Covid-19: l'Ordre des médecins adresse un «blâme» au professeur Raoult

Le professeur Didier Raoult a été sanctionné vendredi à Bordeaux d'un "blâme" par la chambre disciplinaire de l'Ordre des médecins (AFP)
Le professeur Didier Raoult a été sanctionné vendredi à Bordeaux d'un "blâme" par la chambre disciplinaire de l'Ordre des médecins (AFP)
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Publié le Vendredi 03 décembre 2021

Covid-19: l'Ordre des médecins adresse un «blâme» au professeur Raoult

  • Depuis fin 2020, l'infectiologue marseillais de 69 ans était visé par deux plaintes déposées par l'Ordre des médecins des Bouches-du-Rhône et le conseil national de l'Ordre des médecins (Cnom)
  • Il lui était reproché d'avoir fait la promotion de l'hydroxychloroquine pour traiter le Covid-19, «sans données scientifiques établies»

BORDEAUX: Le professeur Didier Raoult a été sanctionné vendredi à Bordeaux d'un "blâme" par la chambre disciplinaire de l'Ordre des médecins pour avoir enfreint le code de déontologie médicale en promouvant l'hydroxychloroquine contre le Covid-19, malgré l'absence d'effet prouvé.

La chambre disciplinaire de l'Ordre des médecins de Nouvelle-Aquitaine, où l'audience avait été dépaysée loin de Marseille, n'a pas publié ses motivations, qu'elle réservera aux avocats, pour avoir prononcé cette sanction, la deuxième en importance après le simple avertissement alors que sa décision pouvait aller jusqu'à l'interdiction d'exercer.

"On s'attendait" à cette décision car "il était difficile de prononcer une interdiction étant donné que le professeur Raoult n'exerce plus", a expliqué à l'AFP Me Philippe Carlini, avocat de l'Ordre des médecins, qui n'aura les motivations de la chambre qu'en "début de semaine prochaine". Le conseil de l'ordre des Bouches-du-Rhône doit se réunir lundi pour analyser cette sanction. 

Interrogé par l'AFP, un porte-parole de l'Institut hospitalo-universitaire Méditerranée Infection (IHU), dirigé par le docteur Raoult, n'a pas fait de commentaire.

Depuis fin 2020, l'infectiologue marseillais de 69 ans était visé par deux plaintes déposées par l'Ordre des médecins des Bouches-du-Rhône et le conseil national de l'Ordre des médecins (Cnom).

Il lui était reproché d'avoir fait la promotion de l'hydroxychloroquine pour traiter le Covid-19, "sans données scientifiques établies", ce qui s'apparente à du "charlatanisme", avait affirmé la rapporteure de la chambre disciplinaire lors de l'audience le 5 novembre à Bordeaux.

Le chercheur était aussi accusé d'avoir pris des "risques inconsidérés" en soignant des patients avec ce traitement "non éprouvé par la science", avait-elle ajouté.

Déposées sur la base de plusieurs signalements initialement effectués par la société de pathologie infectieuse de langue française (Spilf), les plaintes accusaient également le Pr Raoult d'avoir enfreint, par sa communication, l'article 56 du code de déontologie, en "manquant à son devoir de confraternité" envers d'autres médecins.

Présent début novembre devant la chambre par "respect pour cette institution", Didier Raoult, à la retraite depuis le 31 août comme professeur d'université praticien hospitalier, s'était estimé "pas concerné" par d'éventuelles "sanctions".

- "Possibles manquements" -

"Ce sont les médecins qui se plaignent de nous, pas les patients", avait-il lancé à l'avocat des plaignants, assurant avoir reçu "plus de 600 000 patients" au sein de l'IHU durant la crise sanitaire, "sans aucune plainte" de leur part.

Il avait défendu "la réussite" de son traitement conjuguant hydroxychloroquine et azythromicine pour traiter les malades du Covid-19, malgré l'absence d'effet prouvé aujourd'hui encore.

Petite victoire pour le professeur Raoult: le Dr Guillaume Gorincour, que l'infectiologue poursuivait pour "non-confraternité", a été de son côté sanctionné d'un "avertissement" par la chambre disciplinaire de Nouvelle-Aquitaine, composée de 8 médecins et présidée par un magistrat administratif. 

"On s'expose à cela quand on est sur Twitter", a commenté Me Carlini, estimant que cette plainte était surtout "une contre-feu allumé par le professeur Raoult". 

En plus de cette procédure, le professeur Raoult est visé, avec l'IHU qu'il a créée en 2011, par plusieurs autres enquêtes sur les conditions dans lesquelles l'institut a conduit ses études autour du Covid-19.

Ces investigations ont été ouvertes cette année par l'université Aix-Marseille, par les hôpitaux de Marseille (AP-HM) et par l'agence nationale du médicament (ANSM), après un article de L'Express sur de "possibles manquements à la réglementation des essais cliniques".

