Cinq hommes arrêtés en Finlande pour un projet d'attentat d'ultra-droite

Le chef de l'enquête, le surintendant-détective du département de police du sud-ouest de la Finlande, Toni Sjoblom, prend la parole lors d'une conférence de presse de la police à Pori, en Finlande, le 3 décembre 2021. (Photo, AFP)
Le chef de l'enquête, le surintendant-détective du département de police du sud-ouest de la Finlande, Toni Sjoblom, prend la parole lors d'une conférence de presse de la police à Pori, en Finlande, le 3 décembre 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 03 décembre 2021

Cinq hommes arrêtés en Finlande pour un projet d'attentat d'ultra-droite

Le chef de l'enquête, le surintendant-détective du département de police du sud-ouest de la Finlande, Toni Sjoblom, prend la parole lors d'une conférence de presse de la police à Pori, en Finlande, le 3 décembre 2021. (Photo, AFP)
  • Les cinq hommes âgés «d'environ 25 ans» affichent des convictions « accélérationnistes », un mouvement suprémaciste blanc lié à des fusillades aux Etats-Unis et voulant attiser la division raciale dans la société
  • Il s'agit des premières arrestations pour un projet d'attentat d'extrême droite en Finlande, selon la police

HELSINKI: Cinq jeunes hommes ont été arrêtés et placés en détention en Finlande pour avoir projeté un « attentat d'ultra-droite » par bombe et armes à feu, du jamais vu dans le pays nordique, ont annoncé vendredi les autorités. 

Selon un responsable du service finlandais de sûreté intérieure (Supo), les cinq hommes âgés « d'environ 25 ans » affichent des convictions « accélérationnistes », un mouvement suprémaciste blanc lié à des fusillades aux Etats-Unis et voulant attiser la division raciale dans la société. 

Il s'agit des premières arrestations pour un projet d'attentat d'extrême droite en Finlande, selon la police. 

Les suspects ont été arrêtés mardi et vivent à Kankaanpää, une petite ville de 13 000 habitants dans le sud-ouest du pays. Ils ont été présentés à un juge vendredi et placés en détention provisoire. 

La ou les cibles éventuelles n'ont pas été dévoilées, ni le détail d'un possible mode opératoire. 

Les cinq hommes étaient sous surveillance depuis une première arrestation il y a deux ans, a expliqué la police lors d'une conférence de presse. 

Des perquisitions menées en décembre 2019 avaient permis de découvrir « une quantité significative d'armes à feu, de munitions et d'explosif », a expliqué le commissaire Toni Sjöblom. 

Ils affichent des « tendances d'ultra-droite accélérationnistes », a expliqué le représentant de Supo, Eero Pietilä. 

Selon des experts de l'ultra-droite, les « accélérationnistes » espèrent susciter le chaos du conflit interethnique pour déclencher un grand soulèvement des Occidentaux de souche. Des groupuscules ont été identifié dans plusieurs pays, mais la mouvance est récente. 

Les enquêteurs finlandais ont trouvé en leur possession du « matériel terroriste », ce qui avec d'autres éléments d'enquête « renforce l'impression qu'ils se sont radicalisés et donne des raisons de les suspecter de crimes terroristes », ont-ils également indiqué. 

« néo-nazis »  

Les cinq vingtenaires ne semblaient pas militer dans des groupes organisés d'extrême-droite, mais essayaient à l'inverse de rester discrets. 

« Un petit groupe comme celui-ci qui idéalise la violence terroriste œuvre en secret et leur activité n'inclut pas de liens avec les groupes d'extrême droite organisés publiquement », selon M. Pietilä. 

Selon des habitants de Kankaanpää cités par les médias finlandais, l'un des suspects était toutefois décrit comme un « skinhead » et deux autres connus pour être des « néo-nazis ». 

La police a montré une photo d'un des suspects posant avec un grand couteau et un pistolet dans l'autre, les yeux dissimulés derrière un masque de ski. 

L'enquête doit durer plusieurs mois, le parquet ayant donné jusqu'au 31 mars avant de prononcer une éventuelle inculpation.  

L'arrestation des cinq hommes pour « préparation d'un acte terroriste » avait été annoncée plus tôt dans l'après-midi, sans précisions. L'agence policière européenne Europol a été associée à l'enquête. 

En mars dernier, le renseignement finlandais avait déclaré que la menace terroriste dans le pays nordique de 5,5 millions d'habitants était « élevée », soit le deuxième niveau le plus bas sur une échelle de quatre.  

