner, vacciner»

Cette cinquième vague se traduit par une nette dégradation des indicateurs. 48 416 cas ont été recensés jeudi, soit une moyenne quotidienne sur 7 jours de 36 700, contre moins de 6 000 un mois auparavant.

Une hausse qui se répercute aussi sur l'hôpital. Quelque 10 790 malades du Covid sont actuellement hospitalisés en France, dont 1 934 dans les services de soins critiques, contre environ 6 600 et 1 000 un mois auparavant.

Selon les autorités sanitaires, le niveau d'incidence (la proportion de nouveaux cas) est désormais supérieur au pic de la 4e vague: 342 cas pour 100 000 habitants la semaine dernière.

Il est particulièrement élevé chez les enfants de 6 à 10 ans (750 pour 100 000), qui n'ont pas accès à la vaccination et sont davantage dépistés en milieu scolaire.

Pour le moment, le gouvernement mise sur deux armes pour se défendre face à cette aggravation de l'épidémie. "Il faut continuer de vacciner, vacciner, vacciner, de respecter les gestes barrières", a plaidé vendredi Emmanuel Macron. La campagne de rappel bat son plein et le gouvernement assure que la population éligible - les plus de 18 ans - ne manquera pas de doses. 

Pour les 5-11 ans à risque de faire des formes graves, la vaccination devrait être ouverte "à compter de la mi- à fin décembre", a déclaré vendredi le ministre de la Santé, Olivier Véran.

Pour tous les autres, cela viendra "probablement au début du mois de janvier, de façon progressive et facultative".

Antécédents de voyage

Mais un nouvel ennemi se profile: le variant Omicron, qui inquiète par le nombre extrêmement élevé de ses mutations. 

Il est trop tôt pour le moment pour savoir s'il sera particulièrement contagieux et s'il résistera en partie aux vaccins actuels. Les autorités sanitaires de nombreux pays le surveillent comme le lait sur le feu.  

En France, le nombre de cas d'infection au variant Omicron se monte désormais à neuf, selon le dernier bilan: deux cas à La Réunion, trois en Île-de-France, un en Pays de la Loire, un en Auvergne-Rhône-Alpes, un en Provence-Alpes-Côte d'Azur, un en Grand Est.

Toutes les personnes testées positives à ce variant "avaient des antécédents de voyage en Afrique australe", a précisé Santé Publique France vendredi.

La vague actuelle, dont le pic pourrait intervenir entre mi-décembre et fin janvier, est pour le moment uniquement due au variant Delta, hégémonique.

Moins d'un mois avant les fêtes de fin d'année, cet air de "déjà vu" commence à alarmer le monde économique. Le secteur de l'événementiel connait une avalanche d'annulations ces derniers jours et la liste devrait s'allonger.

Dans les Pyrénées-Atlantiques, la mairie de Biarritz a décidé d’annuler deux soirées devant réunir samedi et dimanche quelque 9 000 clubbers.


CMA CGM confirme qu'un de ses porte-conteneurs a été touché dans le détroit d'Ormuz

 Le porte-conteneurs "San Antonio" battant pavillon maltais et appartenant à l'armateur français CMA CGM a fait "l'objet d'une attaque" mardi dans le détroit d'Ormuz, a confirmé mercredi matin CMA CGM. (AFP)
Le porte-conteneurs "San Antonio" battant pavillon maltais et appartenant à l'armateur français CMA CGM a fait "l'objet d'une attaque" mardi dans le détroit d'Ormuz, a confirmé mercredi matin CMA CGM. (AFP)
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  • L'agence de sécurité maritime britannique UKTMO avait rapporté qu'un cargo avait été touché mardi vers 18H30 GMT par un "projectile d'origine inconnue" dans le détroit d'Ormuz, sans l'identifier
  • L'armateur précise qu'il suit la situation de près et qu'il reste pleinement mobilisé aux côtés de l'équipage

PARIS: Le porte-conteneurs "San Antonio" battant pavillon maltais et appartenant à l'armateur français CMA CGM a fait "l'objet d'une attaque" mardi dans le détroit d'Ormuz, a confirmé mercredi matin CMA CGM.