L'IHU et son directeur sont également accusés, dans un article de Mediapart, d'avoir mené "une expérimentation sauvage contre la tuberculose". L'ANSM a annoncé "diligenter une inspection" au sein de l'IHU, l'AP-HM a lancé une enquête, tandis que le parquet de Marseille a demandé une "évaluation" des suites judiciaires à donner.

Enfin, le 4 novembre, c'est le ministre de la Santé Olivier Véran et sa collègue de l'Enseignement supérieur et de la recherche, Frédérique Vidal, qui ont demandé à l'Inspection générale des affaires sociales et l'Inspection générale de l'éducation, du sport et de la recherche de mener "une mission de contrôle" à l'IHU.

Le Pr Raoult ne devrait rester que quelques mois à la tête de cet institut, qui a enclenché depuis une semaine le processus de sélection d'un nouveau directeur.


Frappée par des orages meurtriers, la Corse se prépare à de nouvelles intempéries

Une voiture détruite est garée dans le camping Sagone à cause des orages (Photo, AFP).
Une voiture détruite est garée dans le camping Sagone à cause des orages (Photo, AFP).
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  • L'île méditerranéenne, où la saison touristique bat son plein, est en effet repassée en vigilance orange
  • Jeudi soir, plusieurs campings de Corse-du-Sud ont été évacués en prévision des nouveaux orages

SAGONE: "En cinq minutes, c'était l'enfer": frappée tôt jeudi par de violents et soudains orages qui ont fait cinq morts, la Corse se préparait à affronter de nouveau les éléments durant la nuit, notamment sur sa côte ouest.

L'île méditerranéenne, où la saison touristique bat son plein, est en effet repassée en vigilance orange à 21h00, pour un épisode pluvio-orageux "qui sera plus durable", prévient Météo-France, dont l'alerte court jusqu'à 10h vendredi.

Dans son dernier bulletin de 22h30, l'institut météorologique indiquait toutefois "ne pas observer encore d'orages en mer ni sur la Corse".

Jeudi matin, des orages très brutaux ont fait cinq morts à travers l'île de Beauté, dont deux en mer, un pêcheur de 62 ans et une kayakiste d'une soixantaine d'années.

Ce bilan a été confirmé jeudi soir à l'AFP par le ministère de l'Intérieur, la préfecture maritime et les deux préfectures corses, après qu'un sixième mort a été annoncé par erreur par le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin depuis la Corse, sur la foi d'une information trompeuse des pompiers.

Jeudi soir, plusieurs campings de Corse-du-Sud ont été évacués en prévision des nouveaux orages, au cours desquels sont attendues "de fortes intensités pluvieuses", selon Météo-France. Mais les rafales de vent "seront nettement moins violentes que celles observées jeudi matin", mesurées à plus de 200 km/h.

En Haute-Corse, 5.400 personnes "hébergées dans les campings les plus exposés (Calvi, Calenzana, Aregno, Algajola, Corbara et Monticello) ont été mises en sécurité", a détaillé la préfecture dans un communiqué.

"Les opérations de relogement sont en cours" pour les personnes évacuées, avait indiqué plus tôt Gilles Simeoni, le président du Conseil exécutif de Corse, au côté de M. Darmanin dans le camping de Sagone (Corse-du-Sud) où une adolescente de 13 ans a perdu la vie après la chute d'un arbre sur son bungalow.

Les autres victimes sont un homme de 46 ans, également victime de la chute d'un arbre dans un camping de Calvi (Haute-Corse), et une septuagénaire, tuée à quelques kilomètres du camping de Sagone par la chute du toit d'une paillote sur son véhicule.

Lors de son passage à Sagone, M. Darmanin a annoncé que l'état de catastrophe naturelle pourrait être décrété dès mercredi.

A Ajaccio le ministre a ensuite participé en visioconférence à la première réunion de la cellule interministérielle de crise, présidée par Emmanuel Macron depuis le fort de Brégançon (Var).

"Cette nuit, restez prudents", a twitté jeudi soir le chef de l'Etat, en exprimant une nouvelle fois son "soutien et celui de la Nation aux Corses qui ont été durement touchés".

En trois secondes, le vent a tourné

Concédant avoir été "surpris" par une situation "exceptionnelle" et "difficilement prévisible" par ses modèles numériques, Météo-France s'est défendu de ne pas avoir activé en avance sa vigilance orange de jeudi matin.

Les vents qui ont frappé l'île ont été "extrêmement violents" et ils étaient "non prévus, en tout cas non prévus dans cette intensité", a estimé de son côté Gérald Darmanin, qualifiant ce phénomène de "sans doute exceptionnel".