Les services ont toutefois averti que le risque lié à l'extrémisme de droite était « plus préoccupant » que l'année précédente. 

Les projets d'attentats relevant de l'antiterrorisme sont rares en Finlande.  

C'est en 2018 que l'accusation de « terrorisme » a été retenue pour la première fois, après qu'un demandeur d'asile marocain débouté, Abderrahman Bouanane, a poignardé dix personnes, en tuant deux, dans la ville de Turku dans le sud-ouest du pays. 


Witkoff voit des «signaux forts» en faveur d'un accord avec l'Iran

Il existe des "signaux forts" que l'Iran veut passer un accord avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre, a assuré jeudi l'émissaire américain Steve Witkoff. (AFP)
Il existe des "signaux forts" que l'Iran veut passer un accord avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre, a assuré jeudi l'émissaire américain Steve Witkoff. (AFP)
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  • "Nous avons des signaux forts nous disant que cela est possible", a-t-il dit pendant un conseil des ministres à la Maison Blanche
  • Steve Witkoff a par ailleurs confirmé que Washington avait soumis à Téhéran "une liste de 15 points" via le gouvernement pakistanais, qui agit comme médiateur

WASHINGTON: Il existe des "signaux forts" que l'Iran veut passer un accord avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre, a assuré jeudi l'émissaire américain Steve Witkoff.

"Nous avons des signaux forts nous disant que cela est possible", a-t-il dit pendant un conseil des ministres à la Maison Blanche.

Steve Witkoff a par ailleurs confirmé que Washington avait soumis à Téhéran "une liste de 15 points" via le gouvernement pakistanais, qui agit comme médiateur.

 

 


Les alliés de Washington du G7 poussent à la désescalade

Outre le Moyen-Orient, les ministres du G7 consacreront une session de travail à l'Ukraine envahie par la Russie.  "La résistance ukrainienne se porte bien et que nous allons continuer de la soutenir", a assuré jeudi Jean-Noël Barrot, rappelant que l'Europe constitue le "premier" soutien de l'Ukraine. (AFP)
Outre le Moyen-Orient, les ministres du G7 consacreront une session de travail à l'Ukraine envahie par la Russie. "La résistance ukrainienne se porte bien et que nous allons continuer de la soutenir", a assuré jeudi Jean-Noël Barrot, rappelant que l'Europe constitue le "premier" soutien de l'Ukraine. (AFP)
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  • L'Allemagne, le Canada, la Grande-Bretagne, la France, l'Italie et le Japon ont clairement signalé jeudi leur souhait de trouver une issue diplomatique à l'offensive militaire américano-israélienne en Iran
  • A son arrivée, la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas a suggéré aux Etats-Unis de mettre davantage de pression sur la Russie, estimant que les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient étaient "étroitement liées"

ABBAYE-DES-VAUX-DE-CERNAY: Les ministres des Affaires étrangères du Groupe G7 ont entamé jeudi, sans l'Américain Marco Rubio, une réunion près de Paris avec la volonté affichée de pousser Washington à une désescalade au Moyen-Orient sans pour autant oublier l'Ukraine.

Le secrétaire d'Etat américain rejoindra vendredi matin ses homologues à l'Abbaye des Vaux-de-Cernay, près de Rambouillet, à une cinquantaine de kilomètres de Paris.

L'Allemagne, le Canada, la Grande-Bretagne, la France, l'Italie et le Japon ont clairement signalé jeudi leur souhait de trouver une issue diplomatique à l'offensive militaire américano-israélienne en Iran, qui a des répercussions économiques mondiales en raison du quasi blocage du détroit d'Ormuz par Téhéran depuis près d'un mois.

A son arrivée, la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas a suggéré aux Etats-Unis de mettre davantage de pression sur la Russie, estimant que les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient étaient "étroitement liées".

"Nous constatons que la Russie aide l'Iran sur le plan du renseignement pour cibler des Américains, pour tuer des Américains (au Moyen-Orient), et la Russie fournit également désormais des drones à l'Iran afin que (ce pays) puisse attaquer les pays voisins ainsi que les bases militaires américaines", a-t-elle déclaré à des journalistes.

"Si l'Amérique veut que la guerre au Moyen-Orient cesse, (...) elle doit aussi exercer une pression sur la Russie afin qu'elle ne puisse pas aider (l'Iran) dans ce sens", a-t-elle souligné.

"On a des raisons de penser qu'aujourd'hui la Russie soutient les efforts militaires de l'Iran qui semblent être dirigés notamment sur des cibles américaines", a de son côté déclaré jeudi soir le ministre français Jean-Noël Barrot, lors d'une conférence de presse clôturant la première journée des discussions.