L'attaque a fait des "blessés parmi les membres d'équipage" qui ont été "évacués et soignés", et a occasionné des "dommages" au navire, a ajouté CMA CGM dans un bref communiqué à l'AFP.

L'agence de sécurité maritime britannique UKTMO avait rapporté qu'un cargo avait été touché mardi vers 18H30 GMT par un "projectile d'origine inconnue" dans le détroit d'Ormuz, sans l'identifier.

L'armateur précise qu'il suit la situation de près et qu'il reste pleinement mobilisé aux côtés de l'équipage.

L'attaque a eu lieu au lendemain du "projet Liberté" lancé par Donald Trump pour escorter les navires bloqués dans le Golfe afin de les aider à quitter le détroit d'Ormuz.

Mais l'opération d'escorte a été arrêtée dès mardi au bout d'un jour seulement par le même Donald Trump, dans le but de parvenir à un accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Le président américain a déclaré sur sa plateforme Truth Social que "de grands progrès" avaient été réalisés dans les négociations, et que le "Projet liberté" serait suspendu "pendant une courte période" pour voir si un accord pouvait "être finalisé et signé".


Pour Glucksmann, «il est bien trop tôt pour se déclarer candidat»

Toujours hostile à une primaire à gauche, Raphaël Glucksmann juge "qu'il est bien trop tôt pour se déclarer candidat" à la présidentielle et assure que la gauche non mélenchoniste sera "suffisamment adulte" pour désigner "le meilleur candidat". (AFP)
Toujours hostile à une primaire à gauche, Raphaël Glucksmann juge "qu'il est bien trop tôt pour se déclarer candidat" à la présidentielle et assure que la gauche non mélenchoniste sera "suffisamment adulte" pour désigner "le meilleur candidat". (AFP)
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  • Dans ce rassemblement, "on se met d'accord sur le fond (du projet), ensuite on crée une équipe et on désigne le candidat ou la candidate la mieux placée (...) Et on sera suffisamment adulte pour qu'il y en ait qu'un ou une", a-t-il affirmé
  • Il a répété son hostilité à une primaire à gauche, qui a été une nouvelle fois défendue mardi soir dans un meeting à Paris par ses partisans comme Clémentine Autain, François Ruffin, Marine Tondelier ou Olivier Faure

PARIS: Toujours hostile à une primaire à gauche, Raphaël Glucksmann juge "qu'il est bien trop tôt pour se déclarer candidat" à la présidentielle et assure que la gauche non mélenchoniste sera "suffisamment adulte" pour désigner "le meilleur candidat".

"Il est bien trop tôt pour se déclarer candidat. Ce qui m'obsède, c'est que la ligne politique que je porte soit capable de gagner l'élection présidentielle", a déclaré mercredi sur France 2 l'eurodéputé Place publique, le mieux placé selon les sondages pour porter une candidature de centre-gauche.

Il a défendu la démarche de "rassemblement" initiée par une quarantaine d'élus de la gauche et des écologistes, dont le patron des députés PS Boris Vallaud et l'écologiste Yannick Jadot.

Dans ce rassemblement, "on se met d'accord sur le fond (du projet), ensuite on crée une équipe et on désigne le candidat ou la candidate la mieux placée (...) Et on sera suffisamment adulte pour qu'il y en ait qu'un ou une", a-t-il affirmé.

Il a répété son hostilité à une primaire à gauche, qui a été une nouvelle fois défendue mardi soir dans un meeting à Paris par ses partisans comme Clémentine Autain, François Ruffin, Marine Tondelier ou Olivier Faure.

"La malédiction de la gauche, c'est de ne parler qu'à la gauche", a-t-il expliqué. Pendant que la gauche fait une primaire, "Jean-Luc Mélenchon parlera aux Français, Jordan Bardella parlera aux Français".

Il a jugé "parfaitement normale" la candidature du leader insoumis "parce qu'en fait, nous incarnons des lignes totalement différentes".