"On prenait le petit déjeuner vers 7h30, et en cinq minutes, c'était l'enfer. On a senti un grand courant d'air chaud et des vents qui tournaient dans tous les sens", ont raconté à l'AFP Amanda et Jonathan Aguera, un couple de quadragénaires du Vaucluse venu avec ses deux enfants passer une semaine dans une tente aménagée sur pilotis dans le camping de Sagone.

"En trois secondes le vent a tourné", a témoigné pour sa part Marie Lévêque, la quarantaine, en vacances avec son mari et leurs cinq enfants, dont un bébé, dans une villa à Sagone: "C'était apocalyptique".

Au total, 20 autres personnes ont été blessées dans l'île, dont quatre grièvement, a précisé le ministre de l'Intérieur. Parmi elles, une Italienne de 23 ans, elle aussi victime de la chute d'un arbre dans la pinède de Calvi, se trouve "toujours en urgence absolue", selon la préfecture.

Dans le golfe de Sagone, cinq personnes à bord d'un voilier ont elles échappé de peu à la mort, après que leur embarcation "s'est échouée et disloquée sur la plage", a expliqué Benjamin Roux, 26 ans, un touriste isérois venu à leur secours.

Selon un communiqué de la préfecture maritime, 125 opérations de sauvetage en mer ont été effectuées en Corse dans la journée de jeudi, la plupart pour "des navires en difficultés".

Mardi et mercredi, de forts orages accompagnés de pluies soutenues avaient frappé le sud-est de la France, dont plusieurs départements avaient été placés en vigilance orange, mais les dégâts étaient restés très limités sur le continent.

Dans le centre de l'Italie, deux personnes sont mortes jeudi et une cinquantaine ont été blessées lors d'une tempête qui a arraché des arbres et emporté des toits en Toscane. En Autriche, une tempête a également provoqué la mort de cinq personnes jeudi, dont deux enfants.


Jean Castex devient président de l'Agence de financement des infrastructures de transport de France

Ferrovipathe affirmé, Jean Castex a à de nombreuses reprises dit son attachement pour le domaine des transports lors de son passage à Matignon. (Photo, AFP)
Ferrovipathe affirmé, Jean Castex a à de nombreuses reprises dit son attachement pour le domaine des transports lors de son passage à Matignon. (Photo, AFP)
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  • M. Castex succède à Christophe Béchu, devenu ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires
  • L'Afit France est un établissement public qui gère la part de l'Etat dans le financement des infrastructures routières, ferroviaires, fluviales ou portuaires

PARIS : L'ancien Premier ministre Jean Castex a été officiellement nommé président du conseil d'administration de l'Agence de financement des infrastructures de transport de France (Afit France), selon un décret paru jeudi au Journal officiel.

"Par décret du Président de la République en date du 17 août 2022, M. Jean Castex est nommé président du conseil d'administration de l'Agence de financement des infrastructures de transport de France", indique le texte, très bref.

M. Castex succède à Christophe Béchu, devenu ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires.

L'Afit France est un établissement public qui gère la part de l'Etat dans le financement des infrastructures routières, ferroviaires, fluviales ou portuaires.

Son budget est alimenté par une part du produit de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE), un versement des sociétés concessionnaires d'autoroutes, une part des amendes de radars automatiques et des dotations de l'Etat.

"Votre engagement exceptionnel pour des transports accessibles à tous se poursuit sans relâche!", a réagi le ministre délégué aux Transports Clément Beaune, dans un message de félicitations sur Twitter.

Ferrovipathe affirmé, Jean Castex a à de nombreuses reprises dit son attachement pour le domaine des transports lors de son passage à Matignon.

Sa nomination à la tête du conseil d'administration de l'Afit France avait entérinée par le Parlement le 27 juillet, après des auditions à l'Assemblée et au Sénat.

M. Castex avait alors reconnu la nécessité d'investir massivement dans le ferroviaire pour décarboner les transports, mais sans oublier la route, essentielle selon lui "pour désenclaver les territoires".

L'ancien Premier ministre a aussi été nommé fin juillet, à titre bénévole, président de la Fondation Agir contre l'exclusion (FACE).


France : des fouilles pour éclairer le travail forcé du camp de concentration du Struthof

Sur cette photo d'archives prise le 26 juin 2011, une vue générale de l'entrée du seul camp de la mort nazi sur le sol français, le camp de concentration du Struthof datant de la Seconde Guerre mondiale, à Natzwiller, dans l'est de la France. (AFP).
Sur cette photo d'archives prise le 26 juin 2011, une vue générale de l'entrée du seul camp de la mort nazi sur le sol français, le camp de concentration du Struthof datant de la Seconde Guerre mondiale, à Natzwiller, dans l'est de la France. (AFP).
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  • «Cette partie du Struthof avait été un peu délaissée, alors que la carrière a précédé la construction du camp»
  • A partir de mai 1941, sur ce promontoire à 800 mètres d'altitude, des milliers de prisonniers se sont succédé pour extraire la pierre, destinée à l'origine aux grandes constructions du Reich

NATZWILLER : Son granit rose était convoité par Albert Speer, l'architecte d’Hitler, et ses vestiges sont aujourd'hui exhumés: la carrière du Struthof fait l'objet de fouilles inédites, 80 ans après l'ouverture du seul camp de concentration nazi en territoire français, où des milliers de déportés ont été soumis au travail forcé.