De son côté, la ministre canadienne Anita Anand a appelé le G7 à soutenir "collectivement" une désescalade au Moyen-Orient, dans un entretien à l'AFP.

"Pour le gouvernement allemand, il est très important de savoir précisément ce que nos partenaires américains comptent faire", a pour sa part souligné le ministre allemand Johann Wadephul, alors que la confusion règne sur de potentielles négociations directes entre Washington et Téhéran pour mettre fin à la guerre.

L'Iran aurait répondu à la proposition annoncée par le président américain Donald Trump, et reçue via le médiateur pakistanais, a affirmé jeudi une source citée par l'agence de presse iranienne Tasnim.

Jeudi, l'émissaire américain Steve Witkoff a quant à lui assuré qu'il existait des "signaux forts" montrant que Téhéran veut passer un accord avec les Etats-Unis.

Mercredi, la télévision d'Etat avait pourtant affirmé que l'Iran avait rejeté ce plan tandis que la Maison Blanche menaçait de déchaîner "l'enfer" sur le pays en cas d'échec des négociations.

La France, qui exerce la présidence du G7 cette année, prône elle aussi la voie diplomatique, redoutant d'être entraînée dans le conflit.

Bien que disposant de bases militaires dans les pétromonarchies du Golfe avec lesquels elle est liée par des accords de coopération de sécurité, elle a constamment souligné que sa posture était "purement défensive".

Difficile convergence de vues 

Mais cette position semble de plus en plus difficile à tenir alors que ces Etats sont visés par les frappes iraniennes, en représailles aux tirs provenant de bases américaines implantées au Moyen-Orient.

Au G7, la principale session de travail consacrée à la guerre au Moyen-Orient se tiendra vendredi.

Les chefs de la diplomatie des grands pays émergents (Inde et Brésil) ont été invités, de même que les ministres ukrainien, saoudien et sud-coréen.

L'Italie compte "promouvoir une désescalade" et assurer de "la disponibilité du gouvernement italien à contribuer aux efforts visant à garantir un passage sûr à travers le détroit d'Ormuz", selon une source diplomatique italienne.

Le Royaume-Uni et la France vont réunir cette semaine une trentaine de pays prêts à former une coalition visant à participer à la sécurisation du détroit d'Ormuz.

Outre le Moyen-Orient, les ministres du G7 consacreront une session de travail à l'Ukraine envahie par la Russie.

"La résistance ukrainienne se porte bien et que nous allons continuer de la soutenir", a assuré jeudi Jean-Noël Barrot, rappelant que l'Europe constitue le "premier" soutien de l'Ukraine.

Signe de la difficulté à faire converger les vues, cette réunion s'achèvera vendredi avec la publication d'un communiqué de la présidence française, plutôt qu'un communiqué conjoint, a indiqué une source diplomatique.

La ministérielle Affaires étrangères précèdera un G7 Finances et Energie avec les Banques centrales programmée lundi en visio-conférence.

 


Iran: Trump repousse son ultimatum au 6 avril

Donald Trump a annoncé jeudi repousser jusqu'au 6 avril son ultimatum avant d'éventuelles frappes américaines contre les centrales électriques en Iran, assurant que les discussions avec Téhéran se passaient "très bien." (AFP)
Donald Trump a annoncé jeudi repousser jusqu'au 6 avril son ultimatum avant d'éventuelles frappes américaines contre les centrales électriques en Iran, assurant que les discussions avec Téhéran se passaient "très bien." (AFP)
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  • "A la demande du gouvernement iranien", le président américain a fait savoir sur son réseau Truth Social, "je suspends pour dix jours la destruction de centrales électriques jusqu'au lundi 6 avril à 20H00, heure de Washington."
  • "Les discussions se poursuivent et, contrairement à ce que disent les médias menteurs (...), elles se passent très bien", a-t-il ajouté.

WASHINGTON: Donald Trump a annoncé jeudi repousser jusqu'au 6 avril son ultimatum avant d'éventuelles frappes américaines contre les centrales électriques en Iran, assurant que les discussions avec Téhéran se passaient "très bien."

"A la demande du gouvernement iranien", le président américain a fait savoir sur son réseau Truth Social, "je suspends pour dix jours la destruction de centrales électriques jusqu'au lundi 6 avril à 20H00, heure de Washington."

"Les discussions se poursuivent et, contrairement à ce que disent les médias menteurs (...), elles se passent très bien", a-t-il ajouté.