"Donc il n'y aura pas de cris d'orfraie de ma part. C'est tout à fait logique qu'il y ait deux offres politiques qui s'affrontent quand il y a deux visions du monde qui s'affrontent", a-t-il estimé.


"La France vous aime", "l'Arménie avec l'Europe", clame Macron sur les lieux du séisme de 1988

Le président français Emmanuel Macron, accompagné du Premier ministre arménien Nikol Pashinyan et du président arménien Vahagn Khachaturyan, s’éloigne après avoir rendu hommage au mémorial des victimes du séisme de 1988, à Gyumri, le 5 mai 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron, accompagné du Premier ministre arménien Nikol Pashinyan et du président arménien Vahagn Khachaturyan, s’éloigne après avoir rendu hommage au mémorial des victimes du séisme de 1988, à Gyumri, le 5 mai 2026. (AFP)
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  • Emmanuel Macron réaffirme à Gyumri l’amitié forte entre la France et l’Arménie, en évoquant la mémoire du séisme de 1988 et le soutien historique français
  • Il soutient une Arménie tournée vers l’Europe et la paix, malgré les tensions passées avec l’Azerbaïdjan, en insistant sur un partenariat durable

ARMENIE: "La France vous aime !", "l'Arménie avec l'Europe" : Emmanuel Macron a conclu mardi sa visite d'Etat dans cette ex-république soviétique sur un message appuyé d'amitié et pro-européen depuis Gyurmi, ville martyre du tremblement de terre de 1988.

"Personne n’a oublié ce jour de décembre 1988 où les horloges se sont arrêtées, où la ville a été touchée et où le monde s’est levé +pour toi Arménie+", a lancé le président aux milliers d'habitants réunis sur la place Vardanants, au coeur de la cité reconstruite, pour un concert franco-arménien.

Deuxième ville du pays, Gyumri a été détruite à 60% lors du séisme qui fit près de 26.000 morts le 7 décembre 1988. A proximité immédiate de la Turquie, elle abrite aussi toujours aujourd'hui une base russe, héritée de l'URSS.

"Pour toi Arménie", chanson emblématique écrite par Charles Aznavour pour les victimes du tremblement de terre, avait été entonnée juste avant sur scène par l'orchestre d'Etat et le Choeur académique national d'Arménie.

"L'héritage de Charles Aznavour demeure immense et précieux pour les peuples arméniens et français", a proclamé la présentatrice du concert entre deux interprétations.

Les artistes Patrick Fiori et Joyce Jonathan ont aussi ajouté à la touche française, avec en toile de fond des écrans géants aux couleurs de la France.

Le Premier ministre Nikol Pachinian, qui accompagnait le président, était aussi un peu en campagne dans cette ville symbole à un mois des élections législatives du 7 juin.

Les deux dirigeants se sont d'ailleurs prêtés à un long bain de foule après s'être inclinés devant le monument aux victimes du séisme sur une autre note de Charles Aznavour ("Emmenez-moi").

Le tremblement de terre avait alors eu une forte résonnance en France, pays qui abrite une importante diaspora arménienne (400.000 personnes).

La France "s’est mobilisée", dépêchant plus de 500 sapeurs-pompiers et militaires sur place, a rappelé Emmanuel Macron.

"Après l’enfer, après l’hiver, c’est un nouveau printemps", a-t-il salué, citant les paroles de "Pour toi Arménie", sans esquiver les "difficultés" du pays ces dernières années avec le long conflit territorial contre l'Azerbaïdjan, autre héritage de l'URSS.

Nikol Pachinian a conclu un accord de paix après la reconquête de l'enclave du Karabakh, majoritairement peuplée d'Arméniens, par Bakou en 2023, malgré le traumatisme ressenti dans la population.

"Comme Gyumri est là, avec ce nouveau visage, l’Arménie avance en paix, en stabilité, avec l’Europe", a estimé Emmanuel Macron sous les applaudissements.

"Comme nous étions là en décembre 1988, nous étions là dans les pires heures de 2020 (de la guerre, ndlr) et nous serons là aujourd'hui et demain à vos côtés. N'oubliez jamais que la France vous aime", a assuré Emmanuel Macron.