"Cette partie du Struthof avait été un peu délaissée, alors que la carrière a précédé la construction du camp", relève Juliette Brangé, responsable de ce chantier dans l'est de la France, en parcourant la vaste terrasse artificielle à flanc de montagne. N'y subsistent que neuf bâtiments ou ce qu'il reste de leurs fondations, sur la vingtaine construits sous la férule des nazis.

Pour se représenter le lieu tel qu'il était à l'époque, cerné de miradors, "on a moins d’une dizaine de photographies d’archives, c’est peu", regrette la jeune archéologue.

A partir de mai 1941, sur ce promontoire à 800 mètres d'altitude, des milliers de prisonniers se sont succédé pour extraire la pierre, destinée à l'origine aux grandes constructions du Reich. Les premiers ont également dû bâtir eux-mêmes le camp de concentration de Natzweiler-Struthof, situé 500 mètres plus au nord, et les routes qui y mènent.

Pendant la guerre, 17 000 déportés venus de toute l'Europe passeront par le Struthof construit dans l'Alsace annexée, 52 000 en comptant la nébuleuse de camps satellites de part et d’autre du Rhin. Il s'agissait principalement de résistants et de prisonniers politiques mais aussi des déportés juifs ou tziganes, d'homosexuels et de Témoins de Jéhovah. 22 000 y mourront.

Les fouilles doivent permettre de mieux comprendre la nature du travail forcé qui n'avait "pas du tout été étudié", selon Mme Brangé.

«Espace industriel»

En 1943, au tournant du conflit, "la carrière se transforme en espace industriel", explique-t-elle. Des moteurs d’avions allemands Junkers y sont démontés dans des halles, les pièces détachées étant réintroduites dans l'industrie pour soutenir la machine de guerre nazie.

Limes, outils à métaux ainsi qu'une forge pour démonter les pièces de moteurs… Les premiers objets découverts par les fouilles en témoignent, confirmant qu'il ne s'agissait pas seulement d'extraire du granit. "On peut parler de travail qualifié", observe l'archéologue.

La carrière était gérée par la DEST, la société allemande de travaux de terrassement et de carrière, une entreprise appartenant à la SS, le camp lui facturant cette main d'œuvre gratuite. Les registres de la DEST révèlent que plus de 1 000 personnes se relayaient chaque jour à la carrière.

"Les déportés travaillaient 60 heures par semaine, dès 06Hh30 le matin en hiver, et n'étaient nourris qu'avec 1 500 calories par jour quand il en faut trois fois plus pour un travailleur de force", complète Guillaume d’Andlau, directeur du Centre européen du résistant déporté-Struthof (CERD), le mémorial de l’ancien camp de concentration qui accueille 200 000 visiteurs chaque année.

«Lieu de terreur»

31 nationalités sont passées par le Struthof, mais selon Michaël Landolt, archéologue pour la direction régionale des affaires culturelles (DRAC) Grand Est, qui finance le chantier, "la plupart des travailleurs forcés étaient des Polonais ou des Soviétiques".

"Il y avait peu de Français, pour éviter qu'ils ne communiquent avec certains civils de la vallée de la Bruche qui venaient travailler à la carrière, sans doute pour des travaux de taille", explique-t-il.

À ses côtés, une dizaine étudiants bénévoles participent aux fouilles qui doivent se répéter chaque mois d’août jusqu’en 2024. Des descendants de déportés ont également pris part à l'important travail de débroussaillage préalable, comme Alain Salomon, administrateur de l'amicale Natzweiler-Struthof, histoire et mémoire, dont le père Robert est passé par le Struthof.

Quelques mois avant sa disparition en 2015, l’ancien résistant avait décrit dans un discours vibrant "un haut lieu de terreur, de pleurs, de douleurs, de travail exténuant par tous les temps". "Face à l'insupportable négationnisme, il est important de faire remonter cette réalité à la surface", commente aujourd’hui son fils à propos de cet endroit où la nature avait repris ses droits.

"On n’avait pas les moyens de mettre ça en valeur", concède André Woock, 62 ans, maire de la petite commune rurale de Natzwiller située en contrebas, qui a récupéré la propriété de la carrière après-guerre. "Et puis pour les anciens d’ici, cette histoire était encore compliquée", ajoute l'élu.